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Thouraya Ennaifer : le rôle d’un pharmacien n’est pas de soigner les toxicomanes ou de faire le gendarme !
26/03/2024 | 09:32
2 min
Thouraya Ennaifer : le rôle d’un pharmacien n’est pas de soigner les toxicomanes ou de faire le gendarme !

 

La secrétaire générale du Conseil de l’Ordre des pharmaciens (Cnopt) Thouraya Ennaifer, était l’invitée, mardi 26 mars 2024, de la matinale d’Express FM.

Elle est revenue, au micro de Wassim Ben Larbi, sur les arrestations successives ayant visé des médecins mais également des pharmaciens accusés notamment de trafic de psychotropes.

Thouraya Ennaifer a souligné, à ce propos, que les concernés ont été arrêtés sans que ne soit prise en compte la loi qui régit la profession, sur la base parfois d’accusations infondées et sans respect aucun pour la présomption d’innocence.

« Ce qui se passe a mené à la mort d’un médecin pendant sa garde à vue alors que l’enquête le concernant est encore en cours. Des pharmaciens vont être libérés car l’enquête les a blanchi, ils ont tout de même passé deux mois en prison (…) les pharmaciens sont tenus de délivrer les médicaments prescrits par un médecin et sur la base d’une ordonnance conforme c’est leur rôle (…) nous sommes parfois menacés quand nous sommes sceptiques ou refusons de délivrer des médicaments, nous faisons face à des personnes sous addiction, notre rôle n’est pas de soigner ou d’assumer le rôle de gendarme, notre rôle tel que défini par la loi est de fournir tous les trois mois une liste des personnes ayant obtenu des médicaments classés à l’inspection et c’est elle qui fait appel à la partie sécuritaire dans certains cas où des doutes existent (…) nous avons appelé à changer la loi, à numériser le processus afin de faciliter ce travail et éviter tout cas de trafic » a-t-elle précisé.

Le collectif ordino-syndical réunissant les structures syndicales et les conseils de l'ordre de tous les professionnels de santé a, rappelons-le, pris une série de décisions dont notamment, le port de brassards dans les cabinets médicaux pour protester contre les procédures et poursuites qui visent les médecins et les pharmaciens. Il a aussi appelé à libérer les détenus dont la culpabilité n’a pas été avérée.

Rappelons qu’un médecin psychiatre est décédé, le 14 mars en prison. Le psychiatre, qui exerce à Bizerte depuis plus de trente ans, faisait l’objet d’une enquête entrant dans le cadre de son exercice médical et a été placé en détention préventive. La famille et les confrères du défunt ont dénoncé une incarcération abusive ne répondant en aucun cas aux conditions de la détention préventive fixées par la loi.

 

M.B.Z

26/03/2024 | 09:32
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