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Brahim Bouderbala aux partis politiques : laissez-nous tranquilles !
07/07/2019 | 11:49
1 min
Brahim Bouderbala aux partis politiques : laissez-nous tranquilles !

 

 

Me Brahim Bouderbala, nouveau bâtonnier de l’Ordre national des avocats de Tunisie (Onat) a assuré, dans une déclaration à Mosaïque FM, ce dimanche 7 juillet 2019, qu’il n’a pas remporté les élections grâce au soutien des islamistes.

« Des avocats de gauche, des islamistes, des destouriens, des nationalistes arabes, de différents partis politiques, mais aussi des indépendants ont voté en ma faveur. Je ferai tout pour que les avocats ne soient pas impliqués dans les conflits partisans. Certains partis politiques essaient, durant les campagnes électorales, d’influencer les citoyens. Il ne faut pas que les avocats soient inclus dans les conflits des partis politiques durant ces échéances. Laissez-nous donc tranquilles ! », a-t-il lancé.

 

 

Par ailleurs, Me Bouderbala a indiqué que sa priorité principale concerne la prochaine Loi de finances qui pourrait nuire à la profession d’avocat, faisant ici allusion à la précédente Loi de finances et à l'article 34 portant sur la levée du secret de la profession, dénoncé par les avocats.

« Une feuille de route sera également mise en place et je promets aux avocats que cette feuille sera appliquée à la lettre », a-t-il aussi déclaré.

 

E.B.A.

07/07/2019 | 11:49
1 min
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Commentaires (8)

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HatemC
| 07-07-2019 18:26
Il y a quand même une différence notable entre l'Argentin et le Tunisien, l'un est éduqué, instruit et comprend le sens des mots tout comme les Islandais d'ailleurs qui ont aussi vécu un cas similaire et ont réussi a botté en touche le FMI avec perte et fracas mais c'est un exemple qui n'a pas été repris par les pays endetté par le FMI ... et de l'autre un peuple pour la plupart analphabète, illettré et pour lui le FMI ne veut rien dire '?'
L'IDH Argentin est plus élevé que celui du Tunisien qui est en dessous de la moyenne mondiale
L'Argentine est un pays industrialisée et non la Tunisie '?'
Le PIB Argentin est plus élevé que le Tunisien '?'

Les Argentins arriveront à se relever alors que le Tunisien avec sa pauvreté intellectuel, son inculture ne se relèvera pas '?'

BenALi était un rempart contre le FMI, le bougre Tunisien n'en avait cure '?' il est sorti pour dire DIGAGE sans en comprendre le sens du mot '?' On lui a mis le mot à la bouche par la horde sauvage des cyber collabos '?'.

Si tu fais un micro trottoir même à Tunis en posant une question simple c'est quoi le FMI '?' tu n'auras qu'ne réponse du genre heuheuheuheu, ...

Le FMI n'a pas été créé pour aider les peuples ça se saurait, le FMI n'est pas un organisme philanthrope, il existe pour faire du profit '?'

Le FMI c'est argent contre privatisation de ton eau, électricité, santé, éducation etc '?'. ventes de tes bijoux de familles '?' cela équivaut à appauvrir le pays '?' les bénéficiaires restent les corrompus qui ont négociés avec le FMI, eux seront protégé et garderont leur privilège '?'
Depuis 2011 les corrompus l'ont bien compris, leur salut c'est le FMI ...
Les différends GVT depuis 2011 ont endetté le Tunisien auprès du FMI mais ce même Tunisien ne réagit pas ou alors il manifeste sa colère en cassant et brûlant '?' le Tunisien est un assisté qui a légué son destin à des dirigeants corrompus '?'

Le Tunisien n'a pas été consulté, les GVT doivent en premier consulté le pays pour toute relation avec le FMI '?'
les Tunisiens peuvent cesser de payer le FMI et rejeter sa politique,.
Es ce que toi Tunisien tu accepterai de payer un emprunt que tu n'as pas contracté ? NON
Fallait donc consulter le pays avant tout emprunt '?' ce qui n'a pas été fait, les Tunisiens devraient =refuser l'endettement et le faire savoir, mais malheureusement le Tunisien n'est pas assez outiller pour comprendre cela '?' HC

Léon
| 07-07-2019 12:57
J'ai mis de longues années avant de réaliser que la notion d'état faisait énormément défaut à nos ministres post-révolutionnaires, à un point tel qu'il m'est arrivé à plusieurs reprises de les prendre pour des traitres. Ceci est faux, ils sont tout simplement à côté de la plaque. En effet, ils n'ont aucune conscience du danger souverain et continuent à enfoncer le pays en dépit de leurs hauts diplômes; ce qui, malheureusement, abouti au même résultat que la trahison, à savoir la catastrophe et le protectorat.
Prendre conscience de son ignorance est la première voie d'accès à la sagesse. Je leur dédie donc comme cas d'école, cette première leçon d'Histoire Monétaire et Financière d'un pays jadis souverain, et qui avait remis ses destinées à la banque mondiale et au FMI.
Je parle de l'Argentine. Ce pays qui vibre dans les coeurs des tunisiens de mon âge comme vibre encore la barre de Témime contre la Pologne, en 78 à Rosario.

La chute aux enfers de ce pays scientifiquement très développé et qui n'a rien à envier au états unis, est due au le problème de "la dette éternelle". Il sombra totalement à partir des années 80, bien que ce mal avait débuté depuis 2 siècles auparavant (c-a-d depuis son indépendance). La dette extérieure argentine a été une source d'appauvrissement et de corruption, et à l'origine des pires scandales.
Dès le premier emprunt contracté par Rivadavia en 1824 auprès de la banque anglaise « Barring Brothers », la dette a servi à enrichir des financiers argentins, à contrôler les finances, et à vider le pays de ses richesses. Cette dette extérieure a de tout temps été liée aux milieux d'affaires, avec la complicité de presque tous les gouvernements, depuis Mitre et Quintana à la fin du XIXème, jusqu'aux très récents Carlos Menem et De la Rua.
La politique de l'endettement a engendré en Argentine des générations de technocrates et de fonctionnaires, plus disposés à servir les banques et les compagnies internationales, qu'à défendre les intérêts du peuple et de leur pays. Diplômés de Oxford, de Harvard, et des meilleures institutions argentines, les portraits de ces dirigeants du système bancaire de l'état, du XIX-ème siècle jusqu'aux contemporains de Menem et de De la Rua, ornent encore les galeries officielles.

Léon
| 07-07-2019 12:57
Mais ce qui nous intéresse le plus, c'est l'histoire récente, avec ces administrateurs d'une dette odieuse née au milieu des années 70, sous le Gvnt militaire. Les bottes n'ont jamais fait bon ménage avec l'économie, et quelle que soit la grandeur de leur patriotisme, leur gouvernance mène toujours à la catastrophe économique.
Bourguiba savait ce qu'il faisait lorsqu'il confinait les activités des militaires aux seules casernes ou aux moments durs que traverse cycliquement le pays.
En Argentine, et bien que la justice avait prouvé les origines odieuses et non souveraines de la dette, la pression de l'establishment a été plus forte, et le politique a fini par céder.
Depuis ses origines, la dette a dicté la politique nationale et aliéné le patrimoine public. En 76, Après la défaite américaine au Vietnam, la crise s'installe en Argentine, et avec la hausse du prix du pétrole, le pétrodollar arrose le monde, et les banques proposent des crédits à 3%. La naissance de la dette du tiers-monde en est issue. En effet, en 81, avec des taux d'intérêts atteignant les 16%, les pays endettés se trouvent logiquement en faillite. L'alliance entre les banques étrangères et les multinationales prend le pouvoir en Argentine.
Après sept années de politique néolibérale, le régime militaire laisse un pays exsangue avec une dette extérieure de 45 milliards de dollars dont la moitié est en réalité une dette privée.
35 milliards dus à des banques étrangères installées en Argentine (City Bank, First Boston, Chase Manhattan, Bank of America, aux banques italienne, française, allemande, espagnole, mais aussi la banque de Rio et la banco Quilmes, Galicia,..), les multinationales comme Esso, Fiat, IBM, Ford, Mercedes, Swift, Pirelli, et une multitude de groupes locaux argentins, sont à l'origine d'une dette privée démesurée, qu'un haut fonctionnaire du régime militaire (Domingo Cavallo) a fait reprendre par l'état. Devenu super-ministre de l'économie sous les Gvnts de Menem et de De la Rua, il est responsable de l'accroissement permanent de la dette et des pires spoliations subies par le peuple argentin.

Léon
| 07-07-2019 12:57
La banqueroute qui s'en suivit, fit que le peuple argentin, dont les économies avaient été retenues par les banques en faillite, se rebelle, casseroles à la main pour manifester leur droit à la nourriture.
Quant à la dette extérieure, elle est encore plus illégitime et plus odieuse. D'une part, parce qu'il est illégitime de rembourser des banques dans un pays où il y a plus de 25 millions de pauvres et d'indigents; d'autre part, à cause des taux très élevés, dépassant les taux d'usure. Elevées à un tel point, que si le taux avait été "normal", elle aurait été entièrement recouverte en 88 an Argentine. L'entourloupe est due au fait que les maisons mères ont prêté de l'argent à leurs filiales. Il s'agissait donc de mouvements internes que l'on a fait passer pour des dettes extérieures.
On achetait des dollars que l'on déposait dans une banque aux états unis, et usant de ce dépôt comme garantie, on obtenait un prêt pour racheter des dollars et ainsi de suite, et ce, grâce à la différence du taux d'intérêt. Du vol de haute voltige! Cela a généré des fortunes à partir du vent; et a appauvri aussi bien les citoyens que le pays. Les plus grands bénéficiaires furent les groupes économiques "traditionnels" (toujours les mêmes).
A la fin de la présidence d'Alfonsin, la dette extérieure frôle les 54 milliards de dollars. Suite à sa démission, et après avoir à son tour trahi ses électeurs, comme je l'expliquerai plus bas, son successeur, le néo-péroniste Carlos Menem, laisse les créanciers déterminer eux-mêmes ce qui leur est dû (étonnant!). Le congrès argentin ne débattra jamais de la dette, ignorant la constitution et les décisions de justice. Dix ans plus tard la dette a atteint 130 milliards de dollars.
Remarquez le parallèle frappant avec ce qui se passe en Tunisie. Ces dettes dites « publiques », n'ont rien de publiques. Elles ne sont pas utilisées pour le "public" c'est à dire par le peuple. Si elles servent des privés, cela s'appelle, au mieux, une « dette privée ». Ou encore, pour le peuple du pays qui la contracte, une dette odieuse ou illégitime.
Une ancienne directrice du FMI, Karen Lissakers, avait dit: "Si nous appliquons la théorie de la dette odieuse, la dette du tiers-monde n'existerait plus".
La vraie trahison en réalité est arrivée en 83 avec le rétablissement du régime "démocratique" sous le radical Raul Alfonsin. Son discours social démocrate promettait de défendre les droits de l'Homme, combattre la pauvreté, soigner, éduquer et nourrir, par la seule démocratie. Le pauvre homme avait même affirmé qu'il n'obéira ni aux groupes financiers internationaux, ni aux privilégiées locaux.

Léon
| 07-07-2019 12:57
Mais avec un état est en faillite, il fallait choisir: Dénoncer la dette, ou céder à la pression des pouvoirs financiers. Je vous laisse deviner ce qu'a fait Alfonsin. Il a bien sûr cédé, et appelé ses concitoyens à des sacrifices inhumains, allant jusqu'à désigner sa politique économique, d'économie de guerre.
Comme tout homme politique, il n'avait pas de solution miracle. En 85, des richesses publiques transitent vers les banques et les grands groupes, pendant que le peuple se meurt. Auteur d'un double discours, Alfonsin promet de dénoncer la dette, tout en ordonnant au gouverneur de la banque centrale de la légitimer.
Si Alfonsin a « trahi », sa trahison n'est qu'un mignon petit péché devant celle de son successeur, Carlos Menem. Très proche du petit peuple pour avoir été l'élu d'une ville pauvre, jamais un dirigeant n'a autant trahi que lui. Il n'aura même pas attendu quelques jours avant de trahir son peuple en prenant à contrepied ses propres promesses. Son programme sera celui de la minorité libérale et conservatrice. Il a vite compris de quel côté il devait se mettre pour assurer sa longévité au pouvoir; certainement pas du côté du peuple dont il n'a cure. Jamais il n'y eut une alliance entre conservateurs et péronistes avant Carlos Menem. Très vite, il s'est fait à la vie de la haute société et a tout de suite fait allégeance à la mondialisation donc aux pouvoirs financiers qui soumettent l'Argentine depuis un moment. Comme en Tunisie, le Foot, cette malédiction pour les peuples l'y a beaucoup aidé, puisque son mandat correspond à l'Argentine de Maradona et l'engouement total des argentins pour le foot; Boca Junior n'était pas une équipe mais une religion. Les travailleurs qui avaient appuyé son investiture furent même l'objet de répression. De l'anti-impérialisme et la politique péroniste de non-alignement, promesses qui l'avaient aidé à accéder au pouvoir, il passa à une relation si forte avec les états unis, qu'il ne lui restait plus qu'à embrasser Bouche Père sur la Bush (je veux dire Bush Père sur la bouche). Pour un président d'origine arabe, c'est vraiment du joli. Il faut dire qu'entre les arabes et la trahison, il y a une longue histoire d'amour.
Son seul et unique programme sera celui de la banque mondiale et du fonds monétaire international. Il faut quand même lui accorder les circonstances atténuantes puisque toute la « junte » syndicaliste l'avait suivi dans sa trahison, car la corruption n'est malheureusement pas moins importante dans ces milieux et qu'un chef d'état d'origine arabe sait « convaincre » (c'est-à-dire « acheter ») les corrompus.
Il a désossé et vendu le pays, en privatisant tout, et en particulier les services publics, sous le regard de son peuple qui n'en croyait pas ses yeux. Pour ce faire il a dû acheter magistrats et députés et le Sénat avait fini par voter les « privatisations ».

Léon
| 07-07-2019 12:57
En privatisant en particulier les sociétés d'exploitation de pétrole et de gaz, le pays perdait non seulement ces sociétés, mais aussi l'argent qui en émanait et lui permettait de financer les infrastructures, sans compter la catastrophe sociale qui s'en est suivi avec les licenciements en masse. Les opposants à cette destruction organisées furent intimidés allant jusqu'à subir des coup de feu en pleine rue.
Le complice essentiel de ce massacre d'état furent, comme à l'accoutumée, les médias. La trahison n'arrive que par eux, et jamais sans eux. Car les peuples ont dupes et souvent de simples moutons de Panurge.
Une décennie mafieuse où les députés qui ont voté des lois honteuses contre la nation argentine, ne pouvaient plus se réunir sans l'escorte policière. Le parallèle en Tunisie est évident quand on sait comment on fait voter par ordre nos fameux représentants du peuple qui, en réalité, ne représentent qu'un simulacre de démocratie qui ne votera que ce que lui imposent les atlantistes. Chaque semaine apportait son lot de protestations avec, toutes proportions gardées, des mouvements semblables à ceux des gilets jaunes, excédés par l'ingérence de la politique économique européenne et mondiale dans leur quotidien. Celle des pouvoir financiers et des grands trusts industriels si liés à ces premiers. En effet, ces contestations en Argentine font suite à une période économiquement obscure, où le budget de l'état se vote à Washington. Comme le budget de l'état tunisien ne peut être approuvé sans l'aval de nos créanciers, c'est-à-dire la CEE, les états unis, ou le FMI.
L'arnaque qui s'en suivit fut des plus extraordinaires et ressemble fortement à ce « maintien » actuel du dinar face à l'euro. En effet, Menem avait décidé qu'un pésos serait un dollar. Une décision imbécile qui allait faire mettre les clés du pays sous la porte et de facto le placer dans un état de soumission et de colonisation. Le pays qui produisait quasiment tout ce qu'il consommait, et qui exportait de la technologie, en était arrivé à importer les produit de première nécessité. Cette mise à niveau du pésos avec le dollar a quand même eu la vertu de baisser considérablement l'inflation. Mais en contrepartie, et vu qu'il n'y a pas de miracle en finances, cela s'est répercuté sur les crédits qui sont devenus plus qu'usuraires puisque les intérêts sont passé à 50% annuel. En cette même période, ils étaient d'environ 6% aux états unis. D'autre part, cela a évidemment ruiné les commerçants et le PME argentines dont les produits n'étaient plus compétitifs devant ceux venant de l'étranger. Tous les commerces et entreprises industrielles ont fini par mettre la clé sous la porte. Explosion des fortunes mal acquises, comme il se passe actuellement chez nous où l'on voit des familles qui étaient dans la pauvreté s'être miraculeusement enrichies sans que l'on sache par qui, ni comment. Deux Argentines sont nées: Celle des riches et celle des pauvres, qui vivent chacun son monde.

Léon
| 07-07-2019 12:57
Tous les services de l'état furent peu à peu détruit, allant de l'électricité, les transport, l'eau potable,..qui sont devenus le luxe de quelques quartiers. Jusqu'à la destruction de l'état lui-même qui ne représentait plus que la technocratie et la corruption. Même les chemins de fer furent abandonnés et les rails désaffectés. Des 36.000 km de voies, il ne restait plus que 8000 km. Sans compter que le nombre de travailleurs est passé d'environ 100.000 à 15.000. Aucune conscience de 'état, à l'instar de nos politicien post-révolutionnaires en Tunisie.
700 millions de dollars empruntés à la banque mondiale pour payer les licenciements, et autant pour les intérêts d'emprunts. Pire encore, les travaux inhérents aux entreprises publiques privatisés étaient subventionnés par l'état. Imaginez que je vous vende la Poste ou les autoroutes et que je continue indirectement à en assurer la maintenance et nouveaux locaux par des subventions. Il est même arrivé que l'heureux acquéreur d'une entreprise étatique intente un procès à l'état, et ce, en dépit du fait qu'ils que ces entreprises, n'ont souvent pas honoré leur contrat.
Consommateurs, travailleurs, ..le peuple entier fut lésé par cette politique. Le chômage est passé à 20% et tous les acquis sociaux ont été perdus.
Du pays le plus développé d'Amérique Latine, l'Argentine est passée au statut du pays le plus économiquement sous-développé d'Amérique Latine. Des personnes vivent dans des conditions indignes, ne serait-ce que pour un chien, sans toit sans travail, sans produits de première nécessité et dorment à même le sol.
Le pays a décidé après le mandat Menem de lutter contre la corruption et le crime organisé (aussi bien au niveau d'un état mafieux), mais sans toucher au système économique et à la Dette extérieure, érigée elle-même en politique financière (un ministère lui est quasiment dédié). Cette entreprise incarnée par le tandem Fernando de La Rua et Carlos Alvarez. Ils poursuivent quand même la politique du FMI.
Le peuple qui ne faisait plus confiance aux péronistes protecteurs, appelait ses nouveaux dirigeants à ne pas « trahir ». Leurs voeux furent bien exaucés (c'est de l'ironie): Baisse des salaires des fonctionnaires, augmentation des impôts, et signèrent même la prolongation des concessions de gaz. Une richesse de 50 milliards de dollars dilapidée et cédée illicitement pour seulement 300 millions de dollars.
La catastrophe sociale qui s'en suivit élimina purement et simplement la classe moyenne, enrichi les riches et appauvri les pauvres. Tunisiens, est-ce que cela ne vous rappelle rien?
Le peuple affamé et appauvri sort dans les rues et De la Rua opte pour le répression et des jeunes chômeurs sont assassinés. Une quasi-famine a élu domicile dans les quartiers pauvres et les gens désabusés n'eurent plus la force de manifester.

Léon
| 07-07-2019 12:57
L'Argentine a été présentée au monde comme le modèle à suivre et qui a reçu tous les ans les hommages du FMI a fini par tuer de faim ses propres citoyens.
Comprenez maintenant pourquoi Ben Ali n'était vraiment pas le modèle à suivre pour le FMI et les états colonisateurs, et que l'on vous envoya nos Menem, De la Rua, Alvarez, en les personnes de Jomaa, Chahed, et autres diplômés sans conscience, afin de suivre à la lettre les doléances du FMI et de la banque mondiale. Ils ont été « dressé » durant leurs études dans la promotion de ce système, à travers des startup qu'ils montèrent et qui, en termes de politique sont la pire des politiques économiques et sociales.
Mais çà, il faut être un Léon pour le comprendre.
Pour revenir à l'Argentine, et après un quart de siècle, le bilan économique est désastreux: La dette publique et privée est passée de 8 milliards de dollars à 170 milliards de dollars et une somme équivalente a quitté le territoire national. A l'aube de l'an 2000 le pays se trouvait en cessation de payement.
Mais le dernier mot revient toujours au peuple: à l'aube de l'an 200, ni la dictature de Menem, ni celle de De la Rua, imposées par le FMI et le paternalisme vicieux des états unis, n'ont pu retenir ou prévoir la réaction du peuple.
Le modèle libéral s'est terminé en une vraie hécatombe. Un vrai grand peuple qui dénonça le FMI qu'il baptisa « International Misery Found ». La pression populaire était tellement forte que la répression n'était plus possible. L'insurrection du 20 décembre 2001 allait à l'instar des soulèvements de celles du 17 octobre 45 et de Cordoba en 69, allait sonner le glas de ceux qui trahissent leurs peuples à l'avantage de l'ordre mondial. Un soulèvement extraordinaire du peuple appauvri et trahi.
Victoire au Peuple! Victoire à la Justice! Victoire aux opprimés! Face à la violence, le président De la Rua démissionne, et le peuple signe la première Victoire Argentine contre la mondialisation.
Rien ne sert de vous dicter la suite, car notre situation aujourd'hui est semblable à celle que vécu l'Argentine entre la fin des années 70 et l'an 2001.
Alors cessez de « jouer » avec l'argent (souvent fictif d'ailleurs) qui scelle votre colonisation par le Fonds de Misère Internationale et les pays qui le dirigent.

Léon, Min Joundi Tounis Al Awfiya;
Résistant.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.