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Taboubi réprouve la réinstauration de la Chambre des conseillers
21/06/2022 | 12:21
4 min
Taboubi réprouve la réinstauration de la Chambre des conseillers

 

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi a affirmé que les convictions syndicales n’étaient pas de simples slogans, mais des pratiques. « Toute personne peut servir les intérêts de l’UGTT de là où elle se trouve », a-t-il dit.

 

S’exprimant à l’occasion de l’ouverture du congrès de l’union régionale du Kairouan, Noureddine Taboubi a insisté sur l’attachement de l’UGTT à la démocratie au niveau interne, mais aussi par rapport à la situation générale du pays. Noureddine Taboubi a, aussi, évoqué l’histoire du militantisme en Tunisie et le rôle de l’UGTT et celui de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme. L’UGTT lui avait ouvert les portes de l’union régionale du Kairouan afin de permettre à cette organisation de tenir ses réunions.

« A ceux qui veulent défendre l’UGTT, je leur dis que nous tiendrons bon et nous persisterons et continuerons à exister. Quant à ceux soutenant le pouvoir, je leur dis qu’aucun pouvoir ne dure. Seules les positions découlant de principes persisteront… L'histoire se répète. Rappelez-vous ! A chaque étape historique, la centrale syndicale s’illustre par une position. Avant la révolution, nous avions dit non à la chambre des conseillers et nous avions dit non et nous avions défendu l’indépendance de l’organisation. Personne ne peut tracer la trajectoire de l’UGTT. Lors de la création de la chambre du député, tout le monde avait fui… Nous nous étions opposés à la nomination de nos représentants. Nous ne pouvons pas être affiliés au pouvoir. Nos chaises sont restées vides… Même une minorité, peut, dans le cadre de la préservation des intérêts de l’UGTT, est capable de provoquer un renversement de situation », a-t-il poursuivi.

 

 

Noureddine Taboubi a déploré la non-publication du brouillon de la constitution élaborée par la commission nationale consultative pour une nouvelle République et présentée le 20 juin 2022 au président de la République. Il a affirmé que le président allait opérer de grands changements au niveau du texte proposé. Il a, aussi, expliqué que la gouvernance par les bases ne sera pas réglementée par la constitution, mais par la loi électorale. Il a, également, rappelé la déclaration du porte-parole de l’UGTT, Sami Tahri, affirmant le refus de la centrale syndicale de participer à un processus portant atteinte aux partis politiques. Il a réaffirmé la position de l’UGTT quant au refus de participer au dialogue initié par le chef de l'Etat.

 

Le secrétaire général de l’UGTT a affirmé que le droit de grève ne pouvait pas être limité par une loi. Il a rappelé que la centrale syndicale avait milité pour la préservation et la constitutionnalisation de ce droit. Il a, également, exprimé le refus de l’UGTT à toute restriction touchant ce droit. Il a considéré que l’opposition à la circulaire n°20 s’inscrivait dans ce cadre-là.

« Le gouvernement est conscient de ce qu’il fait… Il y a un complot visant à porter atteinte à l’Union générale tunisienne du travail. Ces individus ne croient pas en l’ampleur et au poids de l’UGTT… Le secrétaire général de l’un des secteurs m’a contacté dernièrement pour m’informer qu’un ministre avait décidé d’appliquer une partie des revendications sans consulter la fédération, sans entamer de dialogue et sans procès-verbal concrétisant cela… Nous avions appelé au dialogue… L’UGTT n’est l’otage de personne… C’est à ses militants et à ses militantes de décider… Nous militons pour ce pays et pour nos concitoyens », a-t-il dit.

 

Noureddine Taboubi a considéré que l’amateurisme politique et le manque d’expérience de ceux qui ont gouverné la Tunisie depuis la Révolution de 2011 a provoqué les divisions au sein du peuple tunisien. Il a considéré que les attaques visant l’UGTT étaient, aussi, d’origine extérieure. Il a considéré que le programme de réformes ne comportait que de belles expressions. Il a appelé le gouvernement à communiquer les véritables chiffres relatifs aux prix et aux salaires.

Le responsable syndicale a par ailleurs déploré les mesures visant à suspendre les recrutements et les promotions et à encourager le départ à la retraite, estimant que ces mesures n’avaient aucun impact et n'allaient rien changer. Il a demandé à consulter le document communiqué au Fonds monétaire international et comportant les réformes envisagées.

 

S.G

21/06/2022 | 12:21
4 min
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Commentaires
Khaled
Taboubi le genie
a posté le 21-06-2022 à 21:04
Si Mr taboubi (ex boucher);émet des réserves sur le projet de la nouvelle constitution. Je demanderais à Mr le ministre de l'enseignement supérieur d'annuler tous les diplômes octroyés aux intellectuels depuis l'indépendance et de les recycler au sein de la société ellouhoum
retraité
travail et productivité
a posté le 21-06-2022 à 17:29
ce charcutier ne parle que de grève et d'augmentation des salaires et des primes dans le secteur public il ne parle jamais de productivité et des heures de travail une telle politique conduira le secteur public à des déficits énormes et engendra la hausse des impôts et des taxes , l'endettement insupportable intérieur et extérieur de l'Etat tunisien , l'inflation et la course infernale prix et salaires et une banqueroute financière du pays , il ne pratique pas la même politique au secteur privé car toute augmentation bien étudiée de salaire est accompagnée par une augmentation de productivité sinon l'entreprise sera déficitaire et mettra en final les clés sous la porte et ses salariés au chomage à la recherche de l'emploi ailleurs . Si l'état actuel des finances du pays est catastrophique il est du à la mauvaise gestion du pays par les islamistes et leurs différents alliés pendant 10 ans et par les hausses des salaires et des avantages sociaux dans le secteur public revendiquées et obtenues par la direction actuelle du syndicat avec moins des heures travaillées .
Bensa
Travail
a posté le 21-06-2022 à 15:43
Il ne parle jamais de travail et production
Il ne parle que des recrutements et augmentation de salaire sans fournir aucun effort, cette politique de lugtt va conduire le pays vers la faillite
Achille
Message pour Noureddine Taboubi
a posté le 21-06-2022 à 15:36
Monsieur Taboubi,

Vous marchez dans un chemin parallèle a celui des puissances étrangères en Tunisie.
D'ailleurs ils ont commencé a vous parler bien avant la grève. Et désormais leurs agents vous palent en Tunisie. A l'instar de Ghanouchi et Ahmed Nejib Chebbi, gérés principalement par des filiales militaires et politique du MI6 et de la CIA principalement. S'ajoute la Turquie et l'UE en second commandant.

Ces agents sous formes de politiques ont vu en vu un potentiel désormais de haute trahison.
Vous devez stopper immédiatement la grève et vous reculer de la scène politique, vous êtes désormais sous le travail d'intelligence des services et états cités en haut.

Vous allez prochainement être imbriqué dans des opérations de guerre contre la Tunisie, sans le vouloir et peut être sans le voir, vous l'êtes déja.
Vous ne pourrez rien faire, vous ne pourrez pas guider votre trajectoire en dehors des ces actions. Vous y serez assimilé.
Peut être même a des actions d'assassinats.

Kais Said, ne controle pas vraiment le gouvernement Bouden.
Ceux ci comportent des ministres qui reçoivent des directives étrangères.

Désormais vos actions sont alignés sur la guerre contre le référendum et la nouvelle constitution.
Vous êtes déja sans le savoir un agent de l'étranger.

Vous devez faire machine arrière et soutenir Kais Said pour l'intêret de la Tunisie. Vous devez rester pour le moment en dehors de la politique. Et être prêt au moment venu, pour donner un coup de main.
Pour virer les puissances étrangères néfastes qui livrent une guerre acharnés contre la Tunisie.
Votre rôle doit être celui d'un allié indéfectible et bien renseigné.
BORHAN
BOUCHE TROU...,!
a posté le 21-06-2022 à 13:48
Durant le règne du clan Ben Ali -Trabelsi, la chambre des conseillers était un bouche trou où on case les fidèles du président, les mal aimés de la Baronne Leïla,...
Ses locataires étaient des parasites payés par les impôts du contribuable.
Comme Tunis air et compagnies, une sorte de vache à lait.
C'était aussi une sorte de loge pour constituer une réserve d'inconditionnels du régime dont on fait appel à ses services en cas de besoin.
A titre d'exemple, lorsque la Baronne a délogé en catimini monsieur Rouissi de l'ambassade de tunisie à Paris Ben Ali l'a immédiatement casé dans cette loge.
Mais attention, c'est vraiment astucieux, en créant cette chambre des conseillers, Saied a une vision d'avenir.
Il veut caser ses proches et ses fidèles, indice que ce monarque frechement autoproclamé vise un bail à vie à Carthage.
Le hic, c'est que la masse salariale de ses bon à rien va allourdir le budget de l'état à l'heure où les caisses de l'état sont vides, où FMI exige la compression des dépenses de l'état, la suppression de la caisse des compensations, la réduction du nombre des fonctionnaires,...
Ah, j'ai oublié de se rappeler que notre monarque est un bleu en matière économique et peut être il s'en fout éperdument.
C'est ce que je crois.