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Gouvernement Bouden - UGTT : d'accord pour être en désaccord !
05/09/2022 | 15:29
4 min
Gouvernement Bouden - UGTT : d'accord pour être en désaccord !

 

La relation entre l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) et le gouvernement de Najla Bouden a connu de nombreux rebondissements depuis sa nomination à la date du 11 octobre 2021. Près d'un an après, l'entente semble être de plus en plus impossible en raison de la volonté de l'équipe Bouden de trouver un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) afin d'obtenir un prêt permettant de boucher les trous qui se dessinent dans le budget de l'Etat. L'UGTT n'avait pas hésité à exprimer sa réticence quant à la mise en œuvre du programme de réformes présenté par le gouvernement au FMI. Plusieurs leaders de la centrale syndicale avaient assuré être en possession d'un programme permettant de sauver le pays et de ne pas s'endetter encore plus.

De son côté, le gouvernement Bouden s'est illustré dans la politique de la fuite en avant. Il a surpris, tout au long des dix derniers mois, le peuple et l'UGTT en publiant la circulaire n°20, des limitations de prix sans consulter les structures concernées, en présentant son programme de réformes, ou encore en annonçant son projet de mesures économiques urgentes sans en informer l'UGTT. Le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, avait, à chaque fois, critiqué l'attitude du gouvernement, appelé au dialogue et tenu à rappeler le poids politique de l'UGTT. On en était même venu à l'annonce de grèves régionales et d'une grève nationale dans les entreprises publiques.

Par la suite, nous avons dû suivre de près les échanges et pourparlers portants sur la circulaire n°20, interdisant aux hauts cadres de l’Etat d’entamer des négociations avec les syndicats. On aurait dit qu'il s'agissait d'un long feuilleton mexicain à budget très limité ! Il n'y avait ni action, ni renversement, ni réplique ou citations incontournables. L'UGTT s'était attachée au retrait du texte et le gouvernement était resté fidèle à son mutisme et à sa politique de l'autruche. Tous deux s'étaient mis d'accord pour être en opposition au sujet de cette circulaire.

Par la suite, Noureddine Taboubi et Najla Bouden se sont enfin rencontrés ! Leurs retrouvailles avaient eu lieu dans le cadre d'une réunion de travail en présence du président de l'UTICA, Samir Majoul. La présidence du gouvernement annoncera qu'il s'agissait d'une rencontre ayant abouti à la signature d'un "contrat social". L'UGTT s'y opposera dans l'immédiat et affirmera que rien n'a été décidé et qu'il ne s'agissait que d'un simple accord de principe : une contrevérité de plus annoncée par le gouvernement.

Le dernier épisode de cette comédie est celui de la réunion du 2 septembre 2022. Celle-ci portait sur les augmentations salariales. Le fait le plus surprenant de cette réunion était la position du gouvernement : l'équipe de Bouden était favorable à la chose, contrairement à ce qu'elle avait affirmé depuis le début de l'année. En effet, le gouvernement avait exprimé, à un nombre de fois incalculable, son attachement au gel des salaires et de la masse salariale. Il en avait même fait l'une des bases de son programme de réformes officiellement soumis au FMI. Le document, dont Business News s'était procuré une copie depuis le mois de janvier, indique qu'il y aura un gel des salaires pendant cinq ans. 

Nous voilà en septembre, soit huit mois après, avec un gouvernement adoptant une position complètement différente. La délégation gouvernementale avait même proposé à l'UGTT des décaissements prévus en 2023, 2024 et 2025 contrairement à ce que Bouden avait promis au FMI. Le gouvernement, cherche-t-il à duper le FMI ? Essaie-t-il de gagner du temps auprès de l'UGTT en lui proposant un accord inacceptable ? Le gouvernement Bouden se croit-il être plus intelligent que le reste du monde ? Il est toujours préférable de se dire que le gouvernement joue au plus malin que de penser que l'équipe Bouden a oublié ses engagements auprès du FMI ou pense trouver une solution à ce changement de position !

Cette politique d'accord à rester en désaccord caractérise le mieux la relation entre l'UGTT et ce gouvernement ou même ceux qui l'avaient précédé. La centrale syndicale avait négocié plusieurs augmentations et accords, mais qui n'ont toujours pas été honorés. Nous nous sommes retrouvés, à chaque fois, face au même dilemme. Une centrale syndicale criant à l'injustice et au respect des engagements du pouvoir exécutif en désaccord avec un gouvernement considérant que les accords signés précédemment ne l'impliquaient en rien et qu'il ne devait pas être tenu responsable de la chose. L'UGTT et le gouvernement Bouden, ceux qui l'ont précédé, et même ceux qui seront formés dans le futur, seront toujours en accord sur cette approche. Il s'agit d'une triste tradition qui a longtemps rythmé la dynamique politique tunisienne. Il nous suffit d'attendre les élections législatives anticipées de décembre 2022 pour découvrir la composition du nouveau gouvernement qui sera, de nouveau, en désaccord avec l'UGTT.

 

Sofiene Ghoubantini

05/09/2022 | 15:29
4 min
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Commentaires
Gaddour
Circulaire N°20
a posté le 06-09-2022 à 11:31
Si Najla Boussen tient tete à Taboubi ça veut dire qu'elle est sous l'influence de l'aile droite du PDL qui a été Yousséfiste au début de la révolution puis a abandonné ses objectifs lors de du départ de Moncef Marzoughi. Mais RG lui tient par la barbichette les défenseurs de Bhiri à savoir le courant moderniste de Tayar Tounsi qui a abandonné Abir moussi après Kasbah 2, et qui ne va pas fouiner dans la nouvelle constitution, et surtout ne vas pas critiquer les modérés qui ne sont pas contre ceux qui ne s'opposent pas a Nahdha comme les chefs de l'UGTT d'avant 2013 qui après retournerons la veste. Donc si on résume : laissons Qalb tounes fusionner avec l'aile gauche d'el Watad et après la situation sera plus claire entre Qalb tounes ,Majless el choura et tahya tounes avec l'aval bien sûr de RG. Sauf si KS oppose son véto, et pour cela il a 26 jours pour le faire après l'avis écrit de l'huissier de de la commission judiciaire chargée du referendum, et dans ce cas seul Taboubi restera dans la course même si Bouchlaka s'oppose
Bab Ezzira
Le Langage des sourds.
a posté le 06-09-2022 à 00:51
Tabboubi et sa bande d'anarchistes de gpffet Ezzawali et autres frérots du diable savent tres bien que le FMI subordonne ses concours à la Tunisie par l'engagement de l'Etat à compresser la masse salariale. S"il s'entête d'avantage ¨PAS DE CREDIT IMPLIQUE FAILLITE DE L'ETAT IMPLIQUE PAS DE SALAIRE (On n'empalera plus d'augmentation ya MSATTEK)
Mais notre MDEK de Tabboubi et sa bande d'anarchistes disposent d'une large marge de man'?uvre pour preserver le pouvoir d'achat des salariés et qui sont tolérés par le FMI :

1- LA REVISION DE LA FISCALITE DES SALARIES ; IL est inadmissibles que certaines tranches de salaires soit imposables aux taux de 35 % comme les banques et les sociétés pétrolières, d'autres tranches aux taux de 30 et 25 % sachant que l'UTICA a réussi à baisser le taux d'imposition des entreprises à 15 % yé Bou Guelb.
2- L'ETAT DOIT JOUER SON ROLE DE REGULATEUR DE MARCHE , pour stabiliser les prix ; Il doit cesser de parler et agir intelligemment pour stopper l'inflation, retrouver ses équilibres macroéconomiques, agir sur le déficit budgétaire, et celui de la balance commerciale en boostant les exportations et en veillant AU RAPPATRIMENT DES DEVISES. Booster les moteurs de la croissance économiques ; l'épargne, l'investissement LA CONSOMMATION LOCALE, préserver LA VALEUR DU DINARS pour maitriser l'inflation importé'?'.
Le TRAVAIL est l'unique chemin pour créer de la richesse et préserver le niveau de vie

A nos deux sourds muets de ce débat je dirai :
Yé Tabboubi bena lougha tefhem ? Sidek EL 3AKRI ' GUELLEK' LAAAA NOOOON , NOOOOO , N'?'?'?, '?'?'?(japonais) Qui tbouss 3ainek mé famech Ziedett. SINON PAS DE SALAIRE
Quant à nos valeureux technocrates j'ai peur que vous manquiez des compétences requises vu le retard observé pour retrouver le chemin de la croissance. L'ignorance, le populisme et la goujaterie vous empêche désormais d'atteindre vos objectifs.
Ti bref NZO
Djodjo
No futur
a posté le 05-09-2022 à 17:28
Quand je vois le niveau de nos responsables (notre grand chef, compris) je me dis que l'on est foutu.
Chanchan
@ sidek Kais Saied mieux que n'importe qui que tes traîtres. Djodjo
a posté le à 04:22
Teregion compte plusieurs traîtres hormis quelques honnêtes qui sont actuellement sédentaires et " tiennent la garde" pour les visites du bled en quelques occasions.
On ne peut pas être contre Saied et ghanouchi à la fois ces paradoxal et une astuce.
Ce ui démontre que vous-mêmes à nahdha que vous avez des clics qui compte coloniser chacun de son côté et ce soit la capitale ou le pays.
Maintenant on est certain de l'existence d'un complot contre les "vrais" tunisiens.
Donc stop au cirque !
R.T.
Comme toujours était !
a posté le 05-09-2022 à 16:09
Comme d'habitude C'est qu'on joue à la comédie . Fom ma y koul la ou kadhya ma tetkdha . Jouer à la boultique ! Fausses promesses et fuite en avant d'un gouvernement mutilé ,et non courageux . On ne voit pas des mouvements qui donnent de l'espoir et de la confiance pour l'avenir ! Le role d'un gouvernement est de prendre des decisions fermes dans l'application et son temps . Tourner autour de soit même sans trancher ne fait qu'aggraver les choses et agrandir le degré des désespoirs des gens . Un chef de gouvernement ,avec tous mes respects , doit savoir comment trancher et satisfaire tous.