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Tunisie - ADLI dénonce l'atteinte flagrante à la vie privée de Mounir Baâtour
04/04/2013 | 1
min
Tunisie - ADLI dénonce l'atteinte flagrante à la vie privée de Mounir Baâtour
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L’Association tunisienne de défense des libertés individuelles (ADLI) a réagi, dans un communiqué publié jeudi 4 avril 2013, à l’affaire l’avocat et président du Parti libéral tunisien Mounir Baâtour. Pour elle, il y a une flagrante atteinte de sa vie privée.

 

Ainsi, l’ADLI note l’utilisation de la photo de la personne et la publication de données relatives à son nom, prénom, âge, qualité, profession, lieu de résidence… dans une affaire liée à la moralité publique. Ceci constitue, pour elle, des atteintes directes et claires à l’image de la personne, à sa réputation, celle de sa famille, de son parti, de son entourage… ; notamment dans un environnement social très sensible à ces propos.

 

Ainsi, certains médias avec la certitude qui se dégage de leurs articles n’ont pas respecté, selon elle, l’éthique du travail journalistique, la présomption d’innocence et la protection des données personnelles relatives à la vie privée des personnes.

Il en est de même pour les propos très contradictoires véhiculés par certains médias et qui portent atteintes d’une manière irrémédiable à la personne concernée, même si elle sera innocentée ultérieurement par la justice.

 

Rappelant tous ces éléments fondamentaux, l’ADLI appelle, ainsi, à plus de rigueur et de professionnalisme dans le traitement des propos liés à la vie privée, à la dignité et à l’image des personnes, même s’il s’agit de «personnalités publiques». Elle réclame, également, l’activation des instances indépendantes de régulation des médias certes, mais aussi les hautes instances en matière des droits de l’Homme et notamment la Haute instance des droits de l’Homme et des libertés fondamentales, et l’Instance de protection des données personnelles.

L’association demande, aussi, d’assainir les lois tunisiennes et notamment le droit pénal de tout élément et toute incrimination qui ouvre la voie devant les différents dépassements et qui se contredisent avec les engagements internationaux du pays.

 

D’après communiqué

 

04/04/2013 | 1
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