Sihem Ben Sedrine, le loup qui se prenait pour un agneau

Businessnews.com.tn | publié le 10/09/2017 15:46

 

L’instance Vérité et Dignité se retrouve encore une fois au cœur d’une tourmente. Les critiques fusent contre sa présidente Sihem Ben Sedrine, accusée de nouveau de pratiques abusives contre ses collaborateurs. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas ses détracteurs qui tirent la sonnette d’alarme, certains de ses plus proches défenseurs, qui ont toujours soutenu l’instance et sa présidente, se retournent contre elle. Et pour cause !

 

Seif Soudani, responsable de la communication au sein de l’instance Vérité et Dignité (IVD) vient récemment de payer les frais de la « paranoïa » de Sihem Ben Sedrine. Dans une déclaration accordée à Business News, dans la soirée du vendredi 8 septembre 2017, Seif Soudani a affirmé que la présidente de l’IVD l’a accusé de « comploter contre le processus de la justice transitionnelle » en faisant fuiter des documents confidentiels.

Des accusations qu’il estime « ubuesques, surréalistes » et totalement « ridicules ». « J’ai toujours été le soldat de l’ombre, en contribuant aux succès de l’instance, et mes efforts sont reconnus à l’échelle internationale. Cependant, et depuis le 31 juillet, je fais l’objet de poursuites disciplinaires. Quatre conseils de discipline m’ont été consacrés, avec à chaque fois, un changement au niveau de la composition du conseil de discipline. Ce qui est clairement illégal, dans la mesure où le Conseil n'est plus paritaire  », a-t-il indiqué.

Sihem Ben Sedrine, désormais très critiquée parmi les siens, accuse en effet M. Soudani d’être derrière un complot visant à entacher la crédibilité de l’instance. Elle le taxe aussi de comploter contre l’IVD avec la complicité d’Ibtihel Abdellatif, autre membre dans son collimateur.

 

Des agissements « unilatéraux et intimidants », dénoncés également par 4 autres membres de l’instance, à savoir  Oula Ben Nejma, Ali Radhouane Ghrab, Saleheddine Rached et Ibtihel Abdellatif. Les membres de l’IVD ont publié un communiqué dans lequel ils ont dénoncé les pratiques « illégales », « abusives » et « dangereuses » de Ben Sedrine, lui faisant assumer l’entière responsabilité sur ce qui pourrait arriver à leur collègue Ibtihel Abdellatif, prise, selon eux, pour cible par la présidente.

Selon lesdits membres, la présidente de l’IVD se serait opposée à toute restructuration visant une réorganisation des pouvoirs au sein de l’instance. SBS, accusée encore une fois d’hégémonie et de décisions unilatérales compromettrait, en effet, le travail de l’organe de la justice transitionnelle en alimentant la grogne qui monte parmi ses membres. En plus d’être incapable de fédérer son équipe, la présidente se met à dos la majorité de ses collaborateurs. Certains de ses collègues se sont même dits prêts à lever le secret sur certains documents incriminant Sihem Ben Sedrine et à porter plainte contre elle pour diffamation.

 


Mais ce ne sera pas la première fois que Sihem Ben Sedrine prendra à parti l’opinion publique pour jouer le rôle de la victime. Les déboires connus par l’instance, à cause de sa présidence, ne se comptent plus. Face aux nombreuses accusations dirigées contre elle, la présidente de l’instance privilégie la fuite en avant et préfère tirer sur l’ambulance.

« Victime », « complot » et « lobbies ennemis » peut-on lire dans le communiqué émis par Sihem  Ben Sedrine en réaction à la polémique qui a éclaté. « Ce complot consiste en la fuite d’un grand nombre de documents internes et de données à caractère personnel, ainsi que les documents comptables. Ces documents sont publiés afin d’induire en erreur l’opinion publique, en faisant croire que l’instance est corrompue », indique le texte du communiqué signé par SBS.

 

Les tirs amis ne sont certes pas venus uniquement de l’intérieur de l’instance. Ce sera au tour du bloggeur Yassine Ayari, qui a toujours défendu bec et ongles l’instrument de la justice transitionnelle, de tomber des nues. Sur son blog, il écrit une longue publication intitulée « où est la vérité dans l’instance de vérité ? » dans laquelle il pointe du doigt de nombreux abus incriminant Ben Sedrine.  Documents à l’appui, il l’accuse de mauvaise gestion administrative et financière, de conflit d’intérêts, de malversations, d’impartialité, d’entrave au processus de la justice transitionnelle, etc.

Celui qui avait annoncé, il y a à peine quelques semaines « la chute imminente et retentissante de la feuille de vigne » couvrant les dépassements que l’instance essaye de cacher, dit aujourd’hui ne plus croire du tout en cet organe de la justice transitionnelle alors qu’il en a été l’un des plus farouches défenseurs depuis les débuts de l’instance.

 

Parfaite dans son rôle de victime, Sihem Ben Sedrine s’est toujours réfugiée auprès de la presse internationale, boudée par une bonne partie des médias locaux. Tentant de se faire passer pour plus blanche que neige, elle tente de « réécrire l’histoire » à sa manière, de s’approprier des victoires qui ne sont pas siennes, ou de faire porter le chapeau à d’autres pour des abus dont elle est accusée.  

Aujourd’hui, nombre de ses collaborateurs disent « craindre pour leur intégrité physique » et dénoncent « des intimidations allant jusqu’aux menaces de mort ». Une atmosphère chargée qui compromet la mission dont l’instance a été chargée. Ses collaborateurs l’accusent aujourd’hui d’opérer « une fuite en avant et une victimisation » mais aussi « une tentative désespérée de manipuler l’opinion publique sur les graves dépassements dont elle est à l’origine ou qu’elle laisse passer au sein de l’instance ». En réponse à cela, Sihem Ben Sedrine a toujours eu la même réplique : se glisser dans la peau de la victime. Une stratégie qui ne fonctionne plus aussi bien même sur ses (anciens) plus proches soutiens…

 

 

 

Synda TAJINE


Sihem Ben Sedrine, le loup qui se prenait pour un agneau

publié le 10/09/2017 15:46

 

L’instance Vérité et Dignité se retrouve encore une fois au cœur d’une tourmente. Les critiques fusent contre sa présidente Sihem Ben Sedrine, accusée de nouveau de pratiques abusives contre ses collaborateurs. Mais cette fois-ci, ce ne sont pas ses détracteurs qui tirent la sonnette d’alarme, certains de ses plus proches défenseurs, qui ont toujours soutenu l’instance et sa présidente, se retournent contre elle. Et pour cause !

 

Seif Soudani, responsable de la communication au sein de l’instance Vérité et Dignité (IVD) vient récemment de payer les frais de la « paranoïa » de Sihem Ben Sedrine. Dans une déclaration accordée à Business News, dans la soirée du vendredi 8 septembre 2017, Seif Soudani a affirmé que la présidente de l’IVD l’a accusé de « comploter contre le processus de la justice transitionnelle » en faisant fuiter des documents confidentiels.

Des accusations qu’il estime « ubuesques, surréalistes » et totalement « ridicules ». « J’ai toujours été le soldat de l’ombre, en contribuant aux succès de l’instance, et mes efforts sont reconnus à l’échelle internationale. Cependant, et depuis le 31 juillet, je fais l’objet de poursuites disciplinaires. Quatre conseils de discipline m’ont été consacrés, avec à chaque fois, un changement au niveau de la composition du conseil de discipline. Ce qui est clairement illégal, dans la mesure où le Conseil n'est plus paritaire  », a-t-il indiqué.

Sihem Ben Sedrine, désormais très critiquée parmi les siens, accuse en effet M. Soudani d’être derrière un complot visant à entacher la crédibilité de l’instance. Elle le taxe aussi de comploter contre l’IVD avec la complicité d’Ibtihel Abdellatif, autre membre dans son collimateur.

 

Des agissements « unilatéraux et intimidants », dénoncés également par 4 autres membres de l’instance, à savoir  Oula Ben Nejma, Ali Radhouane Ghrab, Saleheddine Rached et Ibtihel Abdellatif. Les membres de l’IVD ont publié un communiqué dans lequel ils ont dénoncé les pratiques « illégales », « abusives » et « dangereuses » de Ben Sedrine, lui faisant assumer l’entière responsabilité sur ce qui pourrait arriver à leur collègue Ibtihel Abdellatif, prise, selon eux, pour cible par la présidente.

Selon lesdits membres, la présidente de l’IVD se serait opposée à toute restructuration visant une réorganisation des pouvoirs au sein de l’instance. SBS, accusée encore une fois d’hégémonie et de décisions unilatérales compromettrait, en effet, le travail de l’organe de la justice transitionnelle en alimentant la grogne qui monte parmi ses membres. En plus d’être incapable de fédérer son équipe, la présidente se met à dos la majorité de ses collaborateurs. Certains de ses collègues se sont même dits prêts à lever le secret sur certains documents incriminant Sihem Ben Sedrine et à porter plainte contre elle pour diffamation.

 


Mais ce ne sera pas la première fois que Sihem Ben Sedrine prendra à parti l’opinion publique pour jouer le rôle de la victime. Les déboires connus par l’instance, à cause de sa présidence, ne se comptent plus. Face aux nombreuses accusations dirigées contre elle, la présidente de l’instance privilégie la fuite en avant et préfère tirer sur l’ambulance.

« Victime », « complot » et « lobbies ennemis » peut-on lire dans le communiqué émis par Sihem  Ben Sedrine en réaction à la polémique qui a éclaté. « Ce complot consiste en la fuite d’un grand nombre de documents internes et de données à caractère personnel, ainsi que les documents comptables. Ces documents sont publiés afin d’induire en erreur l’opinion publique, en faisant croire que l’instance est corrompue », indique le texte du communiqué signé par SBS.

 

Les tirs amis ne sont certes pas venus uniquement de l’intérieur de l’instance. Ce sera au tour du bloggeur Yassine Ayari, qui a toujours défendu bec et ongles l’instrument de la justice transitionnelle, de tomber des nues. Sur son blog, il écrit une longue publication intitulée « où est la vérité dans l’instance de vérité ? » dans laquelle il pointe du doigt de nombreux abus incriminant Ben Sedrine.  Documents à l’appui, il l’accuse de mauvaise gestion administrative et financière, de conflit d’intérêts, de malversations, d’impartialité, d’entrave au processus de la justice transitionnelle, etc.

Celui qui avait annoncé, il y a à peine quelques semaines « la chute imminente et retentissante de la feuille de vigne » couvrant les dépassements que l’instance essaye de cacher, dit aujourd’hui ne plus croire du tout en cet organe de la justice transitionnelle alors qu’il en a été l’un des plus farouches défenseurs depuis les débuts de l’instance.

 

Parfaite dans son rôle de victime, Sihem Ben Sedrine s’est toujours réfugiée auprès de la presse internationale, boudée par une bonne partie des médias locaux. Tentant de se faire passer pour plus blanche que neige, elle tente de « réécrire l’histoire » à sa manière, de s’approprier des victoires qui ne sont pas siennes, ou de faire porter le chapeau à d’autres pour des abus dont elle est accusée.  

Aujourd’hui, nombre de ses collaborateurs disent « craindre pour leur intégrité physique » et dénoncent « des intimidations allant jusqu’aux menaces de mort ». Une atmosphère chargée qui compromet la mission dont l’instance a été chargée. Ses collaborateurs l’accusent aujourd’hui d’opérer « une fuite en avant et une victimisation » mais aussi « une tentative désespérée de manipuler l’opinion publique sur les graves dépassements dont elle est à l’origine ou qu’elle laisse passer au sein de l’instance ». En réponse à cela, Sihem Ben Sedrine a toujours eu la même réplique : se glisser dans la peau de la victime. Une stratégie qui ne fonctionne plus aussi bien même sur ses (anciens) plus proches soutiens…

 

 

 

Synda TAJINE


Commentaires (7) Commenter
VEUVE BEN ALI
TONTON
| 13-09-2017 16:17
Cette cobra presidente de l'IVID tient à intimider tout celui qui tombe sous sa dent sous prétexte qu'on a abusé d'elle lors du règne de BEN ALI alors qu' au fil des ans le constat est que BEN ALI avait raison pour tout ce qu'il a fait à cette dame ainsi que les frères et même les camarades réunis un certain 18 octobre pour comploter contre l'état et non contre le régime de l'époque .Actuellement nous,pauvre peuple sommes entrain de siroter le jus de la révolution du brouettier
essayons de voir l'essentiel
frej Fenniche
| 11-09-2017 17:44
Je suis étonné de voir bcp de mes concitoyens s'attaquer, avec un plaisir non caché, à la présidente de l'IVD, Mme Ben Sedrine et ne pas se soucier de l'impact que cela pourrait avoir sur l'IVD et le processus de Justice Transitionnelle. Etonné aussi du fait que ces concitoyens (qui dans leur majorité cachent leurs identités) ne se demandent pas a qui profiterait la déstabilisation et le discréditation de cette instance. Tous les articles et les commentaires que j'ai lu sur cette question ne proposent aucune solution, preuve que ce qui leur est plus intéressant c'est de détruire tout le processus en profitant de conflits internes ou d'erreurs de parcours. Tous les pays qui sont passés par un processus similaire ont connu des difficultés dans la gestion de ce dossier, souvent provoquées par les ennemis du processus, notamment ceux et celles qui étaient responsables des graves violations des droits de l'homme. La solution qu'il faudrait rechercher est celle qui ramènera tous les membres de l'IVD à leur unité de départ et à travailler ensemble avec un seul objectif:réussir le processus, faire la lumière sur notre histoire, rétablir les victimes dans leurs droits ....et surtout faire face à un retour aux anciennes méthodes. C'est çà le défi aujourd'hui.
Instance Mensonge et Indignité
MFH
| 11-09-2017 12:53
Qui est Ben Sadrine?
Ni agneau, ni loup. Née vipère à 7 têtes.
Quels documents officiels ?
takilas
| 10-09-2017 21:08
Les documents qui révèlent les délits des massacreurs de nahdha, Dont ces derniers ont bénéficié des faveurs du comploteur Ben Ali, et qui a octroyé des avantages aux membres de leurs familles et leurs proches parents, et soit soit en Tunisie (mutation et recrutements à Tunis ; diverses autorisations privilégiées...), sans oublier les irrégulières grâces qu'il a accordé aux instigateurs des délits contre e peuplent tunisien.
Mauvais titre
Immigré
| 10-09-2017 18:14
En choisissant le titre de son papier, notre talentueuse Synda Tajine s'est emmêlée les pinceaux. Il fallait plutôt écrire: " Le loup qui se faisait passer pour un agneau".
Le silence des agneaux
Nephentes
| 10-09-2017 17:28
Entre Business News Et Sihem Ben Sedrine c'est une longue histoire. Pas toujours d'un niveau irréprochable.

Les loups se reconnaissant entre eux, revenons à nos moutons. Bien silencieux par les temps qui courent.

La déchéance de l'IVD était programmée : c'est bien la raison pour laquelle on a maintenu contre vents et marée l'"égérie" de la Vérité et de la "Dignité" tunisiennes.

Faisons un peu le point en essayant de s'élever des marécages: Sihem Ben Sedrine a t-elle été manipulée pour phagocyter le rôle de l'IVD ??

Les man'uvres de basse police dont elle a fait l'objet durant quinze années sous le régime benaliste peuvent avoir affecté son équilibre psychologique : je n'en détiens pas la preuve.

Son incompétence a diriger une instance aussi vitale au processus démocratique que l'IVD était identifiée dès le début, cela, j'en suis certain.

On a tout simplement manipulé cette pauvre femme - avec des tendances paranoïdes avérées et compréhensibles - en la portant à un poste de très grande responsabilité juridique et symbolique, tout en étant conscient de sa fragilité psychologique.

Alors à qui profite au juste la manipulation ??
Le loup et l'agneau sont un seul et même personnage !
Mansour Lahyani
| 10-09-2017 17:21
Je regrette profondément de devoir rectifier votre titre ! SBS ne s'est JAMAIS, AU GRAND JAMAIS prise pour un agneau ! En revanche, elle a toujours tenté de le faire accroire aux autres : elle a cette facilité, pour passer pour une gentille agnelle, et le malheur, c'est qu'elle y est parvenue, aux yeux de beaucoup de ses amis et même de ses nombreux ennemis!
Votre commentaire
(*) champs obligatoires
Conditions d'utilisation
Les commentaires sont envoyés par les lecteurs de Business News et ne reflètent pas l'opinion de la rédaction.
La publication des commentaires se fait 7j/7 entre 8h et 22h. Les commentaires postés après 22h sont publiés le lendemain.
Aucun commentaire jugé contraire aux lois tunisiennes ou contraire aux règles de modération de Business News ne sera publié.
Business News se réserve le droit de retirer tout commentaire après publication, sans aviser le rédacteur dudit commentaire

» Cliquer ici pour lire les conditions d'utilisation et les règles de mod�ration