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Le Comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi accuse Habib Ellouze d’avoir assisté les accusés
25/11/2022 | 21:41
6 min
Le Comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi accuse Habib Ellouze d’avoir assisté les accusés

Le Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi a organisé dans la soirée de vendredi 25 novembre 2022 une conférence internationale à Genève sur invitation de l’Association des Tunisiennes et Tunisiens en Suisse. 

Après avoir présenté le Comité et rappelé son long combat pour faire éclater la vérité sur l’assassinat de ces deux figures politiques en février et juillet 2013, plusieurs nouvelles révélations ont été communiquées. 

 

Le Comité a directement accusé le dirigeant nahdhaoui Habib Ellouze et le juge Béchir Akremi d’avoir assisté l’un des principaux accusés dans cette affaire et de l’avoir aidé à fuir le pays. Il s’agit de Chokri Ben Othman, imam de la mosquée Errahma à Cité El Khadra où les préparatifs et plan d’assassinat de Chokri Belaïd ont été exécutés. Cet imam a accueilli dans sa mosquée les autres accusés, notamment Kamel Gadgadhi, Yasser Mouelhi et Mohamed Ali Dammak, et a été à l’origine de la fatwa appelant à assassiner Chokri Belaïd, selon le comité de défense.

Selon le Comité de défense, cet imam a été entendu en tant que témoin par Béchir Akremi, alors chargé de conduire les investigations dans l’affaire de l’assassinat de Chokri Belaïd. Il a ensuite quitté la Tunisie en septembre 2013 après qu’une agence de voyages sise à Hammamet et dont le propriétaire est un certain Moez Sniti a pris en charge les documents, l’arrestation de travail et le billet d’avion. Celui-ci a des liens avec le prédicateur égyptien Wajdi Ghonim, Abou Yadh et Rached Ghannouchi.   

 

Alors que les preuves étaient contre l’imam, il a été laissé en liberté et même aidé pour fuir le pays dans le cadre d’un deal entre le mouvement Ennahdha et le groupe Ansar Al Chariaa auquel il apparentait. Chokri Ben Othman faisant partie de la cellule de communication du groupe, selon le Comité de défense. Les termes de cet accord étaient simples selon le comité : éloigner l’imam de tout soupçon en contrepartie de l’annulation du Congrès d’Ansar Al Chariaa à Kairouan. Selon eux, le médiateur était alors Habib Ellouze. Et pour preuve, une conversation téléphonique interceptée entre ce dernier et le chef de la cellule de communication d’Ansar Al Chariaa, le dénommé Hassan Ben Brik. 

Le Comité de défense a assuré qu’il déposerait une plainte contre Habib Ellouze et Béchir Akremi dès son retour en Tunisie. 

 

Habib Ellouze a, rappelons-le, été arrêté le 14 septembre, à son domicile à Sfax par l’unité antiterroriste d’El Gorjani. Son arrestation aurait été en relation avec l’affaire de l’enrôlement des jeunes vers les régions de tension et dans les armées islamistes, notamment en Syrie via la Turquie. Il a été entendu puis relâché quatre jours plus tard. 

Le Comité est, par ailleurs, revenu sur la corrélation entre les deux assassinats, l’affaire d’envoi des jeunes Tunisiens au djihad dans les zones de conflits dans le cadre d’un projet plus grand visant à ouvrir la voie à l’instauration d’un régime qui soutient l’islam politique et les Frères musulmans de façon générale. « L’Occident et la rive nord de la Méditerranée ont contribué de façon significative à instaurer ce projet dans notre pays en l’appuyant politiquement et financièrement. L’opinion publique européenne est actuellement en train d’aider et de pousser le projet des Frères musulmans et d’Ennahdha en Tunisie. Elle l’a soutenu pendant des années et a vu couler le sang de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi sans bouger ». 

 

Le Comité de défense a, ainsi, évoqué, à nouveau, la découverte en février 2022 de deux comptes bancaires appartenant au leader du mouvement islamiste Rached Ghannouchi. Des dépôts d’une valeur de trois cents millions de dollars ont été enregistrés sur ces deux comptes. L’argent a été versé, selon le Comité de défense, par le Cabinet de l’Émir du Qatar et retiré et ramené en Tunisie par un certain Najah Hadj Taïeb présenté par Rached Ghannouchi comme étant son propre conseiller. Celui-ci a créé plusieurs sociétés financières en Europe pour le compte de Rached Ghannouchi. Le Comité a ajouté qu’une partie de cet argent avait été envoyée en Turquie où elle a servi à financer les actions terroristes des groupes qui ont rejoint la Syrie et l’Irak en 2013. 

 

La deuxième révélation du Comité de défense des martyrs Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi concerne un certain Noureddine Gandouz. Celui-ci était un prisonnier politique du mouvement Ennahdha entre 1992 et 2006. A la fois proche d’Abou Yadh et de Rached Ghannouchi, il est intervenu à plusieurs reprises auprès du premier en faveur du leader du mouvement Ennahdha pour lever le sit-in d’Ansar Al Chariaa à la Faculté des Lettres de la Manouba, une première fois, et une seconde fois pour maintenir en poste un imam nahdhaoui que les salafistes avaient refusé. Ce même Noureddine Gandouz était aussi proche du prédicateur égyptien Wajdi Ghonim et a appelé les salafistes mécontents du rendement Ennahdha en 2013 à partir en Syrie leur promettant de les aider.

Et pourtant, en 2018 quand le Comité de défense a demandé à ce qu’il soit convoqué dans le cadre des investigations sur l’assassinat de Chokri Belaïd, le ministère de l’Intérieur a indiqué que Gandouz était méconnu de ses services. Cela prouve, selon le Comité de défense des martyrs Belaïd et Brahmi, que Noureddine Gandouz est extrêmement protégé par Ennahdha.

En septembre 2022, l’un des accusés dans l’affaire de l’assassinat de Belaïd a communiqué des informations à son sujet. Noureddine Gandouz faisait partie du groupe qui a planifié l’assassinat de Belaïd et a même financé quelques-uns de ses membres. Ce groupe comptait en plus de Noureddine Gandouz, Boubaker El Hakim, Ezzedine Abdellaoui, Mohamed Aouadi, Mohamed Khiari, Abou Yadh, Abderraouf Talbi, Kamel Gadgadhi et Chokri Ben Othman. Ce dernier était, rappelons-le, imam à la mosquée Errahma à Cité El Khadhra.


La troisième révélation concerne, elle, la personne de Kamel Bedoui. Celui-ci faisait partie de l’appareil secret d’Ennahdha géré alors par Mustapha Khedher. M. Bedoui était en plus de 33 autres personnes, dont Rached Ghannouchi, interdits de voyager par la juge d’instruction en charge de l’affaire de l’appareil secret d’Ennahdha. Le ministère de l’Intérieur a appliqué toutes les décisions sauf l’interdiction de voyager contre Kamel Bedoui prétextant qu’il était méconnu de ses services alors qu’en 2013, lors de son arrestation, Mustapha Khedher a appelé en premier Kamel Bedoui, selon le Comité de défense. Celui-ci utilise un numéro de téléphone inscrit au nom de son épouse. C’est un retraité de l’armée nationale et le chef de la garde rapprochée de Rached Ghannouchi.

 

N.J.

 

 

25/11/2022 | 21:41
6 min
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Commentaires
Patriote
Un homme dangereux
a posté le 26-11-2022 à 14:14
Un grand filou arnaqueuros profiteur
Avant 2011 son fils avait un magasin de vente quincaillerie et il a été fermé pour faire une demande compensation des supposés réprimés par Zaba et il a eu une bonne récompense
Son autre fils à été embauché à la banque Zitouna par son intervention
Il est même devenu un homme exigeant de cette banque tout ce qu'il demande
Un audit et une enquête doivent être initié dans cetrès banque pour découvrir les abus de la secte khouanjuas dans cette banque et ils vont découvrir des choses et des choses
Un citoyen
Patience, patience la vérité finit toujours par éclater '?'
a posté le 26-11-2022 à 01:21
Et ces sales criminelles de la secte devront payer, le peuple l'exige !
takilas
Mais il y a des failles non citées
a posté le 25-11-2022 à 22:56
Ce'les relatives aux couvertures et protections, de tous ces malfrats et mafieux, par des responsables introduits dans le gouvernement de l'époque.
C'est le manquement majeur de toute cette man'?uvre.
Houcine
Akremi, homme-lige et procurateur.
a posté le 25-11-2022 à 22:24
Ainsi apparaît notre affaire, et moins embrouillée dans ses ramifications, chicanes et petites combines.
Akremi, l'homme qui était en charge de faire la lumière sur les affaires d'assassinats, en sa qualité de magistrat devient une partie du problème et fort probablement celui qui aura réalisé le meilleur coup au service de la Cause.
D'où l'on songe à l'ouvrage, au montage de Bhiri en amont, qui prit le parti de bien installer le procurateur. Au moins lui ouvrir la voie.
Ennahdha et Ansar Chariaa en complicité ont additionné leurs compétences pour réaliser l'exploit de tuer des opposants tout en barrant l'accès à toute enquête sérieuse.
Les suites sont connues. Voilà une décennie bientôt que ces crimes restent dans l'ombre.
Les pièces subtilisées, détruites ou mises sous bonne garde chez le pontife de la secte.
En tout cas, la justice de ce pays est dans de beaux draps, et il va lui falloir se montrer à la hauteur en décidant prestement une commission rogatoire en vue d'entendre Akremi et toute la smala qui a ourdi les coups.
Le temps vire à l'orage.
Certains vont serrer les fesses.
gogo
peuple
a posté le à 20:35
depuis combien de révélations, d'arrestations, de mises en résidence surveillées, d'interdictions de voyager...et à chaque fois on disait: ça y est on les tiens ce cous -ci les charlatons, les assassins, les ignorants, les corrompus, les salauds; et c 'est toujours le même refrain: un coup de comédie un tour par l'hôpital on se retrouve à l'air libre, la justice de ce pays de gueux souffre d'un mal incurable (le service rendu..) c'est à dire le manque d'honnêteté et puis ces tunisiens qui creusent eux même leur tombe; rappeler -vous le ghannouchi ,le premier salaud des musulmans, ex_ condamné à mort puis à perpet,rentre au pays on ne sait pas avec quel passeport et l'accueil avec "talaa albadrou alyana..'
vous comprenez quelque chose?! vous n'avez qu'à voir l'article sur le match Tunisie/ je ne sais pas qui, a suscité 25 commentaires et toutes ces révélations 4 commentaires..
tunisien depuis 71 ans

bien à vous