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SUR LE FIL
Un troisième mandat de dépôt contre Ridha Charfeddine
05/03/2024 | 15:25
3 min
Un troisième mandat de dépôt contre Ridha Charfeddine

 

Jamel Hajji, avocat de l’homme d'affaires Ridha Charfeddine, a indiqué que ce dernier faisait l’objet de trois mandats de dépôt. Il a expliqué qu’un troisième mandat de dépôt avait été émis pour blanchiment d’argent. Une nouvelle enquête a été entamée par l’unité d’enquête sur les crimes douaniers.

S’exprimant le 5 mars 2024 durant « Fi 90 Dkika » de Khouloud Mabrouk sur IFM, Jamel Hajji a affirmé que le dossier de la dernière affaire avait été établi en quelques heures. Il a, aussi, assuré que son client avait été contraint de signer le P.V de l’enquête. « Nous, ces deux avocats, étions présents… Nous avions demandé un report de l'audition afin de présenter les documents de la part des banques prouvant qu’il a procédé à la restitution de ce qu’il doit… Une partie doit être restituée du Soudan. Or, ce pays est en état de guerre », a-t-il dit.

Jamel Hajji a expliqué que le jour de la signature du P.V de l’enquête par Ridha Charfeddine correspondait au troisième jour de sa détention dans le cadre de la première enquête. Le lendemain, le juge d’instruction se serait retrouvé dans l’obligation de trancher dans la demande de libération. « La douane a demandé son audition à cette date… De même pour le ministère public… Le P.V contient des sommes astronomiques… Un mandat de dépôt a été émis avant que le juge d’instruction n’ait tranché dans la demande de libération », a-t-il ajouté.

Jamel Hajji a indiqué avoir présenté des preuves de la conclusion d’un accord de conciliation avec la douane dans le cadre de la première affaire, mais que son client n’a pas été libéré en raison de l’ouverture de la deuxième enquête ayant conduit à un deuxième mandat de dépôt. « Le juge d’instruction a refusé implicitement la demande de libération… Nous avons présenté des preuves à la douane… Les sommes initialement demandées ont été divisées par cinq… Nous avons conclu un accord avec la douane alors que si le client était en liberté, il n’aurait pas accepté de payer ces sommes-là », a-t-il poursuivi.

D’après l’avocat, la justice a décidé de classer l’affaire en raison de la conclusion des accords de conciliation avec la douane. Or, et à la date du 4 mars 2024, la justice a refusé la libération de Ridha Charfeddine. Jamel Hajji a expliqué que certains documents devaient parvenir au juge d’instruction depuis le 4 décembre 2023. Il a déploré la lenteur dans le traitement de l’enquête, notamment de la collecte de pièces du dossier par le juge d’instruction. Il s’agit de documents devant être présentés par les administrations et institutions financières tels que les intermédiaires en  bourse ou encore la Commission tunisienne des analyses financières.

Jamel Hajji a indiqué avoir présenté une demande de libération à la chambre d’accusation. Elle sera amenée à se prononcer d’ici huit jours. Il a espéré que son client sera libéré.

 

 

Pour rappel, le directeur général d’Unimed et ancien député Nidaa Tounes, Ridha Charfeddine a été arrêté dans la soirée du vendredi 10 novembre 2023. Il a été auditionné dans le cadre de l’affaire de complot contre la sûreté de l’État et le juge du pôle antiterroriste a décidé de le laisser en liberté. Néanmoins, et avant sa sortie de prison, Ridha Charfeddine a été convoqué pour être auditionné par la brigade d’investigations dans les crimes financiers à El Gorjani.

Deux premiers mandats de dépôt ont été émis, à la date du 4 décembre 2023 à l’encontre de Ridha Charfeddine. Le troisième a été émis à la date du 2 janvier 2024 par le ministère public près le pôle judiciaire économique et financier.

 

 

 S.G

05/03/2024 | 15:25
3 min
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Commentaires
Le Baron
les honorables d'hier
a posté le 06-03-2024 à 09:49
deviennent les criminels d'aujourd'hui et ainsi de suite
Bouba
Innocent
a posté le 05-03-2024 à 23:18
Peut être que Mr Charfeddine est innocent et il sortira tôt ou tard de prison ,sauf qu'en est -il de la tentative d'assassinat dont il a été objet et de sa voiture criblee de balles en 2013 ou 2014 et font on nous a rabâché les oreilles, et il devrait voir de ores aussi l'introduction de son entreprise au marché secondaire et qu' a t-il fait de l"argent ramassé
Jilani
Ces hommes d'affaires qui se protegaient par le parlement
a posté le 05-03-2024 à 21:50
Comme celui qui a mis la main sur le transport de phosphate et s'est fait élire députés dans le camp de Youcef chahed. Ils pensaient que c'est éternel quitte à changer d'un camp à un autre. En plus leur cupidité n'a pas de limite, ils doivent ramasser toute la richesse du monde sans jamais être satisfait. Mais les temps changent et la terre tourne.
DHEJ
Ridha Charfeddine, en prison
a posté le 05-03-2024 à 17:06
Mais qu'est-ce qu'il a criminalise pour etre en prison?

Un pays bête comme celui qui veut retenir les médecins!!!
Louvette
Médecin ?
a posté le à 22:57
Les médecins ? C'est une blague j'espère ..........il est très loin d'être médecin
TU
Pays bête ?
a posté le à 07:17
Bête est celui qui traite son pays de bête. Ce qu'il "a criminalise" c'est déjà placer une partie de son argent au Soudan... Et ouiiii retenons nos médecins ! '?
CHKOBBA
"Allah yomhil wèlè yohmil".
a posté le 05-03-2024 à 17:00
C'est ce qui va arriver aux RCdistes, doucement mais sûrement !