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Brahim Bouderbala : le dialogue national pourrait être entamé dans les prochaines heures
09/05/2022 | 14:22
5 min
Brahim Bouderbala : le dialogue national pourrait être entamé dans les prochaines heures


Le président de l’Ordre national des avocats de Tunisie, Brahim Bouderbala, a considéré que la réforme du Conseil supérieur de la magistrature passera par la promulgation d’une loi par le prochain parlement. « Le conseil actuel est seulement provisoire… La réforme de la justice doit avoir lieu dans un cadre inclusif et participatif incluant les magistrats, les avocats, les huissiers de justice, les experts et autres acteurs de la justice tunisienne », a-t-il ajouté.

Invité le 9 mai 2022 par Zina Zidi sur les ondes de la radio Shems FM, Brahim Bouderbala a insisté sur le rôle du ministère de la Justice dans la mise en place de réformes. Il a estimé que la composition actuelle du conseil provisoire garantissait cela en raison de la présence du procureur général. « Nous restons convaincus de la nécessité d’entamer des réformes profondes basées sur une vision à long terme et portant sur la complexité des procédures, la longueur des délais, l’amélioration de la qualité des services et le renforcement des ressources », a-t-il ajouté.


Brahim Bouderbala a, également, rappelé que le président de la République comptait entamer un dialogue national à travers la création d’une commission chargée des questions d’ordre politique et une autre chargée des questions d’ordres socio-économiques. Il a assuré que le quartet du dialogue national de 2014 (UGTTUtica, Ordre national des avocats de Tunisie et LTDH) sera représenté dans ce dialogue. Le président de l’ordre des avocats a, également, estimé que le dialogue national sera entamé dans les prochaines heures.

« Les participants sont tous ceux ayant positivement réagi au processus entamé à la date du 25 juillet 2021. Nous sommes dans une phase de construction. Ceci nécessite un échange d’idées. Toute personne estimant que le 25 juillet 2021 était un coup d’Etat anticonstitutionnel n’aura pas sa place dans le dialogue… Le président de la République cherche un dialogue sérieux afin de bâtir la Tunisie de demain… Je soutiens toute décision servant les intérêts du pays et de la profession d’avocat… L’ordre des avocats appellera à la préservation des principes des constitutions modernes, notamment l’indépendance de la justice, les droits fondamentaux et les libertés individuelles et collectives », a-t-il déclaré.




Brahim Bouderbala a considéré que le président de la République avait la possibilité de publier le décret portant convocation des électeurs pour participer au référendum et charger par la suite les membres des commissions de formuler les propositions qui seront soumises au vote. Il a souligné le grand nombre d’experts et de professeurs universitaires spécialisés en droit constitutionnel et en sciences politiques. Il a insisté sur l’importance du rôle de l’Utica et de l’UGTT dans les questions d’ordre social et économique. Il a estimé que l’organisation patronale jouait un rôle central dans la création de richesses, le développement de l’économie tunisienne et l’amélioration de la situation de la classe ouvrière.


Il a assuré que le président ne comptait pas dissoudre les partis politiques. Il a, également, nié l’existence d’un conflit entre le président de la République et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi. Il a affirmé que le président de la République était confiant quant au processus entamé depuis le 25 juillet et qu’il était à l’écoute des propositions et des points de vue.

« Je considère que la solidarité sociale et politique, une vision claire et la réinstauration de la culture du travail, permettront au pays de se développer… Le statut de la Tunisie et son histoire poussent tous les autres pays à maintenir leurs relations diplomatiques… La Tunisie n’est pas isolée », a-t-il dit.


Concernant l’affaire de Mehdi Ben Gharbia, Brahim Bouderbala a exprimé son attachement au principe du procès équitable et du droit de se défendre devant les tribunaux tunisiens. Il a, également, considéré que le mouvement Ennahdha avait le droit de se défendre en cas d’ouverture d’enquête à l’encontre du parti. Réagissant à l’affaire de l’assignation à résidence de Noureddine Bhiri, Brahim Bouderbala a rappelé que le ministère de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, avait annoncé l’ouverture d’une enquête à l’encontre du député et figure du mouvement Ennahdha. Il a expliqué que le ministère public était la seule autorité à pouvoir initier une action publique.



S.G

09/05/2022 | 14:22
5 min
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Commentaires
Many
Incompréhensible
a posté le 10-05-2022 à 17:08
Alors que la plupart des juristes que ce soit avocats ou professeurs de droit ont clairement manifesté leur désaccord avec les démarches et propositions du Président, voila le bâtonnier faisant fi des protestations et revendications de ses pairs accepte clairement de jouer le jeu du président. Le conseil de l'ordre cautionne t'il cette mascarade.
BLAS
C´est le cas clinique typique, impossible à ignorer!
a posté le 09-05-2022 à 18:38
Et dire que les épidémiologistes tunisiens prétendent que la sénilité précoce est assez rare en Tunisie !?
Ancien '?lu de la république française
j'espère que le président ne tombera pas dans son propre piège
a posté le 09-05-2022 à 18:36
j'espère que le président, il ne va pas creuser sa propre tombe, si le président tombera dans son propre piège la guerre civile ne sera pas exclue ( mes chers compatriotes je vous le dirais un peu plus tard j'ai vraiment peur d'une guerre civile )
Tunisino
Ce type
a posté le 09-05-2022 à 16:58
Ce type est d'une stupidité incroyable! Il faut être stupide ou fou pour être entendu par Zakafouna.
TRE
Porte-parole présidentiel autoproclamé ?
a posté le 09-05-2022 à 16:52
Mr. Brahim Bouderbala, cela ne vous aidera pas beaucoup, vous avez aidé et travaillé avec les Putschistes et vous risquez gros après Kaiis Saied..