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À paraître : « L’éthique des révolutions » de Yadh Ben Achour
07/06/2023 | 18:56
2 min
À paraître : « L’éthique des révolutions » de Yadh Ben Achour

 

De quoi les révolutions sont-elles le nom ? De quelle impulsion, de quel désir de l'humanité sont-elles la marque ? Yadh Ben Achour, juriste, universitaire et ancien doyen, met sous la loupe le phénomène révolution, depuis sa conceptualisation à sa mise en œuvre. Dans son nouvel ouvrage, « L’éthique des révolutions », Yadh Ben Achour développe sa théorie : les révolutions seraient mues par une éthique.

Si celles-ci sont multiples – démocratiques, indépendantistes, liées ou non aux religions –, elles sont aussi universelles. Traitant d’exemples bien connus comme la Révolution française ou les révolutions américaine, russe ou chinoise, polonaise ou iranienne, Yadh Ben Achour amène également sur le devant de la scène les révolutions africaines, arabes et en Islam.
 
Cette approche, originale, fait la part belle à ces exemples moins connus du public français. De l’Éthiopie au Soudan en passant par l’Égypte, l’Afrique du Sud, la Guinée, le Mali ou encore le Burkina Faso, cet ouvrage nous emporte au rythme effréné de l’histoire des révolutions, partout, en tous temps.
 

« L’éthique des révolutions » paraîtra le 10 juin 2023 chez AC Éditions.

 
L'auteur: 
 
Yadh Ben Achour est né le 1er juin 1945 à la Marsa, dans une famille de lettrés issus de l’Université historique de la Zaytouna de Tunis. Il a poursuivi des études de droit entre 1964 et 1969 à Tunis, puis à Paris. En 1974, il obtient son doctorat d’État en droit public sous la direction du Pr Georges Burdeau.
Depuis, il a poursuivi une carrière universitaire et a occupé, entre 1993 et 1999, le poste de doyen de la faculté des sciences juridiques à l'université de Carthage.
Durant sa carrière universitaire, il s’est spécialisé en droit public interne et international et dans la théorie politique islamique.
Désigné en 1988 comme membre du Conseil constitutionnel tunisien, il en démissionne en 1992 pour protester contre la tentative des autorités de liquider la Ligue tunisienne des droits de l’Homme, par l’intermédiaire d’une réforme de la loi sur les associations.
Après la Révolution, il est désigné président de la Haute instance de réalisation des objectifs de la révolution, dont la mission essentielle consistait à libéraliser le système politique et préparer les élections de l’Assemblée nationale constituante.
Il est actuellement membre de l'Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts.

 

 

M.B.Z

07/06/2023 | 18:56
2 min
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Commentaires
Péricles
Ennahdha man
a posté le 08-06-2023 à 14:08
Ben Achour a mis en place un système politique qui a mené à la domination des intégristes en alliance avec les plus opportunistes et a conduit à une crise financière dont nous souffrons tous.
"Le savant" qui conduit son pays à sa perte n'est qu'un charlatan quoiqu'il dise et écrive.
DHEJ
Iyadh Ben Achour...
a posté le 08-06-2023 à 11:28
Ou le HIGHBHAMA!
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Il faudrait distinguer entre révolution et manipulation!
a posté le 08-06-2023 à 08:42
Introduction: les contextes historiques sont beaucoup trop différents pour que l'on puisse fixer un concept universel de ce qui est une révolution Tout au plus on pourrait faire des analyses de comparaison. Par contre, depuis l'arrivée de la radio, de la Télévision et de l'Internet, il faudrait distinguer entre révolution et manipulation.

a) Les médias au service des pseudo révolutions:
-Les techniques d'impression durant la seconde moitié du XIXe siècle, l'essor rapide du cinéma en tant qu'industrie de grande envergure à l'échelle mondiale au début du XXe siècle et la dynamique presque explosive de l'émergence de la radio dans les années 1920 --> tout cela permet déjà de se rendre compte de la puissance de ces instruments de distribution et de production afin de déclencher des pseudo révolutions par la propagande et la manipulation.
-A partir des années 60, la télévision devient le média de masse par lequel ce terme prend tout son sens. Ce n'est qu'à partir des années 90 qu'elle est concurrencée par Internet et les plates-formes multimédias qui y sont liées.


b) Perspectives positives des médias: Information, éducation, culture, divertissement

c) Perspectives négatives des médias: - Les experts parlent de manipulation, de suggestion subliminale, de techniques d'hypnose, de propagande par la peur, de déficit de distinction entre la réalité et le monde des médias, de modification du caractère, jusqu'à la création de pseudo-révolutions...

d) Nécessité de la compétence médiatique (ça s'apprend à l'école):
- Nécessité d'une éducation aux médias : promotion de la résistance à la désinformation et à la manipulation - Critique des médias, c'est-à-dire la capacité d'utiliser les médias de manière analytique, réflexive et éthique.
- Connaissance du système médiatique actuel et de la manière dont les médias et les producteurs de médias travaillent, ainsi que la capacité à utiliser les médias pour exercer sa propre citoyenneté numérique.
- l'utilisation des médias - en réception, par exemple en choisissant des programmes, mais aussi de manière interactive (par exemple en commentant des contenus en ligne).
- la création de médias. Ce dernier point, en particulier, est de plus en plus facile grâce au web. La capacité à critiquer les médias, ou compétence médiatique critique, est particulièrement importante pour faire face à la désinformation.
- respecter les règles de bienséance également


e) La pédagogie des médias / les compétences informationnelles (ça s'apprend à l'école):
La pédagogie des médias / des compétences informationnelles sont plus importantes que jamais:
- Nous ne pouvons plus nous fier naturellement aux règles et normes en vigueur jusqu'à présent dans le paysage médiatique. Dans le cadre de la pédagogie des médias, il faudra donc à l'avenir éclairer certains thèmes de manière particulièrement intensive et les considérer sous une nouvelle perspective. Il s'agit par exemple d'aspects tels que le comportement politiquement correct, les valeurs démocratiques fondamentales en général, le pluralisme et la diversité des opinions en particulier, ainsi que la véracité des informations.
- Pour beaucoup, l'évaluation critique des informations provenant des médias audiovisuels ainsi que l'évaluation des sources en ligne sont souvent difficiles. La compétence informationnelle dans les médias audiovisuels s'apprend et s'exerce - qu'il s'agisse de reconnaître la publicité dans une application ou de trouver et d'évaluer correctement des contenus de Wikipédia, YouTube ou Twitter. Par compétence informationnelle, on entend la capacité à sélectionner, évaluer et traiter des informations provenant d'une multitude de sources (en ligne). Les compétences informationnelles sont devenues un facteur clé important de l'ère numérique et sont déterminantes pour la vie autonome de chaque individu, mais aussi pour le fonctionnement d'une société démocratique. Les médias audiovisuels proposent une offre d'informations quasiment illimitée.


Politisation et propagande
Dès les années 60, la résignation se répand face à ce qui est désormais appelé 'les médias de masse' et qui est considéré comme un terrain perdu pour la culture. Ce changement d'attitude peut être retracé jusqu'aux années 1930, lorsque l'instrumentalisation politique croissante des médias devient un sujet de préoccupation pour les artistes. L'espoir d'une fonction émancipatrice des médias a été démenti par leur utilisation comme moyen de propagande du fascisme en Allemagne, en Italie, aux USA et en URSS. Dans ce contexte, des artistes de l'époque des pionniers comme Ruttmann, Vertov, Eisenstein et les futuristes italiens se sont mis également au service de la propagande politique. Mais même les pionniers des années 1920 émigrés aux '?tats-Unis n'ont guère la possibilité d'y poursuivre leur travail purement artistique, et se heurtent, comme Brecht ou Fischinger, à une commercialisation tout aussi radicale de tous les formats médiatiques à des fins de manipulation...

On pourrait dire qu'après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les médias de masse ont définitivement perdu leur innocence.

Bonne journée
Citoyen_H
LA TRAITRISE
a posté le 07-06-2023 à 21:47
et la félonie de ce personnage, qui croit représenter le savoir ultime, ne lui ont jamais fait froid aux yeux.
J'ai la vague impression qu'il cherche des ennuis qui, à mon avis, seront largement mérités !!!

Tunisino
L'un
a posté le 07-06-2023 à 19:39
Il est l'un des saboteurs de la république des imbéciles, délibérément ou non, peu importe. Il a tout oublié de son intelligence médiocre, de sa formation faible, et de son parcours dérisoire, qui n'a rien à voir avec les vrais besoins de la Tunisie, de vivre et de se développer, pour se présenter pour un sauveur, comme beaucoup de littéraires et d'illettrés à l'époque, pour empêcher la Tunisie de se mettre sur les rails du progrès durable. Des intellectuels, se disent, mais qui ne savent que bavarder pour ne rien dire, ils ne sont que totalement déconnecté des vrais besoins des pauvres tunisiens.
GZ
"... le Caravage passe".
a posté le à 23:31
Idée fixe.
Vous sombrez dans la malveillance délibérée.
Je croyais votre urticaire fini ou du moins quiescent.
Suis-je si naïf ?
Le professeur Ben Achour est entre autres professeur invité au Collège de France, chaire Les Mondes Francophones. Avez-vous seulement idée de ce que c'est ?
'?coutez sa leçon inaugurale. Cela vous remettra les idées en place. Si vous en avez. D'autres que pourfendre les " littéraires et [ ] illettrés" -il faut savoir- gaiement confondus avec les juristes, le tout à la vas-y comme je te pousse sauce Tunisino dont nous n'avons que trop soupé.
Repassez si vous avez autre chose. Pensez à soigner vos textes.
Tunisino
C'est qui la France?
a posté le à 09:15
Le pays qui s'est colonisé par Hitler pour juste une grogne? Le pays où ceux qui planifient sont des littéraires et des illettrés? Le pays consommateur de technologies modernes et avancés? Le pays qui n'a jamais réussi à devenir numéro 1, ni en Europe, ni dans le monde? Je vous comprend GZ, vous êtes un littéraire honnête mais qui n'arrive pas à distinguer le littéraire du technique, la Tunisie ne peut pas devenir un pays avancé avec des poèmes, mais avec de la planification technique, qui demande de l'intelligence, de la formation, et de l'expérience techniques, mais aussi l'audace, la vision, et la discipline des anglophones.
GZ
Correction
a posté le à 09:02
Lire " vous tombez..."
Zarzoumia
A lire
a posté le 07-06-2023 à 19:23
Un regard toujours intéressant pour comprendre ce qui se passe actuellement en Tunisie.
Je vous conseille de regarder son intervention dans l'émission 28 minutes sur ARTE.
Une perspective historique qui apporte un éclairage important.