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Le FMI : La Tunisie fait preuve de résilience

Temps de lecture : 3 min
Le FMI : La Tunisie fait preuve de résilience

A travers un communiqué rendu public aujourd’hui, mardi 7 février 2017, Björn Rother, Chef de mission du FMI pour la Tunisie, a déclaré que l’économie tunisienne continue de faire preuve de résilience dans une conjoncture nationale et internationale difficile.

 

Au terme d’une visite des services du FMI destinée à examiner les perspectives économiques et les politiques que les autorités entendent mener dans le cadre du programme de réformes économiques appuyé par un accord quadriennal au titre du mécanisme élargi de crédit (MEDC) approuvé en mai 2016, Björn Rother a estimé que le taux de croissance devrait rebondir à 2,5 % en 2017, contre 1,3 % en 2016, impulsé par le regain de confiance suscité par la réussite de la conférence Tunisia 2020 en novembre dernier et par l’adoption de textes de loi essentiels liés au secteur privé .

 

«De redoutables défis macroéconomiques subsistent. La dette publique a continué de s’alourdir, dépassant 60 % du PIB en 2016. Les mesures adoptées par les autorités dans le cadre de la loi de finances de 2017 réduiront le déficit budgétaire global de manière modeste à 5,6 % du PIB, contre une estimation de 6 % en 2016, niveau supérieur à l’objectif visé initialement dans le cadre du MEDC, en raison d’une croissance plus faible et de dérapages de la politique budgétaire. La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde et le déficit des transactions courantes reste considérable », lit-on dans le texte du communiqué.

«L’équipe du FMI et les autorités conviennent que des actions urgentes sont nécessaires pour protéger la santé des finances publiques, accroître l’investissement public et accélérer les progrès des réformes structurelles qui ont été retardées. Les autorités ont énoncé leurs priorités à court terme, dont une plus grande mobilisation des recettes fiscales de manière juste et efficiente, la rationalisation de la masse salariale du secteur public afin de dégager une plus grande marge de manœuvre en faveur des investissements publics, et la mise en place du mécanisme d’ajustement des prix des carburants. Les mesures destinées à assurer la viabilité du système de sécurité sociale représentent une autre priorité importante. Ces initiatives sont vitales pour faire en sorte que l’économie tunisienne connaisse une croissance plus forte et crée davantage d’emplois et pour veiller à ce que tous les Tunisiens continuent à bénéficier de services de base adéquats ».


«L’équipe salue la détermination du gouvernement à avancer dans la modernisation de la fonction publique. Des travaux ont en outre été engagés pour veiller à la santé des banques publiques et des entreprises d’État, établir une haute autorité indépendante de lutte contre la corruption et mettre en place des dispositifs efficaces de protection des couches de population les plus vulnérables. Elle a eu des entretiens constructifs avec le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, la Ministre des Finances, Lamia Zribi, le ministre de l’Investissement, Fadhel Abdelkefi, le ministre de la Fonction publique, Abid Briki, et le Gouverneur de la Banque centrale, Chedly Ayari, ainsi qu’avec leurs collaborateurs, et elle continuera d’entretenir un dialogue de politique générale rapproché sur la réduction des déséquilibres budgétaire et extérieur et sur la redynamisation des réformes structurelles» 

 

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Commentaires (13)

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Tunisienne
| 09-02-2017 10:04


Elle a une capacité certaine d'absorber les chocs et de rebondir tant bien que mal. Avec tout ce qui se passe, un autre pays se serait effondré depuis longtemps...

Maintenant, que Monsieur FMI soit en train de nous vendre quelque chose ou non, la question n'est pas là.

Ce qui devrait nous intéresser nous Tunisiens, c'est identifier les éléments qui nous permettent cette résilience et essayer de pérenniser, institutionnaliser, canaliser et inscrire dans la durée certains de ces éléments. Que ce soit "l'Etat profond" (à décrypter dans ses éléments les plus positifs), la contribution de la fonction publique au maintien du pouvoir d'achat (fonction publique à restructurer/ assainir sur des bases finement étudiées), la capacité de drainer même si occasionnellement des marchés touristiques et à l'export (à convertir en une capacité structurelle), le consumérisme (à éduquer), le poids du secteur informel (à faire sortir progressivement de l'ombre), l'optimisme, la flexibilité et l'intelligence (sur lesquels il faut capitaliser) ou autre chose.



Léon
| 09-02-2017 07:53
Où étiez-vous lorsque je vous disais que vous étiez en train de détruire votre pays et lorsque je pariais contre votre optimiste béat de traitres refoulés, dès le lendemain du 14 janvier.
Tous répétiez alors la même chanson: La Tunisie a été libérée de Ben Ali et deviendra la Suède! C'est aujourd'hui le Tchad sans les richesses.
Il est facile de commenter les défaites. Cela donne l'impression que l'on ne s'est pas trompé. Mais y a-t-il d'autres personnes que JW et moi qui, dès le lendemain du 14 maudit, prévenaient les tunisiens de la conspiration dans laquelle ils sont tombés; comme tout peuple haineux (hosd wa hoqd) et ingrat.
Si quelque chose témoigne aujourd'hui pour moi, c'est bien ce verset du Livre de Dieu que j'ai pris comme témoin entre les tunisiens haineux et ingrats et moi-même, afin que je fasse la différence entre moi et les hypocrites qui viendront expliquer la déroute pour se donner bonne conscience pour leurs actes et leur sympathie atlantiste le 14 maudit.

Léon, Min Joundi Tounis Al awfiya;
Résistant Souverainiste.

VERSET 112 de la SOURATE des ABEILLES.

Mertah
| 08-02-2017 20:02
La définition la plus générale admise aujourd'hui énonce que "La résilience est la capacité d'un système, que ce soit un particulier, une forêt, une ville ou une économie, pour faire face aux changements de son environnement et continuer à se développer. C'est comment les humains et la nature peuvent se comportent en face des chocs et perturbations tels que le réchauffement climatique, la sécheresse ou une crise économique/financière pour se redresser, stimuler le renouvellement et la pensée novatrice".
Partant de cela, franchement on ne peut pas voir qu'est-ce qui a été fait de bon ou de concret au niveau du gouvernement et ses politiques pour redresser la situation économique et financière du pays en dehors des emprunts (FMI, BM et autres bailleurs de fonds). Mais les experts du FMI et autres argentiers ne font que leur travail: Louer de l'argent.

j'suislepetit peuple
| 08-02-2017 19:16
Si je comprends bien le FMI arrive avec ses grandes pompes pour demander de rembourser la dette:
1- en augmentant les prix par tout (pétrole, services, banques, santé, les taxes, la douane,...)
2- de faire des économies (administration publique, embauche publique, ...
3- de réduire les dépenses publiques, la retraite, la santé, l'éducation,...)
4- Mais nous devons obligatoirement nous former chez eux et acheter leurs armes, sa maintenances hors de prix.
conclusion on va finir de gagner une guerre civile si on ne renonce pas aux cridits des vautours. Il faut changer de cap et moderniser les point faibles des entrées d'argent, l'accueil fluide dans les aéroports, la rapidité, la facilité et la baisse des taxes, une meilleur gestion douanière (arrêter de mettre les bâtons dans les roues pour du bakchiche et la construction de vos villas alors que ça va tuer vos enfants demain).
il ne faut plus que les policiers portent des armes. un bâton suffit comme avant. c'est grave arrêtez de foute les prochaines générations dans la merde. Enahda ainsi que les autres politiciens ont toujours investi hors de la Tunisie, pour leurs proches mais nous nous allons juste mourir de faim comme Haïti.
ma pauvre Tunisie voilà le résultat de la bêtise d'un dictateur et par la suite des imbéciles qui nous gouvernent.

Un banquier retraite(France)
| 08-02-2017 18:01
La methode est et reste toujours la meme, quand les vautours sont laches,il ne reste que les os.
http://www.investigaction.net/ukraine-la-nouvelle-proie-du-fmi/

L oeil du diable
| 08-02-2017 17:25
Voila comment la grece a ete deplume et son peuple reduit a l esclavage au profit des banques soutenues par Merkel.
http://www.investigaction.net/Le-FMI-epaule-par-la-Commission/

Dominique STRAUSS KHAN
| 08-02-2017 14:05
Je me demande par quel effet de résilience le FMI peut accorder autant de prêts à notre belle et pauvre Tunisie???
- 60% d'endettement...
- Une productivité nulle à l'image de notre administration et de notre compagnie aérienne Nationale...
- Des investisseurs étrangers dégoutés qui fuient le pays.
- Les forces obscures d'un syndicat vérolé qui bloquent au quotidien les dernières entreprises encore debout.
- Un pays miné par la corruption, géré par un gouvernement d'apprentis sorciers...

C'est quand même pas pour nos déglet nour qu'ils sont aussi généreux??? A moins que ce ne soit pour le sable fin de notre beau Sahara et des possibilités stratégiques qu'il offre??? La suite au prochain épisode, après la Grèce qui danse le sirtaki, ce sera au tour de la Tunisie de faire la danse du ventre (vide)...

DHEJ
| 08-02-2017 12:09
Les FMIstes savent-ils calculer la résilience différentielle?


Question d'énergie!

aziz aziz
| 08-02-2017 12:00
Fidèles à leur mission les experts de l'FMI se font des fixations sur la politique de stabilisation à court terme avec tout ses ingrédients : hausse des taxes, compression de la demande locale, gestion rigoureuse des déséquilibres. Or, même si ces mesures sont nécessaires pour au moins se partager équitablement la misère ambiante et éviter tout dérapage, force est de constater que ce n'est pas ca qui fera revenir la croissance.
Ainsi en parlant des réformes structurelles les experts du FMI sont, plutôt, dans la fumigation totale surtout lorsqu'ils évoquent le climat des affaires et l'investissement. En effet, ce qui leur échappe est qu'au niveau national, la plus part des investisseurs établis sont habitués à ne travailler que dans un climat d'opacité et de passe-droit en connivence totale avec le pouvoir en place. Or, des réformes visant la transparence et l'Etat de droit augmentent encore plus leurs appréhensions et les poussent à rechigner à investir. Ceci, d'autant plus que des signaux encourageants dans ce sens leurs sont lancés du haut de la sphère politique (loi de réconciliation), comme si pour leur dire "patientez encore un peu, les affaires reviendrons comme aux beaux vieux temps"!.
C'est précisément l'existence d'un élan de réforme qui les bloque, et non pas son absence.

N.Burma
| 08-02-2017 10:27
au résilient tune en colère

Ah, vous faîtes appel aux malheureux intellectuels, pour les piéger sans doute dans le gouffre de la résilience ?
La définition la plus innocente, la plus neutre viendrait d'un homme honnête reconnu pour sa probité, il s'agit de Boris Cyrulnik, qui définit la résilience comme l'art de naviguer entre les torrents. C'est une métaphore qu'il ne faudrait pas prendre au sens littéral, car si en Tunisie les gens qui savent nager dans les eaux troubles sont très nombreux, ces gens sauraient-il naviguer entre les torrents islamistes qui constituent des redoutables ouragans ?
Quand on sort du vaste domaine de la psychologie et que l'on pénètre le domaine du réel, de la vie réelle, on parle de résilience quand il s'agit d'être capable de faire face aux situations des plus pénibles, parfois même insupportable, on parle alors, des personnes qui résistent aux milles difficultés, de résilients, c'est-à-dire de leur capacité à surmonter les difficultés en gardant une sorte de dignité à rester relativement équilibré malgré les forces agressives (naturelles ou humaines) qui en sont les causes.
Voilà ce que pourrait vous dire un travailleur intellectuel qui accepte de vous répondre.
Bonne journée, monsieur le moqueur !

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