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Mohamed Abbou rappelle la peine de mort à ceux qui voudraient renverser le régime (Vidéo)
13/09/2012 | 1
min
Mohamed Abbou rappelle la peine de mort à ceux qui voudraient renverser le régime (Vidéo)
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Invité dans l’émission Midi Show sur les ondes de Mosaïque Fm, Mohamed Abbou a mis en garde contre les appels à renverser le régime après le 23 octobre. Le secrétaire général du CPR et ancien ministre a rappelé, à ce sujet, que le droit tunisien prévoit la peine de mort pour toute personne qui voudrait opérer un renversement du pouvoir, par la violence. « Le 24 octobre, celui qui sera présent dans la rue, et qui présenterait une volonté de renverser le pouvoir par la violence, je suis navré de le dire, mais la sentence prévue est la peine de mort ».

« Qu’ils expliquent ce qu’ils veulent faire ? Une contre-révolution ? Une seconde révolution ? S’ils considèrent que le gouvernement doit partir le 24 octobre, qui veulent-ils mettre à la place ? », s’interroge Mohamed Abbou. « Celui qui parle de fin de légitimité le 23 octobre, c’est quelqu’un qui souhaite le chaos et l’anarchie dans le pays », poursuit-il, avant de mettre en garde contre le danger que représentent de tels propos et appelant ces personnes à en mesurer la gravité.

Concernant la référence à la peine capitale, M. Abbou affirme qu’il ne fait que rappeler les dispositions de la loi et que la loi s’applique pour tout le monde. « Même si la révolution n’était pas légale, elle était légitime. Il était donc acceptable de ne pas se soumettre à la loi sous la dictature, mais maintenant que nous sommes face à un pouvoir légitime, l’Assemblée constituante ayant une légitimité supérieure, la loi doit être appliquée ». L’ancien ministre a tout de même assuré que le délai d’écriture de la Constitution ne dépasserait la période prévue que de quelques mois et que cette période transitoire s’achèvera, sans aucun doute, en 2013.
En outre, il a affirmé que ceux qui parlaient de la perte de légitimité du gouvernement, notamment dans les médias étrangers, participent à fragiliser la situation économique du pays.

Le discours de Mohamed Abbou, notamment le dernier paragraphe, évoque étrangement celui du régime Ben Ali qu’il menait contre ce même Abbou. C’était exactement le même argument que l’on opposait à ceux qui critiquaient les positions du régime dictatorial : fragilisation de la situation économique.
Par ailleurs, l’ancien ministre rappelle la loi quand il s’agit de peine de mort, mais oublie cette même loi quand il s’agit d’évoquer le décret n°1086 daté du 3 août 2011 qui stipule dans son article 6 que «l’ANC doit préparer la constitution dans un délai d’un an après son élection ».
La légitimité finit bien le 23 octobre. Il est évident que le gouvernement ne doit pas chuter pour des raisons d’intérêts supérieurs de l’Etat, mais il est aussi évident que l’on ne peut plus parler de légitimité à partir de cette date (ce sera le consensus comme avant les élections) et certainement pas menacer de peine de mort ceux qui expriment une opinion contraire de Mohamed Abbou et consorts !

M.B.H. – R.B.H.

13/09/2012 | 1
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