
Le candidat à la présidentielle, Ayachi Zammel, a été arrêté au matin du 2 septembre 2024, selon une déclaration à Mosaïque FM du membre de sa campagne, Mehdi Abdeljaoued. Ayachi Zammel a été conduit au poste de la Garde nationale de Tebourba dans le gouvernorat de la Manouba.
Le ministère public près le Tribunal de première instance de Tunis 2 avait, rappelons-le, autorisé, vendredi 16 août 2024, les agents de la brigade de police judiciaire de Sidi Hassine Sijoumi à entamer les enquêtes nécessaires concernant des plaintes déposées par plusieurs citoyens, affirmant qu'ils n'ont pas parrainé le candidat à l'élection présidentielle, Ayachi Zammel.
Le porte-parole du tribunal avait déclaré que certains citoyens ont affirmé avoir soutenu un autre candidat à l'élection présidentielle et ont été surpris de voir leurs noms figurer sur la liste des parrainages en faveur d'Ayachi Zammel. Une autre citoyenne a également affirmé qu'elle n'avait parrainé aucun candidat.
Il a été décidé de procéder aux auditions et aux confrontations légales nécessaires, ainsi que d'ordonner la réalisation d'une série d'expertises techniques.
Le 19 août, Siwar Bargaoui, trésorière du mouvement Azimoun et membre de l’équipe de campagne du candidat à la présidentielle, Ayachi Zammel, a été placée en garde à vue puis le parquet a émis un mandat de dépôt à son encontre le 21 août. Le 29 août 2024, le parquet a décidé de la laisser en liberté.
Ayachi Zammel a indiqué que les derniers évènements visant à harceler l'équipe de collecte des parrainages et les restrictions dont il a fait l'objet ont pour but de perturber et d'interrompre les préparatifs liés à sa compagne électorale. Il a estimé qu'on cherchait à atteindre sa personne et sa réputation, car on n'a pas trouvé d'autres issues. Ayachi Zammel a continué d’affirmer qu'on cherchait à effrayer son équipe, ceux l'ayant parrainé et les membres de sa campagne. Il a souligné qu’il n’abandonnera pas la course même s’il devait aller en prison. Le procès pour falsification de parrainages a été, pour rappel fixé au 19 septembre prochain.
La nouvelle de son arrestation, dans un climat électoral tendu et après les rebondissements liés aux décisions du tribunal administratif en faveur de trois candidats, a provoqué de vives réactions. De nombreux internautes ont considéré qu’elle n’avait rien de fortuit et qu’il s’agit visiblement d’une tentative d’écarter un candidat sérieux de la présidentielle.
Le militant politique et ancien ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Faouzi Ben Abderrahman, a estimé que l’arrestation de Ayachi Zammel, candidat définitif à la présidentielle, est « une nouvelle étape dans la suppression de toute légitimité d'un régime autoritaire et de son appareil sécuritaire et judiciaire ».
L’ancien député Yassine Ayari, a posté une publication où il souligne que « ce qui est à venir sera pire et que celui qui prend le pouvoir par les tanks ne le lâchera pas par les urnes et que celui qui accepte qu’on piétine la constitution finit par tout accepter ».
L'ancienne présidente de l'Association des Magistrats Tunisiens (AMT), Kalthoum Kennou a, pour sa part, opté pour l’ironie en estimant qu’au lieu d’arrêter Ayach Zammel il aurait été plus utile et radical « d’arrêter tous ceux qui lui ont accordé leurs parrainages ».
Le célèbre blogueur Mehrez Belhassen (ex Extravaganza), a écrit « Ayachi Zammel est un homme d’affaires qui a réussi. Il aurait pu emmener sa famille en vacances en Côte d’Azur ou aux Bahamas (…) au lieu de cela il a passé des après-midis sous le soleil à récolter des parrainages puis d’un poste à un autre pour les justifier. Aujourd’hui il était supposé passer sur Midi Show mais comme par hasard il a été arrêté à l’aube… tout est de sa faute ».
L'avocate et membre du comité de défense dans l'affaire de complot contre la sûreté de l'État, Dalila Ben Mbarek Msaddek, a estimé que l’arrestation de Ayachi Zammel est une tentative de « trafiquer la volonté du peuple par l’exclusion des concurrents » appelant les avocats à se rendre au poste de Tebourba pour le soutenir.
Le journaliste et militant, Zied El Heni s’est demandé si l’arrestation de Ayachi Zammel était liée à son intervention prévue sur Mosaïque FM. « L’arrestation de Ayachi Zammel est un pas fou dans un contexte absurde » a-t-il écrit.
Ayachi Zammel a été parmi les trois candidats initialement retenus par l’Isie. Il avait pu récolter 10.457 parrainages d’électeurs.
Myriam Ben Zineb
Autant que notre président se déclare président à vie et les choses seront claires et cela nous fera au passage des économies '?'
A mon avis, et si j'étais décideur, j'aurais pris tous les 17 candidats au début et dès le départ, ainsi je me passe de cette polémique inutile et d'autre part, je laisserai les électeurs un grand choix et pour "" tamiser les candidats "" .
En fait, les justificatifs, les documents et tout ça ne sont pas très importants. Seuls les choix de la majorité des électeurs qui prime.
Voilà chers Tunisiens cette fois ci mêmes les aveugles sont éclairés
Donc la justice a le droit de procéder à l'arrestation de cet homme....quand on veut la présidence de ce pays il faut être irréprochable, honnête patriote et intègre.....
Les candidats face au président traînent tous des casseroles et aucun citoyen ne peut leur faire confiance....
Fin de citation.
Le mandat écoulé s il le peuple est satisfait ce président sera reconduit son élection le but des élections c était est de choisir un homme qui sera à la disposition de L ensemble et qui acceptera les interventions des opposants .

