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Imen Gzara : Ennahdha induit l'opinion publique et ses bases en erreur
03/04/2024 | 09:17
3 min
Imen Gzara : Ennahdha induit l'opinion publique et ses bases en erreur

L’avocate et membre du comité de défense dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd, Imen Gzara a indiqué que la prononciation d’un jugement en première instance ne signifiait pas la fin de l’affaire. Elle a assuré que le communiqué du mouvement Ennahdha à ce sujet induisait l’opinion publique en erreur.

Le mouvement Ennahdha avait publié, le 27 mars 2024, un communiqué évoquant l’innocence du parti et l’absence de lien avec l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd. Il a évoqué comme principal argument la liste des accusés ne comptant aucun de ses dirigeants et condamnés par la justice pour l’exécution de l'assassinat quelques heures avant la publication de ce communiqué. S’exprimant à ce sujet le 3 avril 2024 durant « Sbeh El Ward » de Hatem Ben Amara sur Jawhara Fm, Imen Gzara a expliqué que l’affaire en question ne portait pas sur toutes les phases de ce crime. Elle ne porte que sur l’exécution. D’autres affaires liées à la planification et à la dissimulation de faits et de preuves par la suite sont en cours, d’après elle.

« La prochaine audience aura lieu le 30 avril… Elle concerne six dirigeants du mouvement Ennahdha… Parmi les noms des accusés, figure Hichem Cherbib, Kamel El Ifi, Mustapha Khedher et Taher Bahri… Il y a aussi des dirigeants sécuritaires… Certains d’entre eux comparaîtront en état de détention… Il y a d’autres affaires… Rached Ghannouchi fait l’objet d’une enquête ouverte auprès du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme… Son conseiller sécuritaire aussi… L’affaire compte 35 accusés, dont des dirigeants de l’appareil d’Ennahdha et des dirigeants sécuritaires… Les auditions d’autres accusés ont fourni de nouvelles informations ayant conduit à l’ouverture de nouvelles enquêtes portant sur le rôle de deux membres d’Ennahdha dont Ridha Barouni », a-t-elle ajouté.

Imen Gzara a indiqué que certains avocats faisaient l’objet d’une enquête au sujet des liens avec des membres de l’organisation terroriste Ansar Al Charia. Elle a assuré que l’enquête ne portait pas sur l’exercice des avocats de leurs fonctions. L’avocate a expliqué que les affaires des assassinats de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi avaient pris la forme de plusieurs enquêtes réalisées de façon parallèle. Elle a affirmé que le ministère public n’était pas libre de ses agissements et que les retards avaient résulté de l’emprise qu’avait le mouvement Ennahdha sur la justice.

Imen Gzara a assuré que la sentence a été prononcée en se basant sur le travail réalisé par l’ancien juge d’instruction, Bechir Akremi. Elle a expliqué que douze personnes avaient été exclues de la liste des accusés par ce dernier, mais que la chambre d’accusation les avait réintégrées à cette liste. Elle a cité plusieurs exemples, dont celui de Mohamed Omri, ayant égorgé des soldats tunisiens. Il avait été libéré par Bechir Akremi au début de l’affaire. L’avocate a, également, affirmé que l’ancien juge d’instruction faisait l’objet de poursuites en justice pour avoir falsifié et dissimulé des preuves dans les affaires des assassinats.

Imen Gzara a indiqué que plusieurs entités dont l'Association Tunisienne des Femmes Démocrates, l'Ordre national des avocats de Tunisie, le parti "Al Watad" et le ministère public ont fait appel à la décision.

 

 

Pour rappel, la cinquième chambre criminelle spécialisée dans les affaires terroristes près le Tribunal de première instance de Tunis a rendu, tôt le matin du mercredi 27 mars 2024, son verdict dans l’affaire de Chokri Belaïd et cela après plusieurs heures de délibération.

Sur les 23 accusés (quatorze en état d’arrestation et neuf en liberté), quatre ont été condamnés à mort, deux à la réclusion à vie, cinq ont eu des non-lieux alors que les autres ont été condamnés à des peines allant de deux à 120 ans pour chacun des crimes qu’on leur reproche. Tous les accusés seront soumis à un contrôle administratif allant de trois à cinq ans.

 

S.G

03/04/2024 | 09:17
3 min
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Commentaires
Chelbi
En attendant la vraie justice
a posté le 03-04-2024 à 17:11
Je ne m'attendais pas à ce que le comité des charlatans accepte la défaite si facilement. Ils sont déterminés à appliquer l'agenda diabolique du secte watadiste coûte que coûte. Chaque action qu'ils ont mené, mènent, ou vont mener sera additive à leur dossier devant la justice un jour. Et ce jour arrivera certainement!
Houcine
C'est quoi ton argument?
a posté le à 21:42
A part définir en insultant, c'est un peu court et incivil.
Les charlatans, à dure vrai, sont ceux qui font commerce de la religion.
Et visiblement, ils ont des ouailles déjà converties.

FALLAG
Qui est le commanditaire de cette tante à la langue bien pendue ?
a posté le 03-04-2024 à 16:33
Et qui paie la défense du feu Chokri Belaid ? le RCD peut-être ?

Pour diffamation et accusations délibérées de nuire à des tiers, ce comité autoproclamé devrait s'attendre à des plaintes pénale.
Le Baron
un fond de commerce a préserver absolument
a posté le 03-04-2024 à 14:54
avant l'affaire Belaid ce comité de commerce pardon de défense de feu Chokri Belaid ils étaient de parfaits inconnus ,grâce a cette affaire ils sont devenus célèbres et sont grassement payé en dollars ,d'ou la nécessité vital de préserver ce fond de commerce sinon c'est l'anonymat et le chômage qui les attends sans oublier bien sur les islamophobes de tous genres qui s'excitent beuacoup sur cette affaire
Guide de tourisme
@ Le Baron
a posté le à 15:27
Tu es cité dans le post de Jilani de 10h10.
Houcine
De gros poissons!
a posté le 03-04-2024 à 11:48
Akremi était le bras séculier, si l'on peut dire, de Ennahdha.
Ce vil personnage dont on savait qu'il avait expurgé des dossiers, innocenté des terroristes, et maintenant qu'il a libéré un égorgeur de soldats, mérite un sort un sort peu enviable compte tenu du rôle de premier plan qu'il aura tenu au sein de l'appareil judiciaire.
C'est aussi grâce à lui que ces affaires traînent depuis plus d'une décennie, procédé dilatoire et dispositif peu astucieux de nature à réduire la portée de sa responsabilité sinon à faire oublier pour enfin vider de sa substance l'enquête réduisant les forfaits au niveau de simples meurtres.
Ce sont des crimes contre la nation, la terreur étant un moyen de mettre sous coupe réglée un pays, de faire régner
la peur et soumettre le citoyen.....
Je crois que la raison commande de réserver un traitement particulier à ce personnage sans vertu ni grandeur qui aura défiguré la justice ou ce qui en restait, lui qui occupait la place de représentant de l'?tat, c'est à dire le garant et porte-voix de l'intérêt public.
Ils, les islamistes, ont planifié et mis en place des dispositifs dans le cadre d'un plan général où la vengeance tenait une place première.
Je ne demande pas de les traiter selon ce mode, mais qu'ils soient tenus pour ce qu'ils ont été, des fripons, traîtres et assassins.
Sache la Providence......
Gg
Courage, Madame
a posté le 03-04-2024 à 10:48
La vérité finira par sortir, grâce aux personnes opiniâtres et combatives comme vous.
jilani
Ne vous inquiétez pas Madame
a posté le 03-04-2024 à 10:10
Vous faites un travail extraordinaire, même le diable ami de cette secte et son gourou ne croit pas à leur annonce. Il n'y a que les imbéciles qui continuent à les suivre.