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L'instance de Yadh Ben Achour veut écarter les anciens du RCD des prochaines élections
04/04/2011 | 1
min
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L'Instance supérieure pour la protection des objectifs de la révolution, de la réforme politique et de la transition démocratique, a poursuivi, lundi après-midi, au siège de la Chambre des Conseillers, le débat autour du projet de décret-loi relatif à l'élection d'une Assemblée nationale constituante. La séance s'est déroulée sous la présidence de M. Yadh Ben Achour.
Les intervenants ont insisté sur la nécessité pour l'Assemblée constituante de refléter les attentes et les ambitions du peuple tunisien, avec ses différentes catégories intellectuelles et politiques, et qu'elle soit ouverte à toutes les franges de la société, notamment les jeunes, qui sont les artisans de la révolution du 14 janvier 2011 et qui ont débarrassé le pays du "cauchemar de l'injustice et de la dictature".
Ils ont, d'autre part, appelé à l'élaboration d'une charte nationale engageant toutes les parties : partis politiques, organisations nationales et composantes de la société civile. Cette charte doit contenir le cadre de l'action de l'assemblée et des conceptions pour l'avenir de la Tunisie, tout en veillant à ne pas porter atteinte aux constantes et aux fondements de la République, et à ne pas perdre les acquis réalisés, dans le pays, depuis la constitution du Pacte fondamental, afin d'éviter la régression du pays vers le sous-développement.

Lors du débat instauré autour des articles du décret-loi relatifs à l'électeur, aux candidatures, au mode de scrutin et au financement de la campagne électorale, les membres de l'Instance ont relevé l'importance d'ouvrir la voie aux candidatures de toutes les catégories de la société, au cours des prochaines élections "sans marginalisation, ni exclusion", tout en abaissant l'âge requis de 23 à 21 ans.
Des intervenants ont appelé à ne pas exclure les magistrats du droit de se présenter en tant que candidat à l'Assemblée nationale constituante, à placer les opérations de financement des campagnes électorales sous le contrôle de la Cour des comptes et à consacrer le principe de la parité dans la représentation de la femme et de l'homme, au sein de l'Assemblée.
Ils ont, en outre, fait part de leur refus du recours aux médias étrangers pour l'organisation des campagnes électorales.

Les membres de l'instance ont, par ailleurs, souligné l'impératif de ne pas accorder le droit de candidature aux prochaines élections à tous ceux qui avaient collaboré avec l'ancien régime ou assumé des responsabilités, locales, régionales ou nationales, au sein du Rassemblement constitutionnel démocratique dissous.
Cette mesure sera, de leur point de vue, une parfaite illustration de la rupture totale avec l'ancien régime, de même qu'une concrétisation des attentes du peuple tunisien à un régime démocratique consacrant le droit de citoyenneté.
04/04/2011 | 1
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