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Visite de Giorgia Meloni en Tunisie : le feedback des médias italiens
07/06/2023 | 12:27
6 min
Visite de Giorgia Meloni en Tunisie : le feedback des médias italiens

 

Tenir le crachoir s’élève au rang d’« art » quand il s’agit du président de la République, Kaïs Saïed. Ses discours ou monologues ne se font, souvent, que face aux caméras de la présidence de la République. Les médias sont des personæ non gratæ pour le chef de l’État et les portes de Carthage leur ont été fermées, il y a fort longtemps, même quand il s’agit de visites officielles de dirigeants étrangers. Aucun n’aura droit aux journalistes, y compris la présidente du Conseil italien, l’élégante et inquiétante Giorgia Meloni. L’absence de médias n’a, d’ailleurs, pas plu aux Italiens et ils l’ont fait savoir.


Quelques heures après la visite de la dirigeante du parti d'extrême droite Fratelli d'Italia, les médias italiens se sont empressés de dénoncer l’inexistence de journalistes et médias. « Cinq heures, un entretien avec le président de la République Kaïs Saïed, un autre avec la Première ministre Najla Bouden, puis quelques déclarations enregistrées (sans conférence de presse, pour la énième fois), et enfin le retour », a écrit, Il Fatto Quotidiano 

 


Le journal ne s’est pas contenté d’un simple article. L’irritation du média italien a été, également, exprimée dans la description d’une vidéo de l’allocution de Giorgia Meloni. « Quelques ‘déclarations à la presse’ mais pas de presse. La Première ministre Giorgia Meloni, à l'issue de sa visite officielle en République tunisienne, au cours de laquelle elle a rencontré le président tunisien Kaïs Saïed et la Première ministre Najla Bouden, a fait des ‘déclarations à la presse’, comme l'indique la vidéo publiée sur les chaînes officielles. Dommage que la presse, à savoir les journalistes envoyés en Tunisie, n'ait pas été invitée à la conférence », lit-on.  

 

 

De toute la visite, certains médias italiens n’ont retenu que ça ; ce point de presse sans journalistes, ni Tunisiens ; ni Italiens, d’ailleurs. Il Foglio a choisi de titrer dessus : « Il ne restera de la visite de Giorgia Meloni à Tunis qu'une fausse conférence de presse ». Le journal écrit également : « Finalement, ce qui restera de la visite de Giorgia Meloni à Tunis mardi, c'est la conférence de presse sans journalistes organisée à l'issue du sommet avec le président Kaïs Saïed ». 

 


La Repubblica a fait de même. Le journal titre : « Meloni à Tunis : on dirait une conférence de presse, mais il n'y a pas de journalistes ». Dans sa description des faits l’auteur de l’article a précisé : « Micro, pupitre, sourires : la Première ministre s'exprime pendant plus de neuf minutes face à la caméra, dans un cadre qui rappelle les réunions en marge des sommets internationaux. Mais cette fois, il n'y a ni journalistes, ni questions ».
 
 


La Stampa n’a pas non plus raté l’occasion. Le journal a intitulé son compte rendu de la visite de la dirigeante italienne : « Tunis, le voyage inopiné et sans questions de la Première ministre Meloni » et précise : « La Première ministre apparaît pendant dix minutes devant une caméra sans l'assistance de journalistes ». 
 
 

 

Il Dubbio a, lui, trouvé un prétexte à l’absence des journalistes à Carthage. Selon le journal c’est faute de temps que ce point de presse de Giorgia Meloni s’est déroulé sans médias. Dans un article intitulé : « Italie-Tunisie : le point de presse de Meloni a été reporté en raison de contraintes de temps », le journal explique : « Le point de presse du Premier ministre Giorgia Meloni à Tunis, prévu à 12h30 (heure italienne), a été annulé. La Première ministre devait rencontrer des journalistes à la résidence de l'ambassadeur d'Italie, mais peu avant la rencontre avec le président tunisien Kaïs Saïed, les collaborateurs du Premier ministre ont annoncé que le rendez-vous avec la presse n'aurait pas lieu en raison de contraintes de temps ».

 

 

Des contraintes de temps ! Peut-être. Après tout, la visite de Mme Meloni n’aura duré que cinq heures en tout. Cela dit, parler aux médias n’est pas, non plus, dans les habitudes de Carthage. Les laisser s’exprimer et poser des questions, encore moins ! C’est presque un rituel qui n’est pas propre au chef de l’État. Le gouvernement a adopté la même démarche. Des rencontres du président de la République ou de sa cheffe du gouvernement, les médias tunisiens ne savent que ce qu’on leur dit dans les communiqués de Carthage et de la Kasbah. Il nous faut toujours piocher du côté de la presse étrangère ou des communiqués publiés par les Français, les Américains et autres… dans l’espoir d’apprendre un peu plus sur ce que nos dirigeants ont discuté avec leurs homologues ou chefs des institutions étrangères. Et souvent, des différences sont notables entre ce que Carthage et la Kasbah véhiculent et ce que les autres parties communiquent. Les versions de l’Élysée des entretiens entre le président français Emmanuel Macron et son homologue tunisien Kaïs Saïed, n’en sont qu’un exemple.  

Pour cette fois-ci, avec la visite de Mme Meloni, on ne pouvait espérer mieux. Il a fallu attendre le live sur la page Facebook de la présidente du Conseil italien pour s’informer des sujets évoqués avec Kaïs Saïed, notamment la proposition de ce dernier sur l’organisation d’un sommet méditerranéen sur la migration irrégulière ou ce qu’il qualifie de « migration inhumaine ». S’exprimant pendant neuf minutes, la figure de l’extrême droite italienne a presque tout déballé y compris l’hypothèse d’organiser une conférence sur la migration et le développement à Rome et non à Tunis. De ces neuf minutes diffusées sur les réseaux sociaux italiens à exactement 13h53, la présidence de la République n’a, elle, repris que les trois premières où Mme Meloni a dit le soutien de l’Italie à la Tunisie, ses efforts pour appuyer les négociations avec le Fonds monétaire international, les relations historiques qui lient les deux nations et les projets de coopération bilatérale. Il faudra, en plus, attendre jusqu’à 15h55 et 16h04, soit deux heures après le live du côté italien, pour avoir les photos de la visite et un communiqué sur son déroulement, du point de vue de Carthage. 
 
Des sujets débattus pendant cette rencontre, Carthage ne s’est, d’ailleurs, attardé, dans son communiqué, que sur ce que le président de la République avait dit à Mme Meloni ; la question de la migration irrégulière et son rejet des diktats du Fonds monétaire international. Ce n’est que dans l’extrait de la vidéo de Meloni repris par Carthage que l’opinion facebookienne tunisienne aura une vague idée de ce que la dirigeante italienne a discuté avec Kaïs Saïed et dans une traduction approximative en arabe littéraire de son propos.   
 
« Vergogna ! » (vergogne, ndlr), comme diraient les Italiens, pour un pays qui se prétend sur la voie de la démocratie et où la liberté de la presse était l’un des premiers acquis de la révolution. 
 
 

Nadya Jennene 

 

07/06/2023 | 12:27
6 min
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Commentaires
Patriote
Tant mieux
a posté le 09-06-2023 à 12:10
La déclaration de la première ministre italienne est claire simple et qui ne nécessite aucun complément
Pourquoi une conférence de presse avec des journalistes qui vont posés des questions nulles
Des journalistes qui n'ont de but que de mettre en cause le pouvoir en place sans aucun sens des intérêts du pays
Abel Chater
Aux modérateurs de BN
a posté le 08-06-2023 à 12:06
Aux criminels ennemis des Tunisiens, des Arabes et des Musulmans, comme ce faux pseudo tunisien @ali & Co., vous leur permettez de nous insulter et de nous humilier en toute liberté, dans notre propre site et forum tunisien de BN.
Vu que le peuple tunisien est arabophone, nous ne sommes ici dans ce forum francophone de BN, que peu de vrais Tunisiens arabes et musulmans, ne dépassant pas le nombre des doigts d'une seule main. Il suffit que nous damnions nos ennemis même en arabe, vous nous censurez par votre complexe d'infériorité honteux et dégradant. Ou que vous soyez équitables avec tout le monde, ou que vous auriez aussi une part de nos damnations. Et ne vous vous en moquez pas de nos damnations en pleine guerre médiatique mondiale, que nous mènent les lobbies judaïques contre nous les Arabes et les Musulmans. On leur voit leurs effets divins, partout où on lève les yeux vers les Cieux.
Hasbounè Allahou wè Niimè El-Wakil.
Loozap
Respect
a posté le 08-06-2023 à 02:15
J'aime tellement tout ce qu'elle a dit. Elle a tout détaillée. Les Italiens da.s ce combat
Hamza Nouira
Et bien...
a posté le 07-06-2023 à 16:11
C'est ce que j'ai dit. l'Italie ne veut pas que se déverse chez elle les Tunisiens en cas de défaut de paiement mais aussi les autres étrangers présent sur le territoire Tunisien. C'est tout ce qui l'intéresse et c'est complètement logique.
Surtout si son interview solo ne parlait que de cela. Lol

Et bien sûr au lieu de parler de la situation économique de la Tunisie, on parle de l'immigration.

Encore 2 personnes qui viennent de faire avancer le schmilblik comme disait Coluche.

Sinon on commence à prendre conscience de la situation ou pas?
ali
@Nephentes
a posté le 07-06-2023 à 15:32
De toutes façons si l'Italie et l'Europe sont submergés par les flots de migrants il leur reste en dernier l'option militaire qui empêchera tout débarquement comme le fait l'Australie contre les chinois.Essayer d'envoyer des hordes d'immigrés palestiniens envahir Israël et vous verrez si c'est possible.Poutine avait essayé d'envahir la Pologne par des flots d'immigrés ramenés de Syrie avant que l'OTAN ne se mette en branle.Laisser sa population envahir un pays voisin viole la loi internationale et est considéré comme un acte de guerre.Meloni elle même avait évoqué l'option militaire pour venir à bout de l'immigration illégale!
ali
@Hamza Nouira
a posté le à 21:58
Voici l'événement dont je parle et qui a maintenu en haleine tous les médias de la planète: Article du journal LE

L'Europe accuse le dictateur biélorusse, Alexandre Loukachenko, d'avoir nourri une vaste crise migratoire à la frontière polono-biélorusse en délivrant des visas à des réfugiés et en les y acheminant. Il se vengerait ainsi des sanctions occidentales adoptées envers son pays pour dénoncer sa politique de répression de l'opposition depuis l'élection présidentielle de 2020.
L'accès à la zone frontalière a été bloqué pour les journalistes et les ONG, mais des images diffusées par les autorités des deux pays montrent des centaines de personnes dans des tentes, allumant des feux pour se réchauffer sous des températures glaciales.
La Pologne a annoncé, mercredi 10 novembre, avoir lancé un coup de filet contre des migrants massés à la frontière, en interpellant une cinquantaine d'entre eux. Varsovie a également signalé une hausse des tentatives de passage de la frontière et affirmé que certains réfugiés avaient réussi, sans en préciser le nombre.
Mardi, le premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, a clairement accusé le président russe, Vladimir Poutine, principal allié de Minsk, d'être le « commanditaire » de cette vague migratoire. Des accusations qualifiées d'« irresponsables et inacceptables » par le Kremlin. Mercredi, M. Morawiecki est allé plus loin, accusant la Biélorussie de « terrorisme d'Etat ».
De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a demandé à Vladimir Poutine, lors d'un entretien téléphonique, « d'agir » contre « l'instrumentalisation inacceptable et inhumaine » des migrants
Hamza Nouira
@ali
a posté le à 10:12
Merci Ali pour la mise a jour.

Belle journée à vous.
Citoyen_H
RESTONS UN PEU SERIEUX TOUT DE MEME
a posté le à 21:18
"Poutine avait essayé d'envahir la Pologne par des flots d'immigrés ramenés de Syrie"

Je ne sais pas d'où vous tenez ces infos, mais là, on frise la science-fiction !!!



ali
La science fiction
a posté le à 16:08
Ce n'est pas hélas de la science fiction!Poutine avait fait un pont aérien pour acheminer des migrants syriens et proche orientaux pour les déverser sur la frontière polonaise.La Turquie avait nié sa participation!Il faut lire les journaux écrits et pas se contenter d'Internet!!!
Nephentes
Ce sera un holocauste biblique
a posté le à 16:50
La question de l'endiguement des flux migratoires incontrôlés de la rive sud méditerranée vers la rive nord est est une question de vie ou de mort pour les européens

Deux chiffres qui se passent de commentaires :

Les réfugiés climatiques issus d'Afrique et du Maghreb vont se compter en centaines de millions d'içi 2080 ; certaines institutions comme les NU avancent le chiffre hallucinant de 350 millions de migrants réfugiés climatiques susceptibles de vouloir débarquer en Europe dans les 50 prochaines années

En 2021, plus de 45 000 migrants clandestins identifiés localisés ont débarqué en Italie; le parlement européen estime a plus de 250 000 le nombre annuel de migrants clandestins débarquant en Europe occidentale chaque année depuis 2015

Cela veut dire que depuis 8 ans près de 2000000 migrants clandestins ont envahis l'Europe occidentale

Tout indique les prémisses d'une guerre civile ethnico-religieuse voire raciale d'une ampleur et atrocités inédites en Europe Occidentale depuis la Reconquista espagnole au 16e siècle

Comment voulez vous que les européens de souche se comportent face a une menace aussi terrible pour eux et leurs enfants ?
ali
@Nephentes
a posté le à 04:24
Si l'Europe se trouve menacée elle aura recours à l'armée pour dissuader toute immigration!L'Europe est un continent qui a connu les pires guerres et les pires barbaries. avec des millions de morts!Même des migrants armés n'auront aucune chance de pénétrer.Même l'armée russe en serait incapable comme le montre actuellement la guerre d'Ukraine.L'Europe est un continent prêt à faire la guerre au reste de la planète!L'Europe c'est 500 millions d'habitants avec une armée redoutable!
Nephentes
Nous sommes au c'?ur d'enjeux immenses
a posté le à 09:10
L'empire romain aussi disposait d'une armée redoutable

Au delà de ces prévisions apocalyptiques il serait bon de se questionner sur notre futur en tant que Tunisiens et Maghrébins

Allons nous ou pas être intégrés dans un zone régionale prospère garantissant un avenir sur aux générations futures, ou allons nous devenir un Somaliland ?
ali
De la science fiction
a posté le à 16:14
L'Europe n'inclura jamais l'Afrique du Nord puisque cette dernière est à des années lumière culturellement et que le modèle social est à l'opposé de celui des européens.Avec l'arrivée de l'extrême droite en Europe il est à craindre que des frontières hermétiques verront le jour,une sorte de mur de Berlin infranchissable!
lotfi
liberté
a posté le 07-06-2023 à 15:07
Pas de leçon à recevoir des médias italiens soumis aux usa et à l'otan
Hamza Nouira
@lotfi
a posté le à 16:14
Où est le rapport Au moins l'information circule encore chez eux... Contrairement au pays la Tunisie.

Comme toujours certains l'ouvre sans se poser les bonnes questions. Si vous n'avez pas le niveau, évitez de mettre des commentaires stupide pour ne pas passer pour un idiot.

Amicalement
Karim
Complement d information
a posté le 07-06-2023 à 14:10
Ils ont dit aussi que la "finta"conference a etait enregistrer avec un cellulaire
Nephentes
Un coup de main bienvenu
a posté le 07-06-2023 à 13:24
Même si la MELONI est quelqu'un de viscéralement nationaliste c'est aussi un dirigeant pragmatique

Elle est venue, dans ces temps d'isolement et de désapprobation généralisée, nous fournir un appui plus ou moins symbolique, pas forcément au régime , mais plutôt a la Tunisie

un appui fortement intéressé bien sur mais mettez vous a la place des Italiens face au cauchemar des hordes migratoires ( Plus de 35 millions tentatives de migrations attendues vers l'Europe au cours des 10 prochaines années !!!)

et nous oublions trop souvent que ces mêmes Italiens que l'on décrit aujourd'hui comme des racistes invétérés, ont accueillis les bras ouverts 3 millions de migrants africains et asiatiques entre 1990 et 2005

Mieux vaut avoir des relations constructives avec une nation que l'on côtoie depuis des millénaires que de s'aventurer a des "partenariats " douteux et préjudiciables a moyen terme
ali
@Nephentes
a posté le à 15:28
De toutes façons si l'Italie et l'Europe sont submergés par les flots de migrants il leur reste en dernier l'option militaire qui empêchera tout débarquement comme le fait l'Australie contre les chinois.Essayer d'envoyer des hordes d'immigrés palestiniens envahir Israël et vous verrez si c'est possible.Poutine avait essayé d'envahir la Pologne par des flots d'immigrés ramenés de Syrie avant que l'OTAN ne se mette en branle.Laisser sa population envahir un pays voisin viole la loi internationale et est considéré comme un acte de guerre.Meloni elle même avait évoqué l'option militaire dans sa campagne électorale!
ourwa
@ Nephentes ( 07-06-2023 à 13:24)
a posté le à 15:18
Vous dites, à propos de la visite de Meloni que c'est " un appui plus ou moins symbolique, pas forcément au régime , mais plutôt a la Tunisie" (sic) Ah bon ! il faudrait lui expliquer, si elle n'avait pas déjà compris que, aux yeux de KS, " régime" et Tunisie( son "peuple qui veut"), ne font plus qu'un dans la personne et les pouvoirs exclusifs de ce même KS, car gouvernement, arp, justice... font partie de son pouvoir exclusif incommensurable...
Vous enchainez :" un appui fortement intéressé bien sur mais mettez vous a la place des Italiens face au cauchemar des hordes migratoires ( Plus de 35 millions tentatives de migrations attendues vers l'Europe...". C'est légitime de la part des Italiens, or ce pays, de la part de sa proximité avec la Tunisie dont la bande maritime Est est un couloir d'émigration illégale vers la Péninsule, ce pays se trouve être le factotum des pays de l'UE " menacés" par cette migration, leur garde chiourme en quelque sorte; les propos de Macron le signalent explicitement lors de son entretien avec KS. Et dans cet ordre d'idée, la déclaration du sinistre des affaires étrangères tunisien dénonçant à mots couverts la volonté italienne-européenne de faire de la Tunisie " le garde frontière" d'autrui ne fait pas seulement allusion à l'Italie, mais aussi à la France et aux autres pays de l'UE... Il avait raison.
Enfin, la fin de votre texte conseille :" Mieux vaut avoir des relations constructives avec une nation que l'on côtoie depuis des millénaires que de s'aventurer a des "partenariats " douteux et préjudiciables a moyen terme" (sic). Qui visez-vous par ces " partenariats douteux" ? Précisez, dites ce que vous pensez réellement ! Toujours est-il que la Tunisie officielle actuelle semble pencher conjointement vers les aides-prêts financiers à la fois italiens et arabes du Golfe; une sorte de gigue entre deux entités idéologiques totalitaires, à l'Est islamo-fasciste, au Nord fasciste européenne. Où serait la construction d'une véritable démocratie tunisienne là-dedans ?
Nephentes
Oubliez la démocratie et la Tunisie de ces 600 dernières années
a posté le à 09:21
La parenthèse de la démocratie et du respect des libertés fondamentales s'est refermée. La démocratie n'existe plus en Tunisie; ce fait est appelé a durer.

En fait ce qui intéresse en priorité les occidentaux c'est de servir de la Tunisie comme d'une zone bouclier contre les flux migratoires , ce qui inclut un régime coercitif et stable.

L'exemple de la Turquie est relativement probant.

De toute façon je vous le dis comme je le pense et j'ai peut être tort : avec les mentalités actuelles prévalant en Tunisie, et l'effondrement radical de notre société suite aux effets conjugués de la dictature benaliste et de l'exode rural anarchique des 35 dernières années, une nation, ou ce qui ferait office de nation, est a reconstruire.

Compte tenu encore une fois du nivellement atroce de notre société(dont Kaes Saed est l'un des avatars) , la participation citoyenne est paradoxalement un obstacle plutôt qu'une nécessité

ourwa
@ Nephentes ( le à 09:21)
a posté le à 18:19
" La parenthèse de la démocratie et du respect des libertés fondamentales s'est refermée. La démocratie n'existe plus en Tunisie; ce fait est appelé a durer" (sic)...si tant qu'elle eût existé...ou si peu, entre le 17/12/2010 et le 23/10/2011, un prémisse de revendications démocratiques par le biais de ce slogan populaire et pertinent : "du pain, des libertés et de la dignité", aucune référence à la démocratie dans le champ politique... c'était du pain béni pour le mouvement islamo-fasciste nahdha, laquelle, axant sa gouvernance sur "la défense de la oumma et de ses besoins élémentaires...", s'est appuyée sur le coran et autre sounna. Elle avait raison d'opter pour cette stratégie discursive et idéologique de son point de vue, mouvement islamiste totalitaire qu'elle était...Après les élections d'octobre 20211, ni après, aucun parti dit d'"opposition" n'a soulevé cette aberration dans la contradiction entre le black-out de la démocratie dans le champ politique et les nécessités, démocratiques, d'un socle de vie quotidienne de la quasi totalité de la population...Bien au contraire, ces "opposants" de pacotille, faux démocrates, se sont tous rués dans l'alliance avec nahdha, toutes périodes gouvernementales confondues : ettakattol, CPR, Nidâa tounes, Echâab, el massar, tahya tounes, qalb tounes...et ce jusqu'au coup d'arrêt du 25/07/2021 de KS. Où en sont-ils actuellement avec leur le front du salut ? à des contestations d'ordre juridique et judiciaire, sans aucune remise en cause de l'existence d'une quelconque idéologie politico-religieuse dans le champ politique et ce constat rejoint bien votre opinion :" ce fait est appelé a durer."( sic); il serait très difficile de construire une véritable démocratie selon les normes universelles reconnues dans des pays à populations gangrenées depuis 1400 ans par des idéologies hybrides, politico-religieuses, populations ignorantes, non instruites, souvent analphabètes... Nahdha l'avait compris, mais avait admis le jeu lors du dialogue national de 2013, ce qui lui a permis de garder la main sur l'arp jusqu'au 25/07/2021. KS aussi et sa décision de bouter tous las partis politiques du champ politique un an plus tard semblait répondre à ce constat, mais aussi à un voeu pressenti de la part d'une certaine opinion publique de se débarrasser des partis... Résultat des courses pour KS : la construction univoque d'un régime totalitaire, absolutiste, personnel, dictatorial. Qui n'aurait rien à envier à ceux qui l'ont précédé, celui de bourguiba, de marzouki, de BCE...
P.S. KS a bien pris soin d'affirmer son islam et son attachement au koran et à la chariâa en 2020 en refusant l'égalité successorale entre la femme et l'homme...tout comme BCE... tout comme bourguiba. Et pourtant, le monstre islamo-fasciste des frérots a fini par débarquer dans nos murs et à expédier ce peuple incapable de raison dans la soumission. C'est abject !