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L’essentiel de la séance plénière de vote pour le gouvernement Fakhfakh
26/02/2020 | 09:12 , mis à jour à 02:50
8 min
L’essentiel de la séance plénière de vote pour le gouvernement Fakhfakh
 
La séance plénière consacrée au vote de confiance au prochain gouvernement d’Elyes Fakhfakh a eu lieu, ce mercredi 26 février 2020, à l’assemblée des représentants du peuple.
 
La plénière a démarré à 9h35. Conformément au règlement intérieur, des versets coraniques ont été récités au début de la plénière, suivi par l’hymne national entonné par les députés et les membres du prochain gouvernement.
 
Le président du parlement, Rached Ghannouchi a présidé la plénière. 180 députés sont présents.
 
Il a, également, appelé les députés à réciter la Fatiha à la mémoire des cinq institutrices décédées, hier, dans un accident de la route à Boulâaba, au gouvernorat de Kasserine.
 
Rached Ghannouchi a indiqué que le chef du gouvernement désigné présentera son programme gouvernemental, puis les députés passeront au débat général. Le chef du gouvernement à répondre aux remarques des députés puis il y aura un passage au vote. 
 
« Mais avant cela, je veux prononcer un petit discours. Tout le monde nous observe et nous avons déployé beaucoup d’efforts pour tenir des élections. Les Tunisiens ont beaucoup d’attentes et d’aspirations. Le prochain gouvernement doit être à la hauteur de ses attentes », indique-t-il mettant l’accent sur la nécessité de la mise en place la cour constitutionnelle. Il a, également, salué le rôle joué par le président de la République, ainsi que les efforts déployés par les organisations nationales, notamment, l’Utica, l’UGTT et l’Utap.
 
 
 
 
Le chef du gouvernement désigné, Elyes Fakhfakh a ensuite prononcé un discours, devant les députés, pour donner sa vision globale pour l’étape à venir. 
 
Elyes Fakhfakh a indiqué qu’il est conscient du poids de la mission qui lui a été confiée, soulignant qu’il n’est pas uniquement présent pour obtenir la confiance du parlement, mais aussi pour saisir ce moment historique et répondre aux messages exprimés par les Tunisiens lors des élections. « Les Tunisiens voudraient que nous soyons leur soutien et que nous répondions à leurs attentes qui n'ont que trop duré. Nous voulons rétablir la confiance avec le peuple tunisien à travers un contrat que nous allons respecter. Ce gouvernement va travailler sans limites et ne s’arrêtera qu’au niveau de l’intérêt suprême de l’Etat ». 
 
Le chef du gouvernement désigné a présenté par la suite les membres de son équipe. 
 
Il a ajouté par la suite que la Tunisie regorge de compétences nationales à travers le temps, rappelant dans ce contexte toutes les personnalités et les militants ayant marqué l’histoire de la Tunisie.
 
M. Fakhfakh a, également, estimé que « l’Education était l’ascenseur social pour les Tunisiens. Toutefois plusieurs erreurs ont été commises faisant de 1 million de jeunes, entre 15 et 29 ans, des chômeurs. C’est une grande perte pour la Tunisie en terme de ressources au niveau du capital humain. Cela dit, j’estime que la révolution est une véritable opportunité pour mettre en place les réformes escomptées ». 
 
« Cela dit nous devons être réalistes. Certes qu’il y a eu des acquis en termes de libertés et de droits, mais il y a eu, également une dégradation de la situation économique et sociale. La corruption sévit en Tunisie outre la cherté de la vie et la dégradation du service public. Cela doit être réformé et ça le sera ».
 
Dans ce contexte, le chef du gouvernement désigné a assuré « Pour entamer ces réformes, nous avons besoin d’un gouvernement fort capable de faire des sacrifices. Nous avons besoin d’un parlement qui soutient le gouvernement et le contrôle. Nous avons besoin de responsables d’Etat capables de tenir les institutions à l’écart des tiraillements politiques. Nous avons besoin d’une administration efficace. Tous les acteurs sur la scène nationale doivent contribuer à la mise en place des réformes, notamment, les organisations nationales, la société civile, les médias, la presse… Et cela fait partie de la responsabilité de ce gouvernement ».
 
Il a ajouté « La diversité politique au sein de cette coalition gouvernementale peut constituer un facteur de réussite et de succès si on place l’intérêt national au dessus de tout. Ce gouvernement va œuvrer à la lutte contre la criminalité et soutiendra les efforts des forces sécuritaires. Il va lutter contre la cherté de la vie et la contrebande. D’autre part, ce gouvernement œuvrera à l’amélioration du climat d’investissement ».
 
Toujours dans le cadre des priorités gouvernementales, M. Fahfakh a mis l’accent sur la nécessité de la mise en place d’une stratégie de lutte contre la corruption, la mobilisation des ressources financières nécessaires pour l’Etat au titre de l’année 2020, outre la mise en place d’une solution globale pour surmonter la crise du bassin minier et la reprise de la production du phosphate et la nécessité de trouver un mécanisme permettant de résoudre la problématique liée au dossier des ouvriers de chantiers et des enseignants vacataires.
 
Elyes Fahfakh a assuré qu’outre les priorités à court terme, son gouvernement prévoit des priorités à moyen terme, qui consiste dans « les grands projets ».
 
« Le changement du modèle de développement est une obligation en Tunisie. Parmi ces projets, nous citons la décentralisation, la réforme du système éducatif outre la nécessité de la réforme du système de la Santé. Nous nous pencherons sur la réforme de l’agriculture, la digitalisation de l’administration et la transition énergétique ».
 
 
 

-Fayçal Tebini (La voix des Agriculteurs) est intervenu estimant que le vote sera plutôt pour le maintien des députés au parlement et non pour le prochain gouvernement. Toutefois, il a considéré que la solution pour la crise politique dans le pays réside dans la dissolution du parlement

-Abir Moussi (PDL) a eu une intervention incendiaire, en rappelant au chef du gouvernement désigné son bilan catastrophique en tant que ministre au sein de la Troïka, tout en rappelant les casseroles et les dépassements de certains membres de son équipe, à l’instar de Abdellatif Mekki.

-Safi Saïd (indépendant) a considéré que la classe politique sera vouée à l’échec et à la dispersion, tout en articulant le reste de son intervention autour de son rejet des tunisiens binationaux.

-Mabrouk Kourchid (Tahya Tounes) a émis certaines réserves quant à la nature du gouvernement. Il a estimé qu’un gouvernement d’union nationale aurait été plus solide tenant compte de la conjoncture actuelle sur la scène politique nationale.

-Yassine Ayari ( Liste Amal) a rappelé tous les dossiers qui attendent le prochain gouvernement, tout en adressant un message spécifique à chaque ministre en rapport avec son département et les affaires s’y référant.

-Noômane El Euch (Attayar) a commencé son intervention en déchirant le document contractuel d’Elyes Fakhfakh. Il a indiqué qu’il est plus intéressé par les actions, appelant le chef du gouvernement à dire la vérité à propos de la situation des entreprises publiques.

-Zied Laâdheri (Ennahdha) a assuré que le programme présenté par le chef du gouvernement désigné n'est pas convaincant et qu’il ne répond pas aux exigences de la période à venir.

-Imed Khemiri (Ennahdha) a indiqué que son parti aurait préféré un gouvernement d’union nationale, notamment dans la conjoncture politique actuelle. Il a estimé que des dossiers brulants attendent le prochain gouvernement sur le plan social.

-Samia Abbou (Attayar) a estimé que parler d’exclusion n’a pas lieu d’être. En politique il y a l’opposition et la classe qui gouverne, a-t-elle indiqué.

Samia Abbou a dit qu’elle a des réserves sur certains noms dans le gouvernement. Un ministre était un indic, selon ses dires. « J’ai contacté Lobna Jeribi pour contester, mais c’est dommage vous avez été obligé de maintenir cette personne en poste ».

-Seif Eddine Makhlouf (Al Karama) a considéré qu’Elyes Fakhfakh n’est pas le plus apte à former le gouvernement constitutionnellement parlant. « Nous aurions voulu avoir la justification de ce choix fait par le président de la République, Kaïs Saïed. D’ailleurs, il fait une déclaration bizarre, récemment, indiquant qu’il n’y a qu’un seul président en Tunisie…. Je l’invite à lire la Constitution et à connaitre ses limites ».

-Zouheir Maghzaoui (Echaâb) a indiqué que son parti a décidé de participer au gouvernement partant de son sens de la responsabilité envers ses électeurs. Il a estimé que ce gouvernement est celui de la dernière chance. Son échec pourrait engendrer une véritable explosion sociale.

-Noureddine Bhiri (Ennahdha) a assuré que son mouvement accordera sa confiance au prochain gouvernement malgré les réserves quant à la nature du gouvernement. Il a tenu à rappeler tous les dossiers qui attendent le prochain gouvernement sur le plan économique et social.


L’Assemblée des représentants du peuple a accordé, jeudi 27 février 2020, la confiance au gouvernement d’Elyes Fakhfakh, avec 129 voix pour, 77 contre et 1 abstention.




 
 
 
26/02/2020 | 09:12 , mis à jour à 02:50
8 min
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Commentaires
pit
A.R.Pet de Lapin...
a posté le 27-02-2020 à 13:01
Tunisiens, Tunisiennes pensez-vous réellement que ce ramassis de zigotos (à part 1 ou 2 peut-être) nous représentent et pensez-vous sincèrement qu'ils vont nous sortir de la merde dans laquelle ils nous ont fourrés? Je doute surtout, que comme Robespierre, ils méritent le qualificatifs "d'incorruptibles défenseurs du peuple" !!!.
yasmina
manque de professionalisme dans ce parlement est alarmant!!!
a posté le 26-02-2020 à 17:14
C'est futile!! A qui parlent ces députés, la plupart du temps la salle est vide même les ministres sont parti a un certain moment. NOTRE GRAND PROBLEME dans ce système politique c'est le parlement et SON MANQUE DE PROFESSIONNALISME !!
zilos
non ya aldo
a posté le 26-02-2020 à 10:35
ne pense pas ainsi ,ce renard sait très bien que le monde entier regarde aujourd'hui tous les événements de ce rassemblement d'emmerdeurs ,le gourou se montre comme le plus sage loin du terrorisme et de la violence pour dire aux autres voilà notre islam .c'est un renard du désert ,il est très méchant . ce discours n'est orienté pour les tunisiens .ok
zilos
ils sont venus ,ils sont tous là !!!!
a posté le 26-02-2020 à 10:28
ils sont venus ,ils sont tous sous la maudite dôme de Bardo rien que pour se féliciter échanger des sourires ,créer des liens de business ,arracher qques num teleph ,discuter le passeport diplomatique ,boire le bon café ,manger des repas riches et moelleux au frais du contribuable alors que toi pauvre tunisien ,un sandwich te va bien puisque tu dois payer à l'état le contribuable .
à la fin de l'après midi toute la Tunisie va fêter le nouveau gouvernement composé de suceurs de sang ,d'arnaques ,de voleurs et VIVA LA MERDOCRATIE DU MONDE ZARABE .
AADEL IMAM S'ADRESSANT A SES MINITRES : INTOM BAHAIM AHN INTOM BAHAIM NAAL ABOUKOUM .
A VOS MARQUE :LES PRIX VONT GALOPER .UN PETIT CADEAU POUR VOUS TOUS .
aldo
==== en ecoutant ghannouchi ====
a posté le 26-02-2020 à 10:00
son discours d ouverture est trés bizarre .. changement à 360 degrés , trés trés bizarre , c est pas ghannouchi qui a rcrit ça , il ne le pense pas non plus