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Imed Hammami : la révision du décret électoral aura lieu avant le 17 octobre
10/10/2022 | 16:17
5 min
Imed Hammami : la révision du décret électoral aura lieu avant le 17 octobre


L'ancien leader du mouvement Ennahdha et désormais soutien du président de la République Kaïs Saïed, Imed Hammami, a indiqué que la Pharmacie centrale était dotée d'un stock stratégique de trois mois pour les médicaments vitaux. Réagissant aux explications données par la ministre de l'Industrie, de l'Energie et des Mines, Neila Gonji affirmant que les problèmes d'approvisionnement en carburant résultaient de la célébration du MouledHammami a qualifié la chose de ridicule et d'irresponsable.

Invité le 10 octobre 2022 par Moez Ben Gharbia sur les ondes de la radio Diwan FM, Imed Hammami s'est interrogé sur les conséquences de la perturbation de l'approvisionnement en carburant. Il a souligné le coût économique et l'impact sur la production. Il a évoqué deux hypothèses : soit l'Etat n'a pas les moyens d'acquérir les quantités nécessaires de carburant, soit l'Etat a essayé de rationaliser la consommation en stoppant la distribution durant le week-end du 8 et 9 octobre.


Concernant la révision du décret électoral n°55, Imed Hammami a considéré que le président de la République maîtrisait le sujet. Il a, aussi, considéré que la modification de ce texte de loi n'avait pas d'importance, car la campagne n'avait pas été entamée. Il a estimé que la révision du décret aurait lieu avant le 17 octobre 2022. Hammami a réaffirmé son soutien au système des parrainages et a appelé à la rationalisation des candidatures afin de limiter le nombre de dossiers déposés auprès de l'Instance supérieure indépendante pour les élections et de garder un certain degré de crédibilité des candidats.



Par la suite, Imed Hammami a affirmé que le principe de présélection, le parrainage, la régularité de la situation fiscale et le niveau d'étude avaient fait partie des revendications de plusieurs figures de la scène politique depuis la révolution. Il a conclu que le décret n°55 était vêtu d'un caractère participatif et que cet adjectif-là ne nécessitait pas la tenue de plusieurs réunions et de dialogues. Hammami a indiqué que l'approche participative pouvait résulter de la synthèse de plusieurs propositions. Il a considéré qu'aucun système n'allait convaincre l'ensemble des Tunisiens.


Pour ce qui est de l'interview accordée par le président du mouvement Ennahdha Rached Ghannouchi à Al Jazeera et publiée la semaine dernière, Imed Hammami a cité sa déclaration du 15 août 2021 dans laquelle il avait affirmé que ce dernier représentait un cas pathologique. Ghannouchi a affirmé qu'il quittera la présidence d'Ennahdha suite au prochain congrès du parti. Hammami a estimé que cette déclaration devait être classée dans les faits divers. Il a affirmé qu'il n'y avait plus de futur ni pour Ghannouchi ni pour le mouvement Ennahdha. Il a qualifié les soutiens de Ghannouchi d'incompétents et d'individus cherchant à protéger leurs intérêts. Hammami a insisté sur l'importance de prioriser les intérêts du peuple tunisien même en cas de conflit politique avec le chef de l'Etat, Kaïs Saïed.


« Ne s'agit-il pas d'un appel à la violence ? Le pays se prépare à organiser des élections... L'appel à manifester à la date du 15 octobre, et ceci s'applique au Parti Destourien Libre aussi, et les appels à mobilisation vont amplifier les tensions... La liberté de manifester doit être préservée... J'ai annoncé, à la date du 15 septembre 2020, que Rached Ghannouchi ne comptait pas démissionner et qu'il n'y aura pas de congrès. J'avais appelé à lui crier "Dégage" au visage à Montplaisir... J'étais le premier à appeler à se révolter contre lui », a-t-il dit.

Revenant sur le retrait de confiance de Ghannouchi au sein de l'Assemblée des représentants du peuple, Imed Hammami a affirmé que plusieurs députés de Qalb Tounes avaient reçu des pots-de-vin. Ils auraient été séduits par des missions à l'étranger ou par des sommes d'argent. D'autres ont été menacés du retrait de l'immunité parlementaire. Il a, également, affirmé que le dossier de conflits d'intérêts visant l'ancien chef du gouvernement, Elyes Fakhfakh avait été monté de toutes pièces. Il a rappelé que ce dernier venait d'être acquitté par la justice tunisienne. 


S.G

10/10/2022 | 16:17
5 min
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Commentaires
Mansour Lahyani
J'ai enfin compris ce que fait ce Hammami !
a posté le 13-10-2022 à 16:01
Je ne suis pas plus un agent de police qu'un autre, il m'a fallu du temps pour comprendre, mais désormais je pense savoir ce que fait Imed Hammami dans les cercles du pouvoir : c'est le porte-parole du Guide Suprême ! Tapi dans l'ombre du Guide Supême, il est toujours le premier à faire part des décisions improbables de son Frère Musulman comme lui !!!
SALIM
POURQUOI C'EST RIDICULE?
a posté le 10-10-2022 à 18:22
Les gens ont voulu feter le mouled chez eux, surtout que le mouled coincide avec un week end, donc il ont fait le plein le vendredi et meme le jeudi.
Houcine
Il faut dire, divulguer ce dont vous avez connaissance.
a posté le 10-10-2022 à 17:55
Parce que les vendus, les pourris, les infâmes incultes qui vous insultent sont les complices de la chienlit et des corrupteurs.
Nous savions cela, mais par expérience, face à la mauvaise foi, même les preuves doivent être vérifiées.
Kalb Tounis, et toutes les racailles politicards, ainsi que les suppôts crétins sont aux aguets pour vouer aux gémonies qui ose dire ce qui est.
Allez déposer devant un huissier honnête, s'il y en a encore.
Parce que les juges, on ne peut plus leur confier les faits sérieux.
Ils sont capables d'en communiquer le contenu aux "payeurs".
Quand je vous dis que c'est une culture !
Il n'est jamais
trop tard...
a posté le 10-10-2022 à 16:58
Il n'est jamais trop tard pour bien faire. Bonne continuation.