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La BCT exprime sa préoccupation face au tarissement aigu des ressources financières extérieures
06/10/2021 | 19:32
4 min
La BCT exprime sa préoccupation face au tarissement aigu des ressources financières extérieures

 

Dans un communiqué émis aujourd’hui, le Conseil d’Administration de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a exprimé ses profondes préoccupations face à la situation financière actuelle critique.

Lors de sa réunion périodique, en ce mercredi 6 octobre 2021, la BCT a fait part de sa préoccupation concernant le tarissement aigu des ressources financières extérieures, face aux besoins importants pour boucler le Budget de l’Etat pour l’année 2021, traduisant les craintes des bailleurs de fonds internationaux au vu de la détérioration de la notation souveraine du pays et l’absence d’un nouveau programme avec le FMI.

Ceci, note le conseil, nécessitera l’intensification de la coopération financière bilatérale d’ici la fin de l’année afin de mobiliser autant de ressources extérieures que possible et d'éviter le financement monétaire eu égard à ses répercussions  aussi bien sur le niveau de l'inflation  que  sur les réserves en devises et la gestion du taux de change du dinar, outre son impact négatif sur les relations de la Tunisie avec les bailleurs de fonds et les agences de notations souveraines.

 

D’autre part, le Conseil a souligné que la dégradation des finances publiques, pâtissant de leur situation vulnérable, ainsi que la hausse des cours internationaux du pétrole, sont de nature à compromettre la soutenabilité de la dette publique, outre les effets négatifs de l’accroissement de l’endettement du secteur public auprès du système bancaire sur sa capacité à financer les opérateurs économiques. Et d’ajouter que la persistance de cette situation engendrera des répercussions fortement négatives sur les équilibres extérieurs et sur le marché des changes.

 

Après discussions et délibérations sur les points susmentionnés, le Conseil a réitéré ses profondes préoccupations face à la situation financière actuelle critique, soulignant la nécessité d’accélérer la transmission des signaux clairs aux investisseurs locaux et étrangers quant au rétablissement du rythme de l’activité économique et des équilibres globaux et financiers, la consolidation de la gouvernance du secteur public, l’amélioration du climat des affaires et l’intensification des efforts d’investissement. A cet égard, le Conseil a affirmé que la Banque Centrale, continuera à jouer pleinement son rôle en matière de soutien à l’économie et à suivre de près l’évolution des indicateurs économiques, monétaires et financiers. A la fin de ses travaux, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale de Tunisie.

 

Au cours de sa réunion, le Conseil d’Administration a passé en revue les développements récents de la conjoncture sur les plans économique, monétaire et financier, notamment les données relatives à l’activité économique. En effet, le PIB a affiché au cours du deuxième trimestre 2021 une hausse de 16,2% par rapport à la même période de l’année écoulée et une baisse de 2% comparativement au trimestre précèdent, en raison surtout de l’effet de base induit par la contraction de l’activité économique durant la même période de l’année précédente.

 

Ces résultats soulignent aussi le redressement relatif de certains secteurs, notamment les industries manufacturières exportatrices, en relation avec la poursuite de l’amélioration de la demande émanant de la Zone Euro, outre la reprise significative de la production des hydrocarbures due à la contribution des champs « Nawara » et « Halk El Menzel » et le rétablissement progressif du secteur du phosphate. En revanche, certains secteurs continuent de subir les effets de la crise sanitaire du COVID-19, en particulier celui des services.

 

En ce qui concerne l’évolution des prix, le Conseil a noté la stabilisation du taux d’inflation en septembre 2021 aux environs de 6,2%, en glissement annuel, pour le deuxième mois consécutif, contre 5,4% au cours du même mois de l’année précédente. Les principaux indicateurs de l’inflation sous-jacente se sont, également, inscrits en légère hausse pour atteindre +6% contre +5,9% le mois précédent pour « l’inflation hors produits alimentaires et énergie » et +5,4% contre +5,3% pour « l’inflation hors produits encadrés et frais ».

 

 

S’agissant des évolutions récentes du secteur extérieur, le Conseil a souligné la régression du déficit courant au cours des huit premiers mois de 2021 pour revenir à 3,5% du PIB contre 4,8% une année auparavant. Ce résultat est imputable principalement à la poursuite de la consolidation des revenus du travail (+42,8%) avec une amélioration relative des recettes touristiques (+5,2%), alors que le déficit commercial (FOB-CAF) s’est élargi de 13,7% en relation avec l’évolution des importations. Quant aux flux nets des capitaux extérieurs, ils ont enregistré une forte baisse due à la régression du volume des ressources extérieures mobilisées, s’ajoutant à la hausse des dépenses au titre du remboursement du principal de la dette. Compte tenu de ces évolutions, les avoirs nets en devises sont revenus à 20.962 MDT ou 127 jours d’importation à fin septembre 2021 contre 23.099 MDT et 162 jours d’importation au terme de l’année 2020.

 

D'après communiqué

06/10/2021 | 19:32
4 min
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Commentaires
Petit x
La situation économique est dramatique et le pire est à venir...
a posté le 07-10-2021 à 10:40
Mais tout le peuple regarde ailleurs. Ils savourent les discours de K.Saied; populistes et vides de tout bon sens d'autant plus qu'ils se caractérisent par la médiocrité du texte; indigne d'un Président de la République.
C'est BIZARRE non !!!

Les tunisiens ne vont se réveiller de leur hypnose que le jour où ils se cognent les têtes contre le mur.
Ce jour là s'approche à la vitesse " V " et c'est ce que signifie ce communiqué du conseil d'administration de la BCT.

On n'arrête pas de vous dire sur ce site que la situation économique est la priorité des priorités et en dehors d'une politique qui permet en premier lieu de subvenir aux besoins vitaux de la population en termes d'alimentation, de médicaments et d'énergie et de préserver le pouvoir d'achat des pauvres gens, le pays va droit à la banqueroute par le dessèchement des avoirs en devises.
retraité
ça prouve bien que la situation est difficile
a posté le 07-10-2021 à 08:54
ça prouve bien que la situation économique et financière est très difficile et qu'il est très urgent de mettre un gouvernement compétent , apolitique ,intègre et de poigne avec une feuille de route bien préparée pour remédier cette situation catastrophique par la mauvaise gestion des islamistes et leurs différents alliés qui ont confisqué le pouvoir politique depuis 10 ans . Monsieur le Président élu au suffrage universel personne ne conteste votre autorité sauf les hommes politiques qui ont peur de perdre leurs privilèges et leurs revenus sur le dos des citoyens vous devez réunir une commission d'experts , des représentants des organisations nationales et des anciens hommes politiques intègres et expérimentés qui aura la charge de proposer un projet de nouvelle constitution, d'une nouvelle loi électorale , une nouvelle loi des partis politiques et leurs financements et une nouvelle loi des organisation non gouvernementales et humanitaires car les actuelles conçues et approuvées par les islamistes et leurs alliés politiques de l'époque pendant la troïka sans consultation populaire et qui ont été la source des malheurs de ce pays et de son peuple et de les proposer au peuple par référendum pour acceptation ou refus On n'a déjà perdu 3 mois d'attente le temps presse et il n' y a pas aucun controle de l'action de votre gouvernement et la constitutionnalité des lois et décrets que vous avez pris et que le nouveau gouvernement devra les prendre c'est bien pour l'urgence de la situation mais le pays et les pays frères et amis épris de liberté et de démocratie ne peuvent pas attendre longtemps , le monde entier nous regarde et veut bien le retour d'une démocratie acceptée par le peuple l'exemple du président égyptien après avoir chassé par la force les frères musulmans du pouvoir il a toute suite organisé des élections présidentielles et législatives pour calmer des pays étrangers qui ont continué à le soutenir économiquement et financièrement en fermant les yeux sur les droits de l'homme , l'?gypte se porte mieux avec une forte croissance avec des grands projets d'investissements et les instances financières internationales lui ouvrent les robinets des crédits à gogo et les dirigeants politiques du monde traitent avec lui bien que les défenseurs des droits de l'homme et ses opposants politiques croulent en prison et cela n'émeut pas le grand peuple égyptien .
MH
La boulitique de KS
a posté le 06-10-2021 à 19:53
1- je gouverve seul et par décret
2- je limoge les ambassadeurs qui me plaisent pas
3- je réponds aux appels de chefs d'état qui veulent bien m'appeler
4- économie, je connais pas donc je m'occupe pas
5- je jette au prison mes opposants
6- finances, je connais pas je ne m'occupe pas et je veux personne qui s'en occupe
7- je nomme les ambassadeurs virés
8- une sortie nocturne, histoire de rassurer la populace
9- économie, on a dit ce n'est pas urgent
10- finances, on cherchera les dix millions, milliards, ou billiard (un de ces trois) spoliés
11- il y a le feu à la maison, connais pas
12- il y a des gens qui manifestent, je sais populaire, non ils veulent ........
chevy
MH
a posté le à 20:56
Tout va bien, le Dinar à 3.26...cool, qu est ce qu il résiste...après 2 si belles saisons touristiques