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Qu'est-ce qui a déclenché les émeutes du pain en 1983-1984 ?
04/06/2023 | 19:30
2 min
Qu'est-ce qui a déclenché les émeutes du pain en 1983-1984 ?


La révolte du pain en Tunisie entre 1983 et 1984 a été déclenchée par la décision du gouvernement de Mohamed Mzali d'augmenter les prix des produits céréaliers en réduisant les subventions gouvernementales.

Cette décision était motivée par les pressions exercées par le Fonds monétaire international (FMI) dans le cadre d'un programme d'ajustement structurel visant à réduire les déficits budgétaires et à maîtriser l'inflation. L'annonce de la réduction des subventions a suscité une vive réaction parmi la population tunisienne, en particulier parmi les classes populaires qui dépendaient fortement des produits céréaliers subventionnés, tels que le pain.

La réduction des subventions a entraîné une augmentation drastique des prix des produits céréaliers, tels que les pâtes et la farine, avec une augmentation de 110 %. Cette hausse des prix s'est directement répercutée sur le prix du pain, qui est passé de 80 à 170 millimes ce qui a eu un impact immédiat et significatif sur le coût de la vie pour de nombreux Tunisiens, aggravant ainsi les difficultés économiques déjà existantes.

 

Les manifestations ont commencé le 27 décembre 1983, initialement à Douz, Kebili, Gabès et se sont rapidement étendues à d'autres villes, notamment Tunis, Sfax, Sousse et Kairouan. Les manifestants ont exprimé leur colère en descendant dans les rues, en bloquant les routes, en brûlant des pneus et en lançant des pierres sur les forces de sécurité.

 

La réaction du gouvernement a été initialement répressive, avec des affrontements violents entre les forces de sécurité et les manifestants. Des arrestations massives ont été effectuées et des cas de torture et de mauvais traitements ont été signalés.

Les émeutiers sont essentiellement des jeunes et des paysans pauvres, des travailleurs saisonniers ou des chômeurs. Ils sont appuyés par les étudiants qui déclenchent une grève de solidarité.

 

Les policiers sont débordés et le Président Habib Bourguiba proclame l'état d’urgence. Tunis et sa banlieue s’embrasent le 3 janvier 1984 et les émeutes se poursuivent pendant trois jours malgré la proclamation de l’état d'urgence et le couvre-feu décrétés dès le 1er janvier. L'armée intervient avec des blindés et rétablit l'ordre le 5 janvier 1984.

Bilan : plus de 150 morts et des centaines de blessés.  Cependant, l'escalade de la violence et l'ampleur des manifestations ont finalement conduit le gouvernement à reculer. Le 6 janvier 1984, le Président Habib Bourguiba convoque la télévision et indique :

"Toutes les augmentations sont annulées, on revient à la situation initiale, ce qui m'a influencé c'est qu'on m'a dit que le pain se vendait pour servir de fourrage aux vaches, et puis j'ai demandé à Zakaria Ben Mustapha lors d'un conseil ministériel si c'était vrai que les poubelles contenaient du pain et il m'a confirmé l'histoire... J'accorde un délais de trois mois au gouvernement pour refaire les calculs et faire de sorte de préserver le prix des produits céréaliers et augmenter par exemple les prix d'alcool et de vin".


04/06/2023 | 19:30
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Commentaires
Gassa
Mesures d'accompagnement
a posté le 09-06-2023 à 08:18
Pour se défendre, feu Mohamed mzali, '?'?'? '?'?'? '?'?'? '?'?'? '?'?', a assuré que lors d'une réunion ministérielle a exigé des mesures d'accompagnement pour protéger les couches populaires de cette hausse des prix exorbitantes des produits céréaliers.
Mozart
Déjà, antérieurement aux émeutes du pain de 1984, la gestion calamiteuse de Mohamed Mzali conduisait la Tunisie à une inéluctable déroute
a posté le 05-06-2023 à 12:14
MZALI, LE CHEQUE SANS PROVISIONS

Désigné premier ministre en 1980 pour succéder à Hédi Nouira frappé d'hémiplégie suite à l'attaque libyenne de Gafsa, Mohamed Mzali laisse dans l'histoire de la Tunisie la trace indélébile d'une calamiteuse gestions des finances publiques.

Inconnu alors du grand public, il nourrit son appétit de succéder à Habib Bourguiba par une politique économique qui se veut populaire afin de soigner sa propre popularité. Et décide d'augmentations salariales stupéfiantes pour contenter les salariés du secteur public : il augmente les salaires d'environ 15 à 20 %.

Cette hérésie financière provoque l'apoplexie du ministre des Finances, Rchid Sfar, qui n'ignore guère que le budget de l'Etat ne le permettait pas.

Certes contents de percevoir des payes accrues, les Tunisiens ne s'y étaient cependant pas trompé, puisqu'ils affublèrent Mzali du surnom de "chèque sans provisions"...

Malade, Bourguiba comprend progressivement les raisons pour lesquelles son premier ministre avait été acculé à réduire les subventions de produits de première nécessité, une réduction drastique qui provoquent les émeutes dite du pain.

Et le chef de l'Etat de virer Mzali, responsable en chef d'une mauvaise gestion des deniers publics, pour le remplacer à la Kasbah par ce qu'on appelle le grand argentier : Rchid Sfar.

Sa première mesure phare est de geler un grand nombre d'importations afin de reconstituer les avoirs en devises de la Banque centrale.

Mais cela ne suffit pas à remettre les finances publiques en bon état. Sfar devra ainsi entamer des négociations avec le FMI et mener de concert avec cet organisme de crédit le premier Plan d'ajustement structurel de l'histoire de la Tunisie indépendante et qui nse caractérisera notamment, sous Ben Ali président, par une dévaluation conséquente du dinar.

Il aura fallu ainsi cinq à six ans pour réparer la catastrophique destruction financière opérée par Mzali, ce "chèque sans provisions".
Retraite
Histoire falsifiee
a posté le 05-06-2023 à 12:01
La verite historique est que le chef de gouvernement Mzali a propose mais c est le perfide et manipulateur Bourguiba qui a donne son feu vert et lui a demande d executer . Lorsqu il a constate qu il lui etait imposible de mater les protestations qui risquaient de le faire fuir a
l etranger, il a joue le president qui a ete trompe par Mzali et Ben Mustpha, il a refait le meme scenario avec l experience des cooperatives, L echec de cette l experience a ete impute a Ahmed Ben Salah, ce dernier a ete oblige de fuir a l etranger ou il a vecu une vie de misere, et Mzali a pris les devant en
s enfuyant lui aussi a
l etranger avant que le megalomane Bourguiba ne le jette en prison. Heureusement que Kaeies Saeid ne fait pas le double jeu de Bourguiba en refusant les ordres du FMI et faire porter la responsabilite a Mme Bouden, car il aurait pu imposer l augmentation des prix du pain et dire que son chef de gouvernement l a trompe! Refaire la perfidie de Bourguiba..!
retraité
c'est une grosse bétise du gouvernement
a posté le 05-06-2023 à 08:36
c'est une grosse bêtise du gouvernement feu Mohamed Mzali qui le soir du 3 janvier 1984 pendant que le pays à feu et à sang il déclare à la télévision maintenir la forte hausse du pain plus que le double prix arguant qu'il ne peut subventionner les riches il a fallu le président visionnaire feu Bourguiba intervient à la télévision pour annuler toutes les augmentations du pain et assimilés le roi du Maroc feu Hassen deux et le président égyptien feu Essadate ont suivi l'exemple tunisien en annulant les augmentations opérées chez eux des prix du pain au moins feu Ben Ali a opéré en vingt ans de règne des augmentations modestes de 10 millimes à la fois ou le prix pain est passé de 170 à 250 millimes . les gouvernements successifs d'après la révolution bénie auraient du opérer des augmentations minimes supportées par les citoyens de 10 millimes dont la pièce n'existe plus maintenant à cause de l'inflation galopante dans le pays avec la mauvaise gestion des des islamistes et leurs différents alliés la réforme des prix des produits de base est nécessaire mais il faut la faire intelligemment pour ne pas heurter la classe populaire et pauvre par exemple libérer le prix de la baguette qui se vend dans certaines boulangeries à 250 millimes et dans d'autres à 200 millimes il ne faut pas subventionner les hôtels les restaurants et les riches quant au sucre farine etc les professionnels doivent acheter ces produits aux prix coutant non subventionnés directement des minoteries et de l'office du commerce qui a le monopole de l'importation et la commercialisation du sucre du riz du café du thé etc et lutter à mort contre la spéculation le marché parallèle la contrebande et l'exportation illégale de ces produits aux pays voisins avec ces mesures on peut soulager la caisse de compensation sans pénaliser les couches sociales pauvres et déshéritées dont la caisse de compensation a été crée pour elles .
Karim
Je me souviens
a posté le 05-06-2023 à 01:16
L'application des nouvelles tarif du pain à durée seulement QQ Heurs
On a pas pu voir l'impact réel de cette décision sur le coût de la vie du tunisiens
Léon
il était grand temps
a posté le 04-06-2023 à 22:31
Il était grand temps d'en parler. Je l'ai dit mille fois dans mes posts afin de ne pas sombrer dans les erreurs du passé.
Il est peut-être aussi temps de rappeler aux tunisiens les années des coopératives de Ben Salah. KS les avait vécu, mais les a apparemment oubliées. Il faut dire qu'il était très jeune.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Mémoire de la Tunisie indépendante,
Disciple spirituel du Col Ferchichi,

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.
thoura
La même betise
a posté le 04-06-2023 à 20:50
On continue à faire la même bêtise depuis 40 ans. Oui il faut augmenter le prix du pain parce que il est jeté et donné en fourrage pour les vaches et mouton. Mais les autres produits on peut garder le même prix car rare ou tu trouve une poubelle pleine de couscous ou macaroni.
Déjà le citoyen paie le prix de la baguette à 200 millièmes et non 190.
BOUSS KHOUK
bn , YAATIKOUM ESSAHA
a posté le 04-06-2023 à 20:35
foutre la merde INDIRECTEMENT en incitant INDIRECTEMENT certains naifs à manifester , c'est perdu d'avance !!!! les emeutes du pain on s'en souvient et il suffit d'un clic pour lire l'histoire !! mais nous faire un article sur le sujet en 2023 c'est magistral , le top du professionnalisme dans le journalisme ,
Zarzoumia
Bouss BN
a posté le à 22:11
Vous êtes aveuglé par votre soutien inconditionnel à KS et par la crainte du soulèvement contre ce pouvoir.
Le sujet des émeutes du pain 83-84 est au c'?ur de l'actualité. Le président l'a évoqué pour justifier sa réticence à lever la compensation. Cet article consolide le choix de KS dans la mesure où on est face aux mêmes recommandations du FMI qui, en les suivant, le pays s'est embrasé. KS doit trouver les solutions de financement pour éviter le défaut de paiement qui peut engendrer des émeutes plus graves que ceux de 84.
Vous devez dire merci à BN.
BOUSS KHOUK
zarzoumia
a posté le à 12:57
Inaalbou zinik , GRAND MERCI a KAISSOUN d'avoir mis un terme aux crapules . BIG BOUSSA YA ROUHI .
Zarzoumia
Boussa bnina
a posté le à 13:46
Vous êtes sûr ? Par contre il a généralisé Lebhama. Ki tbouss 3inek, le bourricot ne sera jamais un cheval de course.