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Ridha Chkoundali : voici les sujets abordés lors de la rencontre avec le Président
01/06/2023 | 09:17
5 min
Ridha Chkoundali : voici les sujets abordés lors de la rencontre avec le Président


Le professeur universitaire en sciences économiques, Ridha Chkoundali, a indiqué que la rencontre du 31 mai 2023 entre le président de la République, Kaïs Saïed et des universitaires spécialisés en économie a duré près de cinq heures. Le président s’est exprimé puis a laissé le temps à ses invités de présenter leurs visions des choses.

Dans une publication Facebook du 1er juin 2023, Ridha Chkoundali a précisé que le chef de l’État s’opposait aux méthodes classiques pour résoudre la crise économique. Il a qualifié les réformes proposées par le Fonds monétaire international (FMI) de diktats menaçant la paix sociale. Il a proposé la mise en place d’une taxe sur les individus bénéficiant des compensations, mais ne le méritant pas. Ceci permettra de financer la caisse des compensations. Kaïs Saïed a, aussi, évoqué comme solution le recours aux entreprises citoyennes afin de créer des emplois et de la conciliation pénale afin de garantir le développement économique des régions pauvres et marginalisées.


Le président a affirmé qu’il préférait les propositions non liées à l’étranger et qu’il privilégiait des mesures adaptées à la réalité tunisienne et prenant en compte l’intérêt suprême du pays. Ridha Chkoundali, présent à cette rencontre, a invité le chef de l’État à changer de discours au sujet de l’économie. Il a considéré que Kaïs Saïed devait évoquer les sujets touchant directement les Tunisiens tels que le chômage, l’inflation et la dégradation du pouvoir d’achat au lieu de parler d’équilibres financiers. Cette thématique n’intéresse, selon lui, que les bailleurs de fonds.

« J'ai abordé le problème le plus important et qui trouble les Tunisiens, à savoir celui de la hausse insensée des prix et la difficulté de s’approvisionner en produits de base. J'ai expliqué la relation entre l'inflation et la baisse de la valeur du dinar tunisien, et comment une partie importante de l'inflation découle de cette baisse. Il faut y mettre fin avec un programme de sauvetage financier que j'ai présenté dans divers espaces médiatiques. Il se compose de quatre axes : le phosphate, les transferts des Tunisiens à l'étranger, les sociétés et fonds totalement exportateurs et les devises circulant sur le marché noir. J'ai indiqué que ce programme s’appliquait à court terme et qu’il devait être exécuté au cours des prochains jours. Quant au programme économique incluant des réformes majeures, il nécessite du temps et doit inclure les réformes du FMI, mais avec un contenu différent et une approche différente faisant de son objectif l’amélioration des conditions de vie des Tunisiens. Les équilibres financiers sont importants et ne s’opposent pas à ce noble objectif », a-t-il écrit.

 

Ridha Chkoundali a, également, évoqué l’importance de rejeter l’approche basée sur l’exclusion de la femme et des jeunes. Le taux de chômage au sein de ces catégories est assez grand, selon lui. Il a expliqué que la politique touristique optait pour le tourisme balnéaire et que ceci avait conduit à l’exclusion des zones intérieures. Ceci doit impérativement être changé.

L’expert en économie a critiqué la complexité des procédures administratives et la bureaucratie ayant impacté le classement de la Tunisie publié par Doing Business. Il s’agit d’un classement basé sur l’indice de la facilité de faire des affaires. Le mauvais classement de la Tunisie décourage les investisseurs.

« J’ai parlé de la politique fiscale, car la pression fiscale est forte. Elle a poussé les jeunes à migrer vers l’économie parallèle et à transformer une partie considérable des transactions réalisées par les entreprises du secteur formel en transactions du secteur informel. J’ai expliqué comment l’État est le premier responsable du développement de l’économie parallèle… J’ai évoqué l’importance de créer la richesse. Ceci ne peut être réalisé qu’à travers l’amélioration du climat des affaires et la révision des politiques économiques… La politique monétaire prudente visant à lutter contre l’inflation a fatigué les Tunisiens, la compétitivité des entreprises et les finances publiques. Elle n’a bénéficié qu’aux banques tunisiennes ayant réalisé des gains inimaginables durant les dernières années », a-t-il ajouté.

D’après Ridha Chkoundali, les invités ont abordé la question de l’économie de rente bloquant la croissance économique. Selon eux, les autorisations sont octroyées à une catégorie restreinte de personnes et les jeunes en sont privés. Ils ont mis l’accent sur l’importance de changer la mentalité de l’administration tunisienne afin de la faire passer du commis d’État au serviteur du peuple. Ils ont souligné l’importance de se doter d’une vision économique claire pour la Tunisie de 2030 et 2050.

Parmi les sujets abordés figurent les énergies renouvelables, l’économie numérique et la sécurité alimentaire et énergétique. Les professeurs universitaires ont, aussi, mentionné l’importance de s’adapter aux changements mondiaux ayant eu lieu après la crise provoquée par le Coronavirus. Celle-ci a impacté la domination du dollar. Les experts ont présenté des propositions portant sur les échanges en dinars avec l’Algérie afin de s’approvisionner en combustibles. Le dinar tunisien pourrait être utilisé par les touristes algériens.




S.G

01/06/2023 | 09:17
5 min
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Commentaires
MH
@Gardons
a posté le 01-06-2023 à 18:58
vous avez mis Mr. Ridha Chkoundali, soi-disant prof. universitaire, échec et mat.

Mr. Ridha Chkoundali parle trop pour ne rien dire...
'Gardons un minimum d'honnêteté!
@Mr. Ridha Chkoundali
a posté le 01-06-2023 à 17:08
1ère Partie :

@Mr. Ridha Chkoundali, Vous dites: 'Il faut y mettre fin avec un programme de sauvetage financier que j'ai présenté dans divers espaces médiatiques. Il se compose de quatre axes: le phosphate, les transferts des Tunisiens à l'étranger, les sociétés et fonds totalement exportateurs et les devises circulant sur le marché noir.

-->
@Mr. Ridha Chkoundali:
a) Je vous rappelle que les mines de phosphates de Métlaoui, Kalâat Khasba, Redeyef, Moularès sont en utilisation respectivement depuis 1899, 1903, 1903 et 1904 -->et ainsi après plus d'un siècle d'exploitation intensive, il serait possible que ces mines de phosphate touchent à leur fin et il faudrait les fermer un jour ou l'autre par manque de rentabilité. --> il faut absolument faire une étude sérieuse afin d'évaluer si l'extraction du phosphate pour l'exportation fait encore un sens pour la Tunisie... --> il faut enfin se débarrasser des décisions/planifications intuitives sans aucun fondement empirique.

Nous risquons de subir le même sort que l'ile de Nauru, si on ne se débarrasse pas le plus vite possible de cette idée absurde de financement de la Tunisie socio-économique avec l'argent de l'exportation du phosphate sans aucun fondement empirique. Je suis désolé de vous le dire, les propositions intuitives qui sortent du fond du ventre risquent de ruiner encore une fois la Tunisie socio-économique

L'île de Nauru : du rêve au cauchemar:
www.francetvinfo.fr/monde/asie/lile-de-nauru-du-reve-au-cauchemar_3068375.html

b)@Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez, des "transferts des Tunisiens à l'étranger", oui mais vous ne proposez rien de nouveau, en effet les transferts des Tunisiens à l'étranger sont déjà utilisés d'une façon efficace. Mais ils ne sont pas suffisants afin de résoudre les problèmes socio-économiques de la Tunisie.

c) @Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez des "sociétés et fonds totalement exportateurs", oui mais il faut nous donner aussi des idées comment créer des sociétés et fonds totalement exportateurs qui seraient compétitives / compétitifs à l'échelle internationale. En effet, tous les pays du monde voudraient créer "des sociétés et fonds totalement exportateurs" --> mais sont très rares ceux qui réussissent. Et vous, @Mr. Ridha Chkoundali, en tant que prof. universitaire vous devriez nous dire non seulement ce que nous devrions faire mais aussi "comment faire" --> comment réaliser vos propositions.

c) @Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez "des devises circulant sur le marché noir". Oui, tout le monde le sait et nos institutions font le maximum afin de limiter les dégâts.

d) @Mr. Ridha Chkoundali: , vous dites "Quant au programme économique incluant des réformes majeures, il nécessite du temps et doit inclure les réformes du FMI":))
-->
Le problème est que le FMI ne nous donne pas du temps et certaines de ses réformes proposées à la Tunisie sont absurdes. --> je vous propose de lire la suite de mes commentaires.

Bonne journée

PS: si vous le désiriez, nous pourrions ouvrir un débat afin de trouver des solutions pragmatiques et intelligentes pour la Tunisie socio-économique.
Tunisino
Un type scolaire
a posté le 01-06-2023 à 16:41
Un type scolaire comme beaucoup d'autres qui remplissent l'université tunisienne, et surtout les facultés, ils sont même illettrés en anglais, la langue de l'ouverture sur le monde, ils sont dans le plagiat et non dans la créativité. Ce sont des enseignants pas plus, qui profitent très bien du système universitaire d'un pays qui ne croit pas à la compétence mais à l'arythmique, certains sont avec des bacs passables pour se trouver enseigner des étudiants plus forts qu'eux! Où sont les experts de l'ISG, où sont les experts de l'IHEC, et où sont les experts de l'ENIT? Saied ne cherche pas de solutions mais il veut juste donner l'impression qu'il est ouvert, du déjà vu avec Belaid et Mahfoudh. S'ils veut vraiment de solutions, pourquoi lasse t-il un illettré juridique emprunté de la RNTA sur la tète de l'ITES, pourquoi n'exploite t-il pas l'ITES pour la vraie planification stratégique? Saied est terminé, il est noyé par la microgestion sans avoir même les compétences pour s'en sortir, il est même déconnecté de la réalité lorsqu'il parle d'une baguette à 2 dinars et que les pénuries sont dues à la spéculation, alors que ce qui se vendait à 2 dinars n'est pas la baguette de 200 millimes et que les pénuries sont dues aux mauvais approvisionnement!
'Gardons un minimum d'honnêteté!
@Mr. Ridha Chkoundali
a posté le 01-06-2023 à 16:00
1ère Partie :

@Mr. Ridha Chkoundali, Vous dites: 'Il faut y mettre fin avec un programme de sauvetage financier que j'ai présenté dans divers espaces médiatiques. Il se compose de quatre axes: le phosphate, les transferts des Tunisiens à l'étranger, les sociétés et fonds totalement exportateurs et les devises circulant sur le marché noir. 

-->
@Ridha Chkoundali:
a) Je vous rappelle que les mines de phosphates de Métlaoui, Kalâat Khasba, Redeyef, Moularès sont en utilisation respectivement depuis 1899, 1903, 1903 et 1904 -->et ainsi après plus d'un siècle d'exploitation intensive, il serait possible que ces mines de phosphate touchent à leur fin et il faudrait les fermer un jour ou l'autre par manque de rentabilité. --> il faut absolument faire une étude sérieuse afin d'évaluer si l'extraction du phosphate pour l'exportation fait encore un sens pour la Tunisie... --> il faut enfin se débarrasser des décisions/planifications intuitives sans aucun fondement empirique.

Nous risquons de subir le même sort que l'ile de Nauru, si on ne se débarrasse pas le plus vite possible de cette idée absurde de financement de la Tunisie socio-économique avec l'argent de l'exportation du phosphate sans aucun fondement empirique. Je suis désolé de vous le dire, les propositions intuitives qui sortent du fond du ventre risquent de ruiner encore une fois la Tunisie socio-économique --> ceci est décevant de la part d'un prof. universitaire.

L'île de Nauru : du rêve au cauchemar:
www.francetvinfo.fr/monde/asie/lile-de-nauru-du-reve-au-cauchemar_3068375.html

b)@Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez, des "transferts des Tunisiens à l'étranger", oui mais vous ne proposez rien de nouveau, en effet les transferts des Tunisiens à l'étranger sont déjà utilisés d'une façon efficace. Mais ils ne sont pas suffisants afin de résoudre les problèmes socio-économiques de la Tunisie.

c) @Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez des "sociétés et fonds totalement exportateurs", oui mais il faut nous donner aussi des idées comment créer des sociétés et fonds totalement exportateurs qui seraient compétitives / compétitifs à l'échelle internationale. En effet, tous les pays du monde voudraient créer "des sociétés et fonds totalement exportateurs" --> mais sont très rares ceux qui réussissent. Et vous, @Mr. Ridha Chkoundali, en tant que prof. universitaire vous devriez nous dire non seulement ce que nous devrions faire mais aussi "comment faire" --> comment réaliser vos propositions.

c) @Mr. Ridha Chkoundali: vous parlez "des devises circulant sur le marché noir". Oui, tout le monde le sait et nos institutions font le maximum afin de limiter les dégâts.

d) @Mr. Ridha Chkoundali: , vous dites "Quant au programme économique incluant des réformes majeures, il nécessite du temps et doit inclure les réformes du FMI":))
-->
Le problème est que le FMI ne nous donne pas du temps et certaines de ses réformes proposées à la Tunisie sont absurdes. --> je vous propose de lire la suite de mes commentaires.

Bonne journée


PS: c) @Mr. Ridha Chkoundali: je suis désolé de vous le dire, vous ne proposez rien de concret, vos discours ne sont rien que du jonglage et à 90% du bavardage inutile...

'Gardons un minimum d'honnêteté!
Normalement la position actuelle du FMI serait compréhensible, si ce dernier n'avait pas été à l'origine de la décadence socio-économique de la Tunisie durant la dernière décennie
a posté le 01-06-2023 à 15:51
2ème partie:
Je cite Business news du 30/07/2016: "La recapitalisation et les réformes visant à réduire le déficit de liquidités des banques ' la BCT a injecté 5,1 milliards de dinars en 2015 et a proposé des mesures afin que toutes les banques atteignent un taux de liquidité de 90 % d'ici à 2018 ' semblent porter fruit et ont été saluées par les observateurs externes. [...] Le Fonds monétaire international (FMI), qui a félicité le gouvernement tunisien, a annoncé qu'il approuvait un accord élargi portant sur un montant de 2,9 milliards de dollars et qu'il surveillerait de près les réformes économiques mises en oeuvre."
-->
oui, c'est le FMI qui a très mal conseillé la Tunisie socio-économique durant la dernière décennie: Oui c'est avec nos milliards de dette extérieure que l'état tunisien a remboursé après 2011 implicitement une partie des créances irrécouvrables / douteuses du temps de la dictature de notre oligarchie entrepreneuse et de leurs partenaires étrangers alors qu'ils auraient pu recapitaliser par leur propres moyens...

-->
Oui, c'était le FMI qui félicitait nos gouvernements durant la dernière décennie pour leurs décisions socio-économiques absurdes et qui prétendait surveiller de près les réformes économiques mises en oeuvre en Tunisie.

Fazit: on nous impose/imposait des réformes sur la bases de théories socio-économiques qui n'ont aucune chance de réussite en Afrique. Et quand ça ne fonctionne pas, c'est toujours la faute aux africains et non pas aux théories du FMI et de la banque mondiale ...

De même c'est le FMI et la banque mondiale qui ont très mal conseillé l'Afrique subsaharienne lors des privatisation des entreprises publiques. Je cite: "Dans les esquisses de bilan proposées par la littérature récente sur les privatisations en Afrique sub-saharienne, l'échec est reconnu et les perspectives dégagées appellent à une plus réflexion critique sur les orientations futures. Quant aux principales institutions financières internationales comme l'OCDE et la Banque Mondiale, elles mettent en exergue les insuffisances des programmes de privatisations. La Banque Mondiale, par exemple, reconnaît que les objectifs de la privatisation ont été surestimés, appelant à la nécessité d'avoir une approche plus casuistique. Quant à l'OCDE, elle a montré comment l'Afrique sub-saharienne a été défaillante dans ses programmes de privatisation, en particulier dans l'atteinte des objectifs sociaux"
--> voir le lien web suivant:
***

Fazit: on nous impose des réformes sur la bases de théories socio-économiques qui n'ont aucune chance de réussite en Afrique. Et quand ça ne fonctionne pas, c'est toujours la faute aux africains et non pas à leurs théories...
'Gardons un minimum d'honnêteté!
La conception néoclassique du marché!
a posté le 01-06-2023 à 15:49
3ème partie :
- La conception néoclassique du marché est une utopie basée sur le dogme selon lequel les prix et les échanges se fixent de manière efficace et autonome à travers une "main invisible" (réglés par des facteurs qui leur sont propres). Cette conception est une illusion de l'abstraction théorique qui ne pourrait être atteinte, mais dont on peut s'approcher le plus possible grâce à l'intervention de l'Etat (ce que fait d'ailleurs le gouvernement tunisien)
-L'équilibre spontané entre l'offre et la demande ne sert que de référence aux organisations internationales (comme le FMI et la banque mondiale) lorsqu'elles nous dictent qu'il faudrait faire des "réformes structurelles" --> privatiser, déréglementer et Etat minimum, de façon à ce que la concurrence puisse s'exercer sans limites pour être parfaite à travers une "main invisible" et de manière autonome (réglée par des facteurs qui lui sont propres). Ce qui est en contradiction avec les données empiriques et la réalité du marché.
- Oui, certaines théories socio-économiques soutenues par le FMI et la BM et les réformes que nous imposent l'Europe et les USA sont réfutées par la réalité du marché et par les données empiriques. --> Il est complètement irrationnel de prétendre encore que la concurrence sans obstacle conduit à une situation optimale d'équilibre spontané entre l'offre et la demande. Oui ceci est en contradiction avec les données empiriques --> Et dire que l'on a accordé un prix Nobel pour cette illusion... Il est temps que le FMI et la BM se débarrassent de cette illusion que "les prix et les échanges se fixent de manière efficiente et autonome à travers une main invisible et miraculeuse". Cette formule est totalement réfutée par la réalité du marché.
- Il faudrait, en Tunisie et ailleurs, mettre en place une instance qui centralise les offres et les demandes, interdis les accords bilatéraux, cherche des prix équilibrant l'offre et la demande sur la base de données empiriques de différentes plateformes logistiques --> Et nous avons les moyens informatiques et mathématiques afin de réaliser cette équilibre d'une façon intelligente ... Par contre, le FMI et la Banque mondiale nous dictent des "réformes de structure" qui sont exactement le contraire : supprimons le plus possible tout ce qui empêche les agents économiques de "s'entendre" directement --> ce qui n'a pas fonctionné et ce qui a induit une inflation qui dépasse les 10% un peu partout sur la planète à la suite de spéculations abusives --> ce n'est pas moi qui le dit, c'est plutôt l'avis de la majorité des politiciens en Europe.

Le laisser faire avec pour seule obligation le respect des contrats n'a pas fonctionné cet hivers en Allemagne et nulle part.

Veuillez voir l'article d'un haut fonctionnaire allemand sur le lien Web suivant:
***

Je cite l'article du lien Web ci-dessus: "Les entreprises du secteur agroalimentaire ont-ils vraiment profité de la crise pour maximiser leurs bénéfices [par exemple, le prix de beurre a quasiment doublé]? [...] Si l'on met les choses en perspective, on constate que les hausses de prix dans les stations-service n'étaient pas justifiées, et je ne veux pas exclure que cela se soit également produit à un endroit ou à un autre dans le commerce de détail alimentaire." d'après Nikos Förster, fonctionnaire d'état.


Le Maroc a dit récemment au FMI, "nous connaissons beaucoup mieux le milieu socio-économique marocain afin de ne pas appliquer n'importe quelle proposition à l'aveuglette."
-->
voir le lien web suivant :
***

La banque mondiale voudrait nous prêter 300 millions de dinars dans les prochains/prochaines jours/semaines et nous impose de les distribuer gratuitement sur nos PME. Voir le lien Web suivant:
***
--> il est complètement absurde d'offrir sans retour des millions de dinars à nos PME, c'est de la folie socio-économique. Même l'Allemagne n'injecte pas de l'argent gratuitement dans des PME en faillite ou qui risquent déjà la faillite. Les aides publiques en faveur des entreprises en difficulté,se font en Allemagne en fonction des impôt payés durant les dernières années. Les PME qui ont payé très peu d'impôt ou rien, reçoivent aussi très peu ou aucune aide publique qu'elles devraient aussi rembourser. Un Ami allemand à une PME, il a reçu 20000 euros de l'Etat Allemand comme aide publique durant la pandémie et pas plus car il n'a jamais payé plus que 20000 euros d'impôt annuellement durant les années d'avant la pandémie. Puis, il a dû rembourser les 20000 euros après la pandémie. --> L'Etat allemand n'offre pas l'argent du contribuable gratuitement aux PME... Il prête l'argent à ceux qui seraient capables de faire le remboursement.

'Gardons un minimum d'honnêteté!
Le FMI nous a très mal conseillé durant la dernière décennie!
a posté le 01-06-2023 à 15:46
4ème partie:

- Certains pays de l'Europe membres du FMI nous ont très mal conseillés durant la dernière décennie et ainsi leurs banquiers et leurs entreprises impérialistes ont profité de notre argent de l'endettement (avec la complicité de certains entrepreneurs / politiciens tunisiens et même du silence de l'UGTT) --> Je cite un article de Business du 28/07/2016 à 15:46:
""[...] Frédéric Oudéa a tenu à saluer la Banque Centrale Tunisienne avec à sa tête son gouverneur, Chedly Ayari, pour l'ouverture du marché des capitaux que celui-ci a rendu possible. [...] Etaient ainsi présents, outre l'hôte des lieux [les diplomates français], Foued Mbazâa, ancien président de la République, Wided Bouchamaoui présidente de la centrale patronale UTICA, Houcine Abassi, SG de la Centrale syndicale UGTT, et pas moins de trois ministres, à savoir Yassine Brahim, ministre du Développement, de l'Investissement et de la Coopération internationale, Slim Chaker ministre des Finances, Selma Elloumi Rekik, ministre du Tourisme, ainsi que Ridha Chalghoum, ministre-conseiller auprès du président de la République."

--> Si l'on suivait les prévisions et les propositions de certains experts socio-politiques et économiques, ainsi que celles de l'UE et du FMI, la Tunisie se dirigerait tout droit vers l'effondrement économique"
-->
où étaient ces "experts politiques et économiques tunisiens" lorsque une banque tunisienne voudrait il y a 3 semaines offrir par stupidité (pour ne pas dire autres choses) 8 millions d'actions gratuitement à ses actionnaires (voir l'article de Business News TN du 28.04.2023)? --> du jamais vu à l'échelle internationale. Où étaient certains de nos profs. universitaires tunisiens qui crient aujourd'hui au loup quand notre BCT a permis l'ouverture du marché de nos capitaux de l'endettement pour l'exportation en 2016? Où sont tous ceux qui étaient durant la dernière décennie à l'avant-garde de l'exportation de notre argent de l'endettement sans retour et qui crient aujourd'hui famine?


je voudrais vous rappeler que les milliards d'euros injectés entre 2011-2020 dans notre système bancaire par l'Etat tunisien n'ont servi qu'à couvrir les créances irrécouvrables / douteuses de notre oligarchie entrepreneuse qui nous mettaient et continuent à nous mettre mal à l'aise. La seule stratégie de traitement des créances douteuses qu'ont trouvé ceux qui nous gouvernaient entre 2011-2020 avec la complicité du FMI consistait à privatiser les bénéfices et socialiser les pertes --> Oui avec nos milliards de dette extérieure l'état tunisien a remboursé implicitement des créances irrécouvrables / douteuses de notre oligarchie entrepreneuse qui refusait de rembourser ses dettes envers notre système bancaire. --> les débiteurs oligarques avaient et ont de l'argent afin de rembourser leur crédits mais ils ne l'ont pas fait.
-->
De ce fait il est temps de rouvrir les dossiers des créances irrécouvrables / douteuses de notre système bancaire et de prier les débiteurs de rembourser leur dettes envers notre système bancaire. Il s'agit d'au moins 10 milliards d'euros

On ne recapitalise pas des banques qui appartiennent en grande partie à l'oligarchie, à la bourgeoisie et aux investisseurs étrangers avec l'argent de l'endettement sans les avoir nationalisées à 100% auparavant et ceci à zéro dinars/euros (ceci avec la bénédiction du FMI et de la banque mondiale) . L'Allemagne a eu le courage de nationaliser entièrement et à zéro euro l'une de ses plus grandes banques avant d'y injecter de l'argent, la Hypo Real Estate. Alors que notre ex-gouvernement de Mr. Essid (ex-troïka) a injecté inconditionnellement des milliards d'euros dans le système bancaire tunisien en grande partie oligarque. --> La nationalisation à zéro dinars/euros et entière (à 100%) des banques tunisiennes en faillite aurait dû être faite déjà en 2011. Toute autre solution (sans la nationalisation à 100% et à zéro dinars/euros ou la fermeture) coûte plus chère aux Tunisiens!

Certes, Il y a assez de capitaux en Tunisie. Mais, ces capitaux circulent très peu ou pas. L'argent n'est pas en train de jouer son rôle en Tunisie. En effet, si seulement le 1/7ème des capitaux gelés dans nos banques circulent seulement 20 fois par an (en loop/boucle dans différents projets socio-économiques) , ceci créerait une richesse sans limite pour la Tunisie et tous les Tunisiens. L'argent n'a de qualité que si elle circule. Par contre, nos capitaux n'osent pas circuler, et vous savez maintenant pourquoi...

Bonne soirée
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Propositions
a posté le 01-06-2023 à 15:44
5ème partie :
a) Il est temps de créer des banques étatiques des régions en Tunisie qui s'occuperont du développement respectif des différentes zones géographiques tunisiennes et de canaliser l'épargne des Tunisiens vers ces banques étatiques régionales afin de financer l'économie et les entreprises tunisiennes sans passer par les banques oligarques... En effet nos banques privées disposent de quelques dizaines de milliards de dinars de l'épargne des Tunisiens qu'elles n'arrivent pas à lui trouver des réemplois à la hauteur des exigences socio-économiques de la Tunisie . --> Je rappelle qu'en Allemagne, la majorité du système bancaire est nationalisée sous la forme de banques détenues par les Länder (les états régionaux). Et ce sont ces banques régionales qui ont toujours financé les grands projets des états régionaux!

b) motiver et responsabiliser le Tunisien :
il n'y qu'une seule formule afin de nous garantir l'autosuffisance alimentaire, celle qui consiste à motiver et responsabiliser le Tunisien à créer de la richesse par lui même, pour lui même, pour tous les Tunisiens et pour le reste du monde

- J'étais en Thaïlande et j'ai rencontré des familles pauvres qui mènent une vie paisible et arrivent à survivre grâce aux élevages traditionnels des crevettes, souvent sur les rives des petites rivières. C'est l'Etat Thaïlandais qui donne les moyens de productions et collecte aussi la production/récolte des crevettes afin de l'exporter vers l'Europe ou la commercialiser dans le pays.
- Les aveugles en Allemagne produisent d'une façon décentralisée et à domicile des brosses, des pinceaux, des balais, etc.. Tous les vendredis, il y a quelqu'un de la commune qui passe chez les aveugles/handicapés chercher la production afin de la faire vendre d'une façon centralisée.
- Entre les deux guerres mondiales, Les Allemands utilisaient les excréments des chevaux qu'ils cherchaient entre autre dans les avenues de Munich afin de pratiquer l'agriculture urbaine --> c'est cela qui a nourri les allemands entre les deux guerres, c'est cela l'art de survivre en attendant des jours meilleurs...
- Entre les deux guerres mondiales, Les femmes allemandes cousaient les vêtements à la main (sans machine à coudre), elles élevaient dans des clapiers en bois des lapins de fermes pour le besoin familiale en viande.
-Il y avait un homme d'affaires français, au temps où j'allais au collège, qui voulait produire des chaussures à Tazarka. Il a commencé d'abord par donner une formation à ses nouveaux employés. Il les a réunis dans une grande salle à la commune de Tazarka afin de leur montrer les techniques de la fabrication des chaussures d'une façon artisanale (j'étais parmi les présents, j'avais 17 ans en ce temps-là). Il nous a fourni la formation nécessaire pour assurer la qualité du travail. Puis, il a introduit une nouveauté dans notre monde rural, un système de salaire différentiel aux pièces. On recevait une somme fixe par pièce produite. Puis, cet homme d'affaires nous payait même plus cher car on respectait les normes qu'il nous a fixées pour la production (encore plus de motivation afin de fournir un travail de qualité). Ce Monsieur, venu de l'étranger, a révolutionné notre monde rural en introduisant la même base de calcul du salaire pour les hommes et pour les femmes pour un travail égal ou d'égale valeur. --> C'était un bouleversement socio-culturel dans notre petit village où les femmes gagnaient beaucoup moins et travaillaient beaucoup plus sur les champs des autres. Ce Monsieur, venu de loin, a su motiver tous ses employés. Je produisais durant mes vacances scolaires des chaussures de très haute qualité et ceci par dizaines. Je ne me faisais pas de soucis pour la vente de ma production. En effet, Je savais que ce Monsieur, venu de très loin, allait acheter toute ma production.

Oui, Il faudrait d'abord entourer nos chômeurs même de simples compétences sans parler de IA ou de machine learning et en faisant abstraction de tout ce qui est argent et diplômes universitaires. Il faut leur permettre d'abord de développer seuls des projets, lorsque ceux-ci décolleraient, et que les besoins financiers se feraient ressentir, on peut leur fournir plus de fonds. L'argent ne remplace jamais les compétences. On associe trop souvent startup et levée de fonds, en oubliant que la levée de fonds n'est pas une des premières étapes dans bon nombre de développement.

Chercher à résoudre les problèmes socio-économiques de notre entourage est la meilleure source d'idées d'affaires / de startup. Il faut voir à travers nos multiples problèmes socio-économiques une source d'idées infinie. Oui, il est temps de comprendre que nos problèmes socio-économiques sont en fait une source pour une infinité d'opportunités. Si quelqu'un est capable d'en identifier quelques-uns à grande urgence, et de réfléchir aux moyens de les résoudre, il sera ainsi capable de créer une formidable entreprise.


Bonne journée

PS: Si chaque famille tunisienne produisait 3 fois de suite par an respectivement 10 Kg de pommes de terre en agriculture urbaine en utilisant l'eau de pluie, on aurait 3x4millionsx10= 120 millions de Kg de pommes de terre en plus. --> ou élever des lapins de fermes dans des clapiers en bois, ou la production de chaussure d'une façon artisanale, etc., etc., etc
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Motiver et responsabiliser le Tunisien!
a posté le 01-06-2023 à 15:38
6èm partie

voilà ce que disait le maire Thomas Nietzsche de la ville allemande Jena lors de la pandémie: "Nous savions que nous ne pourrions jamais avoir des masques à 110000 personnes du gouvernement. La priorité a été accordée aux cliniques, aux cabinets médicaux, à la physiothérapie et aux établissements de soins infirmiers. C'est pourquoi nous avons lancé une campagne: Chers Jenaers, veuillez coudre vos masques vous-même. Consultez les instructions sur YouTube. Nous obtenons suffisamment de matériel et vous montrons comment nettoyer les masques afin qu'ils puissent être réutilisés encore et encore."
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vous voyez ce que je veux dire, notre ex-gouvernement, au mois de mars 2020, disait aux Tunisiens "restez chez-vous, ne bougez même pas le petit doigt, ne faites rien de productif et l'état tunisien va vous fabriquer 32 millions de masques de protection", alors que les maires des villes allemandes font motiver et responsabiliser les citoyens de leurs localités à fabriquer leurs propres masques de protection d'une façon artisanale.
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Et qui a fabriqué "nos" 32 millions de masques de protection? oui, c'était une fabrique de l'un de nos ex-députés (sans entrer dans les détails)

Zarzoumia
Il est temps d'agir
a posté le 01-06-2023 à 15:05
Un temps fou perdu pour proposer une taxe, entreprises citoyennes et conciliation pénale. Des mesurettes qu'aucun citoyen sensé pourrait imaginer comme une solution à nos problèmes économiques. Une approche qui a l'obsession de la paix sociale pour garder le pouvoir. Il ne se rend pas compte que le statu quo et l'immobilisme nous conduira vers l'explosion sociale. Il ne se rend pas compte que son unique bouclier est l'unité nationale autour d'un projet viable et qui fait consensus.
Il ne voit que le bout de son nez alors qu'il faut travailler aussi sur le long terme, sur un projet d'avenir.
Il confond intérêt de la nation et son intérêt politique. Les mains sont tendues, il n'a qu'à sortir de son carcan idéologique pour entrevoir les possibilités.
le financier
si Ridha Chkoundali est economiste je suis
a posté le 01-06-2023 à 12:46
si Ridha Chkoundali est economiste je suis cosmonaute .
Un incompetent qui donne des conseils alors qu il ne comprend pas la base de l economie .
Milton friedman a demontr2 depuis des dizaines d annee que le principal vecteur d inflation est un budget en desequilibre suivit d une balance commercial ou des paiement deficitaire .

Zarzoumia
Non
a posté le à 13:52
Il n'a pas dit le contraire. Il parle de discours qui ne doit pas se focaliser sur l'équilibre financier en ignorant d'autres leviers et thématiques qui parleraient un peu plus aux citoyens et qui auraient un impact sur la situation économique.
Salacon
Des universitaires ?
a posté le 01-06-2023 à 09:41
On n'avancera jamais avec des universitaires, la preuve vivante : c'est le président lui même.
Tout le monde le sait, les universitaires sont à mille lieux de la réalité, et vivent dans leur monde théorique.
Selon un diction tunisien : Eseel mjarreb w ma teseelech tbib