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Kaïs Saïed en mode chasseur de sorcières

Temps de lecture : 7 min
Kaïs Saïed en mode chasseur de sorcières

 

Kaïs Saïed n’aime pas les chiffres bien que, si on se remet à son taux de popularité, les chiffres l’aiment. Ainsi, on ne peut être qu’interloqué quand il parle de centaines de milliards d’argent spolié se trouvant à l’étranger. S’emmêlant les pinceaux, et ignorant totalement la valeur des choses, il se réfugie derrière des formules bateau pour parler de « sommes astronomiques difficiles à cerner ».

L’argent spolié. Voilà un filon que 100% des hommes politiques usant de populisme ont tiré jusqu’à l’épuisement depuis la révolution. A ce jour, aucun homme politique n’a pu donner un montant exact de cet argent spolié par les membres de la famille de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali.

Certains parlent de millions de dinars, d’autres parlent de milliards de dinars et d’autres encore parlent de centaines de milliards de dollars. On parle d’argent déposé dans des comptes en Suisse, d’autres dans des comptes dans des paradis fiscaux. Tous ceux qui sont un peu riches sont accusés. Il suffit que tu sois riche et que tu aies fais ton beurre sous l’ancien régime pour que tu sois accusé de spoliation. Cela importe peu que tu prouves l’origine de tes richesses, que tu présentes tes déclarations fiscales, que tu prouves par a+b que l’argent en question est le fruit de ton labeur, rien à faire, tu es accusé d’avoir usé de ta proximité avec l’ancien régime pour t’enrichir indument.

 

Un jour, il faudra dire la vérité au peuple et faire taire tous les hommes politiques, et les ONG, qui donnent de faux espoirs aux Tunisiens, comme quoi il existe de l’argent par milliards, dans des comptes opaques à l’étranger. Un jour, il faudra que les hommes politiques cessent d’utiliser cet argument pour gagner en popularité.

Du côté de l’argent en Suisse, on parle de milliards déposés dans ses banques. Le dernier à en parler, c’est le président de la République Kaïs Saïed il y a quelques jours.

La vérité est qu’il n’y a en Suisse qu’une soixantaine de millions de francs suisse. C'est-à-dire, à la louche, que 180 millions de dinars. Un chiffre que je dois à l’ancien président de la République suisse lui-même et ce lors de la visite d’Etat de Béji Caïd Essebsi en 2016 à Berne avec qui j’étais dans la délégation officielle. 180 millions de dinars, à la louche et au maximum. Peanuts quand on met ce chiffre à côté du budget de l’Etat de quelque 47 milliards de dinars pour l’exercice 2020.

Franchement, ce n’est pas possible qu’un président de la République ose sortir parler au peuple d’argent spolié alors que le montant est si petit.

Pourquoi la Tunisie n’a pas récupéré cet argent, aussi minime soit-il ? Parce que la Suisse est un Etat de droit et la politique « du président décide et les institutions exécutent » n’existe pas chez les Helvètes. Pour récupérer cet argent, il y a des lois et des procédures complexes à suivre. La Suisse, soucieuse que la Tunisie récupère son fric, a offert à la Tunisie un manuel de procédures pour se retrouver dans les dédales judiciaires. Elle a expliqué à maintes reprises que faire et comment faire pour récupérer cet argent. Il faut dire que, dans le camp en face, on maitrise suffisamment les procédures judiciaires pour protéger cet argent. La Tunisie dit que cet argent est spolié. Mais ceux qui le possèdent disent que cet argent est le fruit de leur labeur. Face à ce dilemme, la justice suisse (ou celle des autres pays) doit trancher et elle ne peut trancher que sur la base de preuves et de documents. Les Tunisiens ont-ils présenté des documents attestant que cet argent est spolié ? La réponse est négative.

Kaïs Saïed peut demander à la Suisse et aux autres pays de récupérer cet argent, il ne pourra rien y faire, il doit se soumettre aux lois de ces pays et respecter les procédures judiciaires.

 

Sachant tout cela, et sachant qu’il est lui-même juriste, comment ose-t-il donc demander aux pays étrangers de récupérer cet argent qu’on dit spolié, alors que ses services judiciaires et de contentieux de l’Etat n’ont pas fait le travail adéquat. Et pourquoi ces services n’ont pas fait le travail adéquat ? Parce que cet argent qu’on dit spolié n’est pas vraiment spolié. Les accusés ont pu prouver que leur argent est propre, dans plusieurs cas de figure.

C’est la même chose qui s’est passé avec l’Union européenne et c’est la même chose qui se passera avec n’importe quel autre pays. Tant que la Tunisie n’a pas prouvé que X ou Y est un voleur, tant qu’elle ne pourra pas récupérer l’argent. Et les voleurs, on ne les désigne pas en présentant un acte de naissance prouvant leurs liens familiaux avec Zine El Abidine Ben Ali, on les désigne sur la base de décisions de justice. Tous les biens confisqués en 2011, par une simple décision politique inique, sont contraires à l’Etat de droit et aux principes basiques de la justice. L’Etat peut confisquer oui, mais il doit le faire sur la base d’une décision de justice et non sur la base d’une décision politique.

En bon professeur (plutôt enseignant) de droit, Kaïs Saïed devrait savoir cela. Pourquoi donc continue-t-il à jouer aux populistes et à ignorer ce principe basique de droit ?!

 

Il est indéniable que de l’argent a été volé et spolié et on se rappelle tous du train de vie insolent des membres de la famille de Ben Ali. Mais de combien parle-t-on exactement ? Même ceux qui ont dû avouer des crimes et des méfaits sous la pression politique et sociale, Slim Chiboub par exemple, ont été incapables de rembourser l’argent parce qu’ils ne l’ont pas ou qu’ils ne l’ont plus. Que gagne-t-on avec un Chiboub à plat et en prison ? Que gagne-t-on avec un Belhassen Trabelsi ou Sakher Materi en exil ? Notre pouvoir politique a été carrément incapable de les rapatrier de leur lieu de résidence, que dire alors de l’argent spolié !

 

Dans la même lignée, Kaïs Saïed a épinglé hier mercredi 23 septembre Hichem Mechichi, coupable d’avoir désigné comme conseillers Taoufik Baccar et Mongi Safra, respectivement ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie et ancien conseiller de Ben Ali.

Pour le président de la République, il est hors de question de nommer des gens avant que la justice ne dise son mot. Mais de quelle justice parle-t-on d’abord ? Une instruction judiciaire ordinaire ou bien des procédures judiciaires vengeresses qui durent maintenant depuis presque dix ans ? Dix ans que M. Safra est en train d’arpenter les couloirs de la justice pour prouver son innocence. Il a été mis en prison puis relâché car, jusqu’à maintenant cette justice n’a rien trouvé de probant pour le condamner et sans avoir le courage de le blanchir ! De cet harcèlement judiciaire, Ali Chaouch est carrément mort dans ces couloirs. C’est de cette justice que parle Kaïs Saïed ?

La pire chose qui nous est arrivée depuis la Révolution est cette chasse aux sorcières aveugle et l’instrumentalisation de l’appareil judiciaire à des fins politiques. Parce que c’est la révolution, disent-ils, on a désigné à l’échafaud des centaines de personnes parmi celles qui ont construit l’Etat pour les accabler de 1001 maux. On a transformé la liste de confiscation de 2011 en un droit de l’Etat ad vitam aeternam, en dépit de tous les recours judiciaires des personnes confisquées et des preuves que leurs biens sont légaux et propres.

Il y a ce qu’on appelle la présomption d’innocence et celle-ci n’a jamais été prise en considération quand il s’agissait de figures de l’ancien régime. Pour la populace, et maintenant pour le président de la République, tu es une figure de l’ancien régime donc tu es sale, point à la ligne. Il faut en finir avec cette chasse aux sorcières car ces chasseurs n’ont aucune légitimité pour l’être. Certainement pas Kaïs Saïed qui n’a jamais ouvert la bouche avant 2011 et qui était considéré carrément comme briseur de grèves. Il faut surtout en finir avec cette chasse aux sorcières car les dites sorcières n’en sont pas. Parmi elles figurent plusieurs (pour ne pas dire une majorité) de personnes compétentes, de personnes blanches, de personnes propres, de personnes tout simplement innocentes de tout ce dont on les accable !

Le président de la République est, constitutionnellement, le président de tous les Tunisiens. Il se doit à ce titre de protéger les sorcières pour avoir un procès équitable et de défendre le principe de la présomption d’innocence pour que l’on ne mette pas tout le monde dans le sac de sorcières. Il faut qu’il respecte son statut de président et arrête son populisme. Son statut lui interdit de parler de l’argent spolié sans en connaitre le montant exact et lui interdit de désigner du doigt des personnes innocentes et de les jeter en pâture à l’opinion publique.

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Commentaires (27)

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DHEJ
| 26-09-2020 17:25
Lui qui dit :

"La vérité est qu'il n'y a en Suisse qu'une soixantaine de millions de francs suisse. C'est-à-dire, à la louche, que 180 millions de dinars"

Mais que représente cette Somme d'argent ?

Est'-ce de l'argent spolié résultat de la corruption ?

Et cet argent appartient à qui ?

Il paraît que le président suisse était tenu par le secret bancaire !!!

Puis qui a versé cet argent dans des banques suisses.

Comme la rerocommission versée à Musharraf en Tunisie...

Il y a de l'argent spolié et il y a le montant de l'argent spolié.


N.B critique le montrant et feinte de parler de la corruption, une corruption légalisée en Tunisie.





Lambda
| 25-09-2020 17:07
Comparer BN à TN revient à comparer Le Monde à Paris Match. Ce n'est pas du tout le même public et je n'ai jamais lu un édito ou un article d'opinion sur TN... Franchement....
Merci pour la réponse en tout cas et continuons à aimer BN

Khlifi
| 25-09-2020 16:46
La commission que présidait B Sedrine devrait remise à flots mais dans de nouvelles conditions justes et transparentes avec de nouveaux responsables et en définissant la période d'investigation sans remonter dans la nuit des temps rien que pour accabler Bourguiba. C'est de cette façons que les droits des uns et des autres seront rétablis et que la réconciliation se fera. Cette loi et celle relative à l'amendement de la loi électorale devraient avoir une priorité.

Rationnel
| 25-09-2020 12:08
La source des statistiques est ( https://www.alexa.com/topsites/countries/TN ).
Vous pouvez consultez la courbe sur BN (classée 22) et elle est inquiétante. La courbe sur TN (classée 9eme) suit la même trajectoire mais montre une amélioration pour les dernières semaines.
Comme vous, j'aime bien ce journal mais je m'inquiète pour son futur. Le journal qui devance BN a un "overlap factor" de 50%. BN a besoin de prendre la situation au sérieux de réduire son contenu éditorialiste et varier son produit. BN peut comme TN inclure des Ads de sources différentes (Google Ads...) comme le fait TN. Eg. 11% des lecteurs de BN viennent de France et 2,25% des USA donc BN peut vendre plus d'Ads dans ces pays. BN peut penser a une édition en Anglais, Au moins 10 milles visiteurs par an mois des USA. Un site refresh est aussi a contempler.
Révolution Inachevée est une référence a cet excellent rapport paru en 2014 mais toujours pertinent ( https://www.banquemondiale.org/fr/country/tunisia/publication/unfinished-revolution ).

salahtataouine
| 25-09-2020 10:08
Comme @BN aime bien mettre à la une malgré mon appel à @NB !!
est ce que notre president peut intervenir auprès de la tunisie meteo car on est cuit !!
40°
Ressenti 47°
55 km/h
Rafales d'Ouest
un peu d humour!!!

Yabou
| 25-09-2020 08:10
A se référer au CV de Kaïs Saïed avant 2011,n'était-il pas l'un des architectes de l'amendement de la constitution qui a fait de Ben Ali un dictateur notoire ? Un peu de pudeur quand même

Nephentes
| 25-09-2020 07:38
Votre commentaire est tout a fait pertinent
Je me permets d'ajouter que l'un des principaux facteurs de blocage de ce merveilleux projet du 14 janvier est lié aux mentalités et a un niveau de connaissance et de conscience individuel et collectif indigent

Le concept et l'application concrète des 'principes de civisme de responsabilité de respect de l'autre et de la Loi ne sont pas maîtrises par la majorité de la population

Corruption népotisme détournement de la Loi qui ont mines le.projet de transition démocratique

Et sont ainsi essentiellement dus a un sousdéveloppement culturel et civique

Il faut sans cesse le rappeler parce que c'est la cause racine de l'inachèvement du projet démocratique tunisien

Léon
| 25-09-2020 07:31
Pour ne rien vous cacher, et malgré une vision naturelle que n'auraient pas la quasi-totalité des gueux à diplômes avec un microscope électronique, j'avoue que je n'avais pas bien compris qui est derrière la manipulation qui a conduit Saïed au pouvoir.
Les urnes? Tout européen un peu cultivé, connaissant comment fonctionnent les renseignements généraux, sait que l'on peut faire faire n'importe quoi aux urnes. Il suffit d'user de manipulation médiatique et les moutons de Panurge votent comme un seul homme. Les pourcentages réels sont connus bien avant les scrutins, ceux-ci n'étant, en réalité, qu'une mise en scène solennelle. D'ailleurs, quitte à vous étonner, sachez que les canards français les plus prétendument libres sont ceux qui sont le plus utilisé pour oeuvrer dans le sens du pouvoir. C'est comme cela qu'un célèbre canard qui se dit enchainé, ne croit pas si mal dire, puisque d'après le Livre de Mme Henri (Histoire secrète des RG) est posé sur le table des RG tous les mardis pour accord de publication. Belle mise en scène pour le peuple se croyant libre, rien qu'en lisant le canard!
Lorsque la manipulation dépasse les normes, on peut parfois assister à des surprises (quand même bien controlées), par exemple un dauphin du second tour un peu inattendu. L'exemple type est Le Pen contre Chirac à cause de la très haute manipulation qui visait à écarter J.P Chevênement; ou encore Macron contre Marine à cause de la non moins grande manipulation qui visait à écarter F. Fillon.
Bref, les chefs d'orchestre de ce monde au service des finances, font ce qu'ils veulent de la foule qui, par définition, est bête.
Les systèmes "démocratiques" sont une aubaine pour les manipulateurs, jusqu'au jour où la main de Dieu s'en mêle. Car en réalité il n'y a aucune "démocratie" lorsque les manipulateurs se sentent en difficulté. Ils seront les premiers à s'assoir sur les principes de la démocratie à laquelle ils ne croient pas plus qu'ils ne croient en ce qu'ils se complaisent à appeler les "dictatures".
Ce sont quand même ces manipulateurs et leurs systèmes démocratiques qui ont fait les camps de concentrations, qui ont fait Hiroshima et Nagasaki, qui ont fait Sabra et Chatila, les guerres du Golfes et les "printemps" arabes si chers aux printologues de tout bord, dont notre président expert en langue et en écriture; et surtout en droit de condamner sans jugement.
J'ai mis du temps à bien le cadrer. car la jeu était très couvert et très habile. Mais là, je vois exactement d'où il vient. C'est le plan B des faiseurs de printemps quand, dans la logique des choses, le peuple commence à regretter la belle Tunisie de Ben Ali, détruite par les criminels et les haineux, ainsi que les aigris qui se vengent en réalité de Dieu (Il le leur rendra, inchallah).
En réalité il s'agit du deuxième mur qui doit protéger la révolution des atlantistes initiée par les satans classiques, à savoir Freedom House, Otpor et consorts qui avaient formé nos chers blogueurs traitres (il ne faut pas l'oublier). Ce sont très vraisemblablement les mêmes qui nomment les chefs d'états en Europe.
Mon premier indice fut quand même la nomination du premier premier ministre de Saïed: Le Fakhfakh que le peuple a placé en dernier lors des élections présidentielles et que monsieur "Echa3bou Yourid" (démagogie!) a imposé au peuple qui l'a placé dernier. Ce fut un premier indice.

Léon
| 25-09-2020 07:31
Puis vint le second indice: Lors du revirement de la politique française à 180 degrés concernant leur allié islamiste Essarraj en Libye, qui commençait à être gênant au vu des questions que se posaient les intellectuels français qui n'arrivaient à admettre que le plus grand allié des chefs d'états atlantistes est l'Islam politique (même chose concernant leur ancien allié printologue Erdocon), notre président a été "convoqué" dans la capitale française et a observé un retournement encore plus rapide que ne l'ont fait les français eux-mêmes, avec un manque manifeste de pudeur.
Notre Lucky Luke national se retourne plus vite que son ombre!
Après une mue qui aura duré presque deux années, où il se sera débarrassé de la fausse peau de souverainiste tunisien (et même arabe!!), habit qui aura fait espéré quelques uns, le voilà dans sa vraie peau, celle d'un protecteur de la révolution atlantiste qui commençait à battre de l'aile. Il fallait un leurre et non un islamiste proclamé ou un membre de la ligue de protection de la révolution ou autre révolutionnaire trop visible pour faire voter les jeunes imbéciles comme un seul homme pour notre Abou Saïed national.
Pour les manipulateurs, il ne fallait surtout pas respecter l'avis du peuple. Ils ne veulent plus entendre parler de réussite en Tunisie rayonnante de Ben Ali; cela les dérange vraiment, le but final étant d'appauvrir le pays jusqu'à la chute de l'université tunisienne.
Peuple de traitres, votre ingratitude aura détruit 55 années de construction et les destinées de la Tunisie depuis 2011 est dans les mains de gens qui vous ont mis dans une situation de colonisés.
Alors revenons à ceux qui ont volé le peuple:
- Est-ce que ce sont ceux qui lui ont laissé une économie florissante ou bien ceux qui l'ont endetté sur trois générations?
- Est-ce que ce sont ceux qui lui permettaient de remplir un couffin à 20 dinars ou bien ceux qui l'ont affamé?
- Est-ce ceux qui le payaient de m'argent de l'état tunisien ou bien ceux qui le payent par l'argent du FMI?
- Est-ce ceux qui ont protégé ses enfants ou bien ceux qui les ont envoyé au Jihad contre des musulmans en Syrie.

Monsieur le Président, vous manquez manifestement de pudeur, en traitant les "anciens" de voleurs. Pour les destinées d'un pays, il ne s'agit pas de voir la moralité des gens, mais ce qu'ils ont apporté au peuple. La moralité, Dieu s'en chargera, et vous n'êtes pas Dieu. Quant à ce qu'ils ont apporté au peuple, et ce que VOUS autres révolutionnaires aurez apporté au Peuple; c'est le Peuple qui le ,jugera et soon jugement risque de manquer de miséricorde; car le Peuple aussi n'est pas Dieu.
On ne choisit pas un entraineur d'une équipe dans la mosquée d'Al Azhar. Sa moralité en s'en fout car la moralité d'un entraineur c'est seulement de réussir et de gagner. La moralité des "nouveaux" a eu une seule conséquence: Nuire aux deniers de l'état car vous ne connaissez rien à ce jeu et que les gens que vous traitez de voleurs le connaissent et peuvent servir le peuple. Un peuple qui cherche d'abord à se nourrir: C'est là le premier droit et la première des exigences de la démocratie comme l'avait dit Jacques Chirac (ce Vrai Homme d'état), pour expliquer l'efficacité et la réussite de Ben Ali.

Vive la Mémoire de Ben Ali (n'en déplaise au traitres)
Vive la Tunisie de Bourguiba;
A bas les traitres à la solde des atlantistes.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Résistant.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

A4
| 24-09-2020 21:01
LES CANARDS
Ecrit par A4 - Tunis, le 30 Septembre 2013

Quand soudain tourne le vent
Les canards sauvages s'envolent
Volent en vé le chef devant
En priant le dieu Eole
D'être avec les survivants
Après cette course folle
Contre marée, contre vent
Contre mer et ses atolls
Ils ne peuvent même en bavant
L'?il rivé sur la boussole
Que traîner le fainéant
Dont les ailes sont un peu molles
Qui plane péniblement
En pitoyable guignol

Quand soudain c'est la tempête
Nuages bas, sans lumière
Sans vol plané des mouettes
Où tous les chants doivent se taire
Quand se cachent même les roussettes
En remontant l'estuaire
Tous les vers et anguillettes
Filent à l'intérieur des terres
Quand cette foule inquiète
Fuit le déluge, sa galère
Elle se bloque à la goulette
Face aux gros maquereaux qui errent
Ne pensant qu'à faire la fête
Dans le lit de la rivière

Quand sonne l'heure du voyage
Et qu'il faut tout emporter
Faire très vite tous ses bagages
Prendre ses antiquités
Préparer un attelage
De quatre bêtes bien montées
Avec rênes et cordages
Pour grande vélocité
N'oubliez pas cet adage
Qui dit en toute clarté:
"On a beau crier de rage
Frapper fort et fouetter
C'est la bête sans courage
Qui impose ses ratés !"

Quand soudain sans crier gare
Nous vint la "révolution"
On s'est dit en vieux ringard
Elle est là la solution
Oubliant que c'est un art
Qui demande formation
Et que jamais les ignares
Ne pratiquent l'évolution
Regardons dans le miroir
Perdons vite nos illusions
Ce n'est pas avec ces tares
Qu'on franchit le Rubicon
En pataugeant dans le noir
A la vitesse des plus cons !!!

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