
Ce mercredi 25 janvier 2023 sera commémoré le 30e anniversaire du décès de feu Hédi Nouira, premier gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et ancien Premier ministre sous Bourguiba. La BCT et l’Association « Mémoire de Hédi Nouira » organisent une cérémonie d’hommage rendu au militant nationaliste, à l’homme d’État et grand réformateur de l’économie nationale que fût Hédi Nouira.
Hédi Nouira est né le 5 avril 1911 à Monastir. Il suit ses études primaires à l’École franco- arabe de Monastir et secondaires au Collège de Sousse où il a évolué au sein de l’Étoile Sportive du Sahel en tant qu’arrière central dès sa création en 1925.
Ses propos anti- français, prononcés en public dans un club culturel à Monastir devant le Contrôleur civil français de Sousse au mois d’aout 1930, l’ont contraint à quitter secrètement le pays vers la France où il réussit son baccalauréat à Paris en juin 1931.
En 1934, il contribue à la création de la première cellule du Néo-Destour et devient officiellement, en novembre 1936, son secrétaire général avec Habib Thameur comme président. Il milita également au sein de l’Association des étudiants arabes, l’Association des étudiants musulmans Nord-Africains et l’Étoile Nord-Africaine, un organisme politique d’obédience gauchiste, dont il assure le poste de vice-président avec le président Slimane Ben Slimane de 1934 à 1936.
En septembre 1934, il créa le Comité de défense des libertés en Tunisie dont il devient le secrétaire général.
À son retour en Tunisie en 1938, il s’inscrit au barreau de Tunis et continue son engagement politique en tant que secrétaire général de la 2e Confédération Générale Tunisienne de Travail et membre actif du bureau du Néo-Destour. Le 2 avril 1938, il fut emprisonné avec Bourguiba et d’autres militants du Néo-Destour, à Tunis, puis à Téboursouk, au Fort Saint-Nicolas de Marseille, et à la prison Montluc à Lyon. Avant de rentrer en Tunisie en février 1943, il est placé en résidence surveillée à Rome.
De 1945 à 1950, il se consacre à la restructuration et à la préparation du parti pour la libération du pays. Il exploite ses relations pour sensibiliser à la cause tunisienne et pour présenter les points de vue du Néo-Destour. En 1949, il crée le journal « Mission », dont il devient l’éditorialiste attitré et publie des dizaines d’articles d’opinion au journal du Néo- Destour, « L’Action Tunisienne » et dans d’autres journaux nationalistes tunisiens et français libres.
En janvier 1952, il est exilé dans le sud tunisien puis assigné à résidence en 1953, pour avoir refusé de prendre part au gouvernement de Slaheddine Baccouche.
À la suite de l’auto-détermination de la Tunisie, il devient en 1955 ministre du Commerce, puis ministre des Finances avant d’être nommé et à l’aube de l’indépendance Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie en 1958.
En 1970, il revient au pouvoir comme ministre de l’Économie puis Premier ministre jusqu’à 1980 et joua un rôle majeur dans le développement de l’économie et la dynamique de la société tunisienne, malgré les crises du pouvoir : le conflit avec la Centrale ouvrière (l’UGTT) et son leader Habib Achour, achevées avec les événements sanglants du 26 janvier 1978 et la tentative de coup d’état menée par le régime libyen à partir de Gafsa, à l’aube du 27 janvier 1980.
Victime d’une attaque cérébrale à la suite du coup de Gafsa, ayant entraîné une hémiplégie, Hédi Nouira quitte définitivement la vie politique le 23 avril 1980. Il est décédé le 25 janvier 1993.
Comme l’a rappelé en 2020, Ahmed El Karm, président de l’Association « Mémoire de Hédi Nouira », l’homme d’État exceptionnel qu’il était « a été à l’origine de l’instauration de la bonne gouvernance dans la gestion des institutions publiques, ce qui a permis de rééquilibrer le budget de l’Etat et de développer des institutions stables, pérennes et performantes, tout en créant les organes qui veillent sur la bonne gouvernance et la désignation d’hommes compétents au dessus de tout reproche ».
« L’ancien Premier ministre avait aussi opté pour une approche libérale et s’est orienté vers la promotion du secteur privé pour la création d’emplois à travers le lancement de projets productifs, tout en nouant un pacte social avec les partenaires sociaux pour préserver la paix sociale. Hédi Nouira était un réformateur précurseur dans l’âme d’une manière engageante estimant que pour réussir, le prochain gouvernement devrait être efficace, libérer et appuyer l’économie tunisienne, engager les réformes nécessaires et audacieuses, garantir la bonne gouvernance et lutter contre la corruption » avait-il souligné lors d’un séminaire tenu à la BCT.
Aux grands hommes la patrie reconnaissante.
Myriam Ben Zineb

-->
Il y a une contradiction dans ce texte:
a) Mr. Hédi Nouira fuit le Contrôleur civil français et part ainsi en France --> est-ce-que l'on pourrait considérer ce départ comme fuite? Quand je fuis quelqu'un, je l'éviterait plutôt...
b) Dans quel contexte et avec quel financement a pu Mr. Hédi Nouira financer son Baccalauréat en France?
Fazit: il faut éviter de ruiner l'image que l'on a de Mr. Hédi Nouira en ruinant sa biographie, même si c'est d'une façon non intentionnelle. C'est injuste de ruiner la biographie d'une personne légendaire, de Mr. Hédi Nouira, de cette façon que je dirais irresponsable...
Bonne journée
Si on pouvait exporter les islamistes et l'UGTT en Amérique je vous garantit que les USA deveinderons en 10 ans un pays en voie de developpement mais si on les envoient au Royaume Uni il deviendra en 10 ans un pays sous developpé
Allah Lè..
paix à son âme et espérons avoir un jour un excellent responsable comme lui .

