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Rached Ghannouchi, le chef « irremplaçable » d’Ennahdha !

Temps de lecture : 9 min
Rached Ghannouchi, le chef « irremplaçable » d’Ennahdha !

 

Il règne en maître absolu sur le parti qu’il a fondé il y a de cela quarante ans. Rached Ghannouchi arrive au terme de son mandat, selon le règlement intérieur d’Ennahdha. Le chef du mouvement islamiste ne le voit toutefois pas de cet œil et prévoit de se porter candidat au 11ème congrès prévu dans quelques mois. Candidature qui risque de diviser le parti le plus soudé de la scène politique tunisienne pour le plus grand bonheur de ses détracteurs…

 

Le onzième congrès d’Ennahdha était prévu pour le mois de mai dernier. La pandémie du Covid-19 et la crise sanitaire mondiale qu’il a causée ont repoussé cet évènement très attendu. Depuis des mois, les conflits au sein du parti islamiste, d’habitude si bien gardés, ont commencé à sortir au grand public. Le malaise est, en effet, si grand qu’il a fini par déborder, et pour cause, le président du mouvement, qui n’a plus le droit de se présenter à sa propre succession après avoir écoulé ses deux mandats, veut se porter candidat pour en briguer un autre. Scandale à Ennahdha, parti qui a mis des années à lustrer son image de mouvement démocratique discipliné et antidictatorial jusqu’à la moelle.

 

Les voix se sont ainsi élevées contre l’intention du chef d’Ennahdha, tentant de le faire revenir à la raison. Oui, il est le chef mythique, symbole de la sagesse et fondateur du parti, mais les défis sont aujourd’hui tout autres et il commence sérieusement à nuire à Ennahdha en canalisant toute l’attention et aussi toutes les attaques de ses adversaires en enchainant les bourdes.

 

Visiblement peu enclin à respecter le règlement intérieur de son mouvement, Rached Ghannouchi décide au mois de mai de dissoudre le bureau exécutif du parti. Dans la soirée du lundi 11 mai 2020, l’unité de communication du mouvement Ennahdha s'est trouvée dans l’obligation de publier un communiqué sur le sujet pour donner plus de précisions à propos des informations concernant la décision prise par le chef du mouvement Rached Ghannouchi. « Lors de la réunion du bureau exécutif tenue mercredi dernier, le chef du mouvement Rached Ghannouchi a annoncé son intention d’apporter certaines modifications à sa composition pour répondre aux exigences de la période. Il a, également, annoncé que le bureau actuel passe, désormais, au statut de gestion des affaires courantes », explique le communiqué.

Par cette manœuvre, Rached Ghannouchi a visiblement voulu gagner du temps. Le temps nécessaire pour pousser à l’amendement du règlement intérieur qui lui permettra de briguer un autre mandat au prochain congrès électif du mouvement. Depuis, les appels à la succession de Ghannouchi se succèdent, poliment et doucement les dirigeants d’Ennahdha exhortent, expliquent et en appellent au bon sens de leur chef pour qu’il renonce à cette idée.

 

Avant-hier, cent membres d’Ennahdha ont adressé une correspondance au chef du mouvement, l’appelant à annoncer qu’il ne présentera pas sa candidature pour un nouveau mandat. Des membres du Conseil de la choura, du bloc parlementaire et des dirigeants régionaux, ont appelé au respect de l’article 31 du règlement intérieur du parti et au principe d’alternance démocratique.

Toujours avec la rigueur qu’on leur connait, les membres signataires ont étayé leur appel en mettant en valeur les nombreux mérites d'une alternance à la tête d’un parti et les dangers de la prorogation, sous quelque forme que ce soit, d'un mandat arrivé à son terme.

Les membres qui ont rédigé cette pétition ont souligné que ce congrès est un tournant décisif dans l’histoire du mouvement Ennahdha mais aussi dans celle du pays « car les affaires internes et les défis du parti seront mis côte à côte avec les défis nationaux ce qui confirme le lien étroit qui existe entre les deux ».

Ils ont expliqué que, plus le mouvement est uni et fort, plus il sera performant et efficace à l’échelle nationale. « L’unité au sein même du parti et la réussite de la succession du leadership sont nécessaires pour reconstruire le consensus national, apaiser le climat tendu qui règne dans le pays. L'expérience d’après la révolution a prouvé qu’Ennahdha a joué un rôle central dans la transition démocratique du pays, grâce aux efforts de ses militants et à la « sagesse » de ses dirigeants. Néanmoins, cela n’a pas suffi à cacher des lacunes qui sont devenues de plus en plus importantes lors des élections municipales et en particulier lors des élections législatives et présidentielle pour l'année 2019. Des lacunes qui ont eu pour résultat une menace sur la cohésion du parti et sur les principes de liberté et de démocratie, acquis essentiels de la révolution », ont-ils poursuivi.

Et d’ajouter : « La Tunisie a besoin d’Ennahdha uni et renouvelé dans les idées autant que dans le leadership, qui constitue un modèle réussi dans la pratique de la démocratie pour pouvoir gérer la situation du pays et résoudre ses problèmes structurels, et cela n’est possible que dans un climat sain et apaisé. La succession du leadership empêche l’accaparation du pouvoir et permet une diversité qui alimente l’innovation. Le passage d’un leadership historique à un leadership plus jeune, fondé sur le travail collectif, va donner une nouvelle âme au mouvement et ouvrira des perspectives à valeur ajoutée et concrètes pour assurer le virage stratégique énoncé lors du 10ème congrès ».

 

En quelques points, comme on explique à un enfant pourquoi il ne devrait pas manger des bonbons avant de dormir, on a tenté d’expliquer à Rached Ghannouchi en quoi son caprice était néfaste pour le parti.

« Cette alternance va renforcer l'unité du mouvement et sa cohésion, raviver et rétablir la confiance de ses militants. Elle renforcera la crédibilité du président du mouvement et de son patrimoine historique confirmé par ses écrits sur les bienfaits du changement et du renouveau. Le renouveau est nécessaire dans toutes les structures et institutions du mouvement et ne concerne pas uniquement ses dirigeants », expliquent encore les dirigeants signataires du manifeste de la dernière chance.

Ils soulignent enfin que promulguer un article dans le règlement interne permettant de prolonger le mandat du président portera atteinte à la crédibilité du parti, qui s’est toujours prononcé contre la présidence à vie, ainsi qu’à son image à l’internationale. Cela créera une division au sein du mouvement, l’affaiblira et poussera inexorablement certains de ses dirigeants à claquer la porte, ont encore rappelé les signataires.

 

Pas de quoi perturber Rached Ghannouchi qui a répondu par une lettre à ses « frères » perturbateurs. Sur un ton très ironique, d’un sage qui remet à leur place les brebis égarées, Rached Ghannouchi a dit avoir apprécié cette lettre, remise en mains propres, « à l’excellent niveau linguistique et au contenu imprégné par les principes de la démocratie et de l’islam ».

Rached Ghannouchi a aussi usé de ses arguments pour justifier son intention de maintenir sa candidature à la tête de son parti. Il a estimé qu’il serait préjudiciable de changer de dirigeants selon des durées définies indépendamment du fait qu’ils aient réussi leur mission ou commis des erreurs. Il a précisé que les gens qui appellent à son « départ », confondent sciemment le parti et l’Etat. « Fixer des mandats est du fait de la présidence des Etats démocratiques. Quant à la démocratie partisane, l’alternance se réalise à travers des élections périodiques transparentes, basées sur l’évaluation du rendement. Certains dirigeants seront reconduits sans fixer de limites et de mandats et d’autres seront remerciés, si leurs actions n’ont pas été jugées satisfaisantes. Les partis investissent dans ses dirigeants ayant réussi et les soutiennent pour qu’ils assument des responsabilités au niveau national. Toute cette démarche passe par le processus d’évaluation et d’élection », a expliqué le « sage » d’Ennahdha, omettant de dire que c’est bien le règlement intérieur de son parti qui a fixé le nombre de mandats pour le président et qu’il n’y a aucune mention de résultat ou de bilan dans ces textes.

Rached Ghannouchi poursuit en précisant que l’alternance concerne les dirigeants régionaux, de la Choura ou les députés et que cela n’est pas le cas pour les leaders des partis démocratiques qui font l’exception : « Ils ont la peau dure. Ils endurent les chocs et les vicissitudes du temps car ils se renouvellent et constituent une force de conviction pour le peuple et leur parti. Alors pourquoi donc ces partis chercheraient à les changer alors que ces leaders ont un rayonnement national et international ? », ajoute le chef « suprême », rien que cela.

Citant plusieurs exemples de leaders qui avaient été à la tête de leur parti pendant plusieurs décennies, il conclut que cette confusion entre ce qui doit se passer au sein d’un parti et au sein de l’Etat n’a pas lieu d’être et que les leaders doivent être différemment traités des dirigeants « ordinaires ».

 

Si la première partie de la lettre était destinée à expliquer son point de vue à « ses frères » qui n’ont rien compris, le ton de Rached Ghannouchi est monté d’un cran dans la seconde partie de cette correspondance.

« Ceux qui se dissimulent derrière la démocratie pour imposer leur tutelle au onzième congrès avec des conditions préalables d’exclusion, peut-être que cela permettra d’atteindre ce qu’ils n’ont pas pu faire lors du dixième congrès et d’exclure le chef du mouvement, n’hésitant pas à commettre une autre confusion scandaleuse entre le principe de l’alternance par le renouvellement, des élections périodiques équitables, des évaluations des performances et une présidence, dictature constitutionnalisée à vie », a-t-il lancé.

« Ceux-là commettent des erreurs méthodologiques hideuses et trompeuses visant à transférer le différend de sa place d'origine à une autre arène trompeuse. Le désaccord originel ne concerne pas la démocratie, mais l'évaluation de l'intérêt du pays et de l'intérêt du mouvement et de la nation. Est-ce aujourd'hui en changeant le président du parti, le disant devenu un fardeau pour le mouvement et le pays et qu’il faut s'en débarrasser ! Est-ce que les conditions sont réunies pour cela ? Quel est l'impact de ce changement sur la stabilité du pays et de la région ? Et de quoi se soucie le peuple tunisien qui affronte une épidémie et la cherté de la vie ? Est-ce que le linge sale lavé publiquement d’Ennahdha l’intéresse ? », a écrit Rached Ghannouchi, ajoutant si l’on résume le reste, qu’Ennahdha a pu accéder à une position élevée grâce à lui et que le parti aurait tout à perdre s’il venait à l'évincer.

 

Ces derniers mots de Rached Ghannouchi résument tout. Sa lettre à elle seule représente un manifeste de la dictature. Quel président dictateur, à l’égo surdimensionné, n’a pas fait le lien entre son maintien au pouvoir et l’intérêt du pays (ici en l’occurrence d’un parti et d’un pays) ? Rached Ghannouchi n’invente rien, en se disant indispensable et irremplaçable il confirme ce que beaucoup savent déjà : que jamais la démocratie n’a été au centre des intérêts d’Ennahdha tel qu’il l’a conçu et que sous la façade polie et lustrée se cache une toute autre réalité, celle qui a déjà poussé de nombreux dirigeants du parti au départ…

 

Myriam Ben Zineb

 

 

 

 

 

 

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Commentaires (14)

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pit
| 22-09-2020 14:04
Qui à part LUI et SES enfants de jebel Chambi et d'ailleurs, prêts à mourir pour sa cause, pourrait tenir un état en otage !

Monia
| 20-09-2020 14:04
une ruse de plus et tellement révélatrice!

Soufi
| 20-09-2020 08:46
Je conseille aux nahdhaouis de le momifier. Peut être ressussitera-t-il après sa mort. (istaghfirou allah aladhim).

Léon
| 19-09-2020 22:39
Voilà déjà un an que tu nous a quitté, ya Zil'abdine ; Zein Al Arab comme se plaisait à te nommer Yasser Arafat pour ton militantisme en faveur de toutes les causes arabes.
Aujourd'hui, tu n'es plus dans le rôle de président que tu avais assuré mieux que quiconque dans le monde arabe, ni dans le rôle de réfugié politique, chassé du pays que tu as hissé si haut, par l'obstination des atlantistes pour je ne sais quelles raisons obscures. Aujourd'hui tu fais partie intégrante de l'Histoire de la Tunisie, n'en déplaise aux haineux. Tu es, depuis un an, dans le monde de la Vérité, entre les mains de Dieu qui, Seul, jugera ton oeuvre sur terre . Dieu qui lit dans les coeurs et non dans les paroles, et qui juge l'action et non le verbiage au service des idéologies stériles.
Tes détracteurs ont oublié de dire « Al Hamdou Lillah » dans le pays paisible, le pays de l'abondance qu'était la Tunisie sous ta gouvernance. Ils vivent aujourd'hui la prophétie coranique des peuples ingrats dictée par le verset 112 de la sourate des abeilles.
Aujourd'hui, ya Ezzine, tu n'es plus le responsable généreux dans l'effort, ni le travailleur sans relâche, ni le soldat ayant foi en sa Patrie, tu es dans le rôle le plus dénué, celui de Zein Al Abidine Ben Ali, le croyant issu du Peuple et aimant le Peuple. Rappelé à ton créateur, tu n'es plus qu'un simple homme qui espère la miséricorde du Juste, du Miséricordieux
Voilà une année que tu reposes dans la terre de la Yathrab historique, la Ville de coeur de notre bien-aimé Prophète Mouhammad, appelée Medinat Errasoul, dans le cimetière dédié aux seuls musulmans, lorsqu'ils n'étaient encore qu'une poignée.
La haine et la rancoeur de certains t'auront suivi jusque dans la mort, médisant de cet endroit sacré, racontant des mensonges sur les occupants de ce lieu. C'est à se demander s'ils n'en veulent pas à leur créateur de t'avoir accueilli dans un tel endroit. N'est-ce pas exactement ce qu'a fait Satan ? Ce sont les Satan de l'humanité : Jalousie, jusque dans la mort ; que Dieu nous épargne leur actes et leurs conséquences.
Rappelons que ce cimetière fut visité par le Prophète lui-même deux jours avant sa mort, comme une volonté de sa part d'y être enterré.
En effet, Ibn Tabari raconte que quelques jours après le début de sa maladie, lors d'une légère amélioration, le Prophète demanda à Abou-Mouwaïhiba de l'accompagner à Baqii-al-Gharqad, le cimetière des musulmans (celui où repose Ben Ali). Ils s'y rendirent, non sans difficultés à cause de la fatigue du Prophète. Mouhammad (saw) se mit à côté des tombes et dit : « Salam, Oh habitants des tombes, vous qui êtes à l'abri des épreuves qui touchent les hommes », puis retourna ensuite dans la maison d'Aïcha.
Ta dernière demeure ya Ezzine a reçu le Salam adressé à postériori par le Prophète, n'en déplaise aux haineux.
Une année déjà ya Ezzine. Une année où la Tunisie continue à sombrer dans l'opprobre d'une colonisation maquillée en protectorat économique du FMI. Une année où les tunisiens avaient assisté, impuissants ou passifs, au procès fait à titre posthume dressé contre l'acteur essentiel de l'indépendance, le combattant suprême Habib Bourguiba.

Léon
| 19-09-2020 22:39
Avec un minimum de dignité, jamais une personne n'aurait pu, en toute impunité, dresser le procès de Bourguiba en Tunisie. Certainement lors de ta gouvernance. Procès qui, ceci dit en passant, aura coûté onze milliards de nos millimes. Un manque de pudeur manifeste dans un pays meurtri, maintenu en respiration artificielle par ceux qui sont à l'origine de la sacro-sainte révolution et qui auront gratifié nos lauréats de la trahison, des plus prestigieux prix, des plus prestigieux postes de gouvernance, et d'argent coulant à flot dans leurs comptes en banque.
Ils ne les prendront pas avec eux dans l'au-delà ; mais prendront certainement les pleurs des centaines de milliers d'orphelins qu'aura fait le prétendu printemps arabe pour lequel, en bons chihuahuas bien dressés par les ennemis de l'islam, ils ont si bien travaillé.

Repose en paix, ya Ezzine, aux côtés de Notre bien-aimé Prophète. Toi, que les vrais tunisiens, les reconnaissants, les Patriotes, saluent et estiment l'oeuvre ainsi que l'Amour que tu as toujours témoigné à la Tunisie, ta Patrie que tu n'aurais jamais trahie pour tout l'or du monde. Tes détracteurs l'ont trahie pour quelques écus. Ton Amour fut Agapé ; tu n'attendais ni retour ni reconnaissance, comme le confirmaient les bruits qui fuitaient de ton exil forcé. Ils racontent que tu te souciais énormément de la situation du pays et que tu en étais même malade.
On aurait pu imaginer que tu te régalais de voir tes détracteurs dans l'embarras. C'était méconnaitre le Soldat et le Patriote. « Nokrane Ethat » n'était pas un vain mot pour le Général que tu étais, mais un vécu, une épreuve, une réalité. Que Dieu te réunisse avec Bourguiba et El Moncef Bey, le Patriote qui a vécu, à peu de choses près, ce que tu as vécu et qui avait même essuyé les crachats des haineux lorsque la voiture de l'occupant l'emmenait sur le chemin de l'exil. Eux sont oublié, Lui est inscrit dans l'Histoire ; et de quelle manière. C'est avec ces mêmes lettres d'or que ton nom est sera définitivement gravé dans l'Histoire de la Tunisie.
Repose en paix ya Ezzine, au voisinage d'Al Mustapha. Quant à ceux qui ont trahi, ils ne pourront jamais retrouver paix et payeront, ainsi leurs progénitures, le lourd tribut de leurs actes. Et que Dieu procure toute la Patience et toute la Force à tes proches qui ont partagé les dures épreuve avec toi, ou vécu ta séparation, ou encore l'humiliation et les diverses injustices.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya ;
Résistant.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

takilas
| 19-09-2020 19:20
Pour répondre à quelques-uns qui confondent islam et islamisme de leur dire que nahdha n'a rien à voir avec l'islam ni avec les principes islamiques.
Ils ont tout simplement utilisé la religion comme fonds de commerce, rien de plus, et ce pour que des âmes croyantes les votent lors des élections et qui pensent que ces arnaqueurs ont peur de Dieu.
Or, la seule peur qu'ils ont, c'est celle de ne pas devenir milliardaires en un laps de temps très court ( comme prévu ), et ce fut le cas au cours des trois premières années après 2011, soit en 2012-2013-2014 que ces nommés  "islamistes" se sont accaparés de toutes les richesses de la Tunisie, et de devenir en un cliquettement de doigts des milliardaires, donc comme cela fut préconisé et planifié, entre 2006 et 2011 par leurs commanditaires à Londres pour quils leurs servent au cas ils auront la gouvernance par des élections corrompues par un argent sale fourni de la part de ces commanditaires, et ce de tremplin ou de baliser la riute vers le petrole libyen.
Et cela s'est vérifié récemment lorsque les démarches géopolitiques sont orientées vers cette arnaque, et la situation risque par voie de conséquence de dégénérer.
Ceci etant, ces traîtres nahdha ont un énorme embarras puisqu'ils n'ont plus de commanditaires, de protecteurs ou même de pouvoyeurs d'argent pour continuer à gouverner en Tunisie d'autant plus que leurs manigances ont été dévoilées non seulement par le PDL, mais par la majorité du peuple tunisien.
Donc l'islam et le terrorisme ne sont pour rien là-dedans.

D'ailleurs l'idée de rassembler ces islamistes, à Londres, était conçue au départ pour soi-disant éradiquer le terrorisme et de mettre les terroristes sous surveillance et sous l'égide de l'occident pour les maîtriser ; ce qui était avéré en fin de compte faux et un alibi leur permettant de sisir le pétrole libyen en question.

Foued
| 19-09-2020 15:04
Non , il est remplaçable , il devra quitter son poste et les nouvelles générations de parti doivent prendre la relève.

Albatros
| 19-09-2020 15:01
suis pas islamiste, mais je constate une islamophobie sur les forums francophones.
la pays est à 98 % musulman. de traditions orientales. la preuve: le succès de Najwa Karam à Carthage.
vous voulez l'occidentaliser de force. çà marchera pas.
Ataturk, Bourguiba, ont échoué lamentablement.
Bourguiba a empèché la femme de pratiquer sa religion. ce que la colonisation n'a pas osé faire !!
les pays qui réussissent sont ceux qui utilisent leur langue et traditions. israel utilise l'hebreu pas le français, se porte mieux. la Thailande , le thai pas le français, se porte mieux . donc c'est faux de mettre tout le mal sur islam et langue arabe.
le problème: le culte du diplome hérité de la France eg. "grandes écoles", polytechnique ...
vous pouvez former des miliers de polytechniciens. vous serez toujours sous développés.
vous formez trop de diplomés incompétents et inutiles.
ce qui manque, ce sont de vrais entrepreneurs, capables de produire un stylo, un cahier, ... moins cher que les Turcs, et exporter dans 175 pays, comme les Turcs, au lieu de cracher sur les turcs. ce n'est pas à polytechnique que vous devez envoyer vos étudiants, mais en Turquie, pour apprendre comment produire moins cher . polytechnique n'a rien de technique. c'est un poison technoburocrate, qui vous maintient sous développés.

votre problème c'est la France et son système.
et aucun pays colonisé par la France, n'est sorti du sous développement. aucun.
WAKE UP !!

EL-Ghoudi
| 19-09-2020 14:10
Ne sera que par la combattante Suprême Abir Moussi,documentation a l'appuis.
Elle va faire de lui une serre pierre des années 70( choulika)

Mohamed Ettounsi
| 19-09-2020 13:45
Ceux qui n'ont pas compris cela sont soit naïfs (pour ne pas dire, imbéciles) soit complices.
Almorched RG tient son pouvoir de son appartenance au mouvement international des frères islamaouites et de sa présidence de la cellule tunisienne. Sans cela, il n'est rien. De plus, il possède les clefs du financement.
Sinon RG est cohérent dans ses positions. Il peut et doit cumuler sa présidence de la cellule islamaouite et de tout autre fonction étatique, comme son mentor erdoghan.
L'incohérence est dans le camp de ses adversaires islamaouites - les fameux 100 apprentis - puisqu'ils essaient de nous convaincre que RG est un excellent dirigeant de l'ARP mais il ne mérite pas d'être reconduit à la tête de la cellule islamaouite.
Cherchez la connerie, vous la trouverez chez les islamaouites !

@BN: pourquoi mon commentaire, sur la demande de retrait des projets d'accords avec la turquie et le qatar, n'a pas été publié ?

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