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Saïed et Bouden, je dis ce que je veux et tu fais le contraire de ce que je dis !
02/12/2022 | 16:33
5 min
Saïed et Bouden, je dis ce que je veux et tu fais le contraire de ce que je dis !

 

« Nous voulons des actions qui traduisent les mots », a déclaré le secrétaire général de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, dans une critique adressée au président de la République, Kaïs Saïed, et au gouvernement de Najla Bouden. Noureddine Taboubi faisait référence à l'écart observé entre les discours du chef de l’État et les actions du gouvernement, voire la contradiction dans les propos du président, traduite dans les communiqués de la présidence de la République et les actions du gouvernement dirigé par Najla Bouden concernent plus particulièrement la hausse des prix, les institutions publiques et la compensation.

 

La contradiction au sommet de l'État a commencé à émerger depuis l'accord initial avec le Fonds monétaire international (FMI) et le résumé des réformes que le gouvernement de Najla Bouden a proposé pour obtenir la sympathie du Fonds et un prêt d'environ 1,9 milliard de dollars pour soutenir l'économie du pays. Un paquet de réformes qui concernent notamment la justice fiscale, des travaux sur la mise en œuvre d'un plan global de réforme des institutions publiques, en commençant par la promulgation d'une nouvelle loi pour réglementer ces institutions, l'abolition progressive des compensations...

 

L'accord initial avec le FMI était joint à une déclaration de la directrice du Fonds, Christina Georgieva, qui indiquait que le FMI espérait que la Tunisie travaille sur la privatisation de certaines institutions, assurant toutefois que l'initiative est venue du côté tunisien qui a exprimé son désir de privatiser certaines institutions publiques.

 

De son côté, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, a révélé le 31 octobre 2022 que le gouvernement tunisien s'était engagé auprès du FMI à céder la Banque de l’habitat, la Régie nationale du tabac et des allumettes et de nombreux quais dans le port de Radès. La réponse du gouvernement n’a pas tardé à arriver, réponse qui a mis la partie gouvernementale en contradiction avec ses propres propos. La ministre des Finances, Sihem Nemssia, a assuré, dans une déclaration télévisée, que le gouvernement n’a pas l’intention de céder ces établissements et que rien de tel n’a été mentionné dans la proposition définitive soumise au FMI, évoquant l’existence d’un plan de restructuration et de réforme concernant ces établissements.

Le lexique utilisé par le gouvernement concernant les établissements publics, en parlant de « réforme » et de « restructuration » combiné avec la déclaration de la directrice du FMI montre que, bien que la terminologie diffère, l’objectif est le même et il s’agit de la privatisation.

 

Contrairement à ce que la délégation gouvernementale a proposé dans les négociations avec le Fonds, le président de la République, Kaïs Saïed, et suite à la déclaration de Christina Georgieva, a souligné, lors de sa rencontre avec Najla Bouden, qu'il n’est pas question de toucher les institutions publiques ou de les céder. La position du chef de l’État a été maintes fois répétée, avec le ministre des Affaires sociales, Malek Zahi, notamment et hier lors de sa rencontre avec la cheffe du gouvernement, lorsqu’il a rappelé le « rôle social » de l’État et la nécessité de pallier les causes qui ont conduit à la situation que la plupart des établissements publics connaissent et qui sont la source de leurs difficultés.

 

Dans ce contexte, l'économiste Habib Karaouli, a souligné dans une déclaration aux médias, que 104 institutions dans divers secteurs sont concernées et qu'il faut adopter une approche logique et rationnelle, examinant la situation des institutions publiques au cas par cas.

La récente rencontre entre le président et la cheffe du gouvernement a également mis en évidence la divergence de vision en ce qui concerne l'étude des prix. Le communiqué de la présidence de la République a évoqué « la nécessité d'un travail continu pour réduire les prix car quiconque cherche à les augmenter ou à provoquer des pénuries a des aspirations contraires aux revendications légitimes du peuple ».

« Ceux qui cherchent à augmenter les prix ont des objectifs qui entrent en conflit avec les revendications légitimes du peuple tunisien », a donc dit le président. Des propos qui avait été traduits, quelques minutes avant la réunion, par une décision du ministère du Transport qui a approuvé une importante augmentation du tarif des transports publics irréguliers, des augmentations qui concernent le tarif des taxis individuels et touristiques, des transports ruraux et agricoles. L'augmentation du tarif des transports publics a été précédée d'une augmentation, la cinquième en un an, du prix du carburant. Ces augmentations successives dans les prix des carburants ne sont pas fortuites mais entrent dans le cadre de la stratégie du gouvernement visant à supprimer complètement la compensation des carburants d'ici 2026.

Le programme des réformes soumis au FMI est orienté vers la suppression progressive de la compensation et l'ajustement périodique des prix intérieurs pour les ajuster aux prix internationaux. Le président de la République, Kaïs Saïed, affirme, de son côté, que « dans le cadre de l'exercice de son rôle dans la réalisation de la justice sociale, l’État ne renoncera pas à la compensation des denrées de base, comme le dit la rumeur ».

« L'État ne renoncera pas à la compensation des denrées de base, mais il orientera ce soutien vers ceux qui en ont réellement besoin ». Cette déclaration, émanant du gouvernement, n'a pas précisé qui sera le bénéficiaire du système de compensation et quels sont les critères fixés par le gouvernement pour gérer ces aides. Cette question a été posée par le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi, qui a accusé le gouvernement de manipuler le peuple tunisien sans répondre aux questions posées par les citoyens concernant l'inflation et les prix élevés.

 

Cette contradiction, double-discours, qui existe à la tête de l’exécutif, entre le président qui « exprime ce que désire le peuple » et le gouvernement « qui fait ce que veut le FMI », semble être délibérée. En agissant de la sorte, l’exécutif cherche sans doute à instaurer un semblant de paix sociale tout en œuvrant à appliquer le plan de réformes proposé au Fonds.

 

Nouha Mainsi

Traduit de l'arabe par Myriam Ben Zineb

 

 

 

 

 

 

02/12/2022 | 16:33
5 min
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Commentaires
Djodjo
najla et kais, les deux faces d'une même pièce.
a posté le 03-12-2022 à 17:59
Y'en a un qui est un bon à rien et l'autre qui est mauvaise en tout.

On a pas fini de souffrir avec des clowns pareils au pouvoir.

Bienfaits pour les 30% pro-médiocrité que l'on peut qualifier de sous-fifres ou lèche-babouches et une petite pensée pour les 70% qui sont des citoyens obligés de subir encore un moment la médiocrité/malédiction.
TU VEUX OU TU VEUX PAS ? SI TU VEUX TANT MIEUX SI TU VEUX PAS PAS LE CHOIX
Dr kafkaies, mister cas K. et cafetière Bondin
a posté le 03-12-2022 à 15:52
UNE TUNISIE LIBRE ET DEMOCRATIQUE POUR TOUS
PARTICIPATION ET REPRESENTATION DE TOUS PART ENTIERE
PLUS AUCUN TRAITEMENT ENTIEREMENT A PART
LIBERTE JUSTICE DIGNITE EGALITE SOUVERAINTE
NON AU COUP D ETAT KAFKAIESQUE DU CAS K. !
NON AU CAFETIERE ET CHIEN.NE.S DE GARDE
BOYCOTT 2022 / RENDEZ 2011 ET 2014 !
Jean Claude Roué
Repliques
a posté le 03-12-2022 à 09:49
Tout le monde sait que les entreprises publiques sont deficitaires dans presque tous les pays pour cause de mauvais gestion. Les mêmes entreprises privatisées seraient rentables
Nephentes
Deux irresponsables qui hypothèquent notre futur
a posté le 02-12-2022 à 20:09
La gestion du pays est calamiteuse. Calamiteuse et insensée.

Mr Saed ne mesure certainement pas l'ampleur des conséquences de l'application fidèle des exigences du FMI ; il n'en est pas capable.

Mme Bouden se garde bien de les lui révéler

Et aucun des deux ne peut assumer la responsabilité de gouverner dans un contexte où des millions de Tunisiens plongent dans une misère durable.

Forza
good cop, bad cop
a posté le 02-12-2022 à 19:39
.
'Gardons un minimum d'honnêteté!
Le FMI n'a jamais exigé de l'Etat tunisien d'affamer la masse pauvre ou de privatiser les entreprises publiques!
a posté le 02-12-2022 à 19:21
"dans le cadre de l'exercice de son rôle dans la réalisation de la justice sociale, l'?tat ne renoncera pas à la compensation des denrées de base, comme le dit la rumeur".
-->
oui, j'approuve cette affirmation de la part du Président de la République. En effet, le FMI n'a pas exigé de l'Etat tunisien de renoncer à la compensation des denrées de base. Le FMI n'a jamais eu l'intention de faire affamer la masse pauvre en Tunisie...

De même le FMI n'a jamais exigé de privatiser les entreprises publiques.
-->
L'intention du FMI ne consiste pas à privatiser les entreprises publiques et les offrir à un prix dérisoire à notre oligarchie entrepreneuse. Non, ce que propose le FMI est évident: nos entreprises publiques devraient opérer dans une mentalité commerciale et ceci même si elles sont la propriété de l'?tat tunisien --> Il faut que l'on se débarrasse de cette idée archaïque que les entreprises publiques ne devraient pas être commerciales.
-->
Et ainsi on pourrait se demander, comment nos entreprises publiques pourraient acquérir un esprit commerciale? La réponse est évidente, Il faut accorder à nos entreprises publiques plus d'autonomie, ce qui signifie qu'elles ne devraient pas fonctionner selon les désirs intuitifs de nos ministères. Il faut y placer plutôt des directeurs commerciaux compétents avec un savoir-faire dans la gestion des grandes entreprises et les laisser faire sans l'intervention de nos fonctionnaires.
-->
Nos ministères et notre gouvernement devraient contrôler plutôt la performance de nos entreprises publiques par des indicateurs prédéfinis.
-->
De ce fait, nos entreprises publiques ont plutôt besoin de conseils stratégiques et non pas administratifs dont les membres étaient imposés par le parti politique gagnant de l'élection législative --> c'était la faute de notre ex-troïka qui n'acceptait que les considérations politiques qui n'avaient rien à voir avec le coté commerciale de nos entreprises publiques...

Puis, il faudrait éviter l'effet domino qui est une réaction en chaîne qui peut se produire lorsqu'un changement mineur provoque un changement comparable à proximité, qui provoquera un autre changement similaire --> je m'explique: la Sonede fait énormément de perte et elle est ainsi incapable de payer Steg, --> et de ce fait (par conséquent) Steg est aussi en difficulté --> et ainsi le collapse de Sonede pourrait entraîner aussi le collapse de Steg
-->
on avait au juste une entreprise étatique en très grande difficulté et voilà que l'on a deux'?'
Les dettes croisées sans remboursement entre les entreprises publiques sont complètement absurdes, et on risquerait ainsi même de ruiner la totalité de nos entreprises publiques par ce que l'on appelle "Réaction en chaîne"

Fazit: Le FMI n'a jamais exigé de l'Etat tunisien d'affamer la masse pauvre ou de privatiser les entreprises publiques. Non, le FMI a exigé des réformes intelligentes de l'aide sociale et des entreprises publiques. Et je suis persuadé que Mr. Kais Said et Madame Bouden ne sont pas en contradiction, et qu'ils sont sur le bon chemin.

Bonne soirée

Djodjo
'?tre stupide, ça se décide ou c'est instinctif ?
a posté le à 17:45
Jamais lu une analyse aussi naïf et tirée par les cheveux. L'auteur est aveugle dans le pire des cas ou borgne dans le meilleur des cas, mais la lucidité, c'est pas sont truc.

Quand on se veut coûte que coûte la voix de la raison on fini par sortir les arguments les plus farfelues pour justifier l'injustifiable.

Par expérience quand un type est dénoué de bon sens, le mieux à faire est de se retirer du débat et le laisser s'écrouler, y'a que comme ça que les imbeciles apprennent de leurs erreurs.
Gardons un minimum d'honnêteté!
Je voudrais rajouter
a posté le à 10:33
Si la Libye rembourserait ses dettes envers la Tunisie qui sont de l'ordre de quelques milliards d'euros, la Tunisie n'aurait plus besoin de l'argent du FMI.

Il y a de nouveaux paramètres et tout est possible, voir le lien:
https://www.businessnews.com.tn/dbeibah--la-libye-reglera-proainement-toutes-ses-dettes-envers-la-tunisie,520,124915,3

Puis il y a la répartition de charge (Lastverteilung) que même le nouveau premier ministre britannique Rishi Sunak est entrain d'appliquer (qui est lui même milliardaire)

Sans oublier la réconciliation pénale qui pourrait aussi soulager les caisses étatiques...

Bonne journée
Nephentes
Ce que vous dites est faux
a posté le à 22:26
Vous n'avez peut être ni fait natation ni du vélo aujourd'hui; en tout cas bons baisers de Tazarka

Voila ce qu'explicite le communique 23/353 du FMI:

Le nouveau programme, élaboré par les autorités tunisiennes et appuyé par le FMI, vise à rétablir la stabilité macroéconomique, à renforcer les filets de protection sociale et l'équité fiscale, et à accélérer les réformes favorisant un environnement propice à une croissance inclusive et la création d'emplois durables.

..... les autorités tunisiennes s'engagent à :

Renforcer l'équité fiscale en prenant des mesures pour intégrer progressivement le secteur informel dans le système fiscal et en élargissant l'assiette fiscale pour assurer une contribution équitable de toutes les professions ;

Maîtriser les dépenses et dégager un espace budgétaire pour l'aide sociale. Les autorités ont déjà pris des mesures pour maîtriser la masse salariale de la fonction publique et ont commencé la levée graduelle des subventions généralisées et coûteuses des prix, en procédant à des ajustements réguliers pour aligner les prix nationaux aux prix mondiaux

Renforcer le filet de sécurité sociale en augmentant les transferts monétaires et en élargissant les dispositifs existants de protection sociale afin de compenser les ménages vulnérables de l'impact des hausses de prix ;

S'engager dans un programme complet de réforme des entreprises publiques, en commençant par l'adoption d'une nouvelle loi les encadrant ;

Accélérer les réformes structurelles visant à stimuler la concurrence et à créer un environnement transparent et équitable pour les investisseurs, en rationalisant et simplifiant les mesures d'incitation à l'investissement ;

Renforcer la gouvernance et la transparence dans le secteur public, notamment à travers un diagnostic exhaustif de la gouvernance en vue d'établir une feuille de route pour les réformes ;

Favoriser l'adaptation et renforcer la résilience aux changements climatiques en encourageant l'investissement dans les énergies renouvelables ainsi qu'à travers la gestion des terres et de l'eau (y compris les eaux usées), et en prenant des initiatives pour la protection du littoral tunisien, et des secteurs de l'agriculture, de la santé et du tourisme ;


'Gardons un minimum d'honnêteté!
@Nephentes
a posté le à 10:54
Bonjour @Nephentes

De votre Feedback on ne pourrait pas tirer la conclusion que "Le FMI a exigé de l'Etat tunisien d'affamer la masse pauvre et de privatiser les entreprises publiques"


De Même, l'affirmation de la part du Président de la République "dans le cadre de l'exercice de son rôle dans la réalisation de la justice sociale, l'Etat ne renoncera pas à la compensation des denrées de base, comme le dit la rumeur" -->Cette affirmation n'est pas en contradiction avec ce que vous écrivez ci-dessus ou avec les actions de Madame Bouden ou avec les propositions du FMI...

Bonne journée

PS: Il faut avouer que Mr. Kais Said a noué des relations fortes et intelligentes à l'échelle internationale en très peu de temps dont va profiter la Tunisie socio-économique --> il fait un très bon travail pour la Tunisie et tous les Tunisiens.

Djodjo
Au royaume des aveugles Le Borgne est un roi
a posté le à 17:34
LooooL il a noué des relations fortes avec qui ? L'Algérie ? Pour info, dans les chancelleries occidentales ce type est considéré comme un apprenti dictateur (suffit de voir le peu de respect et d'égard qu'on lui accorde).

Il fait du bon travail petit kais, re-looool, un exemple peut-être ?

Historiquement, le FMI n'est pas une '?uvre de bienfaisance, la ou elle passe, c'est des années de disette pour qu'elle puisse se rembourser, d'ailleurs la Tunisie s'apprête à devenir une filiale du FMI et c'est elle qui va nous dicter notre politique économique, voilà l'exploit de petit kais.
Patriote en colère
Des preuves
a posté le à 21:39
Est-ce tu travailles au FMI?
Djodjo
Deux bons a rien
a posté le 02-12-2022 à 19:20
Arrivés la par un hasard de l'histoire et qui a été soutenue par défaut par un peuple dégoûté de sa classe politique et de sont élite en général.

Résultat : le remède est pire que le mal.

Le seul espoirs aujourd'hui est que l'on sait tous que ce type est une erreur de la nature, il finira à un moment donné ou un autre par disparaître lui et ses théories farfelues, d'ici la, croisons les doigts pour voir émerger en Tunisie des hommes/femmes capables de remettre ce pays ds le sens de l'histoire.

Tunisino
Un arriéré qui épouse une opportuniste
a posté le 02-12-2022 à 18:35
Lui, le médiocre, il vit dans le passé, il n'a jamais cru qu'il peut devenir quoi que ce soit, il pense laisser son nom dans le futur par un régime politique destructeur et en marginalisant le présent et le futur des tunisiens. Elle, l'opportuniste, elle est dans la chasse de postes peu importe les conséquences, elle est contente de devenir chef de gouvernement sans rien faire sauf d'étrangler davantage les tunisiens du présent et du futur. La troisième république est dans l'obligation de se venger, pleinement, sans pitié, et par tous les moyens, des imbéciles de la république de Ghannouchi et de Saied, ils sont trop méchants pour être pardonnés.
DHEJ
Le dit et le fait!
a posté le 02-12-2022 à 18:27
Une opération arithmétique qui donne 0 comme résultat.


Deux bleus pour solutionner un problème méconnu!
Abir
Exactement! C'est un nadif !
a posté le 02-12-2022 à 17:50
votre titre confirme mon commentaire de ce matin, posté le 02-12-2022 à 10h23 ! ks et la secte ont la même conduite! Il faut prendre le contraire ce qu'ils disent i
Maha
Sans commentaire
a posté le 02-12-2022 à 17:23
Cet article est une masturbation intellectuelle.
Patriote en colère
Un vrai cirque
a posté le 02-12-2022 à 17:11
Il se foutent de qui?