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Officiel – Le gouvernement Jomâa obtient la confiance de l'ANC (vidéo)
29/01/2014 | 1
min
Officiel – Le gouvernement Jomâa obtient la confiance de l'ANC (vidéo)
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Au cours de la journée du mardi 28 janvier 2014, l’Assemblée nationale constituante a tenu une séance pour l’accord de confiance au gouvernement de Mehdi Jomâa. Après une plénière de plusieurs heures, le gouvernement proposé par Mehdi Jomâa a obtenu la confiance de l’ANC. Sur 193 votants, le résultat du vote est le suivant : 149 pour, 24 abstentions et 20 contre. Un long applaudissement a suivi ce vote et l’hymne national a été entonné.

Pendant la séance, les élus se sont relayés durant des interventions afin de s’exprimer à propos de la formation du nouveau gouvernement.

Les avis concernant la composition du gouvernement Jomâa ont été partagés entre réprobateurs, favorables, ou encore ceux qui ont préféré s’abstenir de voter. Les réserves étaient émises à propos de certains ministres à l’instar de celle du Tourisme, Amel Karboul. C’est à ce titre, que Azed Badi du mouvement Wafa a fait part de son refus de voir une ministre qui s’est rendue en Israël occuper un poste dans le nouveau gouvernement. Le bloc de Wafa ne votera pas pour le gouvernement Jomâa mais il promet de le surveiller de très près après avoir formulé une réserve en rapport avec des ministres qui auraient appartenu à l’ancien régime. Quant au député Moez Haj Rhouma, il a visé, dans ses critiques, la ministre du Commerce, Najla Harrouch. Cette dernière n’aurait, selon l’élu aucune expérience dont elle pourrait faire profiter le pays, eu regard du fait qu’elle ait servi uniquement au sein d’une grande banque tunisienne appartenant à son père.

Aymen Zouaghi du Courant Al Mahaba, a pour sa part exprimé des réserves quant à la désignation de Mehdi Jomâa, soulignant que son bloc parlementaire au sein de l’Assemblée ne votera pas pour son gouvernement. Les raisons évoquées par Aymen Zouaghi, qui a discouru au nom du président de son parti Hechmi Hamdi, s’articulent autour du fait que le gouvernement Jomâa est issu du dialogue national. Ce dernier représente pour le Courant Al Mahaba une structure d’allégeance démunie de toute impartialité.
Le Front Populaire surfe, lui-aussi, sur la même vague : celle de ne pas soutenir le nouveau gouvernement, jugeant que celui-ci est voué d’emblée à l’échec, dans le sens où il représente une prolongation de l’ancien gouvernement de la Troïka. Le bloc parlementaire d’Ennahdha, à travers la parole de son président Sahbi Atig a inversé la vague, en se prononçant pour le vote de confiance au gouvernement Jomâa, mettant en exergue les points forts de son cabinet et rappelant par la même, les défis qui l’attendent. Certains élus, à l’instar de Samia Abbou ou Mahmoud Baroudi, ont proposé de reporter le vote de confiance pour le gouvernement afin de permettre à Mehdi Jomâa de réviser ses choix et les cursus des personnes choisies pour composer son cabinet.

Dans sa réponse, Mehdi Jomâa a précisé qu’il était impossible de disposer d’un programme détaillé car il ne disposait pas d’un atelier de préparation avec les ministres dont certains sont arrivés hier. Il a ajouté que le mandat de son gouvernement ne pouvait fixer la date des élections car ce n’était pas de son ressort t qu’il se contenterait de fournir toutes les conditions nécessaires pour la réussite de ces élections. Il a placé en priorité l’accomplissement d’élections transparentes et libres.

Le chef du gouvernement a déclaré que le fait que les ministres soient diplômés à l’étranger n’enlevait rien à leur identité et à leur patriotisme en précisant que certains d’entre eux ont sacrifié des situations confortables pour le bien de la nation. Il a ajouté que ces ministres arrivent avec une démarche, avec une expérience et grand courage pour affronter les difficultés du pays. Il a précisé qu’on n’avait pas les moyens pour boucler la loi de finances de l’année dernière pour parler d’ores et déjà d’une loi de finances complémentaire. Mehdi Jomâa a précisé que le soutien dont bénéficierait le gouvernement était susceptible de rassurer les bailleurs de fonds et permettrait d’améliorer la situation économique. Il a également vanté les mérites des ministres en espérant avoir le soutien et l’encouragement des élus de la nation. Il a tenu à préciser qu’aucun des ministres ne prétendait à un mandat électif et que leur seul soutien serait l’appui de l’Assemblée.

Mehdi Jomâa a également vanté les mérites de l’expérience tunisienne à travers la révolution et à travers la mise en place de la Constitution. Il a insisté sur le fait que tous les ministres sont conscients des challenges et il a ajouté que tout dysfonctionnement serait corrigé en coordination avec l’Assemblée.
Concernant la loi de finances, Mehdi Jomâa a précisé qu’elle restait tributaire de l’obtention de financements extérieurs. Néanmoins, il a placé en priorité la protection des classes pauvres et des classes moyennes de toute augmentation faramineuse des prix. Il a ajouté que la création de richesse et le travail sont des conditions nécessaires pour relancer la Tunisie. Il a précisé que les prêts étrangers seront dirigés vers l’investissement pour créer des emplois et créer de la richesse. Il a ajouté que son administration se concentrerait sur les projets en cours et ceux qui ont été arrêtés car son gouvernement n’est pas là pour 5 ans, d’après ses dires.

Concernant la révision des nominations, Mehdi Jomâa a réitéré sa volonté de réviser toutes les nominations en commençant par les gouverneurs qui, eux-mêmes, devront assainir leurs propres administrations. Il a ajouté que ses ministres se baseront uniquement sur la compétence pour faire les désignations et les modifications qui seront faites au sein de leurs cabinets.
Pour ce qui est de la dissolution des LPR, Mehdi Jomâa a déclaré que toute organisation hors la loi, qui pratique la violence ou qui incite à la haine ne serait pas tolérée. Il a également dit avoir consulté des experts pour trouver les meilleurs moyens de contrer ce type de pratiques.
Dans la lutte contre la corruption, Mehdi Jomâa a déclaré que toute personne sur laquelle existe des doutes de corruption serait poursuivie mais pas en se basant sur des rumeurs de Facebook. Il a ajouté que les procédures légales adéquates seront appliquées.


Na. B
29/01/2014 | 1
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