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Ahmed Chaftar compare les partis politiques à Daech !
27/04/2022 | 16:07
6 min
Ahmed Chaftar compare les partis politiques à Daech !


Ahmed Chaftar, membre de la campagne explicative du chef de l’Etat, a estimé que Nadia Akacha, ancienne cheffe du cabinet du président de la République, ne comprenait rien à la politique. « Avec tous mes respects, Nadia Akcaha n’est que l’une des femmes tunisiennes… j’estime qu’il s’agit d’une simple fonctionnaire. Elle n’est pas apte à avoir des différends concernant des choix stratégiques du pays », a-t-il ajouté.


Invité le 27 avril 2022 par Elyes Gharbi sur les ondes de radio Mosaïque Fm, Ahmed Chaftar a considéré que Nadia Akacha n’avait aucun poids politique et que sa publication Facebook faisant référence à l’actuel ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, était douteuse.

« Le chef de l’Etat s’était peut-être trompé en la nommant comme cheffe de cabinet. Son départ marque la fin de cette erreur… Nous ne cachons rien au peuple… Il n’y a plus de boîte noire. Elle existait lorsque les mafias gouvernaient le pays. Actuellement, toutes les décisions visent à servir les intérêts des catégories sociales et des régions victimes de mauvaise gouvernance », a-t-il poursuivi.

Il a estimé que le gouvernement actuel menait une guerre d’indépendance nationale dans le cadre d’une nouvelle approche et d’une nouvelle façon de voir les choses. Néanmoins, ils seront tenus responsables de leurs actes, selon lui, en cas d’échec et de non-concrétisation des revendications des citoyens. Il a considéré que les ministres et les membres de la campagne explicative n’étaient pas dans l’obligation de répondre aux déclarations et aux publications du même genre que celle de Nadia Akacha.


Evoquant le mouvement Echaâb, Ahmed Chaftar a estimé que le processus de gouvernance par les bases permettait aux patriotes de choisir leurs représentants, alors que les partis politiques cherchaient à placer les citoyens sous sa tutelle. Il a expliqué que le scrutin uninominal permettait de créer un parlement représentant toutes les délégations. Il a expliqué que la loi interdira aux partis politiques de participer aux élections en tant que tels. Les assimilant à Daech, Ahmed Chafter a considéré que les partis politiques finiront par disparaître.

Nous allons organiser des festivals dans toutes les délégations. Il s’agit de festivals de rhétorique et nous allons tenir des plénières entres les citoyens afin de mettre en place des plan de développements locaux pour chaque région », a-t-il ajouté.


Ahmed Chaftar s’en est, également, pris à Thameur Bdida. Il a affirmé que ce dernier n’était qu’un enfant et qu’il ouvrait pour la mise en place d’un projet douteux. Il a considéré que Thameur Bdida était incapable de mener une discussion et de participer à un débat. 

 


« Le 25-Juillet est l’une des étapes du processus révolutionnaire… On ne peut pas dire que le 25-Juillet a été dérobé ou détourné… Cette étape vise à permettre au peuple de gouverner et de retrouver sa souveraineté… Concernant les nominations, je pense qu’il faudrait procéder à la mise en place d’une liste de critères… Les délégués seront tenus responsables de l’évolution de la situation au niveau des régions sous leur contrôle », a-t-il déclaré.

Ahmed Chaftar, dans un jeu de mots que seul lui semble comprendre, a estimé que « la Tunisie n’est pas Star Academy pour que le pays soit secoué par un article écrit par Nadia Akacha ». Il a assuré que le président de la République n’était pas pris en otage et choisissait librement ses collaborateurs. Il a nié l’existence de coordinations et qu’il n’y avait pas de leader ou de clans.

« Prenons l’exemple de Abderraouf Betbaieb qui avait été limogé. Il magouille avec les complotistes et ceux cherchant à organiser un coup d’Etat… Akacha et Betbaieb sont cupides. Ils cherchent à se positionner dans cette nouvelle ère tout en gardant les avantages de l’ancien régime », a-t-il affirmé.


Pour ce qui est de la commission chargée d’élaborer des propositions de révision de la Constitution, Ahmed Chaftar a expliqué que Kaïs Saïed et un groupe de volontaires au niveau des localités et de patriotes appartenant à l’administration tunisienne poussaient vers la préservation de la dignité des citoyens et la formulation de véritables solutions. Il a expliqué que la manifestation prévue pour le 8 mars 2022 visait à barrer la route à ceux cherchant l’échec du processus entamé à travers les mesures du 25-Juillet à travers une ingérence étrangère. Il a affirmé que plusieurs traîtres occupant des postes au sein de l’administration étaient derrière le ralentissement de la mise en place de cette commission. Celle-ci, selon la même source, sera annoncée le moment voulu.

Ahmed Chaftar a considéré que plusieurs personnes cherchaient à créer un parlement illégitime et que les complots s’intensifiaient. Il a considéré que les fondateurs du Front de salut national et les députés le soutenant étaient des traîtres et que les institutions de l’Etat devaient leur barrer la route.

Il a affirmé que la campagne explicative ne s’était pas arrêtée en 2019 et qu’elle continuait à avoir lieu. 

 

S.G

27/04/2022 | 16:07
6 min
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Commentaires
Mad
Ok pour le Coup de balai mais pas de retour en arrière svp.
a posté le 27-04-2022 à 22:19
Qualifier ses opposants de traîtres c'est antidémocratique, c même hors sujet .
KS doit stopper ses partisans net sur ce point avant de perdre le contrôle et guider le pays vers le chaos.