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Tunisie - Une inévitable nouvelle hausse des prix des carburants
03/11/2022 | 11:37 , mis à jour à 14:00
4 min
Tunisie - Une inévitable nouvelle hausse des prix des carburants


Malgré le manque de chiffres sur la situation en Tunisie, il y a certaines certitudes qui demeurent, dont notamment la hausse des prix de plusieurs denrées et produits comme le carburant.

 

En effet, la loi de Finances 2022 a été bâtie sur l’hypothèse que la moyenne de prix du baril ne dépassera pas les 75 dollars le baril de Brent. Or, aujourd’hui, la moyenne de prix a dépassé les 100 dollars le baril. Le prix avait frôlé les 130 dollars en mars 2022.

Or, et vu la baisse des activités d'exploration et de recherche pétrolières au cours de la dernière décennie, aujourd’hui la Tunisie ne peut satisfaire qu’environ la moitié de ses besoins.

Sachant qu’un dollar supplémentaire dans le prix du baril représente 140 millions de dinars (MD) de dépenses en plus pour l’Etat tunisien alors que pour le glissement du dinar, chaque 0,01 dinar de moins par rapport au dollar se répercute par 40 millions de dinars (MD). En prenant en compte ce nouveau prix, il faudra débourser 8,2 milliards de dinars de compensation en 2022 (plus du budget réservé à l’investissement), alors que les prévisions étaient de 2,9 milliards de dinars (des besoins qui ont presque triplé).

Nos besoins de financement en produits pétroliers (carburant, gaz, électricité) ont grimpé à 10,2 milliards de dinars avec la flambée des prix lorsqu’ils étaient de 5,2 milliards de dinars.

Notons dans ce cadre que la priorité, quant à la compensation, a été donnée à l’importation de céréales et en particulier à l’importation de blé.

 

Ainsi, en prenant en compte tout ce qui précède ainsi que les pressions sur la demande, tout le monde se rappelle encore les longues files d’attente devant les stations-service, les prix des carburants vont augmenter. Chose que nous a été confirmée par une source proche du ministère de l'Industrie, de l'Énergie et des Mines.

Il faut rappeler dans ce cadre que depuis 2016 une formule d’ajustement automatique du prix a été mise en place : c’est à dire lorsque le prix du baril change, le prix à la pompe change en conséquence, ce qui a permis ces dernières années à bénéficier de certaines baisses de prix.

Or, avec l’envolée importante des cours de pétrole, l’actuel prix du carburant pratiqué en Tunisie ne reflète en aucun cas, le prix réel. En effet, le mécanisme de régularisation a été plafonné à 3%, donc jusqu’à cette heure, on est loin du prix réel et malgré les hausses successives pratiquées depuis le début de 2022, le prix actuel demeure loin du prix réel. Ceci augure d’autres augmentations dans le futur afin de résorber le gap, diminuer la compensation dédiée et atteindre le prix réel.

Concrètement, la conjoncture nécessitera une révision des prix des carburants, qui sera annoncée bientôt.

 

Ainsi et pour faire face à cet état de fait, les autorités et à leur tête le ministère de l'Industrie, de l'Énergie et des Mines œuvrent à baisser le déficit énergétique en optant pour la rationalisation de la consommation de l’énergie à tous les niveaux, notamment en se dirigeant vers l’usage d’énergie renouvelable.

Outre la poursuite des campagnes de sensibilisation, le ministère a mis en place certaines mesures dont la promotion du projet Prosol-elec, pour soutenir les familles notamment les plus vulnérables à bénéficier des avantages de ce programme socio-économique notamment l’usage de chauffe-eau solaires et le renforcement de l'isolation des toits des logements, la distribution de lampes économiques (quatre par famille).

Autres mesures, la simplification des procédures et l’accélération de la mise en œuvre de projets d'autoproduction d'électricité à partir d'énergies renouvelables, de programmes spéciaux pour des secteurs spécifiques tels que l'agriculture, la pêche et le tourisme, la rationalisation de la consommation notamment à travers l’entretien de la flotte de transport et l’usage des nouvelles technologies de communication, encourager la conduite économique et contrôler l’utilisation du carburant dans le secteur public.

En outre, des encouragements ont été accordés pour l’acquisition de véhicules électriques via une exonération des droits de douane et une subvention de 10.000 dinars pour le remplacement d’un véhicule thermique. En plus, du support offert aux entreprises à travers des audits énergétiques gratuits et la promotion de la production combinée d'énergie, la simplification des procédures et des délais pour bénéficier des interventions du Fonds pour la Transition énergétique.

 

La situation des finances publiques est assez préoccupante et avec l’envolée des cours des produits de base, le gouvernement ne trouve d'autre choix que d'augmenter les prix de certaines denrées, dont le carburant, afin de limiter les dégâts et pouvoir faire face à toutes les dépenses de l’État.

 

Imen Nouira

 
 
03/11/2022 | 11:37 , mis à jour à 14:00
4 min
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Commentaires
takilas
La manigance de nahdha.
a posté le 06-11-2022 à 13:53
Et les prêts pour achat de véhicules neufs continuent à être signés, pêle-mêle, au profit de ceux-ci ont été recrutés, sans niveau d'instruction, par dizaines de milliers, de sudistes, de la part de troïka de nahdha et ce dans la fonction publique à Tunis en contrepartie de donnant-donnant de voix de vote lors des élections législatives surtout celles destinées à ghanouchi pour qu'il devienne chef de l'arp et appliquer son banditisme comme bon lui semblait, il suffisait pour cela qu'il donne ses consignes, la veille des réunions fantoches de cette assemblée afin d'appuyer sur le bouton du oui, et le tour est joué.
Ali.
Carburant.t.
a posté le 05-11-2022 à 09:13
S'il vous vous plaît ne ns parlez plus de compensation pour le carburant. C'est un gros mensonge de l'Etat depuis des des décennies. Vs devez en principe faire une petite recherche sur la question depuis l'extraction ou l'importation jusqu'à la pompe et vs allez constatez qu'il n'ya point de compensation pour le carburant. IL Y'A QUELQUE ANNEE LE JOURNAL ASSABAH AL OUSBOUI A FAIT SA PETITE ENQUETE ET EST PARVENU A METTRE A NU CE MENSONGE GROTESQUE. A CETTE OCCASION CE JOURNAL A ETE SEVEREMENT RAPPELE A L'ORDRE PAR LE POUVOIR DE L'EPOQUE POUR AVOIR DECOUVERT L'ARNAQUE. SACHANT QUE LA TAXE A LA POMPE EST DE 37 PC:20 PCDE TVA ET 17 PC DE TAXE ALA CONSOMMATION. NS PAYONS AUJOURD'HUI 884 MILLIMES DE TAXE AU PRIX ACTUEL DE L'ESSENCE QUI EST A 2400 MILLIMES LE LITRE. EN AUGMENTANT LES PRIX L'ETAT GAGNE SUR LES DEUX TABLEAUX,LES RECETTES GENEREES PAR L'AUGMENTATION AINSI QU'EN TAXE QUI EST EN POURCENTAGE. RESTE QUE L'ETAT COMPENSE LE CARBURANT NOTAMMENT EN FIOUL POUR LA PRODUCTION DE L'ELECTRICITE ET LE GAZ EN BOUTEILLE,POUR CE DERNIER L'APPORT DE L'ETAT EST DERISOIRE. MM LES JOURNALISTES AU LIEU DE REPRENRDE CE QUE LE GVT NE CESSE DE REPETER FAITES VOTRE TRAVAIL D'INVESTIGATION ET VS ALLEZ DECOUVRIR LE POT AU ROSE.
cesarios
le procédé de "ZID EL MAA, ZID ETKIK" n'est plus rassurant et n'est plus à la page .............
a posté le 04-11-2022 à 13:03
La gouvernance de notre TUNISIE se définit et se résume par le slogan " ZID EL MA , ZID ETKIK", -aucune réflexion créative pour une juste et possible stratégie "politico -économiste , et social" qui pourra envisager d' arrêter ce lamentable processus..... Jusqu'à quand on procède et on choisit cette facile solution que le citoyen n'a plus la capacité et la force financière de la supporter? nos gouvernants sont invités de se réveiller et de prévoir les horribles conséquences de ce choix...On dit que gouverner, c'est avoir le culot de prévoir LA diversification des choix et de l'imagination d'autres horizons qui mènent à une certaine stabilité plus optimiste, confiante , insouciante , et bénéficiaire ,et plus sécuritaire pour la patrie et ses citoyens
rochdi
On parle du prix mais jamais de la qualité
a posté le 03-11-2022 à 16:24
Qui a dit qu'en tunisie on achete avec ce prix du brent . Qui a dit qu'on achete du brent.
on nous compare toujour à la france calculez le prix du carburant sans plomb pour voir son prix reel
voici un extrait d'un journal francais:
Selon les données de l'Union française des industries pétrolières (Ufip), la TVA sur produit représente 0,20 '?' sur un litre de gazole à 1,98 '?'. La TVA sur taxe est pour sa part équivalente à 0,12 '?'. Toujours selon l'Ufip, avec un litre de gazole à un tel tarif au 18 mars 2022, le montant des taxes à payer est de 47,30 % du prix total. Sur un litre de sans-plomb à 1,97 '?', 51,70 % du montant est le fait de taxes. En toute logique, plus le prix du pétrole brut est faible et plus le poids des taxes est élevé tandis que la logique s'inverse lorsque les cours du baril flambent.
Judili58
LA VERITE A MOITIE
a posté le 03-11-2022 à 15:02
L'article n'aborde pas les recettes fiscales des carburants. Le prix à la pompe que nous payons comprend 45% de taxes ce qui équivaut ou dépasse le montant de la compensation. Pour ce qui est de l'électricité nous la payons au coût réel du kilowatt et sur lequel l'état impute une TVA de 19%. Pour le gaz la grande majorité de notre consommation provient du gaz de ville et de la production d'électricité par le gaz. Là aussi nous payons le gaz au coût réel. Il faut arrêter de nous prendre pour des idiots et faire croire que notre état nous donne l'énergie gratuitement.
fares
Autres manières à gérer les affaires du pays
a posté le 03-11-2022 à 13:59
La bonne gestion des affaires du pays passent d'abord par la récupération de l'argent dépensé et accordé aux dirigeants et amis de Ennahdha sous forme d'indemnités pour leur sacrifice, leur "militantisme" et leur détention à l'époque de Ben Ali et ce depuis 2011, c'est une grande aberration car il s'agit de vol de l'argent du contribuable. Est-ce normal ? Il faut rendre cet argent à l'Etat quitte à utiliser la force et l'armée. Il faut aussi contrôler l'utilisation du carburant dans le secteur public (supprimer les voitures de services de l'administration qui sont devant les marchés ou les écoles, ...). Si on récupère cette masse d'argent distribué, supprimer les carburants des voitures de services et vendre les sociétés publiques déficitaires irrécupérables malgré les subventions versées depuis des années, on n'aura pas besoin d'augmenter les prix et de pénaliser les tunisiens.
Souissi
C'est vrai
a posté le à 15:00
Lors des élections française la police était en fonction devant les bureaux de vote une voiture de police moteur allumé clim à fond et reste comme ça à mon retour les policiers manges devant la voiture toujours allumé clim à fond
pourquoi tout simplement car c'est pas leur argent et se gaspillage est quotidien
Les voitures de fonction sur les parking des magasins ou leswgens font leur course pensant les heures de travail car après un rdv on passe à carrefour faire les courses pour le dîner du soir c'est plus pratique