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SUR LE FIL
Rached Khiari, là où la cavale s’arrête, la justice commence
04/08/2022 | 13:55
12 min
Rached Khiari, là où la cavale s’arrête, la justice commence


Très joli coup de filet de la brigade judiciaire de la Garde nationale qui a procédé, hier mercredi 3 août, à l’arrestation du plus célèbre fugitif, le député islamiste radical Rached Khiari. Condamné à deux ans de prison et faisant l’objet de quatre mandats de recherche, il a été attrapé dans un café de l’Aouina (banlieue nord de Tunis) en compagnie de sa collaboratrice. Avec cette arrestation, la Garde nationale met fin à une cavale qui dure depuis plus d’un an.

Que reproche-t-on à Rached Khiari, quel est son parcours ? Pourquoi y a-t-il très peu de voix pour le défendre ?

 

Né le 3 avril 1983 et résidant dans le quartier de classe moyenne de la Manouba, Rached Khiari était totalement méconnu avant la révolution de 2011. Il gagnait sa vie en nocturne grâce à sa troupe de Soulamiya (chants religieux). Il n’a de parcours académique connu et on ne lui connait aucun militantisme sous l’UGET (gauche) ou l’UGTE (islamiste) les deux organisations syndicales estudiantines en Tunisie. Parfois, il prétend être diplômé de la faculté des sciences juridiques (d’après sa page officielle sur Facebook), parfois il prétend être diplômé en études islamiques (d’après sa page Wikipédia et ses propres propos sur Zitouna TV).

Ce n’est qu’après la révolution que son nom est sorti au grand jour avec le lancement de son journal en ligne Essada, un titre plagié sur le bihebdomadaire trentenaire de Dar Assabah, disparu juste au lendemain de la révolution. Son média connut un rapide succès, avec plusieurs dizaines de milliers de visiteurs quotidiennement, grâce à une ligne éditoriale très claire : le site est ouvertement islamiste, farouchement anti-laïcs, anti destouriens, anti nationalistes arabes, antisémite et anti chiites.

Autodidacte par excellence, Rached Khiari n’a aucun diplôme ou expérience journalistique antérieure à Essada. Cela ne l’a pas empêché pour autant de se prétendre journaliste, bien qu’il n’ait jamais obtenu la carte de presse officielle (l’unique qui permet à son détenteur de se déclarer journaliste), ni même celle du syndicat national des journalistes tunisiens.

 

Les grandes télés lui offrent une véritable tribune

N’empêche, il crie être journaliste sur tous les toits et c’est à ce titre qu’il a pu accéder aux émissions télé et radio, invité par les animateurs qui font les plus grandes audiences du pays, notamment Naoufel Ouertani, Samir El Wafi ou encore Zouhaïer El Jiss. Sa chaîne préférée demeure cependant la Zitouna TV, chaîne islamiste pirate, où il s’exprime librement chaque fois qu’il le désire.

Rached Khiari profite de cette audience pour se tailler une image d’un islamiste radical qui prône une politique ferme et d’exclusion à l’encontre de tout ce qui n’est pas islamiste. Pour lui, la Tunisie est un pays musulman et tous les citoyens doivent se soumettre aux lois de la chariâa. Pour lui, il ne saurait y avoir de place dans « sa » Tunisie pour les chiites, les laïcs, les francophones, les corrompus, les contre-révolutionnaires, ceux qui veulent normaliser avec Israël, les bourguibistes, les azlem (figures de l’ancien régime de Ben Ali) et, en général, tous ceux qui ne lui ressemblent pas.

En 2014, avec les Yassine Ayari, Imed Deghij, Recoba, Maher Zid et plusieurs autres jeunes figures autoproclamées révolutionnaires, il se mouille la chemise pour le président sortant Moncef Marzouki. Avec elles, il a multiplié les publications abjectes contre le candidat laïc de l’opposition républicaine Béji Caïd Essebsi en usant des moyens les plus vils et les injures les plus basses.

Ce discours radical, transmis sur des chaînes à grande audience et autorisé par des animateurs les plus célèbres, a permis à Rached Khiari de se faire une grande popularité chez les islamistes, notamment les jeunes et les radicaux. De quoi cultiver, chez lui, un grand ego au point qu’il s’est cru des destinées d’une grande figure politique nationale.

Son modèle est incontestablement Recep Tayyip Erdoğan qui a su reprendre la Turquie aux laïcs et l’islamiser. Sans vergogne, il s’est drapé de l’étendard turc pour aller crier victoire devant l’ambassade de Turquie en Tunisie après l’échec du putsch contre Erdoğan en 2016.

 

Pour l’entame de sa carrière politique, il se verrait bien chez Ennahdha, mais Ennahdha le voyait mieux chez la coalition Al Karama menée par l’autre islamiste radical Seïf Eddine Makhlouf. Cette entité a été fabriquée de toutes pièces par Noureddine Bhiri avant les législatives de 2019 pour être un véritable pare-chocs aux islamistes. Al Karama devait servir à attaquer les adversaires d’Ennahdha en usant de moyens radicaux. Ainsi, Ennahdha parait comme un parti islamiste modéré comparativement à Al Karama.

L’entité créée par Seïf Eddine Makhlouf a rassemblé des dizaines de personnes, fort connues pour leur radicalité et/ou leur indécence sur les réseaux sociaux ou dans les mosquées, à l’instar de Maher Zid, Zied El Hachemi, Abdellatif El Aloui, Imed Deghij, etc. Il y en a même qui prêchaient ouvertement pour l’envoi de Tunisiens en Syrie pour faire le djihad, à l’instar de Mohamed Affes ou Ridha Jaouadi. C’est donc le plus naturellement possible que Rached Khiari trouva place dans cette famille politique et il s’est ainsi présenté comme candidat d’Al Karama pour la Manouba.

Pour sa campagne, il a dessiné le tableau avec de multiples déclarations de ce type : « Je suis prêt à condamner à mort Abir Moussi et tous ceux qui portent son idéologie criminelle, si jamais j’arrive au pouvoir ».

Noureddine Bhiri et Seïf Eddine Makhlouf ont vu juste, le discours radical a porté, El Karama a réussi à attirer quelque 169.651 électeurs et 21 sièges (sur 217) au parlement aux législatives d’octobre 2019.

Dès le premier jour, à l’assemblée, le manège commence avec les députés d’El Karama. Rached Khiari quitte son siège pour empêcher El Wataniya de filmer en direct Mme Moussi. Il joue la provocation en opposant le signe de « rabaa » devant la caméra.

 

Électron libre

L’alliance avec Al Karama ne dura cependant pas longtemps. Rached Khiari n’était pas très d’accord avec la « discipline » imposée par son président Seïf Eddine Makhlouf dans le groupe. Il a toujours été électron libre et il tient à le rester. En dépit d’un engagement ferme signé sur un document rendu public durant la campagne, Rached Khiari a démissionné du groupe parlementaire d’Al Karama, moins de deux mois après son élection.

Mains libres, il s’est de nouveau lâché dans le discours haineux légendaire. Commentant les funérailles de la militante Lina Ben Mhenni, il déclara souhaiter la mort à ces femmes présentes aux obsèques pour porter le cercueil.

Il crée un véritable tollé en octobre 2020 après l’assassinat crapuleux de Samuel Paty, enseignant français tué par un extrémiste islamiste parce qu’il a montré, à ses élèves, des caricatures du prophète Mohamed. « Porter atteinte au prophète est l’un des plus grands crimes et celui qui l’ose doit assumer ses conséquences, qu’il soit État, individu ou groupe » a écrit l’«élu » du peuple, dans un post sur les réseaux sociaux. 

Depuis, il ne se passait quasiment pas un jour sans que Rached Khiari ne publie un post Facebook injurieux ou un article tendancieux et diffamatoire à l’encontre de ses très nombreux adversaires politiques. Être à la solde de la France ou de l’Iran demeure, cependant, son accusation préférée. Elle est valable à toutes les sauces.

En mars 2021, ne se suffisant plus des simples écrits polémiques et provocants, il s’autoproclama député-journaliste d’investigation se spécialisant dans les fuites. C’est ainsi qu’il enregistra à son insu le député d’Attayar Mohamed Ammar dans le domicile de ce dernier. M. Ammar cherchait alors à collecter des signatures pour faire tomber le président de l’assemblée Rached Ghannouchi. Il en a fait carrément un feuilleton quotidien avec, chaque jour, la publication de courts extraits subtilement montés. Il a fallu qu’un juge d’instruction prononce l’interdiction ferme des publications pour que Khiari arrête son manège. C’était tellement bas que l’écrasante majorité des médias s’est refusé de diffuser ces enregistrements, voire même d’en parler.

Après Mohamed Ammar, Rached Khiari s’en est pris au député islamiste d’Ennahdha Imed Hammami, qu’il accusait de corruption ou encore au député Fayçal Tebbini avec un véritable harcèlement sur les réseaux sociaux. Quotidiennement, voire plus d’une fois par jour, il diffuse des posts Facebook ou des vidéos montrant le président de la Voix des agriculteurs dans la peau d’un prédateur sexuel. Il lui est même arrivé de diffuser une vidéo montrant nu le député. 

Le manège a duré plusieurs semaines et, ici aussi, les médias respectables ont refusé de relayer les bassesses de Khiari.

 

Grisé par le « succès » de ces vidéos et par les acclamations de son public facebookien, Rached Khiari a décidé de franchir une étape supérieure en avril 2021 en s’en prenant au président de la République.

Dans un premier temps, il l’accuse d’avoir obtenu des financements américains pour sa campagne par l’intermédiaire d’un responsable sécuritaire à l’ambassade des Etats-Unis en France.

Il publie, ensuite, des dizaines de posts Facebook s’en prenant à Kaïs Saïed et à sa cheffe de cabinet Nadia Akacha.

Ce n’est qu’alors que le parquet se décide enfin de réagir et de le convoquer ! Précision, le parquet militaire et non le parquet civil qui continuait à considérer Rached Khiari bénéficiant de l’immunité parlementaire totale, alors que cette immunité ne couvrait que le travail parlementaire légalement.

Après cette convocation, se sentant en danger, Rached Khiari prit la poudre d’escampette et disparut dans la nature. Il faut dire que le parquet militaire lui a concocté de très lourds chefs d’accusation.

En dépit du mandat d’amener lancé à son encontre, Khiari n’a pas été vraiment dérangé dans sa période de clandestinité et ce grâce à la complicité du chef du gouvernement de l’époque, et également ministre de l’Intérieur, Hichem Mechichi. « Techniquement, on est allé le chercher et on n’a pas réussi à le trouver », répondit alors M. Mechichi à Business News. En off, il dit ne pas admettre qu’un élu de la République soit arrêté et menotté devant les caméras.

Rassuré, Rached Khiari a continué à poster sur sa page Facebook des publications incendiaires, des posts injurieux. Kaïs Saïed et Nadia Akacha étaient ses préférés en cette période, sans aucun sens de la mesure, allant jusqu’à comparer Kaïs Saïed à Hitler et son ami président égyptien Abdelfattah Sissi de tueur. Il s’est même permis de donner une interview radiophonique à El Jiss, alors qu’il était fugitif. Son autre dada, c’est la France qu’il met à toutes les sauces. Francophones, politiques, opposants, tous sont à la solde de la France. À ses yeux, la France est, systématiquement, la cause de tous les maux de la Tunisie. C’est elle (avec l’Iran) qui a porté Saïed au pouvoir…

La cavale n’a pas duré longtemps, cependant, il revient au parlement comme si de rien n’était le 15 juillet 2021. Quid de ses mandats d’amener ? Que fait le parquet ? Que fait la justice ? Aucune réponse n’a été donnée. Ce que l’on voit, c’est que les islamistes se bousculaient pour se prendre en photo à ses côtés, comme s’il était le grand militant qui a osé défier le pouvoir.

Retour de très courte durée, Rached Khiari a repris le chemin de la clandestinité le 26 juillet 2021 après le putsch de Kaïs Saïed. Comme par magie, les forces de l’ordre se sont rappelé qu’il y avait un mandat d’amener contre lui et ont décidé de l’exécuter ! Trop tard !

Durant cette deuxième période de clandestinité, il s’est plus ou moins tenu à carreau, sans pour autant totalement abandonner l’invective. Après avoir déclaré être à l’étranger et après avoir participé à la réunion virtuelle de l’assemblée en février dernier, Il continuait, quand même à tacler les adversaires politiques des islamistes. Parfois c’est Maya Ksouri, d’autres c’est Lamine Nahdi, comme c’était le cas au début de cette semaine.

 

Il a fallu attendre le 3 août 2022 pour que la police tunisienne retrouve son efficacité d’antan et mette enfin la main sur lui dans un café public.

Que risque-t-il maintenant ? Outre les recours déposés par la présidence de la République suite à son accusation de haute trahison, Rached Khiari devrait enfin affronter les multiples affaires judiciaires qui dorment dans les tiroirs depuis des années. Les plaintes contre lui sont nombreuses et très peu, d’entre elles, ont connu une véritable suite judiciaire.

On cite notamment celles déposées par Fayçal Tebbini et Mohamed Ammar ou encore celles déposées depuis 2019 par le journaliste Hamza Belloumi qui a fait l’objet, durant des années, d’un véritable harcèlement et d’accusations multiples de takfir de la part de Khiari.

Les accusations les plus lourdes demeurent cependant celles où il s’en prend à l’armée et au président de la République, ainsi que celle où il admet lui-même, dans une vidéo, avoir été en contact avec des parties américaines pour rassembler les preuves des accusations qu’il porte contre le financement de Kaïs Saïed par l’administration de Donald Trump.

Rached Khiari a répété à plusieurs reprises qu’il détient toutes les preuves de ses propos, qu’il était prêt à affronter le président de la République avec ces preuves et qu’il était prêt à renoncer à son immunité parlementaire. Maintenant qu’il est face aux juges, il n’a qu’à livrer ce qu’il possède dans sa joôba (besace en arabe), terme qui lui est cher.

Curieusement, et contrairement aux habitudes, les grands avocats islamistes habitués à réagir au quart de tour après l’arrestation de l’un des leurs, sont tous muets depuis hier à son propos. C’est notamment le cas de Samir Dilou, Ines Harrath et même son ancien camarade Seïf Eddine Makhlouf et du groupe islamiste très réactif « avocats pour défendre les droits et les libertés ».

 

Raouf Ben Hédi

 

04/08/2022 | 13:55
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Commentaires
GZ
Le vent se lève
a posté le 05-08-2022 à 14:35
Merci pour ce portrait, biographie documentée et circonstanciée, diatribe dit @ Houcine que je salue.
Réquisitoire, ajouterais-je.

@Houcine, il y a de cela plusieurs mois l'auteur, à l'occasion de son arrestation, a fait de N. Bhiri un portrait au vitriol, glaçant et sans concessions, à l'image de ce que nous lisons ci-dessus. Je me souviens que dans mon commentaire, j'ai alors dit que tel que dressé, le portrait me faisait penser au "plus grand salaud d'Amérique"*, le funeste Edgar Hoover, directeur du FBI sous JFK, entre autres. Et c'était loin d'être un compliment.
Les griefs retenus au motif de l'arrestation, l'historique ici rappelé, les faits à faire pâlir le diable expliquent la raison pour laquelle on ne se bouscule pas au portillon, ni ne lève le petit doigt à la défense du prévenu. Tous gênés aux entournures. Il aura droit à un conseil, c'est heureux, mais je me faisais la réflexion que je n'aimerais pas en être. J'ai connu quelqu'un qui disait "un bon avocat gagne 51% de ses affaires, un mauvais 49". Façon exagérée de dire que l'issue est déterminée par le dossier et la personnalité du prévenu.
Et ici, le dossier n'augure rien de bon. C'est un euphémisme.
Suivant la suggestion de @hourcq, je plaiderais l'altération mentale -ce n'est pas flatteur ni pour l'individu ni pour l'aréopage dont il était-, la griserie par le pouvoir et les soutiens. Sans espoir de sauver grand-chose. Reste la confusion des peines. J'ignore si le code pénal la prévoit. Sans quoi, il est parti pour croupir à l'ombre pour un long moment.
Merci à l'auteur pour un texte bien rédigé n'en déplaise à certains écriveurs à la petite semaine.
Le vent a résolument tourné.
Bien à vous.

* "Edgar Hoover, le plus grand salaud d'Amérique", titre d'un ouvrage consacré à ce sinistre personnage sans une once d'éthique ni morale véritable incarnation du diable, ne reculant devant rien. Disons que, pour rester aux USA, le "frelequet" du jour fait penser au sénateur Mc Carthy avec fort heureusement beaucoup moins d'envergure, mais la même fin, la déchéance.
Who's next ?

Mouaten
La haica
a posté le 05-08-2022 à 13:39
Un petit crétin
Comme naufel pseudo journaliste

Nous impose un tel terroriste et le rend vedette

Avec l'aval de son patron capable de sacrifier le plus cher
Pour quelques milliards de plus

Les trois sont une sale race
cavalero
et vous appelez ça un député?
a posté le 05-08-2022 à 12:09
c'est triste de voir de tels voyous au parlement
Citoyen_H
PAS PLUS TRISTE QUE L'ACCIDENT DE 2011
a posté le à 13:57
C'est ce qui arrive en règle générale, quand on va à l'encontre de mère nature.
En 2011, les yankees, encore eux, livrèrent la NATION, clés en main, à une bande de dégénérés, incultes et analphabètes, hyper-affamés de surcroit, du nom de troika.
Depuis, nous avons en permanence, les pieds dans la merde !!!!



takilas
Et Ali Larayadh ?
a posté le 05-08-2022 à 10:14
Pourquoi il n'est pas auditionné par des questions simples ?
Il disparaît de la circulation un certain moment puis il revient faire le coq et donner des avis ridicules cet inculte n'ayant pas poursuivi des études (juste 3ème année année secondaire ni travaillé puisqu'il n'a pas la capacité de passer des concours ni un dossier qui lui permettait d'être recruté, tout comme presque tous les nahdhaoui venus de Londres et dont seul ghanouchi pouvait leur procurer des c.v.fantzches et falsifiés de surcroît, pour ce Larayadh vienne par la suite de Londres au cours devlannee 2011, tout comme les autres qui étaient en sinécure dans cette ville (un d'osier ou plutôt un complot à examiner), et puis de percevoir, sur proposition et accord de l'arp de cirque, des soi-disant compensations s'qui se chiffrent par des milliers de milliards, et le plus en rageant et étonnant c'est qu'il n'y a eu aucune enquête concernant cet argent colossal qui a été décerné à ces menbres de nahdha (le clan en question) et sur la justification de l'accord de l'arp conclu par les escrocs lors troïka et de nahdha.
Pire encore Harouni un autre de nahdha, déclare dans les médias, que nahdha demande un rajout des compensations obtenues en 2012 qui étaient destinées à l'acquisition de luxueuses demeures soit à Tunis ou à Paris voire Daouha, et qu'ils en redemandent pour certainement parvenir à satisfaire leurs exigences relatives aux immenses dépenses nécessaires à leurs enfants vivant en nababs soit à Tunis ou surtout à Paris.
Il y avait des agissements la nuit du 5 au février 2013 faut-il le noter, et à préciser....
Les têtes tombaient comme desouches se croyant devenus des Hitlers ces nahdha.
Nous n'oublierons jamais, malgré les fausses accusations et les alibis de nahdha
ANTIRELIGION
DESESPERANT
a posté le 05-08-2022 à 09:29
Ce qui est bien malheureux : ce n'est pas le cas de ce genre d'énergumène excentrique et immoral mais les cas de tous les larves qui rampent derrière lui.
hourcq
Son cas relève de la psychiatrie.
a posté le 04-08-2022 à 23:16
A lire, cet article très bien documenté qui trace un portrait particulièrement édifiant de cet individu, on est en droit de se poser des questions sur sa santé mentale. Un psychiatre déclarait suite à une enquête publiée par BN, il y a 2 ou 3ans, que près de la moitié de la population tunisienne souffrait de troubles mentaux à des degrés divers du simple état dépressif à la schizophrénie. Pour avoir une telle haine maladive contre tous ceux qui ne lui ressemblent pas, il doit en avoir un grain (de folie) comme on dit en langage populaire.
Le plus étonnant, ce n'est pas tant qu'il soit tel que décrit, mais que des dizaines de milliers de personnes le suivent sur les réseaux sociaux et qu'il ait eu les portes grandes ouvertes dans certains medias. La démagogie attire les foules comme le miel attire les mouches. Et ce n'est pas qu'en Tunisie qu'on peut faire ce constat.
Citoyen_H
ALLER, ENVOYEZ-NOUS
a posté le 04-08-2022 à 23:05
toute cette racaille à la trappe.
On a assez perdu de temps avec ces bouffons.
Qu'ils retournent dans leurs terriers !!!!!!


Chanchan
Vous avez beau écrire sur cet inculte comme tous les nahdhas
a posté le 04-08-2022 à 22:07
Mais finalement c'est une déraille (khourda) qui s'est propagée après 2011.
Mon.
Comment
a posté le 04-08-2022 à 21:47
Enfin le voyou est dans la cage et pour bien longtemps tellement il traîne des casseroles !
nazou de la chameliere
Maintenant que la police
a posté le 04-08-2022 à 21:04
A semble-t-il trouvé son efficacité.
N'a plus qu'à arrêter les faceboochiens ,qui insultent tous ceux qui ne sont pas d'accord avec le facho !!
Et surtout les ordures, qui avaient diffusé des données personnelles des juges !!!

Hummm.... quelque chose me dit, que ça n'est pas pour tout de suite !!!
AR
Les médias sont souvent le laboratoire à fabriquer des microbes
a posté le 04-08-2022 à 19:34
Et ce reste de résidus illustre l'exemple parfait. Mr R.B.H , a présenté un excellent aperçu sur le parcour d'un insignifiant devenu vedette grâce malheureusement, et vous l'avez bien mis en évidence , à la contribution active des médias.
Il fût l'invité de plusieurs plateaux, comme si ces scélérats de présentateurs ont fait exprès de nous emmerder avec les balivernes, les vomis et les provocations des racailles.
Vous avez nommé, et là je vais faire l'effort pour peser mes mots, modérateur au aguets, cette espèce répugnante qui souillé l'audiovisuel , vous avez nommé , et moi aussi, Ouertani, Elwafi, Chebbi....
Le microbe ne peut subsister que dans un milieu malsain.
Pourtant il ne fallait pas être un sacré connaisseur pour deviner qu'on a affaire à un faux jeton.
Laisser ce microbe agir à sa guise pendant tout ce temps est un crime envers la société, vu la nocivité qu'il provoque.
Ce récipient d'ordures qui s'est donné le nom " Elkarama" , bien corrigé par le nom " Zebla" , un ramassis de fils indignes, Wlad Haram.
Bientôt
les retrouvailles...
a posté le 04-08-2022 à 17:22
Après une année d'humiliation des "islamorroïdes" et de leur ayatollah détrôné Ghannouchi, il y aura bientôt inchallah des retrouvailles à El Mornaguia. Bien évidemment, la plus belle cellule sera réservée à l'ayatollah! Ya Ghannouchi : Allahou yomhilou wa la yomhilou. Bien mérité ! Mais bon Dieu, où est passé le caméléon Dilou, a t-il avalé sa langue?
why_GZ
symbole
a posté le 04-08-2022 à 16:52
Ce Rached Khiari est le symbole de la basesse et la médiocrité ambiante qu'on a subi. Ce genre d'énergumène ignorant et imbécile, n'aurait jamais pu ouvrir sa gueule du temps de ZABA. C'est un symbole d'une déchéance, d'une classe politique crasse. Mais c'est aussi la preuve qu'un discours basé sur l'infective, l'insulte, les accusations et les propos extrêmes est un discours qui marche bien chez certaines catégories de Tunisiens. Et c'est là où ça fait mal... A la fois niveau journalistes qui lui offrent une tribune mais aussi au niveau des Tunisiens qui acceptent ce spectacle. J'espère que la justice le punira justement et qu'on ne verra plus pour longtemps sa moue arrogante.
Amin
Kaad
a posté le 04-08-2022 à 15:28
Merci de vous relire voir mieux d engager un rélecteur. Il ne s agit nullement de jouer les Molieres, (et donc pas la peine d être agressif) mais le texte est mal fichu.
BILAL
@Amin
a posté le à 18:11
C'est ton com qui est nul. On est nombreux à trouver ce " texte" correcte.
C'est une remarque juste et non agressive, soit dit en passant!
Abir de Gabès
Et toi, tu te relis ?
a posté le à 17:49
Fais le avant de te permettre des remarques !
Houcine
C'est une exécution.
a posté le 04-08-2022 à 15:09
Un récitatif bien ordonné, une recension exhaustive des actes et paroles de ce freluquet font de ce texte une exécution sommaire, ou je ne m'y connais pas.
Alors, de deux choses l'une, ou bien puisqu'il est renié par ses "frères" et cela permet tout contre lui.
Ou, contrairement à ce qu'on a coutume de lire sous la plume de notre auteur se transmue, subit la mutation du moment, et tente de se faconner une image plus loyaliste en ces temps de valse-hésitation pour éviter d'être emporté par la tempête qui gronde.
Les islamistes sont dans le viseur, et il apparaîtrait plus judicieux de s'amender en donnant de soi une figure policée pour prévenir.
Je vais finir par plaindre Khiari, esseulé et répudié par d'anciens compagnons tout aussi fascistes que lui et qui sont aux abonnés absents alors qu'il dort à l'ombre.
Il pourrait y avoir de ce calcul, tant le tableau est noir et les faits circonstanciés lourds, que cela force la compassion, ce qui pourrait être, consciemment ou non, le présupposé de cette diatribe.
Nonobstant, je vous dis merci pour le rappel des faits.
Cela ressemble à du journalisme.