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Chroniques
Ils ne visent pas le pétrole, ils visent l'Etat
28/05/2015 | 18:49
4 min

La polémique déclenchée depuis plus d’une semaine autour des richesses pétrolières de la Tunisie est suspecte et malsaine. Elle ne vise pas à poser la problématique de la gestion des richesses naturelles nationales dans le sens d’une meilleure transparence et dans le cadre d’une bonne gouvernance. Elle s’insère dans le cadre d’un calcul politicien douteux, dangereux même, qui vise à priver l’Etat national des conditions de sa pérennité et, donc, son démantèlement.

 

Bien entendu, nul ne conteste le fait que la gestion de la question énergétique, durant les dernières décennies, s’est faite dans l’opacité avec une gouvernance qui ne répond pas aux normes. Il est presque certain que le secteur pétrolier, générateur de beaucoup de richesses, a été l’objet de beaucoup de convoitises, qu’il a été miné par la mauvaise gestion, le clientélisme et même par la corruption. Les règles de la gestion du secteur pétrolier, les conditions d’octroi des permis et les rapports avec les sociétés pétrolières nationales et étrangères n’ont jamais été clairement définies, du moins dans la pratique. Mais de là à affirmer que l’on nous a caché que la Tunisie nage sur une mare de pétrole dont on nous nie l’existence, cela dépasse l’entendement et s’apparente plutôt à l’ignorance scientifique conjuguée à de la mauvaise foi politique.

Sur le plan scientifique d’abord, les initiateurs de cette campagne se demandent, non sans arrière-pensées, comment la Tunisie ne dispose pas de richesses pétrolières alors que le sous-sol de nos deux voisins, la Libye et l’Algérie, regorge de pétrole et de gaz. Cette question a l’avantage d’être attrayante pour une large frange de la population, surtout pour ceux dont les connaissances scientifiques sont élémentaires. Elle l’est aussi pour les milliers de Tunisiens du sud du pays qui regardent passer, tous les jours, les camions citernes des sociétés pétrolières laissant derrière eux poussière, chômage, pauvreté et beaucoup de frustration. Ceux-là sont même sont tentés de croire que ces camions citernes sont des preuves de la spoliation de leurs richesses avec la complicité des gouvernants, forcément véreux, et de l’Etat, naturellement brigand. Pourtant la cartographie géologique de la région montre que notre pays ne dispose que de petites poches de pétrole contrairement à ses voisins.  Par contre, la Tunisie, toujours pour des considérations de topographie des strates géologiques de la région,  dispose d’une richesse en matière de minerai du phosphate dont ses deux voisins sont totalement privés. Pourquoi accepte-t-on alors la présence du phosphate tout en refusant l’absence du pétrole ?

 

Sur le plan politique, les initiateurs de cette campagne sont dans l’opposition aujourd’hui. Mais ils étaient au pouvoir pendant deux ans. Ils ont eu l’occasion de disposer des éléments d’information sur la question énergétique et auraient pu alerter l’opinion publique. Pourquoi attendre de quitter le pouvoir pour se découvrir une âme de grand défenseur des droits économiques et sociaux ? Étaient-ils, eux aussi, en connivence avec les multinationales pétrolières quand ils étaient aux commandes ?

 

Sans succomber à la théorie du complot, il ya lieu de faire le rapprochement entre plusieurs faits similaires. Le premier nous renvoie à cette attitude de dénigrement systématique du secteur touristique par les islamistes de tous bords au début de la révolution. Le gouvernement de la Troïka s’est refusé d’apporter la moindre aide à ce secteur sinistré et le terrorisme qui a frappé le pays a fini par favoriser son effondrement. Pourtant, le tourisme constitue l’une des sources essentielles du pays en devises étrangères.

Le second fait a connu son apogée les dernières semaines avec l’arrêt total de toutes les activités liées au phosphate dans le bassin minier et ailleurs. Bien entendu, les problèmes du bassin minier sont endémiques. Mais depuis la révolution, les choses ont empiré et bizarrement, les gouvernements successifs ont laissé faire. Aujourd’hui, le pays est privé de l’une de ses principales ressources.

 

La récente polémique autour du pétrole et les difficultés diverses rencontrées par les sociétés pétrolières risque de porter un coup de frein au secteur et réduire les ressources de l’Etat.

Le rapprochement entre ces faits conduit à poser une question : y a-t-il un lien entre ces faits d’apparence distincts ? Priver l’Etat de ses revenus ne met-il pas ses institutions et sa pérennité en danger ?

Aujourd’hui et depuis l’indépendance du pays en 1956, l’Etat tunisien est le garant d’un modèle de société moderniste. Si l’Etat venait à faiblir ou disparaitre, c’est le modèle sociétal actuel qui en pâtira. Alors, au-delà des simples faits disparates, qui en veut au modèle tunisien ?     

     

28/05/2015 | 18:49
4 min
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Commentaires (54) Commenter
Non Mr Sofiène, tu te trompes comme toujours...
rayan benne
| 01-06-2015 19:06
Ils visent bel et bien le pétrole!
Il me semble qu ils réclament leur part du gâteau ou disons de la richesse pétrolière galvaudée par quelques opportuns et voleurs.
petite réponse
med 59
| 01-06-2015 08:08
la solution est simple , elle s'appelle transparence .
le train de la revolution a deraille
canalou
| 31-05-2015 21:50
la majorite des tunisiens ont souhaite le depart de ben ali en pensant avoir des jours meilleurs mais malheureusement le pire était au rendez vous .Je ne sais pas si ce passage est obligatoire avant le calme ou que des traitres cachent un scenario grave qui nous fera regretter un temps perdu ou regnait la paix
@lecteur & @ tounsia2
sam
| 31-05-2015 20:43
En premier, cher Lecteur, Je ne voix pas ou j'ai manqué de respect à Tounsia2, ou je la parlé en sens "non correcte"; Tu te permet de me faire de la morale, TU TE ramène sur un terrain épineux, relie bien mes commentaires, je n'attaque personne par mes écrits, même Mr ESSEBCI " bajbouj" il est notre président, c'est la démocratie, en revanche, comme citoyen j'ai le droit de savoir le vraie du faux, et pour moi soit ce qu'elle écrit le site nawaat est vraie, et cela posera des vraies questions, soit c'est du diffamation, de mensenge de la part des journalistes de nawaat, d'ou idem la justice devra s'occuper d'eux....
Ta façon d'enterer en discution c'est désabusé'.des gens comme toi : Payé pour colmaté les bréches, ils ne veulent aucune discution franche arrive aux oreilles des simples citoyens !
Rassure toi, le fond du problème de l'économie devra se reglé, et se réglera un jour ou l'autre, Mais des gens comme toi certainement trouve son compte dans cette situation, ou payé par la protegé !!!! à toi de te positionner de quel côté ?
Puis il ne suffit pas de dire que tu es du sud de la tunisie, pour ramener ton jugement à toi,
Il suffit pas de dire que tu es du sud pour comprendre leurs doleurs, leurs souffrances....
Tu me parle de la Démocratie....fait moi rire, c'est quand sa arrange la classe économique dérigeante.....
Du jamais vue un internaute vient au sécours d'une autre personne comme si j'ai été en train de l'étrangler, C'est juste vous êtes un LOBBI qui n'as ni c'ur ni fois '.
***, il y a des gens qui n'ont même pas de quoi mangé, se soignié'.et leurs terre se régorge de la réchèsses'.Hors Cette Richesse est dirigé contre l'interet de l'état même, '.
En premier, cher Lecteur, Je ne voix pas ou j'ai manqué de respect à Tounsia2, ou je la parlé en sens "non correcte"; Tu te permet de me faire de la morale, TU TE ramène sur un terrain épineux, relie bien mes commentaires, je n'attaque personne par mes écrits, même Mr ESSEBCI " bajbouj" il est notre président, c'est la démocratie, en revanche, comme citoyen j'ai le droit de savoir le vraie du faux, et pour moi soit ce qu'elle écrit le site nawaat est vraie, et cela posera des vraies questions, soit c'est du diffamation, de mensenge de la part des journalistes de nawaat, d'ou idem la justice devra s'occuper d'eux....
Ta façon d'enterer en discution c'est désabusé'.des gens comme toi : Payé pour colmaté les bréches, ils ne veulent aucune discution franche arrive aux oreilles des simples citoyens !
Rassure toi, le fond du problème de l'économie devra se reglé, et se réglera un jour ou l'autre, Mais des gens comme toi certainement trouve son compte dans cette situation, ou payé par la protegé !!!! à toi de te positionner de quel côté ?
Puis il ne suffit pas de dire que tu es du sud de la tunisie, pour ramener ton jugement à toi,
Il suffit pas de dire que tu es du sud pour comprendre leurs doleurs, leurs souffrances....
Tu me parle de la Démocratie....fait moi rire, c'est quand sa arrange la classe économique dérigeante.....
Du jamais vue un internaute vient au sécours d'une autre personne comme si j'ai été en train de l'étrangler, C'est juste vous êtes un LOBBI qui n'as ni c'ur ni fois '
***, il y a des gens qui n'ont même pas de quoi mangé, se soignié'.et leurs terre se regorge de la richèsses'.Hors Cette Richesse est dirigé contre l'interet de l'état même, '.
fute
darius
| 31-05-2015 13:55
Sahhit ya rajjel
Roulés dans la farine
Agha
| 31-05-2015 03:00
C'est une bénédiction que la Tunisie soit peu garnie en pétrole.
Regardons l'Irak, l'Iran, le Venezuela, l'Arabie saoudite, la Libye, ils n'ont eu que la malédiction du pétrole.
Mais en Tunisie nous avons des fantasmes et des rêves de trésors enfouis, qui n'attendent qu'un charlatan pour les faire miroiter aux idiots et crédules de tout acabit, qui se font rouler dans la farine.
De quel état parles-tu si Sifiane?
DIEHK
| 30-05-2015 22:23
Tu es sur que l'état Tunisien existe en Tunisie?
Moi, je te dis qu'il n'y a pas d'état!
N'en déplaise aux *** qui ont envahi la Tunisie, mais Oui tu as raison de l'existence d'un état islamiste en devenir avec les RDCistes,chose que les médias en Tunisie ne parle pas beaucoup et continuent d'utiliser soit le Bendir pour les uns ou la brosse à peigner les barbes de leurs futurs maitres islamistes et vous êtes en train d'induire les Tunisiens en erreur en n'expliquant pas les tenants et les aboutissement de ce grenouillage du paydage politique en Tunisie.
Je ne suis pas d'accord avec les médias , avec les politiques , avec les Béni Oui Oui, avec les Béni Non Non.....
Vous êtes en train de noyer le poisson dans l'eau comme dirait KHALED quand il est bourré!
Puisque la Tunisie est puavre en energie pourquoi alors se soucier des grèvres
TounsiInt
| 30-05-2015 00:45
Puisque la Tunisie n'a pas de richesse énergétique alors pourquoi se soucier des grèves des sudistes! laissez les crever et nous occupons de notre tourisme à Hammamet, sousse et monastir!

Le brasil s'est développé quand a su comment exploiter ses ressources et sa richesse!
Je tiens à vous informer que dernièrement le Brasil a revu ses contrats avec Total, SHELL,... pour stopper leur exploitation et défendre ses droits!

Ne soyez pas soumis à vie!
J'ai toujours respecté cet journaliste, mais je commence à changer la chaine quand il prend la parole!
faudrait être PATRIOTE à vie! sans changer les vestes de temps en temps! Il y a peu de temps vous criez tout les domaines sont corrompus! maintenant tu veux exclure le domaine pétrolier du lot car telle personne est derrière cette compagne! Ou bien être personne de principe ou bien se taire!
@ sofiene
Pressing
| 29-05-2015 20:03
tout est corrompu en Tunisie, sauf le secteur pétrolier !!!
Je n'arrive pas à le croire. Des journalistes mènent une guerre contre la clarté et la transparence concernant les revenus de nos richesses !
Abel Chater
| 29-05-2015 20:00
A quelle logique appartient leur logique?
Pourquoi veulent-ils tabouiser un tel sujet?
Pourquoi nous interdisent-ils de comprendre même la raison de notre pauvreté perpétuelle?
Pourquoi veulent-ils nous obliger à vivre dans le noir et dans l'ignorance?
A qui profitent de telles désinformations?
Comment se fait-il que des journalistes censés lutter contre la corruption, se tiennent-ils comme par miracle contre la transparence?
Ou est-ce que nous devrions d'abord lutter contre la corruption de tels journalistes, avant de lutter contre les politiciens de la nouvelle Tunisie?
Le cas des micmacs du journaliste Samir el-Wafi, ne nous donne-t-il pas réponse claire et net, au sujet du cauchemar journalistique que nous vivons depuis la Révolution populaire du 14 janvier 2011?