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Kamel Letaïef, cet épouvantail que tous les régimes aiment agiter
13/02/2023 | 14:12
7 min
Kamel Letaïef, cet épouvantail que tous les régimes aiment agiter

 

Plus que toute autre arrestation, celle de l’homme d’affaires et lobbyiste Kamel Letaïef est celle qui a provoqué le plus de réactions de joie sur les réseaux sociaux. Qui est réellement cet homme ?

 

Aussitôt l’annonce de son arrestation révélée, les réseaux sociaux tunisiens se sont déchaînés pour exprimer une joie mauvaise bien de chez nous. Kamel Letaïef est une des personnalités les plus énigmatiques de Tunisie.

Pour bien justifier leur joie mauvaise, des milliers de pages ont publié ce week-end des listes de ses propriétés. On frise vraiment le ridicule, puisqu’on y trouve carrément des institutions publiques, des dizaines d’hôtels et de banques aux propriétaires pourtant connus.

Dans ces pages, tout est fait pour exagérer et mythifier un homme mystérieux pour les Tunisiens, mais très bien connu dans le milieu médiatico-politique. Tellement connu qu’il a été cité par tous les régimes quand ils étaient en crise.

Diabolisant tout ce qui est énigmatique, la foule s’est donc bien déchaînée ce week-end, au lendemain de l’arrestation à son domicile à Sidi Boussaïd de l’homme d’affaires et lobbyiste.

 

Né en 1955 à Hammam Sousse et père de deux vingtenaires, le nom de Kamel Letaïef a été cité la première fois dans la sphère politico-médiatique dans les années 1990. Il était un ami très proche de Zine El Abidine Ben Ali, alors président de la République

L’amitié entre MM. Ben Ali et Letaïef était tellement solide qu’il a été sollicité la veille du putsch du 7 novembre 1987, alors qu’il n’avait encore que 32 ans. Le 6 novembre, M. Letaïef était au domicile de celui qui était encore Premier ministre et ministre de l’Intérieur, à la rue du 1er juin à Mutuelleville et c’est avec lui et Habib Ammar (alors chef de la Garde nationale) que le putsch médical en velours a été peaufiné.

Kamel Letaïef a toujours été dans les sphères politiques, mais jamais dans la politique politicienne. On ne lui connait aucune appartenance partisane, ni avant ni après le putsch du 7-Novembre, ni après la révolution du 14-Janvier.

Il est riche et il doit sa fortune à un héritage paternel, fondateur des entreprises éponymes. Héritage qu’il a soigneusement entretenu et fait prospérer sous sa direction et celle de son défunt frère.

Les affaires marchaient bien ce qui offre à l’entrepreneur beaucoup de temps libre pour s’adonner à sa grande passion : la politique. Mais il est plus malin que les politiciens classiques, sa spécialité à lui c’est le lobbying. Dans son bureau à Lafayette (rue de Beyrouth) puis à la Soukra, il reçoit du matin au soir les plus hauts cadres de l’État, qu’ils soient politiciens ou pas. Sécuritaires, diplomates, magistrats, journalistes, patrons de presse, l’éventail de ses relations est très large. « Un Bottin à lui tout seul », commente, amusé, feu Béji Caïd Essebsi, qui fut un de ses proches amis. Il sait tout sur tout et il adore rendre service aux uns et aux autres. Il en rendra un bon paquet à Zine El Abidine Ben Ali qui le consultait systématiquement avant certaines nominations, que ce soit au gouvernement ou dans les postes élevés.

Ce large carnet d’adresses a bien servi l’ancien président jusqu’au jour où il lui affirme sa désapprobation totale de sa toute nouvelle relation avec Leïla Trabelsi. Kamel Letaïef connait très bien, un peu trop bien, celle qui est devenue par la suite la première dame et il a jugé que cette relation ne pouvait que nuire à son ami. On était au début des années 90 et il avait raison un peu trop tôt. C’était suffisant pour qu’il tombe en disgrâce et séjourne quelque temps en prison.

Relâché grâce à l’intervention de l’une des filles de Ben Ali, Kamel Letaïef a perdu tout contact avec l’ancien président jusqu’en 2011 quand ce dernier l’a appelé au secours pour faire face à la grogne et les manifestations populaires. C’était trop tard. Zine El Abidine Ben Ali est parti et Kamel Letaïef est resté.

 

Ce départ l’a remis sur la scène, bien qu’il ne l’ait jamais vraiment quittée. Sollicité par l’ancien président Foued Mbazâa, pour trouver une solution au blocage révolutionnaire et le sit-in de la Kasbah, Kamel Letaïef proposa son ami Béji Caïd Essebsi pour la primature. Choix gagnant, ce dernier avait pour mission de détendre l’atmosphère et de mener le pays vers des élections libres et transparentes.

Le grand retour de Kamel Letaïef sur la scène est acté, son bureau est de nouveau la Mecque de tout ce que le pays peut compter comme compétences, mais aussi comme opportunistes.

Des avocats de renom comme Ahmed Néjib Chebbi, Lazhar Akremi, Radhia Nasraoui et Mabrouk Korchid, les plus hauts magistrats, d’anciens et futurs ministres, des journalistes et patrons de presse, les plus hauts sécuritaires, etc. Un seul point commun à tout ce beau monde : l’amour pour la Tunisie, telle qu’ils la voient. Et comment la voient-ils ? Débarrassée des islamistes, des opportunistes et des incompétents.

Ce très large carnet d’adresses et ces rencontres quotidiennes ont facilité les prises de décisions de plusieurs hauts responsables aussi bien en 2011 que les années suivantes. Kamel Letaïef est là pour conseiller et orienter, sans plus. Il n’est pas rétribué et il ne rétribue pas. Il sait rendre service aux uns et aux autres, en revanche. C’est sa plus grande qualité, mais aussi sa plus grande force. Et ces services sont, le plus souvent, de haute facture.

Fort conscients de son influence et de sa force de frappe, les dirigeants de la troïka (2011-2014) l’ont mis en ligne de mire avec pour objectif déclaré de le détruire.

Les islamistes et les soi-disant révolutionnaires ont mis les bouchées doubles pour le déstabiliser et l’emprisonner. Son journal d’appels téléphoniques a été publié dans les médias, on lui a attribué des pouvoirs insensés, on l’a traité de voleur et corrompu, on a violé son domicile en présence des caméras d’Al Jazeera, on lui a monté un procès de toutes pièces, l’accusant de complot contre l’État. En bref, on l’a diabolisé à fond durant ces années, comme pour dire au peuple qu’il est responsable de toutes les misères qu’endurait à l’époque la troïka. Il était, à leurs yeux, l’homme premier de la contrerévolution, des antichambres obscures, des sionistes, des francs-maçons et du trou de la couche d’ozone, s’il le faut.

« Mentez, mentez, il restera toujours quelque chose », cette diabolisation à outrance des dirigeants de la troïka a laissé des traces jusqu’en 2023. Dans l’imaginaire populaire, l’homme de l’ombre Kamel Letaïef est l'un des responsables des maux du pays.

Ce n’est donc pas surprenant que Kaïs Saïed réintroduise cette carte sur la scène publique. Kamel Letaïef est l’homme parfait pour être le bouc émissaire des nombreuses misères qu’endure le régime putschiste de l’actuel président. Comme au temps de la troïka, on joue sur les mots et on crée l’amalgame. Faire de la politique et du lobbying est assimilé à un complot contre l’État. S’opposer au régime en place est synonyme de conspiration contre la République. Le patriotisme est dénié en faveur de la traîtrise.

L’amalgame marche à merveille, la population crédule est prête à croire qu’il y a bel et bien une machination dans l’ombre. Comme un peu partout dans le monde, on adore et on croit volontiers aux théories du complot, y compris les plus improbables.

 

En dépit de cette réputation sulfureuse, auprès des personnes crédules, Kamel Letaïef jouit d’une excellente image auprès de tous ceux qui l’ont connu vraiment, de près ou de loin.

On décrit un homme patriote et féru de politique, point. Il sait rendre service à ses amis, mais c’est toujours corrélé à une seule et unique antienne, l’amour de la patrie, telle qu’il la voit.

Pour lui, l’État ne doit et ne peut être gouverné que par des compétences patriotes. À ses yeux, les islamistes ne le sont pas vu qu’ils ont pour objectif de construire la Umma ou le califat.

Ces vérités, dont témoignent des centaines des plus hauts cadres de l’État et les journalistes, sont balayées d’un trait par le reste de la population éloignée des hautes sphères et n’aimant pas qu’on vienne contester son imaginaire collectif, aussi foireux soit-il.

Elle prête de grands pouvoirs hégémoniques au bonhomme et elle est convaincue de cela.

Pourtant, force est de rappeler que l’efficacité de Kamel Letaïef est toute relative.

En 2011, il a soutenu le couple Ahmed Néjib Chebbi et Maya Jribi, ainsi que son ami Hamma Hammami et il a échoué. En 2014, il a mis tout son poids pour soutenir Béji Caïd Essebsi et c’était un succès, certes, mais BCE bénéficiait déjà d’une très forte popularité. En 2019, ses services étaient en faveur de l’ancien ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi et ce fut un échec. Ceci démontre les limites du système Letaïef. Il est efficace, certes, mais pas toujours. Il est influent, certes, mais pas tout le temps.

 

Nizar Bahloul

13/02/2023 | 14:12
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Commentaires
Loozap
Respect
a posté le 15-02-2023 à 00:04
C'est un homme respectable, pas besoin de mal le traiter et dire des sales choses sur lui
VIO
Question : Un homme d'affaires ?
a posté le 14-02-2023 à 14:40
Mais c´est quoi ce métier d´ *homme d'affaires* en Tunisie ?
lili
homme des affaires
a posté le à 15:22
homme des affaires ( judiciaires) ...
Réponse
Magouilleur
a posté le à 01:15
.
Karray Hédia
Subjectivité et professionnalisme
a posté le 14-02-2023 à 13:32
Nizar Bahloul, tu écris bien, tu es plus compétent que tes collègues, mais un vrai journaliste, s'abstient de juger et blanchir ses amis, et laisse la justice faire son travail!!
Bbaya
Je refuse la manière de son arrestation mais!
a posté le 14-02-2023 à 09:41
'?tre un lobbyste c'est sûrement pour des raisons sociaux économiques! Vous allez pas nous prendre pour des stupides! Un homme d'*affaires* (à vérifier!)/lobbyste ne va pas passer sa vie à rendre des services sans des contres parties!...

@BN c'est flagrant!
wild bled
Mais, non
a posté le à 15:21
On peut être lobbyiste parce qu'on aime ça. Parce qu'on veut faire de la politique sans être dans les premiers rangs. Aussi, pour d'autres raisons.
Lol
Diabolisation, vraiment ?
a posté le 14-02-2023 à 08:24
Ceux qui diabolisent quotidiennement n'ont pas le droit de parler de diabolisation.
Cet imaginaire collectif a été créé par vous et vos collègues dans les médias nationaux pour les besoins des politiciens. Ces derniers finiront toujours par être là victime de leurs coups interdits.
Détruire ce qui reste de l'économie et de la démocratie pour défendre l'indefendable ne donnera que l'effet inverse
Léon
Et notre droit à l'information, chers Démocrates (sic!)?
a posté le 14-02-2023 à 08:06
Rompu à une "chméta" qui ne lui a servi qu'à détruire son pays, le tunisien n'a retenu aucune leçon, se dressant encore une fois en juge, jetant l'honneur des hommes à la Vindicte Populaire. Il a très vite oublié que l'on s'était moqué de lui en 2011, lui présentant des armoires pleines d'argent et de drogue chez Ben Ali, dans une propagande médiatique qui a fini par détruire la Sempiternelle Carthage. Pas besoin de Romains, les notre savent bien le faire!
Comme la quasi totalité des tunisiens, je ne sais pas qui est Eltaïef. On nous le présente comme un homme de l'ombre, homme des américains et autres qualificatifs du genre. Ne cherchez pas très loin, les hommes des américains sont ceux qui vous ont gouverné depuis 2011. C'est précisément parce que je ne connais pas Eltaïef que je ne me permet pas de le juger sur des racontars. Contrairement à notre peuple qui connait tout à tout, analysant depuis les matchs de foot jusqu'à la géopolitique, j'observe la plus grande des retenues quand il s'agit de juger les gens. C'est la première règle qu'une personne en quête de Justice de de Démocratie doit observer.
J'ai entendu parler de Eltaïef pour la première fois lors de l'affaire Rajhi: Une comédie sur fond de régionalisme qui a imposé le second couvre-feu au printemps 2011. C'était du temps où tous les tunisiens pensaient devenir la Suède après le départ de Ben Ali. Le Tunistan actuel n'est ni la Suède, ni la Tunisie de 2010, mais une colonie atlantiste et un protectorat du FMI.
Il est évident que la part de fantasme attribué par l'imaginaire à Kamel Eltaïef tunisien dépasse l'entendement. La seule chose que l'on sache sur le bonhomme est qu'il s'était ingéré dans les affaires de coeur de Ben Ali, ce qui lui avait valu un éloignement des "sphères d'influence", et des tensions avec son ami et sa belle famille. Je pense que c'est la seule vérité digne de ce nom dans l'océan de fantasmes que l'on raconte.
Est-il revenu aux "sphères d'influence" après le départ de Ben Ali? Serait-il impliqué dans la mauvaise gérance de la Tunisie après la merdolution? Pas à ma connaissance.
A-t-il été à l'origine de la nomination dun président, d'un ministre ou d'une personnalité médiatique? Je ne saurais vous répondre. Si c'est le cas, c'est vraiment invisible, et on aimerait bien savoir qui et quand.
Bref, ceux qui parlent de complot contre l'état, auraient-ils la bonté de préciser aux cons que nous sommes de quel type de complot il s'agit? Celui de 2011 contre Ben Ali, ou bien s'agit-il d'un complot récent?
S'il s'agit de 2011, n'est-ce pas ce que tous les moutons de Panurge avaient applaudi et espéré du fond de leur coeur? Et s'il s'agit d'un complot contre le ramassis d'incompétents issus de révolution, quel serait alors son but? Récupérer la Tunisie de Ben Ali? Bref, on ne juge pas quelqu'un sur des doutes mais sur des faits. Et si faits il y a, la Justice doit en informer le peuple (c'est notre droit). Le fait d'étaler les supposées richesses de ce monsieur met le doute sur les motivations de son interpellation. Pour quelles raisons essaient-ils, encore une fois, de manipuler une opinion publique par l'envie, la jalousie et le régionalisme? N'est-ce pas le pire des crimes contre l'état que d'user de sentiments à même d'altérer la cohésion d'un Peuple?
On nous présente une longue liste de biens, tenant du fantasme pour susciter la haine. Pour quelqu'un que l'on dit pestiféré durant les années Ben Ali, on l'aurait su!
Vos prétendus intellectuels ont manqué de discernement et votre classe moyenne a manqué de "Hamd". Quant à vos "riches" qui avaient applaudi le départ de Ben Ali, ce sont eux qui répondent le plus au verset 112 de la sourate des abeilles.
Aujourd'hui l'urgence est la même qu'en 2011: Récupérer la Tunisie de 2010. Je ne parle pas de son économie dévastée par douze années de saccage, mais je parle de la récupération de l'état. Pour parler de complot contre l'état, il faudrait d'abord qu'il y ait un état.
Pour ce faire, il n'y a que la parti Historique qui peut l'assurer: Le PDL et sa Lionne qui combat la colonisation 2.0 en combattant les marionnettes et leurs marionnettistes, toutes griffes dehors.
Contrairement à ce que pensent la plupart de la prétendue élite (il n'y a pas d'élite en Tunisie), la Tunisie est le seul cordon ombilical par lequel tient la suite logique d'évènements qui mène de Sidi-Bouzid à Marioupol. Suite logique que les main-streams occidentaux s'emploient à brouiller afin de cacher le complot qui se trame, et qui tient à soumettre tous les peuples et réduire l'Humanité à des zombies, des esclaves 2.0.
Ils proposent même à l'Humanité de ne plus utiliser son cerveau et leur offrent de réfléchir à leur place, avec cette nouvelle "bénédiction" qui s'appelle "l'intelligence artificielle" et à laquelle je préfère, et de loin, la "connerie naturelle".

VIVE LA TUNISIE, VIVENT LES PATRIOTES, VIVE ABIR;
Vivent les Dignes héritiers de la Tunisie Souveraine de Bourguiba et de Ben Ali;

LEON, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Soldat en guerre contre les nuisibles de l'Humanité jusqu'à la Victoire.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
wild bled
@ Léon
a posté le à 15:12
Vous avez entendu parler de Letaief pour la première fois lors de l'affaire Rajhi. Beaucoup de gens le connaissent en Tunisie. Au début de la présidence de Ben Ali, on a cité son nom à plusieurs dans le journal télévisé de la chaine nationale lorsqu'il lui arrivait d'être présent à côté de Ben Ali. Beaucoup de tunisiens le connaissaient même avant que Zine ne devienne président.
Baba
Ltaief et ses précieux conseils à Ali Baba
a posté le à 14:36
le 14/1 dans l'enregistrement de Ali Baba en fuite, dans l'avion, il appelle Ltaief pour lui demander s'il peut retourner en TN ...
MFH
La vérité triomphera.
a posté le 13-02-2023 à 20:58
Une chose est certaine au sujet de K. L, c'est qu'il est incapable, de trahir son pays ou conclure des marchés louches pour son commerce. Son arrestation reste mystérieuse aux yeux de tous ceux qui le connaissent.
Hamza Nouira
Et bien...
a posté le 13-02-2023 à 19:17
Donc si j'ai bien compris cet homme a disséminé des idéologies qui a influencé une grande partie de la haute société tunisienne pendant des décennies.
C'est effrayant.

Je comprends mieux l'état d'esprit qui règne dans le pays.

Mais pour me faire l'avocat du diable, cette arrestation tombe au même moment de l'affaire Amira bouraoui.... '?trange.
AMMAR BEZZOUIR
Sob7èn Rabbi!
a posté le 13-02-2023 à 16:42
Le moment est venu !
'?a y est, il fait chaud et même très chaud au pays de Carthage et tous les chiens qui dorment sont ou seront réveillés !!

Il s'agit probablement d'une lutte de pouvoir entre deux clans d'El3aska/secrétaires au sujet du successeur de Kaiis Saied !

Kaiis saied a rempli sa mission, il peut maintenant partir !
Thb
Ltaief le marionnettiste
a posté le 13-02-2023 à 15:40
Quand BN, par son premier responsable Mr Nizar bahloul, veut blanchir un présumé innocent, tout est bon afin de le faire passer pour un homme saint, aimable qui est certes féru de politique mais c'est l'ami qui vous veut du bien.
Letaief est loin d'être un saint désintéressé et le terme de marionnettiste lui siérait très
bien.
On ne peut pas prétendre qu'il n'avait pas une influence certaine en politique et dans les nominations.
Du temps de Ben Ali et même après, il faisait la pluie et le beau temps dans son bureau non loin de l'hôtel Diplomat à Lafayette.
C'est Leila trabelsi qui a mis un frein à son "pouvoir" car elle ne supportait pas que Ltaief puisse piétiner ses plates bandes.
Maintenant BN semble lui accorder la présomption d'innocence.
Wait and see les prochaines déclarations du ministère de l'intérieur ou celui de la justice.
Nephentes
Kamel ELTAIEF piege a cons
a posté le 13-02-2023 à 15:31
Objet de fixation exutoire pour détraqués et autres ratés de tout acabit ; épouvantail pour clowns débiles

La preuve
blid
bleda
a posté le 13-02-2023 à 15:24
MEN's Je ne savais pas qu'il y'a un prophète qui s'appelle KL!!!
elfribo
Mystique? Pas Tellement!
a posté le 13-02-2023 à 15:24
Si Nizar!
En journaliste sagace et futé, avez vous fuiné pour trouver d'ou vient le
pouvoir et le SAVOIR politique de ce Mr.?
3 Lettres.
Moncef
Un tel portrait
a posté le 13-02-2023 à 15:11
Avec un tel portrait on veut bien connaitre les relations de Mr Bahloul et BN avec Kamel Ltaief?
Sihem
Ahurissant
a posté le à 08:25
Ne trouver rien à redire à ce qu'un homme de l'ombre fasse et défasse les choix politiques quand on se prétend démocrate, c'est ahurissant.
Par ailleurs, monsieur Bahloul, d'où cet homme tient-il ce pouvoir ? La corruption ? Le chantage ? Nul besoin d être complotiste ni partisan de KS pour penser que cet homme a certainement des comptes à rendre
wild bled
Politique
a posté le 13-02-2023 à 14:57
Il a soutenu Hamma Hammami, le communiste ? Il y voyait un moindre mal normalement, vu l'agitation de l'époque. Saied est idéaliste, nationaliste et veut suivre une voie plus distante que ses prédécesseurs vis-à-vis des pays occidentaux. Il veut compter sur des technocrates sans passé politique. Un défi. Beaucoup de pays dans le monde ont choisi ce choix récemment. Le monde est en train de changer. Les BRICS forment un contrepoids. C'est une période de transition.
PS: On pourrait très bien se passer des expressions : "la Mecque de" , "la bible de".
Tunisino
Une phrase clé
a posté le 13-02-2023 à 14:40
La Tunisie, débarrassée des idéologues (islamistes et communistes), des opportunistes, et des incompétents, est la condition nécessaire, mais non suffisante, pour son salut durable.
Pour Kamel Letaief, c'est de son droit de prendre la politique pour un passe-temps, mais il est de son devoir de se protéger des dictateurs!
F
Défunt Abderraouf
a posté le 13-02-2023 à 14:19
Vérifiez vos infos. Il me semble que c'est un autre frère qui est décédé, pas Raouf.
Alya
Oui F
a posté le à 00:43
Oui Raouf est toujours vivant . C est slah qui est mort