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Un an depuis la sortie présidentielle : des associations appellent à la fin des discours racistes
21/02/2024 | 13:20
4 min
Un an depuis la sortie présidentielle : des associations appellent à la fin des discours racistes

 

Des associations et organisations nationales ont publié, mercredi 21 février 2024, un communiqué en “commémoration” du discours du président de la République, Kaïs Saïed, tenu l’an dernier, lors d’une réunion du conseil de sécurité nationale consacrée aux « mesures urgentes qui devraient être prises pour traiter le phénomène de l’afflux d’un grand nombre de migrants irréguliers subsahariens en Tunisie ».

Kaïs Saïed avait alors, rappelons-le, évoqué « un plan criminel préparé depuis le début de ce siècle pour changer la composition démographique de la Tunisie ».


Voici le texte du communiqué traduit de l’arabe :

« Le discours du président et les pratiques qui en ont découlé visaient exclusivement les migrants noirs, les réfugiés et les demandeurs d'asile (protégés par la Convention de Genève de 1952 et son Protocole d'amendement de 1967), ainsi que les étudiants, les travailleurs migrants réguliers, les enfants non accompagnés et les femmes n'ont pas été épargnées. Les migrants ont été stigmatisés et leur présence en Tunisie criminalisée.

Aujourd’hui, le coût politique et moral élevé de ce discours est clairement évident. Les autorités tunisiennes sont devenues un symbole d'approches discriminatoires à l'égard des immigrés et ont ainsi rejoint les politiques d'extrême droite en Europe qui propagent la peur des immigrés et ont utilisé la politique des autorités tunisiennes comme prétexte pour violer davantage les droits des immigrés tunisiens en Europe et œuvrer pour les restreindre et les expulser.


Les appareils de l’État ont invoqué un arsenal juridique discriminatoire et dépassé et l’ont utilisé pour empêcher les immigrés de se loger, de se déplacer, de travailler et d’obtenir des services humanitaires. Ils ont utilisé les institutions de l’État pour isoler davantage les groupes marginalisés et défavorisés de la société et en faire des proies faciles aux réseaux de trafic et de traite des êtres humains.

Les forêts d'oliviers de Sfax et les déserts des frontières avec la Libye et l'Algérie témoignent de l'ampleur du drame et des souffrances humaines. Les réfugiés se rassemblent dans les régions de Bhaira et de Zarzis autour des sièges des organisations internationales en quête de protection, privés d’aides et dans des conditions humanitaires et climatiques difficiles.

Les campagnes d'incitation raciste contre les immigrés se poursuivent également en stéréotypant leur image et en les présentant comme une menace pour la sécurité, la santé et l'existence même, cela pour justifier leur expulsion et leur privation des services de base. Le discours anti-immigrés noirs ne peut pas être considéré comme un point de vue ou une liberté d'expression, mais plutôt comme un crime, en vertu de la loi n°50, relative à l'élimination de toutes les formes de racisme.

Les politiques de haine et de discrimination en Tunisie se sont croisées avec les politiques d’extrême droite européenne, les victimes étant les immigrés, qu’ils soient Tunisiens en Europe ou immigrés en Tunisie.

 

Nous renouvelons l'appel au retrait du communiqué de tous les supports officiels de la présidence de la République et à prendre des mesures immédiates pour mettre fin aux discours de haine et au racisme dans le pays, protéger les immigrants de la violence, enquêter sur les actes de violence signalés et garantir l'accès à la justice et les droits des victimes.

Nous soulignons que le statut administratif des personnes n'est en aucun cas considéré comme un obstacle à l'accès aux droits fondamentaux et nous appelons donc à une réponse basée sur la garantie des droits qui commence par un règlement administratif global du statut des travailleurs migrants en Tunisie.

En conclusion, nous réaffirmons notre engagement avec toutes les forces de lutte en Tunisie et en Afrique à œuvrer selon une stratégie qui s'oppose aux politiques d'immigration de l'Union européenne, qu'elle cherche à exporter vers les pays du Sud.

Une stratégie contrastant notamment avec les thèses de la droite et des racistes pour la libération complète de l'Afrique, dont les peuples luttent encore pour leur véritable indépendance et dignité, ainsi que pour l'élimination de toutes les formes de discrimination, notamment celles fondées sur la race, l'origine ethnique, la couleur, le sexe, la langue, la religion ou les opinions politiques.

Des droits pour tous

Dignité pour les migrants ».

 

Parmi les signataires nous pouvons citer :

 

Ligue tunisienne de défense des droits de l'homme

Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux

Association tunisienne des femmes démocrates

Coalition tunisienne pour l'abolition de la peine de mort

Organisation tunisienne contre la torture

Association Beity

Association tunisienne des droits et libertés

Avocats sans frontières

Al Bawsala

Damj

 

21/02/2024 | 13:20
4 min
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Commentaires
retraité
ce n'est pas du racisme
a posté le 21-02-2024 à 17:28
ce n'est pas du racisme ou ségrégation raciale envers des migrants économiques clandestins et illégaux noirs ou blancs ou jaunes c'est pareil c'est uniquement pour défendre le pays et sa population voir les USA ce font subir aux migrants clandestins latino-américains . la Tunisie qui a été le premier au monde à abolir l'esclavage en 1768 sous le règne de roi Ahmed Bey et depuis il n'a jamais eu de ségrégation raciale et du racisme en Tunisie mais ces associations dites humanitaires financées par l'étranger surtout européen pour les encourager à fixer les migrants économiques clandestins illégaux en majorité subsahariens en Tunisie qui traverse la pire crise économique sociale financière sanitaire et sociétale la plus grave de son histoire récente depuis les années 80 les migrants économiques subsahariens clandestins et illégaux ont pris le Maroc et la Libye points de départ pour leur émigration clandestine vers le sud de l'Europe ( l'eldorado européen ) le Maroc a fermé sa frontière aux subsahariens clandestins malgré ses bonnes relations économiques et commerciales avec les pays subsahariens et la Libye après la chute du régime de Khadafi la mafia libyenne et à la faveur de la révolution bénie de 2011 a concentré ses efforts d'envoyer clandestinement ces migrants subsahariens en Tunisie ou une mafia tunisienne est constituée et organisée pour les recevoir et les envoyer clandestinement par voie maritime vers les cotes italiennes qui sont distantes au maximum 100 kms idem pour l'Algérie la petite Tunisie ne soit et ne sera jamais un pays réceptionnaire des migrants économiques et des réfugies clandestins ou réguliers contrairement à ces voisins qui sont vastes et riches en matières premières notre petit pays dépourvu des matières premières (pétrole et gaz naturel ) avec une forte jeunesse sans emplois et qui n'arrive pas à subvenir à sa population en eau pour boire et se laver des produits alimentaires pour nourrir sa population et des logements pour ses pauvres citoyens et un niveau de vie digne pour ses citoyens démunis ne peut tolérer sur sol des migrants étrangers et clandestins ou réguliers il n'est pas un pays riche manquant de main d'?uvre comme les pays developpés de l'Europe de l'ouest des deux pays de l'Amérique du Nord et des pays du golfe au contraire on cherche à placer nos crèmes cadres et ouvriers qualifiés dans ces pays .
Larry
Le retraité raciste est de retour
a posté le à 18:16
Lisez bien la pancarte !...

...." être noir n'est pas un crime "...

Mais être un tunisien comme vous : ..." ca l'est "...
EL OUAFFY Y
L expulsion avec honneur
a posté le 21-02-2024 à 17:09
Il y a certains qui évoquent le sujet d expulsion de préférence dire retourner ces immigrés a leur pays d origine selon l énorme humanitaire bien soigner bien nourrit sur la charge de ses pays d origines car leurs responsabilités est toujours engagées une facture sera rétablie et le contenue sera versée au profit du pays d expédition nous n oublions pas qu'aucun cas la responsabilité de leurs dirigeants reste toujours engagée envers leurs citoyens malgré les lois internationales non pas donner importance a ce phénomène qui touche même les pays puissants.
EL OUAFFY Y
Ce n' est question de racismes
a posté le 21-02-2024 à 15:41
Qui dit les Tunisiens sont des racistes je le défaits mai si quelqu'un a évoqué ce sujet c est pour autres raisons acceptables on pose la question est ce qu elle les moyens de prendre en charge ces nombres importants des être humains en situation irréguliers est ce que la Tunisie a des ressources pour les besoins de son peuple la question est faut le poser à ceux qu ils juges sont avoirs de moins d information sur l économie du pays .
1/3i
@Gg
a posté le 21-02-2024 à 14:37
vous ne savez pas ce qu'il s'est passé il y a un an...

Vous n'étiez pas ici....

Avec des groupes de citoyens, nous avons oeuvré pour aider et secourir beaucoup de subsahariens.
Et ce n'étaient pas des migrants, mais de immigrés, qui pour la plupart avaient un emploi en Tunisie, ou étaient étudiants.
et ce que nous avons vu était terrifiant dans l'abomination raciste...

C'est à partir du printemps, que les vagues de clandestins sont arrivés par les frontières algériennes et Libyennes.
Gg
Vous avez raison...
a posté le à 16:05
...je n'etais pas là.
Excusez moi.
Gg
Comme d'habitude...
a posté le 21-02-2024 à 13:59
...on veut faire passer des vessies pour des lanternes!
Personne n'a dit qu'être noir est un crime, ce qui n'empêche pas le déferlement de clandestins d'être insupportable.
Ils seraient jaunes, verts ou bleus, ce serait pareil.