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Cadre budgétaire 2023-2025 : vivre et laisser mourir
16/01/2023 | 15:15
6 min
Cadre budgétaire 2023-2025 : vivre et laisser mourir


Nous voilà à plus de 460 jours de la nomination de Najla Bouden à la tête d’un gouvernement qui devrait trouver, rapidement, des solutions à la crise socio-économique. Bien évidemment, rien de cela n’a eu lieu ! Nos ministres ont tout simplement repris d'anciennes mesures sans véritable impact ou choisi d’opter pour une réduction considérable des dépenses de l’État à n’importe quel prix. Le cadre budgétaire pour la période 2023-2025 reflète cette approche cherchant à faire vivre l’État et à laisser mourir l’économie nationale.

Le ministère des Finances a indiqué, dans son rapport relatif au cadre budgétaire, à l'équilibre financier du budget de l'État et au financement du budget de l’État 2023-2025, que le contrôle des dépenses salariales était l'un des piliers du succès du programme de réformes. Celles-ci devraient évoluer de 5,4%. Cette estimation reste liée à l'accord conclu entre le gouvernement et l'UGTT en septembre 2022. Ainsi et malgré une inflation continue passant de 9,1% en septembre 2022 à 10,1% en décembre 2022, le gouvernement n’envisage pas d’autres augmentations au profit des salariés. De plus, le gouvernement n’appliquera pas la loi n°38 de 2020 portant dispositions dérogatoires pour le recrutement dans le secteur public. Ce texte concerne les titulaires de diplômes supérieurs au chômage depuis dix ans et plus, et qui sont inscrits aux bureaux de l’emploi. Le gouvernement ne compte, donc, pas agir au profit de ces individus et lutter directement contre le chômage.


Le cadre budgétaire évoque le congé pour la création d'une entreprise. Le congé est accordé aux membres du personnel de l'État, des collectivités publiques locales et des établissements publics à caractère administratif. Il s’agit d’une disposition ayant été instaurée par la loi de finances 2022 mais dont l’efficacité n’a jamais été prouvée. Aucun chiffre relatif au nombre de fonctionnaires ayant opté pour ce type de congé durant l’année 2022 n’a été communiqué par le gouvernement. De plus, il serait insensé pour une personne normalement constituée d’abandonner son emploi, sa stabilité professionnelle pour s’aventurer dans la création d’une entreprise alors que le pays traverse une crise économique majeure et qu’il n’y a toujours pas eu de mesures concrètes visant à sauver les PME et à améliorer le climat des affaires.

D’ailleurs, et à ce niveau-là, le rapport sur le cadre budgétaire évoque la mise en place d'une économie durable, la réinstauration de la relation de confiance avec les partenaires de la Tunisie et améliorer l’attractivité du marché tunisien. Or, les acteurs de l’économie tunisienne se sont retrouvés, à plusieurs reprises, confrontés aux décisions et mesures aléatoires, parachutées et manquant de sens. Nous pouvons citer à titre d’exemple le décret portant contrôle préalable à l'importation ou l’absence de consensus autour des lois de finances 2022 et 2023. Ce genre de mesures hasardeuses met les entreprises et les investisseurs face à une instabilité économique combinée à un manque flagrant de clarté fiscale. La loi de finances 2023 a introduit un impôt sur la fortune, une augmentation des amendes et des pénalités, une hausse des contributions sociales des employeurs et une unification des taux d’impôt sur les revenus des entreprises. Des choix faisant de la Tunisie un pays à fuir !

La question de l’instabilité et du manque de visibilité fiscale est importante puisque le rapport relatif au cadre budgétaire indique clairement que l’État compte augmenter ses revenus fiscaux. La même source estime que les revenus fiscaux évolueront avec une moyenne de 11,2% pour la période 2023-2025. Le rapport évoque une réforme du régime forfaitaire et plus de limitation de son champ d'application. La liste des activités éligibles à ce système de déclaration avait déjà été révisée par un décret publié le 11 novembre 2022. Le gouvernement compte, également, continuer à appliquer l’annulation de l'application du régime suspensif de la TVA. Ces données ne peuvent que nous décrire les portées de ce cocktail explosif. L’arrêt d’application du système suspensif avait déjà fortement été critiqué par la Conect et l’Utica en janvier 2022. Tous avaient mis en garde contre le danger que représentait une telle décision. Par la suite, l’Association nationale des petites et moyennes entreprises a affirmé que plusieurs entreprises se trouvaient au bord de la faillite et que l’État était incapable d’appliquer l’alternative au régime suspensif de la TVA présentée par la loi de finances 2022 à savoir la restitution des crédits de TVA. Ce constat ne semble pas déranger le gouvernement qui persiste et s’entête à désintégrer le secteur privé.


En plus de la hausse de l’impôt et des pénalités, le gouvernement de Bouden prévoit une unification des taux de la TVA (probablement en optant pour le taux le plus élevé) et une restriction du champ d'application de certains avantages fiscaux. Le rapport évoque une rationalisation des exonérations et une réduction des régimes fiscaux préférentiels. Le gouvernement estime, donc, que la réduction des avantages, voire leurs suppressions, incitera les investisseurs à s’implémenter en Tunisie ! Ou alors, l’équipe de Bouden cherche à mobiliser des fonds par tous les moyens possibles.

La même source est revenue sur la levée des compensations. Elles représenteront 1,7% du PIB en 2025 contre 8,3% en 2022, soit une baisse de 6,6%. L'enveloppe dédiée aux compensations sera égale à 3,3 milliards de dinars en 2025 contre 8,8 milliards de dinars en 2023, soit une baisse de 56%. La levée de compensations inclut, aussi, les prix des hydrocarbures, du gaz naturel et de l’électricité. Le carburant, selon le rapport, sera vendu au prix réel durant l’année 2023 suite à l’application du mécanisme d’autorégulation des prix. La levée des compensations pour l'électricité et le gaz naturel conduira à la vente de ses produits au prix réel fin 2026. Ces mesures impacteront considérablement les ménages aussi bien que le secteur privé. Les coûts des matières premières, de production de certaines marchandises et de leurs transports. Les prix continueront donc à grimper et l'économie se retrouvera face à une inflation continue.

Le rapport sur le cadre budgétaire 2023-2025 est à l’image de la loi de finances 2022, du programme de réformes et des mesures d’urgence économique. Il comporte une série de phrases totalement contradictoires. Lors des passages médiatiques, les ministres parlent de sauvetage de l’économie et d’appui au secteur privé puis présentent des mesures se heurtant à cette philosophie. La politique du gouvernement n’est autre que la réduction de dépenses autant que possible et quel qu’en soit le prix quitte à désintégrer le secteur privé.


Sofiene Ghoubantini

16/01/2023 | 15:15
6 min
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Commentaires
takilas
Et pourtant !suite à un écrit dans le journal en 2004
a posté le 19-01-2023 à 09:54
Et pourtant l'exploitation de l'eau se trouvant dans la couche dite intercalaire (environ six cent mètres de profondeur), à été exploitée pour l'irrigation en 2005 et ce avec un procédé pour minimiser la salinité mais non-potable.
'Gardons un minimum d'honnêteté!
@Skywalker
a posté le 17-01-2023 à 21:58
Le monde semble être divisé en deux catégories: les créatifs et ceux qui ne le sont pas. Tout le tragique de la Tunisie étant que trop de Tunisiens se résignent, consciemment ou non, dans cette dernière catégorie.

Il est temps de réapprendre au Tunisien à exploiter son énergie créative, puissante et illimitée, qui gît en nous et ne demande qu'à être exprimée.


Le Tunisien est victime de ce que l'on appelle "Learned helplessness":
https://www.linkedin.com/pulse/learned-helplessness-kusumanjalee-thilakarathna
-->
"not trying to get out of a negative situation because the past has taught them that they are helpless.", Martin Seligman

Je suis persuadé qu'il est temps de libérer les Tunisiens (les petits gens) de leur "Learned helplessness" et de les faire créer de la richesse par eux mêmes, pour eux mêmes et pour le reste des Tunisiens, même si c'est de la fabrication artisanale de chaussures, de vêtements à la mains ou la culture de patates sur le toit de leurs maisons dans un contexte d'agriculture urbaine.

La créativité gît en nous et ne demande qu'à être exprimée
-->
Leaves of Grass, Walt Whitman
I do not doubt that whatever I know at a given time,
there waits for me more, which I do not know;
I do not doubt but the majesty and beauty of the
world are latent in any iota of the world;
I do not doubt there are realizations I have no idea of,
waiting for me through time, and through the
universes'also upon this earth;
I do not doubt there is far more in trivialities, insects,
vulgar persons, slaves, dwarfs, weeds, rejected
refuse, than I have supposed;
I do not doubt there is more in myself than I have
supposed'and more in all men and women'
and more in my poems than I have supposed;

Bonne soirée

'Gardons un minimum d'honnêteté!
Oui, de simples compétences sans parler de IA ou de machine learning afin de vaincre nos problèmes socio-économiques !
a posté le à 08:50
Oui l'entreprise Instadeep est une grande fierté pour la Tunisie et les Tunisiens, et ceci ce n'est pas pour la simple raison qu'elle a été valorisée à plus de 400M$, mais plutôt pour l'utilité de l'idée qu'elle engendre: utiliser l'intelligence artificielle (IA) et l'apprentissage automatique (machine learning ) afin d'identifier et de développer de nouvelles immunothérapies contre différents types de cancer et de maladies infectieuses. --> ça m'intéresserait même de participer à ce noble but en tant que mathématicien ayant une très profonde expérience dans le domaine de l'intelligence artificielle. C'était même la base de mon thème de doctorat à l'université de Munich --> je ne suis pas à la recherche de travail:)

Certes, la réussite de Instadeep est un très bon exemple à suivre mais ne résoudrait pas les problèmes de nos chômeurs et de l'extrême pauvreté en Tunisie. Je m'explique: nos chômeurs et ceux qui n'ont absolument rien voudraient produire beaucoup de choses, Ils souhaitent subvenir à leurs propres besoins et ne pas dépendre uniquement des autres. Ils désirent également faire pleinement partie de la société et que leur place y soit reconnue. Généralement, ils n'ont pas un problème de financement afin de développer seuls de petits projets, ils ont besoin plutôt d'assistance juridique et logistique --> avoir des facilités et une garantie afin de vendre leur production sans parler d'économie informelle. L'Etat tunisien doit organiser le travail à domicile des nécessiteux et de servir d'intermédiaire pour la vente de leur production.
-->
- J'étais en Thaïlande et j'ai rencontré des familles pauvres qui mènent une vie paisible et arrivent à survivre grâce aux élevages traditionnels des crevettes, souvent sur les rives des petites rivières. C'est l'Etat Thaïlandais qui donne les moyens de productions et collecte aussi la production/récolte des crevettes afin de l'exporter vers l'Europe ou la commercialiser dans le pays.
- Les aveugles en Allemagne produisent d'une façon décentralisée et à domicile des brosses, des pinceaux, des balais, etc.. Tous les vendredis, il y a quelqu'un de la commune qui passe chez les aveugles/handicapés chercher la production afin de la faire vendre d'une façon centralisée.
- Entre les deux guerres mondiales, Les Allemands utilisaient les excréments des chevaux qu'ils cherchaient entre autre dans les avenues de Munich afin de pratiquer l'agriculture urbaine.
- Entre les deux guerres mondiales, Les femmes allemandes cousaient les vêtements à la main (sans machine à coudre), elles élevaient dans des clapiers en bois des lapins de fermes pour le besoin familiale en viande.
- En 1989 j'étais chez ma correspondante de Munich, oui sa grand-mère cousait encore ses vêtements à la main et utilisait encore les excréments des chevaux afin d'avoir de bonnes et grandes patates

Oui, Il faudrait d'abord entourer nos chômeurs même de simples compétences sans parler de IA ou de machine learning et en faisant abstraction de tout ce qui est argent et diplômes universitaires. Il faut leur permettre d'abord de développer seuls des projets, lorsque ceux-ci décolleraient, et que les besoins financiers se feraient ressentir, on peut leur fournir plus de fonds. L'argent ne remplace jamais les compétences. On associe trop souvent startup et levée de fonds, en oubliant que la levée de fonds n'est pas une des premières étapes dans bon nombre de développement.

Chercher à résoudre les problèmes socio-économiques de notre entourage est la meilleure source d'idées d'affaires / de startup. Il faut voir à travers nos multiples problèmes socio-économiques une source d'idées infinie. Oui, il est temps de comprendre que nos problèmes socio-économiques sont en fait une source pour une infinité d'opportunités. Si quelqu'un est capable d'en identifier quelques-uns à grande urgence, et de réfléchir aux moyens de les résoudre, il sera ainsi capable de créer une formidable entreprise.

Je propose à nos chômeurs de faire une liste des difficultés socio-économiques dans leur entourage, de chercher des solutions possibles à chacune d'elle. La meilleure des solutions serait une idée d'entreprise très efficace.

Bonne journée
Akecoucou
Non assistance a population en danger bles futurs criminels
a posté le 17-01-2023 à 13:10
Le degré d'ignorance et d'incompréhension vis a vis des conséquences de la crise actuelle est déroutant. Cette situation confine a la pathologie collective.

Deux millions au moins de Tunisiens enfants vieillards femmes sont d'ores et déjà concernés par la malnutrition; s'y ajouteront probablement un autre million a partir de 2024

L'entêtement de l'équipe pseudo-gouvernementale actuelle relève de la non assistance a une population en danger
Lol
Mentalité omek sanefa
a posté le 17-01-2023 à 09:48
Plus de salaires, plus de compensation et moins d'impôts ? Et évidemment sans augmenter la dette puisque plus personne ne veut nous avancer du fric.
Ce discours est l'équivalent du discours de Saïd quand il parle de omek sanefa.
Mais les chiffres sont têtus et l'économie est une science et non pas des souhaits...
veritas
A la place de Mme Bouden'?'
a posté le 16-01-2023 à 21:27
Bouden ne doit pas foutre sa vie à la tête de ce gouvernement pour aider ce peuple à s'en sortir et vivre dignement,car les tunisiens sont des ingrats et des lâches '?'même en ayant un salaire de 100 milles euros ça ne vaut pas la peine de se casser le dos pour des gens pareils '?'à sa place je démissionne au lieu de sacrifier sa vie et la vie de sa famille'?'.bourguiba a été remercier de la manière la plus ignoble ,ben Ali aussi .
El chapo
Dixit
a posté le à 13:12
Vous reprenez donc le fameux addage de Scipion l'africain :
'Terre Ingrate ..!...Tu n'auras JAmais mes cendres '
Il n'avait pas tort ce cher Scipion. A son époque, déjà, il avait compris la nature de cette peuplade veule de surcroît qui habite ces terres
veritas
Constat '?'
a posté le à 13:47
Je ne reprend rien et je ne plagie rien '?'juste un constat plus que véridique'?'il vaut mieux faire la manche dans les pays les plus raciste aux mondes que servir des tunisiens ingrat haineux jaloux et qui crachent dans la soupe et toucher un salaire avec des dizaines de milliers d'euros '?'ceux qui courent derrière des postes ils le paieront tôt ou tard de leur vie et de leur santé'?'ils le comprendront trop tard .
URMAX
" ... réduction de dépenses autant que possible ... " ... TOUT A FAIT ... VISEZ BIEN LES IMPOTATIONS
a posté le 16-01-2023 à 21:04
* Le pret a porter importé coute tres cher.
=> Imposez des quotas limités.
* Idem pour parfums, maquillage lingerie.
=> Détaxez les productions locales et salez au max les importations, genre "kaddid".
* Véhicules : Bloquez a titre provisoire les grosses cylindrées de plus de 1.8 qui coutent les yeux de la tete.
* IL en va de meme pour les meubles importés et autres cuisinistes "mel barra".
...
Tout cela contribue tres fortement a "biaiser" en bonne et due forme l'économie Nationale ; tout cela, pour que 1 °/° de notre population puisse se pavaner dans le luxe.
...
"Germinal", de Emile ZOLA ...
Vous connaissez ?
'Gardons un minimum d'honnêteté!
@Mr. Sofiene Ghoubantini
a posté le 16-01-2023 à 19:39
Très Cher Compatriote, Mr. Sofiene Ghoubantini,

Vous écrivez 'Ainsi et malgré une inflation continue passant de 9,1% en septembre 2022 à 10,1% en décembre 2022, le gouvernement n'envisage pas d'autres augmentations au profit des salariés.'
-->
augmenter les salaires d'une façon aléatoire ne résoudrait pas les problèmes socio-économiques de la Tunisie. Il faudrait plutôt investir à faire augmenter la productivité agricole afin de nourrir les Tunisiens à bon prix tout en garantissant l'autosuffisance. Et dans cet esprit le gouvernement de Madame Bouden a investi énormément dans le domaine agricole: achat de tracteurs agricoles de l'étranger et la mise à la disposition de nos agriculteurs des engrais indispensables pour une bonne récolte agricole en quantité et qualité.

Vous écrivez "Ce texte concerne les titulaires de diplômes supérieurs au chômage depuis dix ans et plus, et qui sont inscrits aux bureaux de l'emploi. Le gouvernement ne compte, donc, pas agir au profit de ces individus et lutter directement contre le chômage.'
-->
Le problème de beaucoup de nos chômeurs académiciens est évident, ils manquent d'inspiration et de courage afin de prendre l'initiative et faire quelque chose d'utile pour eux même et implicitement pour le reste des Tunisiens. Quand j'étais en Tunisie, afin de financer mes études secondaires j'élevais des dizaines de lapins que je nourrissait d'herbe et que je vendais sur le marché de semaine aux citadins. J'ai fabriqué des souliers d'une façon artisanale et des lunettes pour la cueillette du figuier barbarie (protection des yeux contre les minuscules épines)

Des idées de projets pour nos chômeurs :
- 1. fabriquer des vélos taxis d'une façon artisanale --> contacter un forgeron afin de profiter de ses compétences:
https://www.alamy.com/stock-photo/velo-taxi-berlin.html?sortBy=relevant

2. fabriquez des Chariots de courses, même pour ce projet contacter un forgeron afin de profiter de ses compétences
https://www.laredoute.fr/pplp/100/83945/83946/cat-161877.aspx#srt=noSorting

3. construire de petit voiliers et donner naissance à des clubs de voile

4. faire une société de service Ubuntu:
a) faire un download d'Ubuntu version 18.04.3 LTS, celle que j'utilise actuellement.
b) faire un download du "USB Creator" du site http://www.linuxliveusb.com/en/download
c) installer "USB Creator" sur Windows.
d) démarrer le "USB Creator" afin de créer un USB de démarrage
e) actualiser la configuration de votre BIOS afin de démarrer le PC à partir de la clé USB
f) démarrer votre PC à partir de la clé USB que vous venez de créer
g) Voilà, vous avez un système d'exploitation Ubuntu et le libre office qui est déjà installé.

ça serait super si certains de nos diplômés chômeurs créeraient des sociétés de services afin de généraliser Ubuntu/Linux en Tunisie. Il est temps de se libérer de Microsoft en Tunisie afin de minimiser les dépenses pour les frais de licences et afin de minimiser l'épidémie de virus informatique.

Etc., etc., etc.

Il y a beaucoup de projets que l'on pourrait réaliser dans un pays comme la Tunisie où tout manque'?' à la limite élever des lapins et les vendre dans son voisinage


vous écrivez "De plus, il serait insensé pour une personne normalement constituée d'abandonner son emploi, sa stabilité professionnelle pour s'aventurer dans la création d'une entreprise alors que le pays traverse une crise économique majeure et qu'il n'y a toujours pas eu de mesures concrètes visant à sauver les PME et à améliorer le climat des affaires."
-->
Oui, c'est justement parce que le pays "traverse une crise économique majeure" qu'il faudrait créer sa propre entreprise, il y a trop à gagner car en Tunisie tout manque et la demande est immense'?' Puis, les PME qui ne pourraient pas voler de leurs propres ailes devraient disparaître et sur leur cendre pousseraient de nouvelles PME.

Je dois m'arrêter, j'ai beaucoup d'autres choses à faire

bonne soirée
Skywalker
Tout n'est pas si rose
a posté le à 09:19
Ce que vous décrivez pour la prise d'initiative est en partie vrai dans un pays normalement constitué.

Or, en Tunisie vous ne pouvez pas changer votre condition car c'est l'état qui encombre les initiatives privées....le secteur privé est mal vu : escalavagiste profiteur, ne paie pas ses impôts etc...
Je suis moi même patron d'une PME et je peux vous assurer que la pression fiscale est énorme !
2/ quand on veut encourager les initiatives on doit assouplir les accès au financement et changer des lois archaïques or aujourd'hui quand vous revenez votre paiement de l'étranger il est bloqué à laBCT.....
Quand vous voulez avoir accès à des financements aucun je dis bien aucun produit ne correspond aux TPE/PME mes tickets d'entrée sont trop importants pour une scalabilité faible (taille du marché).
3/ constitution : vous ne pouvez pas aujourd'hui passer le fait que constituer une structure pour être dans les règles de l'art vous coûte extrêmement cher et les délais se sont rallongés allant jusqu'à 2mois...

Ce que vous dites est vrai dans un pays normalement constitué,or en Tunisie soit vous rentrez dans le moule soit vous êtes marginalisé : cela veut dire fonctionnaire ( mossmar fi hit) vous trouvez un place dans une banque (accès crédit et autres avantages sociaux), donc sociologiquement parlant notre pays n'a jamais falté la prise de risque et quand vous échouez et il faut échouer vous risquez la taule (faire faillite dans ce pays est synonyme de prison) , je vous invite à allez essayer de fermer une patebte une vrai Galère !!
Sans tomber dans un pessimisme aiguë et sans tomber dans un optimisme démesuré, il convient plutôt de faire une lecture de notre système qui favorise les castes ...dans le sens où l'ascenceur social par la prise de risque et l'initiative est bloqué avec la bénédiction de l'état grâce à ses lois archaïques et rétrogrades...

Enfin, l'exemple d'Instadeep est falgrant cette startup aurait elle pu lever 100M$ en Tunisie Si elle n'était pas installée à Londres aurait elle pu être valorisée à plus de 400M'?' Nous sommes loin très loin...la vérité est que nous sommes un boulet pour l'humanité, nous sommes hautains prétentieux et nos lois font fuir n'importe quel investisseur notre administration bolchévique soviétique fonctionne encore au Fax !! Commençons par nous regarder en face à faire notre autocritique et après les initiatives viendront !
Fares
Ubuntu 18.04?
a posté le à 21:14
Heu, je pense que vous vivez dans le passé. Une mise à jour s'impose!!!! Vous avez quelques années de retard.
Deficit
Budgétaire
a posté le 16-01-2023 à 19:28
Le déficit budgétaire qui s'accélère de jour en jour et enfonce la Tunisie vers un non retour. Qui en sont les réels fautifs, ne serait-ce pas le binôme responsable, le peuple qui a voté faux depuis une décennie et les dirigeants politiques incapables, incompétents égoïstes et égocentriques.
FALLG
Oh, bientôt une crise alimentaire ?
a posté le 16-01-2023 à 19:15
Un cargo ukrainien bloque le Bosphore( rt)
et :
La torpille Poséidon prête pour le sous-marin(rt)

manque en fait encore :
,,Eruption volcanique en Sicile,,
ou quelque chose comme ça
SAHLI
Recherche d´une première ministre,
a posté le 16-01-2023 à 19:07
Condition préalable : membre de la secte des Kaisollahs El3athim, gauchiste et stupide.
Aucune autre qualification n'est requise. De préférence des personnes ayant abandonné l'école ou les études, des paresseux, des bons à rien, des criminels, des voleurs de jour ou ceux qui veulent le devenir.
Des connaissances dans le domaine de la psychiatrie sont plutôt défavorables et gênantes.
Une rémunération au top, des frais forfaitaires généreux exonérés d'impôts, des droits à la retraite à vie au bout de trois mois, l'utilisation gratuite d'hélicoptères et de véhicules de l'armée tunisienne à des fins aussi personnelles, des allocations de loyer, des repas gratuits, des snacks et des boissons froides, divers autres avantages vous attendent. Bureau luxueux avec salle de bain wellness, trois douzaines de collaborateurs, sécurité, esthéticienne, coiffeur et masseur.
Candidatures en indiquant la date d'entrée dans la secte et le numéro de membre à :
Siège de Carthage.
DHEJ
Ma conviction...
a posté le 16-01-2023 à 18:35
Le Ministère des finances recrute les nuls comme Nemsia.

.
Nephentes
Quel beau titre
a posté le 16-01-2023 à 17:28
Et quel beau article; effectivement de gouvernement de clowns applique une politique de criminel. Ce qualificatif n'est pas une exagération si l'on suppose que ces gens connaissent les conséquences de leurs décisions.

on estime en 2022 a plus d'un tiers la population tunisienne vivant avec moins de 2 dollars par jour c'est a dire en dessous du seuil de pauvreté international; les mesures annoncées dans cette LF 2023 de cauchemar vont aggraver radicalement la situation.

Entre 2019 et 2022 le budget alloué spécifiquement au dispositif de répression a dépassé les 2500 millions de dinars ; l'aide de l'UE du FMI et de la Banque Mondiale dans le cadre de la lutte contre le COVID y est passée

Songez un instant ce que 2500 milliards octroyés au microfinancement de petits projets auraient pu créer comme emplois

Tunisino
Félicitations!
a posté le 16-01-2023 à 16:38
Félicitations pour l'article. Le projet budgétaire 23-25 permettra à l'Etat de vivre mais à la Tunisie de disparaitre! Saied et son équipe sont en déconnexion totale de la réalité et des sciences. Ils gèrent les choses sous l'hypothèse qu'elles sont indépendantes alors qu'elles sont couplées. Ils gèrent la Tunisie sous l'hypothèse qu'elle est en bonne santé alors qu'elle est très malade. Ils partent sous l'hypothèse que le futur n'existe pas alors qu'il existe bel et bien et les conséquences désastreuses de leurs décisions sont brulantes. Ils partent sous l'hypothèse qu'ils ont le droit d'être incompétents et d'apprendre la coiffure dans les têtes des tunisiens alors que les souffrances des tunisiens sont insupportables et demandent des compétences chevronnées, au même prix! Toute une machine éducative a été bâtie pour sélectionner les plus intelligents pour les offrir les meilleures formations, puis ce sont les plus médiocres qui gèrent le pays pour le rendre invivable!
Rationnel
Des mesures necessaires
a posté le 16-01-2023 à 16:19
L'auteur devrait regarder cette vidéo concernant l'évolution de l'économie de l'?gypte pour voir que les conditions peuvent empirer en Tunisie (https://www.youtube.com/watch?v=RkhJrQyP0QQ). On connaît le cas du Liban et le cas de la Turquie ou l'inflation est de 85% pour 2022 et 64% en 2023, la livre a perdu du 90% de sa valeur. On se demande que peut faire la Tunisie? obéir au FMI comme l'Egypte mène a une impasse. ignorer le FMI comme le Liban mène a une impasse. Comme le dit le proverbe anglais: damned if you do, damned if you don't. Traduction: damné si vous le faites, damné si vous ne le faites pas.
L'UGTT a négocie un bon accord avec le gouvernement, garantir des augmentations de plus de 5% sur 3 ans est un bon deal puisque ça sera probablement supérieur a l'inflation dans les années 2023, 2024. La plupart des économies des pays du monde vont être en dépression, la demande sera réduite, et l'inflation va descendre (elle est descendue 20 point en Turquie, 2 point aux USA). La majorité de l'inflation en Tunisie est importée.
Le Dinar Tunisien est reste stable, ce qui est important pour la dette. Une dette extérieure de 128 milliards de dinars est un défi, mais si le Dinar regagne sa valeur de 2008 (0,85 vs Dollar contre 0,33 en 2023) la dette serait seulement de 48 milliards de dinars. La dette intérieure est plus facile a gérer surtout dans un pays ou l'état détient 40% des banques.
L'UGTT devrait comprendre que l'appréciation du Dinar est dans l'intérêt de ses membres.
La réduction du déficit commercial aide dans l'appréciation du Dinar, le moyen le plus rapide et le plus facile pour y arriver est la réduction du déficit énergétique (40% du déficit commercial), et pour y arriver on doit accélérer les projets d'énergies renouvelables.
Gg
Action vs baratin
a posté le 16-01-2023 à 16:16
"...il n'y a toujours pas eu de mesures concrètes visant à sauver les PME et à améliorer le climat des affaires."
Voilà! Le reste, tout le reste, n'est que baratin.