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Prix du carburant : des augmentations comme au casino !
14/04/2022 | 14:23
4 min
Prix du carburant : des augmentations comme au casino !


Le gouvernement de Najla Bouden avait annoncé, à l’occasion d’une conférence de presse tenue le 28 décembre 2021, portant présentation de la Loi de finances 2022, qu’il comptait procéder à des augmentations graduelles des prix des carburants afin de se rapprocher le plus des prix réels de vente.

Le gouvernement, rappelez-vous, avait tablé sur un baril à 75$ loin des 107$ actuels et des 120$ et 130$ atteints durant les dernières semaines. Cet écart a, automatiquement, poussé la Tunisie à appliquer le mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Ce dernier avait été fixé à 3%, selon une déclaration de la ministre des Finances, Sihem Nemsia, lors de la même conférence.

Lors de la même conférence, la ministre de l’Industrie, des Energies et des Mines, Neila Gonji avait réaffirmé que le mécanisme de régularisation sera plafonné à 3% et qu’il portera seulement sur l’essence et sur le gasoil. Elle a rappelé que ce mécanisme était fixé à 5% et que le gouvernement l’a abaissé à ce nouveau taux. Ceci a été, également, mentionné dans le rapport du ministère des Finances relatif à la Loi de finances 2022. Le document (consultable en ligne) indique, dans sa page 22, le même taux de 3%.


Par la suite, les Tunisiens se sont, bien évidemment, retrouvés face à des hausses continues des prix des hydrocarbures. En l’espace de seulement 100 jours, c’est-à-dire avant la fin du premier trimestre de 2022, trois augmentations avaient été annoncées. A la date du 31 janvier, les prix de l’essence, du gasoil sans soufre et du gasoil ont connu une hausse aux alentours de ces fameux 3%. La deuxième hausse avait été annoncée à la date du 28 février. Les hausses des prix du sans-plomb, du gasoil et du gasoil sans soufre étaient conformes au taux de 3%.

Néanmoins, nous pouvons observerr une hausse de 4,88% du prix du super sans plomb et de 5% du prix super gasoil sans soufre. Un premier dépassement de la part du gouvernement Bouden. Pourtant, le communiqué gouvernemental précise que la révision des prix était opérée conformément au même mécanisme d’ajustement (limité à 3%).


Quant à la troisième révision des prix, le gouvernement ne s’est même pas soucié de camoufler le non-respect de cette norme. C’est ainsi que nous avons pu observer une hausse de :

- 110 millimes du prix du sans-plomb, soit 4,95%

- 95 millimes au niveau du gasoil sans soufre, soit 4,96%

- 85 millimes au niveau du gasoil, soit 4,98%

- 240 millimes au niveau du sans-plomb « supérieur », soit 10,16%

- 210 millimes au niveau du gasoil sans soufre « supérieur », soit 10%

Ainsi, nous nous sommes rapidement retrouvées face à un flou quant au sujet des augmentations des prix des hydrocarbures. Le gouvernement a annoncé un plafonnement du mécanisme d’ajustement puis a choisi de ne pas le respecter sous prétexte qu’il s’agirait d’une augmentation exceptionnelle en raison du conflit russo-ukrainien.

Le gouvernement n’a, donc, aucun respect face aux normes introduites par une Loi de finances élaborée dans un cadre unilatéral et non-soumises aux débats. La question des hausses des prix s’est transformée en un véritable mystère ! Tout devient possible avec ce gouvernement ! Toute mesure est sujette à révision à n’importe quel moment et sans besoin de consulter qui que ce soit !


Si le gouvernement ne respecte pas les mesures qu’il avait lui-même annoncées et n’honore pas ses engagements, à quoi devrions-nous nous attendre au sujet des revendications et des réformes attendues par les citoyens ? Ou alors ne devrions-nous pas nous contenter de guetter les prochaines annonces et nous en délecter, les savourer comme s’il s’agissait d’une partie de poker, d’une partie de roulette ou de machine à sous ? L’effet serait le même, le peuple continue à dépenser de l’argent (placer des paris, parfois insensés !), s’attendre à un futur merveilleux et à une vie meilleure pour se retrouver par la suite à regretter de s’être prêté au jeu ! De toute façon, au jeu de pari, la banque est toujours gagnante.

A noter que ces hausses pourraient gravement s'accentuer suite à la levée des compensations tel que stipulé par le programme présenté par le gouvernement au Fonds monétaire international.


Sofiene Ghoubantini

14/04/2022 | 14:23
4 min
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Commentaires
Klabi najib
Prix carburants Tn
a posté le 19-09-2022 à 19:09
'? part l'erreur prèvision prix mo ndial baril lors 2 l'èlaboration loi de finançe 2022, je tiens rappel que le niveau des prix carburant Tn ne sont que dèrisoirs et que l'?tat Tn n'y comprend rien car ses cadres finançiers ne sont qe des pions des groupes & multin ationales d'Autos & banque int.
Chanchan
De granges consommateurs de carburants en Tunisie et non seulement à Tunis avec son immense parc auto.
a posté le 14-04-2022 à 20:52
La vie en Tunisie consiste à:
- habiter la capitale Tunis ;
- d'avoir un véhicule neuf ;
- d'être recruté dans la fonction publique un recrutement, par la connivence de nahdha sans avoir besoin du niveau d'instruction, et désigné par "un clou dans le mur" ;
- boire dea bière à longueur de journée ;
- obtenir une autorisation de taxi toujours par le biais de nahdha et ce contrepartie d'élire cette rusée nahdha lors d'éventuelle élection legislative pour satisfaire ghanouchi.
- acheter des appartements et des demeures et les mettre en location pour les recrutés à Tunis et ayant changé de résidence vers Tunis la massacrée, la délaissée, etla sale, incceuillante pour n'importe quel touriste venu voir la Médina et ses monuments.
Et avec toutes ces médiocrités ils demandent des dialogues ; dialogues de quoi ? de la misère et des sabotages de nahdha.
retraité
l'Eatne respecte ses engagements ?
a posté le 14-04-2022 à 17:12
l'Etat ne respecte pas ses engagements d'augmenter les prix des carburants de 3 % sous prétexte que les cours du pétrole ont dépassé les 100 dollars le baril rapport au prix prévu dans le budget de 75 dollars le baril or on sait très bien que le prix du baril de pétrole n'est qu'à 15 % du prix du carburant en cas d'austérité imposée de l'extérieur elle doit être partagée équitablement dans le pays tout d'abord doit faire des économies dans sa propre consommation consommation des carburants et puis d'imposer une forte taxe de consommation et de pollution pour les voitures gros cylindrés gourmands de carburant et ensuite une hausse graduelle et raisonnable supportée par les entreprises et les citoyens de faible et moyen revenu qui ont des voitures de 4 à 6 chevaux car une forte hausse des prix des carburants engendrent immédiatement les prix du transport les produits industriels les services et généralement la hausse des prix et de l'inflation et une course infernale des salaires et des prix .
Tunisino
Le goût de l'incompétence
a posté le 14-04-2022 à 16:52
Le goût de l'incompétence est amère! Ils gèrent mal le pays et font payer les citoyens leur amateurisme. Les tunisiens sont patients mais pas pour longtemps, la future secousse sera un désastre pour tout le monde.
Maher
Methode alternative
a posté le 14-04-2022 à 16:16
Pourquoi ce gvt cherche toujours la methode simpliste ils ne comprennent pas qu'augmenter les prix alimentent d'avantage le secteur parallel ? Pourquoi pas fixer les prix selon les regions ou utiliser des tactiques de pricing plus efficientes ?
Lol
Dictature et infantilisation
a posté le 14-04-2022 à 15:50
La dictature a fait des tunisiens (même ceux qui ont fait des études) des enfants.
Ils regardent le monde rentrer en guerre et ils voient les cours du pétrole s'enflammer. Ils regardent même des reportages sur le prix à la pompe de l'essence en hausse partout mais ils s'étonnent de voir ça chez nous.
Après tout on est un pays producteur de pétrole et qui peut, avec les impôts du contribuable, payer cette hausse. On n'a même pas besoin d'augmenter les prix de 3% ou de 5% quand les prix ont augmenté de 100%.
Et puis c'est la faute du méchant gouvernement qui fait de mauvaises estimations comme ses prédécesseurs. Comme si un autre prix du baril dans le budget aurait change quoi que ce soit.
Si nos supposées élites supposées expliquer les choses aux simples mortels raisonnent comme des enfants, c'est nous ne méritons pas la démocratie voire même l'indépendance.
Ortho
Faites-vous exprès ?
a posté le 14-04-2022 à 15:45
Il ne faut pas être un génie pour comprendre qu'à situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles.

Qui pouvait prévoir la guerre en Ukraine ? Nos services secrets peut-être ?
Lorsqu'on regarde l'impact au niveau mondial, on ne peut que comprendre ce qui a été mis en place chez nous, et encore cela n'empêchera pas l'écroulement de l'Etat.

Vous tirez sur une ambulance sans effectuer d'analyse et vous essayez de manipuler tout bonnement l'opinion.

Bravo !
Le Baron
Ce n'est pas un problème
a posté le 14-04-2022 à 15:26
Je suis prêt à payer cinq dinars le litre et plus tant que je ne suis pas gouverné par Ghannouchi...De la part d'un con patriote tunisien
veritas
Objectif 3 dinars le litre '?'
a posté le 14-04-2022 à 15:22
Je le répète encore une énieme fois tout a été décidé depuis belle lurette le litre de carburant a été fixé à 3 dinars depuis belle lurette dans un premier temps dans un 2 eme temps il atteindra les 3,500 dinars quand l'euro sera à 7 dinars tunisiens'?'.après ils vont dire que c'est à cause de said et non pas à cause des caisses qui ont été vidés à bloc dès l'arrivée des colons islamistes par procuration us dans le pays .