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Ameur Ayed ou comment rendre un islamiste, héros de la liberté d’expression
06/10/2021 | 10:33
6 min
Ameur Ayed ou comment rendre un islamiste, héros de la liberté d’expression

 

Nouveau tour de vis dans la Tunisie de Kaïs Saïed, post 25-Juillet. Après les interdictions de voyage abusives frappant des hommes d’affaires, des magistrats et des hommes politiques, après les assignations à résidence, tout aussi abusives frappant des hommes politiques, place maintenant à la liberté d’expression d’être dans le viseur du président qui se veut tout puissant.

 

Dimanche 3 octobre, 6 heures du matin, la police fait une descente aux domiciles de l’animateur Ameur Ayed, de Zitouna TV et du député islamiste radical Abdellatif Aloui d’Al Karama. Ils font l’objet d’un mandat d’amener express émis par le tribunal militaire de Tunis. La raison ? Une émission télévisée diffusée le vendredi précédent durant laquelle ils ont été particulièrement sévères, voire insolents, à l’encontre du président de la République Kaïs Saïed.

Le chef d’inculpation est curieux puisque le duo est accusé, ni plus ni moins, de complot contre l’Etat et d’atteinte au moral de l’armée.

Ils ne seront auditionnés par le juge d’instruction que mardi 5 octobre. Si Abdellatif Aloui est relâché et son audition reportée, un mandat de dépôt a été émis contre Ameur Ayed et ce après une bonne dizaine d’heures de plaidoiries de ses nombreux avocats, majoritairement islamistes, députés du parti islamiste Ennahdha et militants des droits de l’Homme. Ameur Ayed, vedette de la chaîne et héros de plusieurs centaines de milliers de téléspectateurs sympathisants islamistes, croupit depuis hier à la prison civile de Mornaguia.

 

L’émission du vendredi 3 octobre a donc été fatale pour cet animateur, ex rédacteur en chef du tabloïd Akher Khabar, journal plus proche du parti progressiste Tahya Tounes que des islamistes.

Qu’a-t-il dit de particulier ? De l’avis de plusieurs professionnels des médias, Ameur Ayed a franchi les lignes de la déontologie et a été odieux à l’encontre du président. Il l’a qualifié de frère d’Hitler et a récité un poème d’Ahmed Matar insinuant que le président est un enfant illégitime. Ce genre de propos ne passe pas dans un pays patriarcal de culture arabo-musulmane. Les islamistes, depuis des années, se font une spécialité d’injurier leurs opposants et de leur accoler plusieurs qualificatifs et noms d’oiseaux. Régulièrement, Samia Abbou est qualifiée d’ « Ayata » (Celle qui crie trop), Abir Moussi qualifiée de zaghrata (celle qui pousse des youyous en souvenir de la période où elle était flagorneuse de Ben Ali), Leïla Haddad de bermil (pour rappeler son soutien à Bachar El Assad et ses citernes explosives) etc. Depuis le 25 juillet, sur Zitouna TV, le président de la République n’est plus appelé par son nom ou sa qualité, mais plutôt par « putschiste ».

Dans un média normalement constitué, respectant les normes de la profession et la déontologie, ce genre de propos ne passe pas. Sauf que Zitouna TV n’a rien d’un média ordinaire et cela fait des années que ses « journalistes » ne respectent pas la déontologie. Ça ne rate jamais, toute voix opposée aux islamistes est systématiquement descendue, dénigrée, injuriée sur leur antenne.

Le gendarme de l’audiovisuel tunisien, la Haica, a décidé sa fermeture et l’a sommée, des dizaines de fois, à cesser son manège, à coups d’ordonnances et d’amendes. Mais la décision de la Haica n’a jamais été exécutée, la chaîne a toujours été protégée par Ennahdha au pouvoir. Pire, un des animateurs de la chaîne a pris la décision de la Haica pour la déchirer devant la caméra.

Cette chaîne, considérée de fait pirate puisqu’elle n’a pas l’autorisation d’exercer, a toujours fait ce qu’elle voulait défiant l’autorité et l’Etat. On ignore tout de son financement, puisqu’elle n’a pas de publicité et on ignore encore comment elle paie les droits de location de satellite en devises.

 

La loi est claire et son application aurait pu être simple, puisqu’il suffisait d’envoyer les forces de l’ordre fermer la chaîne en exécution de la décision de la Haica. Plutôt que de choisir cette solution, finalement retenue et appliquée le mercredi 6 octobre, Kaïs Saïed a préféré la solution difficile et politiquement coûteuse, celle de saisir le tribunal militaire pour faire arrêter le duo Ameur Ayed et Abdellatif Aloui.

Plutôt que d’appliquer la loi, c'est-à-dire les différentes décisions de la Haica restées sans suite, Kaïs Saïed a décidé d’enfreindre la loi et particulièrement le décret-loi 115 régissant la presse et la liberté d’expression.

Selon ce décret-loi, dans son article 56, l’auteur de diffamation est puni d’une amende de mille à deux mille dinars. L’auteur de l’agression d’injure est puni d’une amende de 500 à mille dinars.

Les journalistes, tout comme les animateurs TV, ne sont pas et ne doivent pas être au-dessus de la loi. Ils ne doivent pas être au-dessous, non plus.

Les propos de Ameur Ayed sont diffamatoires et injurieux, ceci est clair. Mais en aucun cas, cela ne doit le mener à la case prison. Encore moins devant une juridiction militaire.

C’est ce qu’on appelle la liberté d’expression, on peut ne pas être d’accord avec les propos des journalistes ou le contenu de leurs articles, mais en aucun cas on ne doit prononcer des peines ou de décisions privatives de leur liberté. Ce qu’a fait Ameur Ayed est condamnable, mais il ne mérite pas un jour de prison, même s’il a prononcé des injures, même s’il a diffamé !

Au nom de cette liberté d’expression, les journalistes du monde entier ont défendu les caricaturistes de Charlie Hebdo, bien que leurs dessins soient offensants pour plus d’un milliard de musulmans.

Pourquoi cette liberté d’expression est une ligne rouge dans les démocraties ? Parce qu’elle en est l’un des fondements !

 

Le monde entier a beau appeler au respect de la liberté d’expression et à ne jamais franchir cette ligne rouge, c'est-à-dire à ne jamais mettre en prison un journaliste pour ses opinions et sa parole, Kaïs Saïed a balayé d’un revers cet acquis de la révolution pour mettre en prison une personne qu’il exècre. Il a fait appel à la juridiction militaire, puisqu’il est certain que la juridiction civile ne peut pas le suivre dans sa missive, puisqu’elle est contraire à la loi et aux principes de la charte universelle des droits de l’Homme.

Au lieu d’appliquer la loi et de résoudre le problème à sa source, en faisant fermer la chaîne télévisée pirate, Kaïs Saïed a préféré la solution coûteuse politiquement en s’attaquant à un animateur TV dont les propos (aussi offensants et insultants soient-ils) sont protégés par la loi.

Résultat des courses, c’est un élan de sympathie qui est en train de naître autour de la personne de Ameur Ayed, considéré, depuis dimanche, comme victime de la répression, héros de la liberté d’expression.

Le bonhomme a beau être islamiste, intégriste, insultant, odieux, enfreignant le code déontologique de la profession journalistique et salissant le métier, le voilà désormais dans la peau d’un héros défendu par les journalistes au nom de la défense de la liberté d’expression et du respect de la loi et des chartes universelles. Une position de victime qu’adorent les islamistes et qu’ils ont toujours su jouer avec brio et succès.

Tout le danger est que Ameur Ayed ne soit que le premier d’une liste qui va suivre dans les prochains jours. D’ores et déjà, on constate sur les pages Facebook, sympathisantes de Kaïs Saïed voire même téléguidées par le palais de Carthage, des attaques frontales contre les médias et des appels à assainir le secteur, juste après avoir assaini la magistrature. Ce début de campagne sur Facebook contre les médias laisse à penser que Kaïs Saïed va s’attaquer aux médias indépendants qui lui sont opposés après s’être attaqué au média islamiste, Zitouna TV et à son journaliste.

 

Raouf Ben Hédi

 

06/10/2021 | 10:33
6 min
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Commentaires
zola
comment construire votre dictature en 10 étapes
a posté le 07-10-2021 à 10:20
Lire « la ferme des animaux » de George Orwell nous aidera à mieux comprendre pourquoi l'Homme est un loup pour l'Homme. Les animaux y représentent des individus et des types humains. La thèse est que l'origine de ce malheur c'est l'homme, qui exploite l'animal pour son propre et seul intérêt. Oubliant de nourrir leurs animaux, les fermiers sont chassés à la suite d'une révolte menée par les cochons et seul le corbeau suivra ses maitres dans leur fuite de la ferme.
Napoléon est le prénom du cochon dirigeant la Ferme des animaux dans ce roman. Napoléon annule les réunions et les débats et fait savoir que désormais toute question sera débattue par un comité de cochons. Une dictature se met peu à peu en place, mais se heurte bien évidemment aux sept commandements de l'Animalisme dont seul le vieil âne s'en souvienne.
Moralité de l'histoire c'est que seuls les cochons qui se sont emparés du pouvoir dans cette ferme, ont faits régner leurs lois et, ont pactisés avec les humains à la fin de l'histoire, vont profiter de cette révolution car les autres animaux redeviennent des esclaves comme avant. Les puissants s'affranchissent des limites qu'ils imposent à leurs inférieurs. ; la communication des gouvernants par la propagande vise à dissiper l'attention et le cas échéant, l'indignation, des gouvernés. Enfin, tel est pris qui croyait prendre.
A bons entendeurs salut.
jilani
BN est triste pour ce minable
a posté le 07-10-2021 à 08:26
Traiter le président de fils de ***, dans un média, BN le considère dans la liberté d'expression et diffuser sur une chaine illégale et financée par des fonds étrangers, c'est normal avec la démocratie . Facebook et Twitter ont désactivé le compte de Trump pour ses déclarations et son messages qui poussent à la haine et diversion. La Tunisie le pays le plus démocratique du monde doit traiter ces traitres makhlouf ghannouchi et ses sbires avec délicatesse et gentillesse !
'?lu de la république française
El wattan ELWATTAN avant tout mes chers - ères compatriotes
a posté le 07-10-2021 à 06:03
Pour les insultes, elles ne sont que l'arme des faibles, Mr le président je m'adresse à vous solennellement , méfiez -vous attention, attention le peuple tunisien a besoin de vous pour sauver la Tunisie, mes chers - ères compatriotes soyez solidaires avec le président de la république bientôt la justice sera faite , les islamistes non pas de dignité, ni wattania , celui qui dit la vérité en Tunisie comme Kaïs Saïed ne sera jamais le bien venu pour les corrompus , les voleurs et les traîtres de la nation tunisienne
BBaya
Un président Français giflé l'agresseur a eu 2 mois avec un mois sursis nous c'est la justice militaire! hein!
a posté le 07-10-2021 à 00:08
Macron lui aussi le chef des armés et détient les clés nucléaires!
Giflé et jeté par des oeufs ... mais jamais une justice militaire! nous pour des critiques c'est sec!
Je ne parle pas du président américain le plus puissant au monde insulté en plein public et dans ses meetings sans aucune réactions!
Nous sommes un tiers monde et on le restera à jamais! car c'est dans notre ADN!
zozo Zohra
Madame ou Monsieur
a posté le à 08:59
Parceque ils ont une justice neutre vous comparez l'incomparable
Les hommes politiques (même le Pen)se sont levés tous comme un seul homme contre l'atteinte de leur Président. Une ligne rouge le Président de la République

On est loin de tout ça
Beaucoup de chemin à faire
Mêmepaspeur
Liberté d'expression ?
a posté le 06-10-2021 à 23:12
Si les insultes à l'adresse du Président de la République ne sont pour vous qu'un simple droit de dire n'importe quoi à l'antenne et en direct, je vous mets au défi de dire la même chose dans un article et de l'endosser en votre nom ?
Chiche ?
MPP.
okba
corporatisme
a posté le 06-10-2021 à 20:57
vous croyez vraiment que les journaleux tunisiens saisissent le vrai et noble sens de la liberté d'expression......Alors on les laisse tout dire et faire quitte à écoper d' une petite amende contrairement aux autres citoyens
Madou
Vous êtes passé de l'autre côté
a posté le 06-10-2021 à 18:38
Comme tout les Tunisiens, je suis fatigué des partis politiques. Par contre , comme beaucoup de Tunisiens, peut-être même, la majorité je veux que l'acquis majeure de l'après, 14 janvier, à savoir la liberté d'expression soit sauvegardé et même renforcé.
A lire cet article, il est clair que vous êtes maintenant passé de l'autre côté, celui du culte de la personne .
'?lu de la république française
pour les insultes, elles ne sont que l'arme des faibles est-ce pas châtré, Warrior, Sedan et les autres
a posté le 06-10-2021 à 16:06
je voudrais bien savoir la nouvelle génération tunisienne sur quel base va grandir, les islamistes envoient leurs enfants faire leurs études supérieur à l'étranger , et les enfants des familles pauvres ils les envoient au casse pipe, en Irak, en Syrie, en Afghanistan, en Libye, ils profitent de la précarité de leurs familles et leurs ignorances
Layla
Pedophilie
a posté le à 10:34
Nos enfants pauvres sont envoyés dans des écoles coranique afin de réciter le coran comme des perroquets sans le comprendre pour faire d'eux des soldats d'Allah et se faire violer par leurs imams...hein ...elle n'est pas belle la démocratie islasatanique?
Fares
Un bal masqué
a posté le 06-10-2021 à 15:33
On ne sait même plus qui est entrain de diriger le pays et mener la danse. Saïd sort à chaque fois pour nous parler de ses swarikh. On lui fourni des chiffres maquillées sur le nombre de manifestants et puis on publie ces chiffres erronés sur le site de la Présidence de la République. Il nous dira dans quelques mois: Ghaltouni.

Les revendications de la population dimanche dernier étaient pourtant claire.

Oui un propagandiste islamiste est devenu un héro. '?a ne s'arrêtera pas là, ceux qui tirent les ficelles vont finir par envoyer la population dans les bras des islamistes. L'histoire de l'arrogant Karzaï, du peuple afghan et des Talibans se répétera.

Cette vendetta contre les ennemis de l'oligarchie masquée n'annonce rien de bon. Pauvre peuple et pauvre pays.
Fatma
Fares
a posté le à 00:58
Et moi qui pensais que vous étiez intelligent !
Pfff !
Zba
Votre article est contradictoire
a posté le 06-10-2021 à 14:29
D'une part que , vous reconnaissez que ce soit disant "journaliste" est injurieux , insultant et même appelle à la haine envers le Président et d'autre part vous dites: on ne doit pas arrêter un journaliste pour ce qu'il dit.
Un minable journaliste peut insulter , faire ce qu'il veut selon vous.
C'est ça l'Etat de droit ? ou c'est l'Etat des voyous que vous défendez .
Au diable cette chaine bandit et ses journaleux extrémistes.
Mounir
Liberté de presse
a posté le 06-10-2021 à 13:51
Je suis vraiment désolé que ma Tunisie avec ces différents Media et la dite Haica soient contentes qu'un journaliste est emprisonné à cause de ses opinions.
Démocratie et liberté d'expression on s'on fiche tantôt en aura mis les islamistes au prison.
Mais, il faut attendre que les résultats après seront dévastatrices avec une simple équation à+ b.
Svp n'essayez pas de jouer avec les feux sans dialogue et cohabitation entre tous les différents partis de notre pays nous serons tous perdants.
Trinita
@Mounir
a posté le à 14:44
Ah bon ! Traiter le président de la république de "fils de..." c'est la liberté d'expression ? Et tu trouves que ton commentaireest est pertinent ? Cohabitation ? Avec qui ? Avec des barbares incultes ? Non merci ! Pour ne rien te cacher, je préfère une dictature vertueuse à une démocratie mafieuse !
Aziz
Propagandiste
a posté le 06-10-2021 à 13:32
Ayed est faussement désigné journaliste .Il travaille plutôt comme propagandiste au profit des frères musulmans
Ahmed
La ligne éditoriale de BN est clair vis à vis de KS
a posté le 06-10-2021 à 12:27
Pour ma part je soutiens KS, tout en restant critique.
Nous sommes nombreux dans cette situation.
Par contre BN vous avez tord.
Vous avez un modérateur non?
Que prévois la loi quand on insulte quelqu'un en public ?
Il faut appliquer le texte de loi tout simplement.
Lambda
La loi
a posté le à 12:35
C'est écrit dans l'article, l'insulte en public est punissable de 2000 dinars d'amende, pas de prison et surtout pas devant un tribunal militaire
Ahmed
Que prévoit la loi quand on insulte en public le présent de la république ?
a posté le à 14:31
Que prévoit la loi, si un journaliste utilise une chaîne tv interdite ?
Tunisien amer
L'hypocrisie n'a pas de limite
a posté le 06-10-2021 à 12:13
Cela fait 11 ans qu'il y a trop de liberté dans notre pays :
- la liberté d'assassiner des opposants
- la liberté d'envoyer des jeunes tuer des innocents dans d'autres pays
- la liberté d'égorger des pauvres bergers
- la liberté de tuer des soldats
- la liberté de mentir
- la liberté de vider les caisses de l'Etat
- la liberté de s'enrichir illégalement
- la liberté de nos magistrats qui couvrent les criminels
Avant le 25 juillet ces libertés n'ont jamais ou à peine effrayé nos héros journalistes et nos soi-disant politiciens. On a même occulté ces crimes.
Aujourd'hui, on hurle sur tous les toits du monde que notre liberté et nos acquis sont gravement menacés.
Mr. Raouf Ben Hédi, dites nous ce que vous avez gagné et acquis depuis 2011 ?
Personnellement, je n'ai vu que malheur et destruction. Et vous voulez nous faire croire qu'on est en démocratie. A ne rien comprendre.
Jamal
Une place vacante
a posté le 06-10-2021 à 12:04
Oui, tant que ce "défenseur de la liberté d'expression" sera en prison, l'auteur de cet article pourrait le protéger temporairement et aussi longtemps qu'il n'insultera pas le Président. Heureusement qu'il y a encore une justice qui évite que chacun ne cherche à la rendre lui-même.
SAM53
NON NON ET NON
a posté le 06-10-2021 à 11:52
Il y a des limites à la liberté en général donc il faut respecter les autres.Chez nous malheureusement tu lui donne le doigt il prend le bras entier
Patriote
LES LIGNES ROUGES
a posté le 06-10-2021 à 11:46
L'impolitesse, l'agressivité, l'atteinte de la dignité d'autrui, l'insulte sont des lignes rouges. Qu'elles soient adressées au chef de l'Etat complique davantage le délit car le chef de l'Etat est pendant son mandat le symbole de l'Etat et de tout un peuple. Cela rend le crime plus grave. Déjà l'outrance à magistrat peut mener son auteur pour un long séjour en prison pour se calmer. L'insulte n'est acceptée ni envers le chef de l'Etat ni envers quiconque du simple citoyen aux personnalités politiques même quand elles sont de l'opposition.
Donner son point de vue sur le rendement d'une personnalité publique ou politique est une chose, l'insulter et toucher à sa dignité et au symbole qu'il porte en est une autre.
La loi est claire là dessus donc arrêtons de tout mélanger. Et si nous voulons perdre la petite liberté d'expression fruit de la révolution continuons dans ce sens à faire les amalgames entre le militantisme politique légal et acceptable avec les infractions aux codes juridiques et à la déontologie de la profession de journaliste. Qui d'entre nous même simples citoyens qui se ferait insulter en direct à la télé jusqu'à se faire traiter de fils de pute et d'autres noms d'oiseaux laisserait faire sous couvert de la liberté d'expression. Arrêtons le délire !
Forza
Solidarité avec Ameur Ayed
a posté le 06-10-2021 à 11:45
C'est vrai que le poème qu'il a récité est assez dur envers Saied mais c'est vrai aussi que la liberté d'expression est un acquis à défendre.
Houcine
L'equilibruste est un unijambiste.
a posté le 06-10-2021 à 11:29
Cette affaire ne mérite pas ce long article ni sa teneur.
Cette indignation n'est ni légitime, ni justifiée.
Une chaîne pirate, plus d'une fois mise en cause, sommée de cesser son activité, l'a poursuivie.
Son animateur, pas un journaliste puisqu'il distribue la parole aux invités de son choix, et profite de sa place pour distribuer les insultes, les qualificatifs diffamatoires sans se donner la peine de rapporter la preuve de ce qu'il proclame.
Appeler le Président du nom de "Putschiste" ne vous paraît pas signifier une atteinte justifiant le recours au juge.
Il ne faut pas confondre, me semble-t-il, une parole politique ou politicienne avec le journalisme.
Même un journal d'opinion, litote pour nommer un canard partisan, se garde de prôner en ces termes l'opposition à un pouvoir qui ne lui convient pas.
Cet homme n'est pas journaliste, et si vous l'admettez, cela remettrait les choses à leur juste place. C'est un animateur, un propagandiste fort déterminé, un agent ou encore le soldat payé par les "frères".
Quant aux insultes qui ne mériteraient pas une peine privative de liberté, je crois que cela dépend de qui les profèrent et qui elles visent.
Il me semble, sous réserve d'erreur de ma part, qu'il y a une sensibilité sociale bien plus grande aux paroles qu'aux actes.
Prononcer une parole excessive, jurer, peut vous valoir de sérieux ennuis et l'indignation commune bien plus que si vous vous rendez coupable de méfaits de nature grave. Selon ma conception de la vie en société.
La balance des "valeurs" hésite à donner le bon poids aux choses et aux mots, avec leurs maux et d'autres maux encore plus grands.
Allez juste réclamer avec insistance votre bon droit dans une quelconque institution, et vous ferez l'expérience de la vraie valeur.... Vous aurez face à vous la Doxa, le pouvoir, les légitimistes, les opportunistes auxquels se joindront les "indifférents" pas très indifférents et somme toute suivistes.
Ainsi va le monde.
En ce pays.


Le soldat Ryan
RAOUF BEN HEDI LE DEFENSEUR DES KHWANJIAS
a posté le 06-10-2021 à 11:12
Vous défendez donc la liberté d'expression des Khwanjias, ceux qui insultent le Chef de l'Etat et le Président de la République. Vous défendez donc la liberté d'insulter le Chef de l'Etat tunisien, celui qui a été élu par plus 70% des Tunisiens. Vous défendez ainsi la liberté d'expression de ceux qui insultent le peuple tunisien. On ne vous a pas entendu dans le passé s'opposer aux islamistes. Vous voilà aujourd'hui leur défenseur. Les Tunisiens en tiendront compte. Ce sont des gens comme vous qui ont fait le lit de l'islamisme en Tunisie.
lambda
force doit rester à la loi
a posté le à 11:48
raouf ben hedi ne défend pas les khwanjiyas, mais la loi. La loi doit être appliquée sur tout le monde, y compris nos ennemis les khwenjiyas.
@lambda
Hahaha
a posté le à 01:45
Ouais ouais c'est ça ...RBH....Bien le bonjour à lambda !
Mêmepaspeur
@ lambda de BN. . .
a posté le à 23:29
"ne défend pas les khwanjiyas, mais la loi. "

Et la loi interdit et réprime l'insulte faite au Président de la République qui (nolens volens) représente le peuple tunisien, donc vous et moi. . .
Vous ne vous sentirez pas insulté si quelqu'un vous traitait de "fils de ***" ou de "frère de Hitler" ?
MPP.
takilas
Ils savrnt qu'ils sont médiocres et incompétents et que les arnaques de ghanouchi sont dévoilées petetents
a posté le 06-10-2021 à 10:58
Ils savent qu'ils ne sont rien, et que leur enri hissements illicites sont découverts et qu'ils n'ont plus aucun espoir de récidiver.
C'est pour cela qu'ils optent pour le suicide sociétal et de fuir par plusieurs méthodes à la société dont celle de se livrer à lempridomment, comme cela à été effectué par nahdha avant 2011, et que cela leur a réussi du moins une bonne dizaine d'années pour se permettre de vivre en nababs et de se procurer plusieurs avantages et propriétés qui ne sont pas à ce jour teaduits à la justice, ni même les commanditaires des assassinats dont aucun témoignage ni enquête n'ont été élaborés.
Et la mafia continue de subsister avec l'aide de quelques traîtres qui ont soudoyés et favorisés lors troïka.
zozo Zohra
freedom of expression
a posté le 06-10-2021 à 10:57
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme

La liberté d'expression oui, mais dans le respect de l'autre.

La liberté d'expression
n'est pas sans défaut, et nos concitoyens vont devoir apprendre à composer avec respect.

Vous aimez qu'on vous traite de chien. Non

Et notre éducation déjà halahala faites l'inventaire...
BOUSS KHOUK
ON EST PAS ENCORE PRET POUR UNE DEMOCRATIE
a posté le 06-10-2021 à 10:57
il faudrait 2 générations VU la perte de celle de 2011 à 2021 ou plus , d'abord EDUCATION , JUSTICE ;CORRUPTION , TRAVAIL , RIGEUR , PARTIS POLITIUE ( hara ça suffit largement ) -- ensuite on pourra PEUT ETRE commencer à envisager à parler de démocratie . EN TOUT CAS PAS POUR L'INSTANT , encore beaucoup à apprendre et commençant par NETTOYER EZIBLA DANS LES RUES ET DEVANT CHEZ SOI AUX MOINS . (( WALLI YOUGHLIT YEKIL LAASSA )) tous égaux .
nazou de la chameliere
Bouss khouk ou aldo
a posté le à 11:18
Non nuance .
VOUS n'êtes pas prêt pour la démocratie !!!
N'englobez pas tout le monde dans votre merdier !!!
Rzouga
@Chamelle
a posté le à 14:15
C'est vrai, nous ne sommes pas prêts pour la démocratie ! Toi, par contre, on voit que tu es prête pour le Niqab, à moins que cela soit déjà fait !
BOUSS KHOUK
à NAZ CHAM !! C 'ETAIT JOLIE
a posté le à 12:33
sauf votre merdier ! dommage
Jamel Anane
Drole de liberte
a posté le 06-10-2021 à 10:57
Des diffamations et des insultes au chef de l'etat : vous appelez ca liberte d'expression allez apprendre ce que c'est la liberte d'expression a l'occident !!!