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Samir Saïed : le secteur privé est la locomotive de la croissance économique
16/05/2022 | 09:07
2 min
Samir Saïed : le secteur privé est la locomotive de la croissance économique


Le ministre de l'Économie, Samir Saïed, est revenu, sur la feuille de route de l'investissement dans différents secteurs et les réformes économiques urgentes et ce lundi 16 mai 2022 en marge de l’atelier national Reboot, organisé par la Tunisian Investment Authority (TIA) sous l'égide du ministère de l’Économie. Etaient présents à cette manifestation le ministre des Technologies de la communication, la ministre de l’Industrie, le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, le ministre de la Santé et le ministre de l'Enseignement supérieur.
 
Notant que la Tunisie a besoin de retrouver un rythme de croisière en termes de croissance, il a avancé que l’assainissement et l’amélioration du climat d’investissement était l'affaire de tous. « La croissance économique est la porte de sortie de la crise actuelle », a-t-il déclaré au micro de Wassim Ben Larbi dans l’émission Expresso sur Express FM, soulignant que le gouvernement est « l’ami » du secteur privé, « locomotive de la croissance économique ».  
 
Le ministre de l’Économie a signalé la nécessité de réviser le modèle économique du pays expliquant que la Tunisie a toujours misé sur le coût de la main d’œuvre oubliant sa plus grande richesse « la matière grise, les compétences des hauts cadres tunisiens ». « Il faut une montée dans la chaîne de valeur à travers la recherche, les nouvelles technologies et l’économie du savoir », a-t-il ajouté rappelant que la Tunisie a beaucoup investi dans le capital humain sans qu’il y ait un retour sur investissement. 
 
 
Samir Saïed a relevé le rôle de l’entreprenariat dans la construction d’un nouveau modèle économique notant qu’il faudrait « libérer les énergies pour promouvoir l’investissement et créer de la valeur ajoutée ». « Les finances publiques sont limitées. Cela ne veut pas dire, non plus, que l’Etat devrait délaisser son rôle dans l’investissement. Cependant, avoir un secteur public solide générateur de croissance permettrait à l’Etat de se garantir des revenus supplémentaires à travers les impôts pour travailler sur l’infrastructure, l’éducation, la justice sociale… ». 
 
Précisant que le nouveau plan de développement donnera une part supplémentaire aux partenariats public-privé (PPP), il a indiqué que son département s’était, également, penché sur la question des mécanismes d’accès au financement avec les partenaires financiers du pays pour appuyer, entre autres, les petites et moyennes entreprises sinistrées par la crise sanitaire du Covid-19, et les moyens d’accélérer la mise en œuvre de certains grands projets qui ont accusé des retards dans l’exécution.
 
« Le climat d’investissement en Tunisie doit être profondément révisé car nous sommes en compétition avec plusieurs pays (…) Nous avons, d’ailleurs, engagé des discussions avec le secteur privé pour identifier les obstacles administratifs auxquels il est confronté », a-t-il souligné. 

N.J. 

16/05/2022 | 09:07
2 min
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Commentaires
Agatacriztiz
Ils défendent leurs acquis surtout leur bifteck...
a posté le 16-05-2022 à 11:53
Surtout le secteur économique qui a instauré une "économie de la rente" et qui la défend bec et ongle contre toute initiative d'innovation industrielle, de formation professionnelle et de recherche scientifique.
Par son manque de vision et par son égocentrisme poussé à l'extrême, elle plonge de plus en plus le pays dans une monotonie rétrograde et une récession inévitable....
adel
Alors pourquoi?
a posté le 16-05-2022 à 11:25
A-t-on, en Tunisie, attelé les wagons pour tirer la locomotive?
DHEJ
L'obstacle c'est toi!
a posté le 16-05-2022 à 11:18
 Nous avons, d'ailleurs, engagé des discussions avec le secteur privé pour identifier les obstacles administratifs...


'?a fait rire!
jilani
La loi de change profite aux voleurs et contrebandiers
a posté le 16-05-2022 à 10:15
Vous avez vu l'affaire de jbali, un ancien chef de gvt qui travaille au noir avec des salariés non déclarés et on ne sait pas ce qu'il fabrique bombes ou détergents. C'est ça l'économie informelle du pays. Ceux qui travaillent dans la transparence et la légalité sont massacrés par la BCT et les impôts. Premièrement, il faut limoger ce gouverneur de la BCT incompétent et qui traite les investisseurs comme des enfants et laisse les islamistes et mafieux transférer de l'argent comme ils veulent.
Leith
Précisions
a posté le 16-05-2022 à 09:23
Merci Mr Le Ministre de soulever ces différents points auxquels j'ajouterai :
- Les personnes ont peur d'investir car les lois ne sont pas clairs, pour certaines PME on dit qu'ils sont exonérés de TVA puis lors de l'application il n'en est rien...d'autres personnes lisent la loi différemment
- Le privé est sujetti à des redressements fiscaux arbitraires car on ne sait pas trouver l'argent ailleurs
- Le code de change est obsolète
- Exporter/importer est pratiquement du ressort du miracle si tu n'as pas des connaissances ...
Oui Mr Le ministre il faudrait voir ce qui se passe à Singapour, au Maroc aujourd'hui, aux Emirats...