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La Tunisie rejette les recommandations de l'Onu dans le domaine des droits de l'Homme
28/03/2023 | 16:35
2 min
La Tunisie rejette les recommandations de l'Onu dans le domaine des droits de l'Homme

 

L’activiste au sein de l’Association de défense des libertés individuelles, Wahid Ferchichi, a indiqué, lors d’une conférence de presse tenue ce mardi 28 mars 2023, au siège du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), que la société civile tunisienne continuera de faire pression pour que soient appliqués tous les accords qui garantissent les droits de l’Homme en Tunisie et principalement la liberté d’expression et le droit à un procès équitable.

 

Il a précisé que la Tunisie a rejeté de nombreuses recommandations de l'Onu dans le domaine des droits de l'Homme et a émis des réserves sur la plupart des recommandations relatives aux droits individuels et aux procès pour opinion, puisqu'elle n'a accepté que 192 recommandations sur un total de 282 inclus par les Nations Unies pour couvrir l'ensemble des droits de l'Homme, y compris les droits économiques et sociaux.

L’activiste a affirmé que la Tunisie n’a signé que les recommandations générales refusant de ratifier les droits des homosexuels et l’annulation du décret 54, qu’elle a également rejeté la Convention d'Istanbul sur la violence domestique, notant que la politique tunisienne en ce sens s'oriente vers la « fermeture », ce qui suscite des inquiétudes quant aux précédents accords signés par la Tunisie dans le domaine des droits de l'Homme.

Il a estimé que la Tunisie a adopté, face aux demandes internationales, lors de l'examen périodique du quatrième rapport national dans le domaine des droits de l'Homme, tenu en novembre dernier, devant le Conseil des droits de l'Homme des Nations Unies à Genève, une politique de procrastination et d’ajournement notamment en ce qui concerne la révision du code pénal.

 

Le président du SNJT, Mahdi Jlassi, a noté, de son côté, que la Tunisie connaît des restrictions à la liberté d'expression notamment à travers les procès qui ont touché de nombreux journalistes pour des orientations éditoriales, indiquant que le rapport sur la liberté des médias, qui sera publié au mois de mai, comprendra un ensemble de violations subies par les journalistes lors de l'exercice de leur profession.

Il a souligné la nécessité de préserver l'acquis de la liberté d'expression face à ce qu'il a qualifié de vagues de menaces contre le secteur des médias de la part du pouvoir exécutif et de ceux qui ne croient pas à la liberté des médias et veulent remettre la Tunisie sur la voie de la dictature.

La présidente de l'ATFD, Neila Zoghlami, a évoqué pour sa part les poursuites qui ont visé le membre du Front de salut, Chaima Issa et la militante des droits de l’Homme, Bochra Belhaj Hmida, estimant qu’il s’agit de manœuvres visant à fragiliser le travail politique.

 

M.B.Z

28/03/2023 | 16:35
2 min
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Commentaires
Rimel
ONU ?
a posté le 29-03-2023 à 06:48
ONU obsolète et coûte très cher. Elle défend ceux qui la maintienne grassement.
A quoi sert-elle ? A énumérer les problèmes sans forcément trouver de solutions !
QUAND ON SAIT
qui est le plus grand financier
a posté le 28-03-2023 à 23:22
de la "société des NATIONS", on n'a plus à douter de la partialité des décisions de celle-ci.
Comme l'a déjà dit @Houcine, ces organisations, ces ong, tels que l'onu, le fmi, le cpi, le tpi, i-watch, amnisty international, hémorroïdes sans frontières, etc..., n'interviennent que pour "blâmer" ou pour mettre au pas, les NATIONS économiquement les plus faibles, principalement les plus dépendantes des atlantistes, mais encore, les pays qui ne se joignent pas à leurs idées, comme la Russie, ces derniers temps.
Par contre, quelques pays n'ont que faire des décisions de l'onu, tels que israël et les étas-unis.
Comme quoi, les dés ont été, de tout temps, pipés.
Faites ce qu'on vous dit et ne faites pas ce qu'on fait !!!!!!!


Houcine
L'ONU, les droits des gens, et..
a posté le 28-03-2023 à 19:59
Il était une fois une organisation qui avait pour fonction de veiller aux droits des peuples, des gens, à disposer d'eux-mêmes.
Si l'on considère ces objectifs à la lumière de la profondeur historique, on peut relever un hiatus de plus en plus grand entre ce qui est dit et ce qui est fait.
On peut, surtout, noter que cette organisation à failli dans son ambition, et dans bien des aspects.
Elle se montre intervenante face aux petits pays, ceux qui n'ont pas de lobby puissant ou le soutien du camp dominant au sein de cet aréopage.
On peut, aussi bien, noter son absence d'initiative s'agissant de pays puissants qui brillent par leur propension à mater les contestations ou les minorités.
Quand ce n'est pas les deux en même temps.
Par exemple, même si les choses ne sont exactement de même importance, on peut noter un consensus exclusif dans les médias "mainstream".
Et ce, dans un certain nombre de pays réputés libéraux.
Cependant, j'accueille avec bienveillance les suggestions, recommandations, pour peu qu'elles témoignent d'un esprit positif et respectueux.
D'un point de vue général, cette organisation vénérable a perdu de son lustre parce qu'elle a ignoré les droits de certains peuples, obéissant aux maîtres du monde.
Ce qui retire de l'efficience à ses sages récriminations.
Pour les locaux, j'ose rappeler que les journalistes étaient traites de tous les noms, et menacés il y a peu.
La liberté n'a de sens que par la responsabilité.
Une presse libre, des médias indépendants et responsables, et des journalistes capables d'honorer leurs vocations, voilà qui relativise les enjeux.
Ou leur donne une autre dimension impliquant des responsabilités collectives.
Enfin, lorsqu'on déclare un régime dictatorial, il y a une contradiction dans le principe à prétendre en attendre autre chose que ce qu'on y met.
Mais,, chacun sait que tel n'est pas le cas.
Par conséquent, à ceux qui crient au loup d'interroger leurs pratiques.
Aussi.