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PDG de la Pharmacie centrale : le nombre de médicaments introuvables est exagéré
14/11/2022 | 09:21
3 min
PDG de la Pharmacie centrale : le nombre de médicaments introuvables est exagéré


Le PDG de la pharmacie centrale de Tunisie (PCT), Béchir Irmani a indiqué que la crise des médicaments avait éclaté depuis plus de cinq ans. Il a expliqué que la PCT avait du mal à s'approvisionner depuis l'année 2017 en raison des impayés des caisses sociales. Ces dettes ont provoqué une instabilité financière au niveau de l'établissement. Néanmoins, il a assuré que la PCT fournissait tous les efforts nécessaires afin de répondre aux besoins du marché. « Il y a une évaluation et un suivi de la disponibilité des médicaments », a-t-il ajouté.


Invité le 14 novembre 2022 durant l'émission "Yawm Said" animée par Kaouther Ben Dlela et diffusée sur les ondes de la Radio nationale, Béchir Irmani a affirmé que la crise financière au niveau de la PCT persistait malgré le soutien de l'Etat en raison de l'importance des impayés cumulé depuis 2016. Il a tenu à préciser que les 5 milliards de dinars souvent évoqués étaient la dette de la CNSS auprès de la Cnam. Les impayés de la Cnam auprès de la PCT ont atteint 440 millions de dinars. La dette de la CNSS auprès des hôpitaux a considérablement évolué puisque ces derniers doivent à la Pharmacie centrale de Tunisie plus de 700 millions de dinars.

« La situation financière de la Pharmacie centrale de Tunisie dépend de celle des hôpitaux et de la CNAM... Les établissements hospitaliers dont la situation et le financement n'évoluent pas ne peuvent pas honorer leurs obligations auprès de la PCT. Lors de la crise résultante du Coronavirus, la priorité était la mise à disponibilité des établissements hospitaliers de médicaments... Concernant la Cnam, il n'y a pas eu d'efforts portant sur le paiement de la dette », a-t-il poursuivi.




Revenant sur l'arrêt des activités de certains laboratoires pharmaceutiques en Tunisie, Béchir Irmani a assuré que ces établissements continueront à approvisionner la Pharmacie centrale et à répondre aux besoins du marché. Il a expliqué que le départ de ces entreprises ne se limitait pas à la Tunisie. Ceci aura lieu au niveau de pays voisins. Il s'agit d'une nouvelle stratégie adoptée par ces entreprises pharmaceutiques. Il a rappelé que les coûts supplémentaires de transport et d'acheminement seront pris en charge par la PCT. Il a, aussi, indiqué que les prix étaient fixés par le ministère du Commerce et qu'il n'y avait pas eu de changement à ce niveau depuis près d'un an.


Béchir Irmani a affirmé que le manque de certains médicaments résultait d'une décision de la PCT. Il a considéré que la question de l'indisponibilité de 700 médicaments était une exagération. La liste relayée comporte des médicaments n'existant plus. D'autres sont des médicaments pour animaux. M. Irmani a, également, évoqué la crise mondiale causant une pénurie de certains produits et la situation financière de la PCT. Le PDG de la PCT a considéré que l'identification du nombre de médicaments indisponibles ne servait pas les intérêts des citoyens et pouvait induire l'opinion publique en erreur. La question du stock stratégique est réglementée par décret. Le stock des médicaments vitaux tels que l'insuline est de cinq mois.

 

S.G

14/11/2022 | 09:21
3 min
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Commentaires
Akoubi Ammar
Au pays du tarananni
a posté le 14-11-2022 à 18:16
La Tunisie est le seul pays au monde où on permet à k état et à des entreprises publiques de s abstenir à payer des dettes à d autres établissements publics en raison des difficultés financières. C est pour celà que les caisses sociales ne peuvent pas procéder au recouvrement des créances et de leur part ces dernières se permettent de ne pas honorer leurs engagements auprès d autres établissements. Partout c est comme ça dans le secteur public le flou règne, la Steg et la Sonede sont en difficulté parce que des clients publics ne paient pas leurs factures. Ne parlons pas des grands transporteurs publics et certains organismes classés même dans la catégorie G qui vivent dans un autre monde de mauvaise gestion frôlant le désastre et sans l argent des contribuables ils ne peuvent même pas payer les traitements de leurs employés dont plus de la moitié sont en pléthore. Malgré ceci, ce responsable irresponsable aurait dû se taire au lieu de dire n importe quoi.