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Comment fonctionnent les agences de notation ?
08/10/2021 | 10:15
3 min
Comment fonctionnent les agences de notation ?

 

A l’occasion de son entretien avec le président du Conseil du Marché Financier (CMF), Salah Sayel, jeudi 7 octobre 2021, le président de la République, Kaïs Saïed a appelé à la révision des critères de notation.

Afin d’apporter les éclaircissements nécessaires, il est essentiel de rappeler le fonctionnement des agences de notation.

 

Il s’agit d'établissements privés et non pas étatiques ayant pour rôle d’évaluer la capacité d’une entité à honorer ses engagements financiers. Dans le cas de la Tunisie, les agences de notation étudient le risque de non-remboursement des emprunts du pays.

Fitch Rating, Moody's et Standard & Poor's sont les plus connues de ces agences. Elles ont été baptisées ‘’The Big Three’’ car elles réalisent 94% du chiffre d'affaires de ce secteur.

L’entreprise chinoise ‘’Dagong Global Credit Rating’’ est, aussi, une agence de notation financière chinoise. Elle est souvent considérée comme l’une des plus grandes agences de notation.

A noter que les bailleurs de fonds et institutions financières internationales, tels que le FMI et la Banque Mondiale, s’appuient sur ces notations lors de l’élaboration d’accords de prêts et de projets avec les Etats. Les notations sont, donc, un passage obligatoire pour l’ensemble des nations du monde.

La note déterminera le taux d’intérêt des prêts contractés par le pays. Plus la note baisse, plus le taux sera élevé.

 

Ceci nous mène, également, à nous interroger sur les échanges avec le président du CMF au sujet des notations.

« Le CMF est chargé de veiller à la protection de l’épargne investie en valeurs mobilières, produits financiers négociables en bourse et tout autre placement donnant lieu à appel public à l’épargne. Il est également chargé d’organiser et de veiller au bon fonctionnement des marchés de valeurs mobilières et de produits financiers négociables en bourse », lit-on dans l’article 23 de la loi n°094-117 du 14 novembre 1994, portant réorganisation du marché financier.

 

Ceci démontre l’absence de rapport entre les agences de notation et le Conseil du Marché Financier. Les agences de notation travaillent en étroite collaboration avec les gouvernements et les banques centrales et non pas les autorités de régulation boursière. Les agences de notation sont principalement engagées et payées par émetteurs des produits, c’est-à-dire, par les pays soumis à notation.

C’est comme si on visitait un psychologue afin de traiter un mal de dents !

Nous tenons à rappeler que Standard & Poor’s ne notait plus la Tunisie suite à la demande du gouvernement de Ali Lâarayadh.

 

Pour rappel, la note actuelle de la Tunisie auprès de Fitch Rating est de ‘’B-‘’ et de ‘’ B3’’ auprès de Moody’s. Même si les dénominations diffèrent, il s’agit de la même notation. Ceci signifie que la Tunisie a été classée pays « Hautement spéculatif ».

Cette notation signifie que les engagements financiers ont été tenus mais que la capacité durable de paiement sera vulnérable à une dégradation de l'environnement commercial ou économique.

Les notes de souveraineté sont classées selon une échelle allant de ‘’AAA’’ (Première qualité) à ‘’C’’ pour Moody’s et ‘’D’’ pour Fitch Rating et Standard & Poor’s (en défaut de paiement).

Du 14 janvier 2011 au 8 juillet 2021, la note de la Tunisie auprès de Fitch Rating est passée de BBB- à B- et de Baa3 à B3 pour Moody’s. Ceci signifie qu’elle est passé de ‘’Qualité moyenne inférieure’’ à ‘’Très spéculatif’’.

Selon les experts, la baisse de la note souveraine peut avoir lieu en l’espace de deux années, Or, la hausse d’un grade peut prendre jusqu’à dix ans.

 

 

S.G

08/10/2021 | 10:15
3 min
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Commentaires
DHEJ
ROBOCOP aurait du aussi se demander...
a posté le 09-10-2021 à 14:26
Comment fonctionne L'INSTITUT NATIONAL DE LA STATISTIQUE?
nazou de la chameliere
Nous chameliers
a posté le 09-10-2021 à 10:42
Nous refusons catégoriquement de travailler, et encore moins de payer la dette des Anarchistes nationalistes débilistes !!!
C'est votre bourguiba qui vous a inculqué le mépris envers nous !!!
Démerdez vous avec votre constipation de 59 !!!
Dr. Jamel Tazarki
Suspension de notre dette à cause des imprévus de la pandémie
a posté le 08-10-2021 à 21:04
Les agences de notation n'ont pas toujours été infaillibles: Différents scandales financiers (affaire Enron en 2001, crise financière de 2007-2008 qui touche le secteur des prêts hypothécaires aux '?tats-Unis, dite crise des subprimes) ont souligné l'existence de risques liés au rôle des agences de notation au sein du système financier.


Dans l'article ci-dessus on peut lire "le président de la République, Kaïs Saïed a appelé à la révision des critères de notation."
-->
oui, je suis de l'avis du Président de la République que les agences de notations devraient réviser leur critères de notation. Pour le moment la notation se base en particulier sur des critères quantitatifs comme le risque financier, la rentabilité financière globale, la rentabilité des capitaux investis, le niveau d'endettement, la flexibilité financière et la liquidité et il est temps d'introduire des critères non quantitatifs comme la justice sociale, le lutte contre la corruption, la bonne gouvernance et puis il est temps aussi que ces agences de notation comprennent enfin que notre système socio-économique est victime d'une pandémie qui n'est pas un produit tunisien --> et ainsi le risque financier de la Tunisie est un risque importé à travers la pandémie corona'?'

Il est temps que l'on comprenne enfin que nous sommes arrivés à un un point / seuil ou le financement extérieur est devenu un obstacle à notre croissance économique. En effet, Il y a des études qui prouvent qu'après certains niveaux / charges de la dette l'effet sur la croissance économique devient négatif à cause du "debt overhang". Oui, la Tunisie est dans une situation où le niveau /charge de notre dette dépasse de loin nos capacités de remboursements. Ceci est du au fait que nos échanges commerciaux ne couvrent pas le coût de notre dette.

Il faut arrêter de faire rouler notre dette, c'est à dire de rembourser le capital venant à échéance en contractant de nouveaux emprunts. L'?tat tunisien rembourse aux créanciers des sommes colossales en leur réempruntant les mêmes sommes avec en supplément des intérêts à payer, et ainsi de suite.
--> Faire comme si ce mécanisme est insignifiant est problématique. Aujourd'hui la presque totalité de nos emprunts publics sont utilisés pour payer les intérêts sans pour autant rembourser le capital
--> au juste notre dette ne sert qu'à elle-même.


Suspension temporaire de la contrainte du remboursement de notre dette :
je propose une suspension temporaire de la contrainte du remboursement de notre dette , c'est-à-dire de la contrainte des paiements avant la fin de l'année 2021.

le problème de non remboursement de notre dette à temps prévu est certes un problème de confiance, au fond c'est l'idée que notre parole donnée ou que les contrats signés devraient êtres tenus. --> Il est ainsi très important de protéger cette confiance.
-->
Nous sommes conscients de l'obligation du remboursement de notre dette pour que le système monétaire fonctionne à l'échelle l'internationale --> par contre nous demandons une suspension temporaire de la contrainte du remboursement de notre dette, c'est-à-dire de la contrainte des paiements avant la fin de l'année 2021.

Je me répète: nous ne refusons pas de payer notre dette extérieure par contre nous demandons une suspension temporaire de la contrainte du remboursement de notre dette. En effet nous sommes provisoirement en défaut du paiement. --> de ce fait, nous n'allons pas parler avec le FMI et la banque mondiale afin d'avoir un nouveau crédit pour payer entre autres nos anciens crédits --> nous voulons plutôt discuter avec nos créancier de la possibilité de la suspension (et non pas annulation) temporaire de la contrainte du remboursement de notre dette, c'est-à-dire de la contrainte des paiements avant la fin de l'année 2021. --> Il nous faut éviter la politique d'endettement de notre ex-troïka...

-->
Je propose ainsi un autre esprit de discussion avec le FMI, La banque mondiale et nos créanciers que de s'affoler et nous dire que nous devons coûte que coûte procurer 8 milliards d'euros d'ici à la fin de l'année 2021 --> non et non et non, on ne va pas se priver de manger, de boire et d'annuler les dépenses d'éducation, de santé et d'infrastructure afin de payer les frais de la dette à temps prévu malgré tous les imprévus de la pandémie du virus corona.

-->
oui nous voulons une suspension de notre dette à cause des imprévus de la pandémie du virus corona qui a ruiné nos finances et notre vie socio-économique.

Et par conséquent, il nous faut résoudre nos problèmes socio-économiques par nos propres moyens sans endettement qui ne sert au juste qu'à payer les frais de la dette --> première priorité en ces temps difficiles est l'autosuffisance alimentaire et pour cela il faudrait faire participer tous les Tunisiens sans exception --> oui, l'agriculture urbaine est le seul moyen afin d'augmenter notre productivité agricole et garantir ainsi une alimentation saine pour tous les Tunisiens'?'

Bonne soirée

Dr. Jamel Tazarki, Mathématicien
A.
@Dr. Jamel Tazarki: Je ne partage pas votre point de vue mais '?'
a posté le à 06:15
Cher Dr,
Je vous ai lu avec beaucoup d'intérêt. Cependant votre analyse manque un élément important: l'instabilité et l'immaturité politique des dirigeants et partis.
La secte a ruiné le pays avec ses politiques de dédommagement et justice transitionnelle. Le président KS manque clairement de vision politique à long termes.
Pour que votre analyse fonctionne, il faut que l'économie du pays soit productive. Or elle ne l'est pas. Le phosphate est mort, le tourisme est mort, le pétrole est mort, le ciment est mort, l'agriculture est morte. La secte a tout détruit.
La seule façon pour s'en sortir est d'avouer que la Tunisie est en failllite et de compter sur les relations diplomatiques avec l'Algérie, maroc, Libye d'un côté. L'Europe pour encourager les tunisiens résidents à l'étranger d'investir en Tunisie en faisant de la sous-traitance. Il faut repartir de zéro. Commencer avec les produits de bases (Textile, agriculture). Baisser le prix de la main d'?uvre locale et revenir aux subventions publiques pour soutenir la main d'?uvre à bas prix.
Le maroc a pris les gros marchés a grande valeur ajoutée technologique qu'il concurrençait avec la Tunisie. C'est terminé, il n'y a plus de retour en arrière. La Tunisie a donc intérêt a faire des ententes avec le maroc pour que les étudiants tunisiens puissent aller étudier au maroc pour y travailler.
Revenir à la régulation des naissances pour baisser la population.
Améliorer la système éducatif pour améliorer l'embauche des tunisiens à l'étranger pour baisser le chômage.
Réduire la dépendance à l'importation en encourageant la consommation locale.
'?tablir des relations étroites avec le moyen orient pour financer la dette.
Rétablir la confiance avec les USA pour une meilleure stabilité politique.
DAnnuler la constitution de 2014 et revenir à 1959 amendée par référendum populaire. Revenir au parlement de 1959 et au système politique de 1959 ou bien un système fédérale à l'allemande/américaine/suisse en donnant plus d'autonomie financière aux gouvernerats.
La liste est encore longue mais bon on s'arrête ici.
Je ne pense pas qu'on est en désaccord mais plutôt complémentaire'?'
Cordialement
Letranger
j'mimisse...
a posté le 08-10-2021 à 19:06
Il m'est venu l'idée (si) que peut être les propos de votre Président on été déformés , mal compris ou interprétés dans le mauvais sens.
Peut-être ne suggérait-il pas de changer la manière de calcul des notations pour qu'elles ne reflètent pas trop la situation calamiteuse de la Tunisie, mais seulement demandait-il au directeur de la BCT (je crois) :" que faire pour changer vers le haut l'étiage du classement de la Tunisie"
En clair, comment améliorer rapidement la situation.
C'est une hypothèse à ne pas écarter, car je me refuse à croire qu'il puisse faire une bourde pareille;
zozo Zohra
Absolument
a posté le à 20:16
C'est bien ça l'idée
zozo Zohra
Wallahi vous avez besoin tous coaching castrophic thinking
a posté le 08-10-2021 à 14:22
where does all this distorted catastrophic thinking get us? It creates stress and anxiety, disrupts our focus and performance, undermines our confidence and self-esteem, and erodes our ability to cope.


où nous mène toute cette pensée catastrophique déformée ? Cela crée du stress et de l'anxiété, perturbe notre concentration et nos performances, sape notre confiance et notre estime de soi et érode notre capacité à faire face.

Vous avez vraiment besoin de toute urgence surtout nos amis les journalistes d'un coaching catastrophic thinking

Créez de l'anxiété c'est votre but
Wait and see
Forza
Saied ne comprend rien à l'économie
a posté le 08-10-2021 à 12:04
Les agences de notation n'obligent pas la Tunisie à utiliser leurs services. Ce sont les pays ou les entreprises qui veulent avoir des crédits qui le leur demande pour pouvoir prouver leur solvabilité aux institutions de crédits. '?a n'a rien avec la souveraineté. Oui la Tunisie est souveraine de décider de s'endetter ou non mais sa souveraineté ne s'applique pas aux bailleurs de fonds ou banques qui eux aussi sont souverains sur leur argent et on ne peut pas les obliger de nous prêter.
Il faut lui expliquer d'une manière simple. Si vous avez un parent, un ami ou un voisin, vous connaissez peut-être ses revenues, son train de vie, son intégrité etc. et vous pouvez juger de sa solvabilité pour une soulfa. Si quelqu'un vous demande de le prêter alors que vous ne le connaissez pas, vous ne le faites pas ou vous demandez des informations a des gens qui le connaissent. Les Tunisiens le font même pour les mariages, ils font leur enquête pour savoir plus sur la personne qui demande la main d'une fille par exemple.
Il faut que quelqu'un de son entourage lui explique car il fait honte au pays et avec ses déclarations il va augmenter encore plus la méfiance des instituts de crédit envers le pays.
MH
Bonjour Forza
a posté le à 12:49
Je pense que le directeur de la banque centrale a essayé de lui expliquer la grave situation économique et financière du pays, et lui a très probablement parlé de ces notations sauveraines. Il a eu un entretien avec lui juste avant de rencontrer M. Seyel. Il a dû répété le peu de choses qu'il avait (mal)compris à ce dernier bien sûr avec d'énormes bordes. Ce qui est incompréhensible, comme ce sont des vidéos enregistrées, comment se fait-il qu'on ne le corrige pas, qu'on n'attire pas son attention. Où sont les experts, les conseillers On ne vérifie pas ses discours, ses propos ? J'ai l'impression que l'on craint, que l'on n'ose pas le contrarier. Même ces invités, ils n'ont pas le droit à la parôle. pourquoi ce Mr Sayel ne l'a pas corrigé ? Très surprenant.
Forza
@MH ' c'est un des inconvénients du despotisme
a posté le à 17:42
Bonjour MH
Les collaborateurs craignent tellement le dictateur qu'ils ne disent plus rien et ce même dictateur ne prend compte des faits que lorsque c'est déjà trop tard. Déjà la 'machallah' de Bouden est révélateur. On n'a pas entendu sa voix, seulement ce petit machallah car elle a dit sans réfléchir tellement son cerveau était bloqué. '?a me rappelle le conte pour enfants 'les habits neufs de l'empereur' du Danois Hans Christian Andersen.
Il y'a plusieurs facteurs, Saied ne comprend rien a l'économie, il n'est pas scientifique et il ne peut pas réfléchir d'une manière logique. Son entourage est médiocre, en tout cas Akacha et le Hajjam et ne sont pas scientifiques non plus. Les sécuritaires et les militaires ne savent rien dire autre que oui et la bande des juristes du palais Mahfoudh et Zakraoui fait le reste.
Le pays a des vrais compétents comme Abdelkefi et Kooli mais le peuple veut les slogans vides et l'arabe littéraire médiocre.
C'est un apprentissage, après l'épisode Saied, j'espère que le peuple sera immunisé contre le populisme et les chiaarats.
nazou de la chameliere
Forza
a posté le à 12:37
Il sait ce qu'il fait le facho.
Il veut l'effondrement .
Je vous le garantis.
Il fait monter la tension dans le pays .
Il ne fait que ça depuis qu'il est au sommet de l'état.
Mais il s'arrange pour faire croire que c'est la faute des autres.
C'est réellement un gourou très très fort dans la manipulation des masses .
Observez depuis qu'il a soi-disant nommé cette cheffe de gouvernement, combien de fois ,il l'a convoqué.
Et il n'y a toujours RIEN !!!
je l'avais écrit je crois le 26 juillet, sur une chronique de BN,
"Maintenant il va vous pousser à bout " !
Forza
@Nazou - Peut-être
a posté le à 17:46
Bonsoir Nazou,
Mais il sera le premier à payer la facture. Je pense plutôt qu'il croit vraiment ce qu'il dit. Il pense être un qaid oumami comme le dit un de ses laudateurs et qu'il peut changer les règles de l'économie du monde. Guedafi était un peu fou mails il avait des meilleures idées et un peu plus réalistes comme l'union africaine ou la monnaie africaine même si c'est utopique vu la situation du continent mais le nôtre veut imposer aux américains un nouvel ordre économique mondial, dakkhil ala jbal bqadouma.
Optima
Shame!!!
a posté le 08-10-2021 à 11:11
Est-ce que notre président réalise la honte qu'il fait subir aux tunisiens? On est devenu en l'espace de quelques semaines la risée du monde entier!! Chaque jour apporte son lot de mauvaises nouvelles'?'.emprisonnement de journalistes, division du peuple, utilisation à outrance des tribunaux militaires, un gouvernement qui ne voit toujours pas le jour, une confusion totale sur ce qui nous attend dans les semaines et les mois à venir, la faillite financière totale et absolue de l'état'?'et maintenant on cherche à importuner les agences de notation. Franchement, c'est dégradant!