
La méfiance que nourrit l’actuel locataire de Carthage à l’égard des médias prend tout son sens dans la conférence de presse organisée aujourd’hui à l’occasion de la venue du président palestinien Mahmoud Abbas à Tunis. Une conférence de presse sans le moindre journaliste…
Alors que la présidence de la République avait annoncé une conférence de presse, aucun journaliste n’a été invité à assister à l’évènement et à poser des questions qui pourraient s’avérer gênantes ou incommoder le président. Il fallait se contenter – comme d’habitude – des déclarations préparées et servies froides du chef de l’Etat, sans personne pour l’interrompre ou le questionner.
Faire face à la presse est un exercice que Kaïs Saïed n’affectionne que très peu. En effet, depuis son élection, il ne s’est entretenu avec aucun journaliste tunisien. Il ne s’est risqué à aucune interview, déclaration médiatique ou conférence de presse...du moins, au vrai sens du terme.
En juillet dernier, Kaïs Saïed avait reçu une équipe de journalistes du New York Times pour assurer à l’opinion publique nationale et internationale, qu’il respecte les droits et les libertés. Lors de cette entrevue, aucun journaliste n’a été autorisé à poser de question…
R.B.H

J'espère que les experts du FMI chargés du dossier tunisien n'ont pas vu ce discours, ni sa crise de colère contre M. Abdelkafi.