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Mesures d’urgence économique : un impératif qui doit être appliqué !
11/04/2022 | 16:01
4 min
Mesures d’urgence économique : un impératif qui doit être appliqué !


La situation économique est de plus en plus difficile. La fragilité des équilibres macro-économiques, la pandémie du Covid-19 et ses conséquences ainsi que l’impact du conflit russo-ukrainien n’ont pas épargné le pays. Le constat est simple : l’économie tourne au ralenti et doit être redynamisée. C’est dans ce cadre que le gouvernement a annoncé une série de mesures. Mais qu’en pense le patronat tunisien ?

 

Le 1er avril, un programme d’une cinquantaine de mesures d’urgence économique a été présenté à l’opinion publique. Il vise, selon ses concepteurs, à rétablir la relation de confiance avec les opérateurs économiques, protéger le tissu entrepreneurial et contribuer à la réduction du chômage.

Les mesures toucheraient quatre axes. Le premier porte sur le soutien à la trésorerie et l’accès au financement des entreprises. Il inclut la mise en place d’une ligne de crédit extérieur de 50 millions de dollars pour le financement des PME et d’une ligne de financement pour l’innovation-digitalisation-économie verte et circulaire.

Le deuxième est orienté vers la redynamisation de l’investissement. Il porte sur l’adoption d’un décret-loi portant sur des mesures exceptionnelles pour accélérer les projets d’investissement public et relancer l’investissement privé. Il inclut, aussi, l’adoption de nouveaux pactes de compétitivité, l’amélioration des services au port de Rades et l’accélération la création de projets d’aménagement des zones industrielles dans les régions intérieurs.

Le troisième porte sur la facilitation de la réglementation des affaires. Parmi les mesures prévues par cet axe, on compte la révision de l’article 96 du code pénal, la promulgation d’une amnistie de change, la publication d'un décret relatif aux conditions et procédures de locations des terrains non-agricoles au profit des investisseurs, la publication des textes d’applications relatifs au Crowdfunding et à l’ESS et la régularisation de la situation des anciens regroupements résidentiels bâtis sur le domaine privé de l’Etat.

Le dernier axe s’intitule : « simplifier les procédures et promouvoir les exportations ». Il comporte comme mesures la création de la société foncière internationale de Tunisie, l’instauration d’un label et d’un slogan « Made in Tunisia » et la digitalisation de procédures de commerce.

 

Côté Utica, silence radio, aucun communiqué pour commenter les mesures annoncées, à par une intervention médiatique de son vice-président Hichem Elloumi. Pour lui, les mesures présentées nécessitent plus de clarifications.

« Il y a un programme de mesures urgentes qui a été présenté. Néanmoins, ces mesures restent incomplètes… Elles doivent être expliquées davantage. Ceci nécessite un renforcement du partenariat… Malheureusement, il n’y a pas de coordination entre les ministères. Les échanges avec le ministre de l’Economie, Samir Saïed, aboutissent souvent à d’excellentes idées. Malheureusement, il n'y a pas d’impact par la suite… L’Utica doit pousser encore plus vers le dialogue », a-t-il expliqué.

 

Pour sa part, la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect) a salué les mesures annoncées. Cela dit, elle a appelé à l’activation rapide de ces mesures en publiant dans les plus brefs délais les décrets d’application des lois sur le Crowdfunding, l'économie sociale et solidaire et l’auto-entreprenariat ; à la levée des freins auxquels fait face le secteur des énergies renouvelables ; et à la mis en place de mécanismes urgents pour augmenter la rentabilité du transport et de la logistique et améliorer la compétitivité afin de permettre au tissu économique de créer de la richesse et assurer la croissance escomptée.

L’organisation a souligné, également, que ces mesures étaient une priorité, en attendant des réformes structurelles profondes pour sortir de la crise économique et financière actuelle.

 

Notons que le Conseil des chambres mixtes a aussi salué les mesures d’urgence visant à booster la relance économique. Mais, il a souligné en même temps l’importance d’accompagner ces mesures par des textes d’application. Il a réitéré son souci de favoriser un dialogue économique public privé permanent afin de concevoir un programme national d’appui à la relance économique et financière, l’amélioration du climat de l’investissement et la préservation de l’emploi.

 

Depuis la révolution, plusieurs gouvernements se sont succédé, plusieurs ont pris des décisions et mis en place des mesures, mais la majorité est resté lettre morte. Les gouvernants actuels semblent se contenter, aujourd'hui, de quelques mesures et non pas d’un plan économique en bonne et due forme. D’où l’inquiétude des opérateurs économiques quant à l’application de ces mesures, sachant que les textes applicatifs de la Loi de finances 2022 n’ont toujours pas été publiés. De plus que, année électorale oblige, toute l'attention de l'exécutif est tournée vers le politique et non l'économique.

 

Imen Nouira

11/04/2022 | 16:01
4 min
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Commentaires
Daoudaou
L'urgence à été signalée depuis pratiquement octobre 2011.
a posté le 14-04-2022 à 11:09
L'urgence à été signalée depuis la descente inappropriée de et inexpliquée de ghanouchi, et ce de l'avion qui le ramenait de londres au cours du mois de janvier 2011, et lors de laquelle et comme par coïncidence sa venue à coïncide avec l'annonce d'une mascarade appelée printemps arabe et que jusqu'à ce jour, et après douze années de destruction de l'économie tunisienne, on pas encore compris de quel printemps s'agit-il ?
Cependant tous les tunisiens, à part les soudoyés de nahdha et de quelques habitants du village de ghanouchi, ont en fin de compte réalisé qu'il s'agissait d'une duperie et d'une arnaque des menbres de la secte de nahdha pour devenir des milliardaires et de mette main basse sur Tunis la capitale ainsi que les rouages de l'état et du gouvernement tunisien, dont essentiellement les ministères de l'intérieur et de la justice, entre autres d'une certaine importance.
Et puis du jour au lendemain ces menbres en question se sont permis d'acquérir plusieurs luxueux biens immobiliers (à Tunis et à l'étranger) et les meilleures terres agricoles.
Tunisino
Les mesures
a posté le 12-04-2022 à 18:41
Les mesures doivent tenir compte du présent et du futur sinon c'est le barbotage comme toujours.
DHEJ
Des mesures non mesurables!
a posté le 11-04-2022 à 20:18
La TVA du marché parallèle ou noir, c'est ce que l'état protège le plus.