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Limogeage de Mohamed Tlili Mansri : déboires de l’Isie, scène II acte I
29/05/2018 | 12:19
2 min
 

Limogeage de Mohamed Tlili Mansri : déboires de l’Isie, scène II acte I

 La nouvelle est tombée comme une bombe ce mardi 29 mai 2018. Le président de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), Mohamed Tlili Mansri a été limogé par ses compères. 9 membres de l’instance ont, en effet, décidé d’activer l’article 15 de la Loi fondamentale de l’Isie, en votant unanimement pour son limogeage. Une décision qui devra toutefois être argumentée et soumise à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).

 

Mohamed Tlili Mansri avait été élu le 14 novembre 2017, suite à la démission de Chafik Sarsar. L’ancien président de l’Isie avait annoncé sa démission le 16 mai 2017, avant que celle-ci ne devienne effective le 24 juillet 2017.

 

Prévues initialement pour le 17 décembre de la même année, les élections municipales avaient alors dû être reportées au 25 mars 2018. Un report dû aux vacances non comblées au sein de l'Instance, provoquées par les démissions de Chafik Sarsar, du vice-président et d’un troisième membre, qui avaient alors remis sur le métier le dialogue sur les échéances électorales.

 

Le limogeage de Mohamed Tlili Mansri vient donc tout naturellement relancer le débat, cette fois sur les échéances à venir. Des mois auront été nécessaires avant que les vacances au sein de l’Isie ne soient comblées et avant que le nouveau président ne soit élu. Il faudra aujourd’hui composer avec un scénario différent qui implique également vacance et nouvelles élections.

Si l’ARP vote pour le maintien du président de l’Instance, il lui sera sans doute difficile de poursuivre sa mission parmi des collaborateurs qui ont décidé de son départ et qui l’ont ouvertement accusé d’incompétence. Si Mohamed Tlili Mansri vient à être effectivement démis de ses fonctions, nous allons très probablement revivre le même feuilleton qui avait conduit au deuxième report des municipales, tenues en fin de compte le 6 mai dernier.

 

A l’approche des législatives et de la présidentielle de 2019, cette annonce aura sans doute des répercussions non négligeables sur le calendrier électoral. Elle donnera aux partis politiques un autre motif de désaccord à un moment où le pays traverse une énième crise politique et maintiendra les Tunisiens entre un marteau et une enclume, encore…

 

M.B.Z

 

29/05/2018 | 12:19
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