Issam Dardouri - Les révélations qui ont ébranlé les députés d’Ennahdha

Businessnews.com.tn | publié le 21/11/2017 19:59

Issam Dardouri, sécuritaire controversé et président de l’Association de la Sécurité et de la Citoyenneté, a toujours suscité la polémique à travers ses déclarations incendiaires. Les dernières en date ont été faites à l’Assemblée des représentants du peuple. Documents et preuves à l'appui, il a livré un témoignage à la commission d’enquête sur les réseaux d’embrigadement, impliquant des dirigeants d’Ennahdha. Retour sur une audition assez mouvementée.

 

Des révélations explosives, fracassantes, inédites. C’est ainsi que les analystes ont qualifié le témoignage du sécuritaire Issam Dardouri qui s’est présenté, hier, devant la commission d’enquête sur les réseaux d’embrigadement. Muni d’un dossier contenant preuves et documents, dont certains portaient la mention « confidentiel », le sécuritaire a appelé à être protégé par la loi assurant la protection des lanceurs d’alerte et des dénonciateurs. Sa crainte pour sa sécurité émane, justement, de la gravité des révélations et des accusations qu’il a fournies.

 

C’est dire qu’il s’agit de la première fois que quelqu’un accuse directement l’une des figures emblématiques du parti islamiste, à savoir, le président de son bloc parlementaire, Noureddine Bhiri, et ce, preuves à l’appui. M. Dardouri a ramené un document portant la mention « confidentiel » daté du 3 décembre 2012, indiquant qu’un ancien ministre de la Justice avait autorisé un prédicateur à prendre contact avec des détenus en prison. Le même ministre avait, selon lui, recommandé de lui accorder toutes les facilités sans connaitre le contenu des prêches. La date coïncide avec l’ère de M. Bhiri au département de la Justice.

 

Le sécuritaire a, par la suite, enchaîné les révélations en rapport avec l’expédition des jeunes vers les foyers de tension et les défaillances au niveau de l’appareil sécuritaire qui ont facilité la tâche aux réseaux d’embrigadement.

 

Entre la levée de toutes les restrictions de voyage sur des suspects et l’intervention d’un capitaine en faveur de l’épouse de Abou Bakr Al Hakim, pour qu’elle obtienne un passeport et rejoine son mari en Syrie, ce ne sont pas les exemples qui manqueraient dans son témoignage. Il va même jusqu’à affirmer que ce capitaine n’avait écopé que d’une sanction administrative de 7 jours. Une sanction qui ne s’élève pas au degré de gravité de l’action commise et atteste d’un certain laxisme et permissivité qui entourent ce dossier.

 

Les révélations ne s’arrêtent pas là, puisque Issam Dardouri affirme que que le colonel major, Hichem Meddeb, ancien responsable du bureau des relations avec le citoyen, avait adressé plusieurs rapports à ses supérieurs, dont notamment le ministre de l’Intérieur, contenant des informations très graves. Ceci lui a valu des pressions subies de la part de hauts cadres sécuritaires. M. Meddeb avait déposé une plainte auprès de la justice et a fourni une liste comportant les noms de 117 terroristes qui sont rentrés en Tunisie à bord d’un vol privé provenant de Turquie. Autre révélation de taille qui fait remonter à la surface les suspicions d’implication de Syphax Airlines, et son propriétaire, Mohamed Frikha dans ce dossier. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’une première, puisque la députée et membre de cette commission d’enquête Leila Chettaoui avait, déjà, évoqué le sujet.

 

Il faut dire que le témoignage de Dardouri n’a pas été de nature à plaire aux députés d’Ennahdha qui se sont retirés de la séance d’audition. Le sécuritaire assure même qu’il a été menacé par la farouche Yamina Zoghlami. « Ce qui a gêné les élus d’Ennahdha c’est que l’un des noms des terroristes cités dans le dossier (Makrem Ben Ayed Ghandri), est celui d’une grande famille du clan islamiste avec un frère actif dans l’un des bureaux politiques d’Ennahdha en Europe. Ceci est un fait ! […]Toutes leurs interventions se sont transformées en accusations et menaces. Sans l’intervention de certains élus et de la présidente de l’Instance on aurait dit qu’on était sous accusations. Aussi l’élue Mme Zoghlami m’a menacé en faisant miroiter le ministère public ! », précise-t-il.

 

Le cadre sécuritaire a, même, appelé à voir une audience avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour lui faire part de certaines informations qu’il détient concernant des affaires de corruption et touchant à la sûreté de l’Etat.

Dans le même contexte, la députée de Machrouû Tounes, Leila Chettaoui, très impliquée dans le sujet, et qui lui a même valu l’éjection du parti de Nidaa Tounes, est revenue sur ce témoignage, considérant que les révélations sont extrêmement graves et menacent la sécurité nationale. En outre, elle a annoncé que les personnes impliquées dans les documents présentés par Issam Dardouri seront convoquées par la commission.

 

Le parti Ennahdha a, pour sa part, réagi aux déclarations de Dardouri à travers le membre de la commission, Oussama Sghaier. Le député affirme que le sécuritaire qu'il qualifie de « suspect », a tenté d’induire en erreur l’opinion publique via son témoignage. « En entendant Issam Dardouri, on se croirait dans un film de science-fiction. Comment peut-on imaginer un avion privé débarquant 117 terroristes en pleine nature. C’est absurde ! Ces propos portent atteinte à l’appareil sécuritaire et militaire ainsi qu’à la souveraineté de l’Etat. Ce Monsieur, qui a déjà fait de la prison, ne fait que propager les rumeurs et se moque des représentants du peuple. Son témoignage vise, directement, le parti d’Ennahdha et ses manœuvres ne font que diversion sur les véritables réseaux d’embrigadement », souligne-t-il.

C’est dire que depuis la mort du leader de gauche, Chokri Belaïd, plusieurs voix se sont élevées pour accuser le parti islamiste Ennahdha de ce premier assassinat politique. Et les accusations ne se sont pas arrêtées là, puisqu’on incombe à certains dirigeants d’Ennahdha la responsabilité de plusieurs actes terroristes, l’embrigadement des jeunes et leur expédition vers les foyers de tensions. Sauf que personne n’a jamais présenté de preuves concrètes, ni de documents à l’appui.

 

La question des réseaux d’embrigadement, responsables du nombre record des combattants tunisiens dans les rangs des organisations terroristes, a, toujours, été un sujet tabou. D’ailleurs, l’ancienne députée de Nidaa Tounes et ex-présidente de la commission a payé les frais de son intérêt prononcé pour le sujet. Elle a été, rappelons-le, éjectée de Nidaa Tounes et de la commission. Mais, combattante, comme elle l’est, Leila Chettaoui a réintégré la commission en tant que membre, après avoir rejoint le parti Machrouû Tounes.

 

Il faut dire que nous avons pris l’habitude de créer des commissions d’enquête pour toutes les affaires qu’on essaye d’enterrer. Cependant, cette commission semble être un peu différente des autres. Alors, à la suite des documents et preuves fournis, pourrions-nous voir les choses bouger pour tirer au clair cette question qui a mis la Tunisie à la tête du classement des expéditeurs de terroristes à travers le monde ?

 

Sarra HLAOUI

Issam Dardouri - Les révélations qui ont ébranlé les députés d’Ennahdha

publié le 21/11/2017 19:59

Issam Dardouri, sécuritaire controversé et président de l’Association de la Sécurité et de la Citoyenneté, a toujours suscité la polémique à travers ses déclarations incendiaires. Les dernières en date ont été faites à l’Assemblée des représentants du peuple. Documents et preuves à l'appui, il a livré un témoignage à la commission d’enquête sur les réseaux d’embrigadement, impliquant des dirigeants d’Ennahdha. Retour sur une audition assez mouvementée.

 

Des révélations explosives, fracassantes, inédites. C’est ainsi que les analystes ont qualifié le témoignage du sécuritaire Issam Dardouri qui s’est présenté, hier, devant la commission d’enquête sur les réseaux d’embrigadement. Muni d’un dossier contenant preuves et documents, dont certains portaient la mention « confidentiel », le sécuritaire a appelé à être protégé par la loi assurant la protection des lanceurs d’alerte et des dénonciateurs. Sa crainte pour sa sécurité émane, justement, de la gravité des révélations et des accusations qu’il a fournies.

 

C’est dire qu’il s’agit de la première fois que quelqu’un accuse directement l’une des figures emblématiques du parti islamiste, à savoir, le président de son bloc parlementaire, Noureddine Bhiri, et ce, preuves à l’appui. M. Dardouri a ramené un document portant la mention « confidentiel » daté du 3 décembre 2012, indiquant qu’un ancien ministre de la Justice avait autorisé un prédicateur à prendre contact avec des détenus en prison. Le même ministre avait, selon lui, recommandé de lui accorder toutes les facilités sans connaitre le contenu des prêches. La date coïncide avec l’ère de M. Bhiri au département de la Justice.

 

Le sécuritaire a, par la suite, enchaîné les révélations en rapport avec l’expédition des jeunes vers les foyers de tension et les défaillances au niveau de l’appareil sécuritaire qui ont facilité la tâche aux réseaux d’embrigadement.

 

Entre la levée de toutes les restrictions de voyage sur des suspects et l’intervention d’un capitaine en faveur de l’épouse de Abou Bakr Al Hakim, pour qu’elle obtienne un passeport et rejoine son mari en Syrie, ce ne sont pas les exemples qui manqueraient dans son témoignage. Il va même jusqu’à affirmer que ce capitaine n’avait écopé que d’une sanction administrative de 7 jours. Une sanction qui ne s’élève pas au degré de gravité de l’action commise et atteste d’un certain laxisme et permissivité qui entourent ce dossier.

 

Les révélations ne s’arrêtent pas là, puisque Issam Dardouri affirme que que le colonel major, Hichem Meddeb, ancien responsable du bureau des relations avec le citoyen, avait adressé plusieurs rapports à ses supérieurs, dont notamment le ministre de l’Intérieur, contenant des informations très graves. Ceci lui a valu des pressions subies de la part de hauts cadres sécuritaires. M. Meddeb avait déposé une plainte auprès de la justice et a fourni une liste comportant les noms de 117 terroristes qui sont rentrés en Tunisie à bord d’un vol privé provenant de Turquie. Autre révélation de taille qui fait remonter à la surface les suspicions d’implication de Syphax Airlines, et son propriétaire, Mohamed Frikha dans ce dossier. D’ailleurs, il ne s’agit pas d’une première, puisque la députée et membre de cette commission d’enquête Leila Chettaoui avait, déjà, évoqué le sujet.

 

Il faut dire que le témoignage de Dardouri n’a pas été de nature à plaire aux députés d’Ennahdha qui se sont retirés de la séance d’audition. Le sécuritaire assure même qu’il a été menacé par la farouche Yamina Zoghlami. « Ce qui a gêné les élus d’Ennahdha c’est que l’un des noms des terroristes cités dans le dossier (Makrem Ben Ayed Ghandri), est celui d’une grande famille du clan islamiste avec un frère actif dans l’un des bureaux politiques d’Ennahdha en Europe. Ceci est un fait ! […]Toutes leurs interventions se sont transformées en accusations et menaces. Sans l’intervention de certains élus et de la présidente de l’Instance on aurait dit qu’on était sous accusations. Aussi l’élue Mme Zoghlami m’a menacé en faisant miroiter le ministère public ! », précise-t-il.

 

Le cadre sécuritaire a, même, appelé à voir une audience avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour lui faire part de certaines informations qu’il détient concernant des affaires de corruption et touchant à la sûreté de l’Etat.

Dans le même contexte, la députée de Machrouû Tounes, Leila Chettaoui, très impliquée dans le sujet, et qui lui a même valu l’éjection du parti de Nidaa Tounes, est revenue sur ce témoignage, considérant que les révélations sont extrêmement graves et menacent la sécurité nationale. En outre, elle a annoncé que les personnes impliquées dans les documents présentés par Issam Dardouri seront convoquées par la commission.

 

Le parti Ennahdha a, pour sa part, réagi aux déclarations de Dardouri à travers le membre de la commission, Oussama Sghaier. Le député affirme que le sécuritaire qu'il qualifie de « suspect », a tenté d’induire en erreur l’opinion publique via son témoignage. « En entendant Issam Dardouri, on se croirait dans un film de science-fiction. Comment peut-on imaginer un avion privé débarquant 117 terroristes en pleine nature. C’est absurde ! Ces propos portent atteinte à l’appareil sécuritaire et militaire ainsi qu’à la souveraineté de l’Etat. Ce Monsieur, qui a déjà fait de la prison, ne fait que propager les rumeurs et se moque des représentants du peuple. Son témoignage vise, directement, le parti d’Ennahdha et ses manœuvres ne font que diversion sur les véritables réseaux d’embrigadement », souligne-t-il.

C’est dire que depuis la mort du leader de gauche, Chokri Belaïd, plusieurs voix se sont élevées pour accuser le parti islamiste Ennahdha de ce premier assassinat politique. Et les accusations ne se sont pas arrêtées là, puisqu’on incombe à certains dirigeants d’Ennahdha la responsabilité de plusieurs actes terroristes, l’embrigadement des jeunes et leur expédition vers les foyers de tensions. Sauf que personne n’a jamais présenté de preuves concrètes, ni de documents à l’appui.

 

La question des réseaux d’embrigadement, responsables du nombre record des combattants tunisiens dans les rangs des organisations terroristes, a, toujours, été un sujet tabou. D’ailleurs, l’ancienne députée de Nidaa Tounes et ex-présidente de la commission a payé les frais de son intérêt prononcé pour le sujet. Elle a été, rappelons-le, éjectée de Nidaa Tounes et de la commission. Mais, combattante, comme elle l’est, Leila Chettaoui a réintégré la commission en tant que membre, après avoir rejoint le parti Machrouû Tounes.

 

Il faut dire que nous avons pris l’habitude de créer des commissions d’enquête pour toutes les affaires qu’on essaye d’enterrer. Cependant, cette commission semble être un peu différente des autres. Alors, à la suite des documents et preuves fournis, pourrions-nous voir les choses bouger pour tirer au clair cette question qui a mis la Tunisie à la tête du classement des expéditeurs de terroristes à travers le monde ?

 

Sarra HLAOUI

Commentaires (22) Commenter
@Mansour Lahyani
Larry
| 22-11-2017 19:18
Ce n'est pas trop de Dardouri qu'ils ont le plus peur... Ils sont encore protégés par "Papy" jusqu'au prochaines élections !

Ils ont plus la trouille du peuple qui va leurs demander à régler des comptes... Certains commencent même à se faire insulter dans la rue par des gens qui avaient voté pour Ennahda... Peur de se faire casser la gueule en pleine rue après avoir volé le peuple !

Ils auront le retour du bâton un jour ou l'autre... par la justice ou par le peuple et surtout qu'ils commencent à en prendre conscience ....
Voilà des ébranlés qui se portent comme un charme !
Mansour Lahyani
| 22-11-2017 18:53
Les révélations de Dardouri ont ébranlé les députés d'Ennahdha : vous trouvez ? Pour des "ébranlés", ces députés se portent très bien, merci ! Ils continuent de déguster leur petit lait en narguant insolemment tous les Dardouri de la Création ! Leur meilleur épigone, le lourdaud Bhiri a même envoyé Dardouri d'une méprisante pichenette, et pense s'en être tiré comme un grand : pourquoi voudriez-vous qu'il soit ébranlé ?? Avec Ennahdha et ses séides, il peut continuer à compter sur leur gourou : rien ne peut les ébranler!
@Dr Youssef - yaham bouk comme on dit chez nous
Zohra
| 22-11-2017 17:29
Bonjour,

Vous avez tout dit avec belle analyse, malheureusement l'aveuglement de certains nous a mené à cette situation, le pire ils continuent dans l'aveuglement comme si ils ont une belle portion de cette drogue justement. C'est vraiment frustrant.

Bonne continuation
@Dr Youssef ; exactement.
Nephentes
| 22-11-2017 16:19
a mon sens, il ne s'agit pas fantasmes.

toute l'histoire du proche-orient depuis 1967 est là pour le prouver;

Toute l'histoire du monde arabe, depuis les années 70, également.

A noter le caractère effroyable du plan, d'une ampleur et d'une détermination maléfique comparables aux desseins nazis.

Ce que l'on vise clairement à travers l'essor, l'appui à l'expansion, la prise de pouvoir et l'ultra-radicalisation des mouvements islamistes, c'est la destruction du monde arabo-musulmans.

PAR LES CONCERNÉS EUX-MÊMES.

C'est une vision typiquement anglo-saxonne, renforcé par le machiavélisme des ultra-sionistes.

Le succès de la démarche témoigne à mon sens :

Du réel sous-développement mental des populations arabo-musulmanes, engluées dans le ressentiment anti-occidental et le délire -un pathos habilement exploité- du retour à un passé "pur".

De la détermination implacable, scientifique, des sionistes ; le scénario -réel- que vous évoquez est une machination satanique,digne d'Hitler,qui marque apparemment durablement leur inconscient collectif.

Jesus de Nazareth avait pourtant prévenu :

" Ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'on te fasse"

Sauf ...
A4
| 22-11-2017 16:01
Tout le monde sait tout ça,
sauf les juges ... ça va de soi
Dans le même ordre d'idée
Dr Youssef
| 22-11-2017 15:49
Le conflit arabo israélien est passé:
-d'une 1ère phase de confrontation armée qui,certes a été en faveur d'Israël, mais n'a pas résolu définitivement le problème de sécurité de l'Etat hébreux ,dont l'avenir reste menacé dans une région particulièrement hostile.
-à une deuxième phase encore plus grave à savoir:favoriser et déclencher des conflits internes au sein des pays arabes pour aboutir enfin à une auto destruction de ces derniers , qui seront à jamais incapables de se relever.Ainsi , Israël va se trouver et pour longtemps ,épargnée sans avoir besoin de faire des guerres.
Pour ce faire, il y a eu recours à la triade: argent-endoctrinement-drogue.
L'argent constitue l'appât qui attire facilement de nombreux jeunes aux conditions socio économiques misérables,et dont plusieurs délinquants,et qui va les rendre réceptifs pour l'étape suivante à savoir l'endoctrinement.
L'endoctrinement consiste à inculquer à ces jeunes incultes une fausse version de la religion musulmane basée sur l'intolérance vis à vis du concitoyen qui ne leur ressemble pas,et le fanatisme aveugle qui les rend prêts à tuer l'autre et à se sacrifier pour "la loi divine".
L'argent et l'endoctrinement sont assurés par" nos frères arabes et musulmans" porteurs du double zéro sur la tete.Ces derniers sont tout à fait en mesure d'accomplir cette sale besogne, dont ils ont été chargés.L'argent ,ils n'ont manquent pas,grâce au pétrodollar.Quant à l'endoctrinement pseudo religieux,ça ne manque pas non plus, grâce aux innombrables prédicateurs obscurantistes qui parcourent les pays arabes en long et en large sans être inquiétés et même avec touts les honneurs.
-La drogue est la cerise sur le gâteau.C'est elle qui va abolir tout sentiment de peur ou de culpabilité,et qui va procurer un état d'euphorie extrême lors de la pratique de crimes terroristes.
la drogue, dernier maillon de la chaîne,est l'apanage des "laboratoires maussades".
Voilà la situation à laquelle le monde arabe est arrivé:véritable maladie auto immune :un corps qui s'auto détruit de l'intérieur par la force de ses enfants qui ne le reconnaissent plus et qui se retournent contre lui.
Aujourd'hui,une grande partie des jeunes tunisiens ne se reconnaissent plus dans leur pays.Il ont perdu le sentiment de citoyenneté,en raison de l'échec total des décideurs politiques qui se sont succédés depuis" trente et sept" ans ,ayant aboutit à l'effondrement éducationnel et socio-économique.
@Kane ; l'instrumentalisation des islamistes est un fait établi
Nephentes
| 22-11-2017 15:04
Je suis d'accord avec vous.

Toutefois certaines radicalités peuvent rompre des faits considérés comme établis, aboutir à des éclairages intéressants, troublants même.

C'est le cas de la mouvance islamiste, et de l'instrumentalisation de cette mouvance en Tunisie depuis les années 70.

Il faut toujours rappeler le rôle quasi-certain joué par la CIA dans la naissance, le déploiement et l'ultra-radicalisation des mouvements islamistes dans une zone s'étendant du Maroc à 'Afgnanistan.

J'ajoute un élément qui doit faire réflechir : l'endoctrinement final, "opérationnel" des djihadistes tunisiens , entre autres, est essentiellement réalisé en territoire turc et non syrien.

L'encadrement est de haut niveau, professionnel. Les techniques d'"enseignement" sont très sophistiquées.

Trop sophistiquées pour émaner d'une organisation terroriste.

Les futurs combattants sont systématiquement drogués lors de cette période de mise en conditionnement.

Pire encore , des médias "politiquement corrects" comme libération, Jeune Afrique, Hufington post, MiddleEast Eyes ont fait état des techniques de manipulation mentale que j'ai cité dans mon commentaire précédent, dans les camps de Daesh.

Ce sont justes des techniques opérationnelles, MAIS IL EXISTE UNE INQUIÉTANTE PARENTE ENTRE LES MÉTHODES MISES AU POINT PAR LA CIA ET CES TECHNIQUES observées sur terrain.

Autre fait troublant, signalé par Mediapart : l'usage systématique de drogues synthétiques par les nouvelles recrues , ainsi qu'au Yemen, en Afghanistan, et même en Algérie durant les années 90 :

Des substances apparemment très puissantes qui nécessitent un processus de fabrication sophistiqué. Très difficile de s'en procurer pour des bandes supposément dépenaillées et incultes.

Soyez certain.e que l'affaire de l'envoi de djihadistes tunisiens par Ennahdha est une opération téléguidée par des puissances étrangères.

Qui détiennent la clé de l'affaire.


@Nephentes| 22-11-2017 10:56
kameleon78
| 22-11-2017 14:46
Comme a dit @kANE méfiez-vous des thèses complotistes, je connais bien l'histoire du village français Pont-Saint-Esprit en 1951 dont tous les villageois sont devenus fous, on soupçonna à l'époque la CIA qui avait ciblé ce village pour des expériences, mais en fait c'était le pain de la boulangerie qui en était la cause, il n'y avait qu'une seule dans ce village et c'était la farine qui a été mélangée involontairement à un poison et qui provoqua ces délires psychotiques de la population.
@Nephentes
Kane
| 22-11-2017 14:25
Attention à vos sources: le site Voltaire que vous citez est dans le top ten des sites dits complotistes, diffuseurs d'intox et de désinformations en tous genres.
@The Mirror| 22-11-2017 10:06
kameleon78
| 22-11-2017 12:39
Issam Dardouri ne peut pas mentir puisque les documents qu'il a présenté sont authentiques, sinon cela aurait été facile de le démentir. Le problème n'est pas un problème d'authenticité des preuves qui sont reconnues irréfutables, c'est juste un problème de justice, celle-ci qui ne veut pas prendre ses responsabilités à cause de la pression politique des islamistes.

En conclusion, il n'y a pas de volonté politique de faire la lumière sur cette affaire, c'est là où le bât blesse.
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