L'intervenant de Banque Zitouna s'appelle Wadi Mzid, il est Directeur Corporate et du Développement à l'international, merci de rectifier.
B.N. : Merci d'avoir attiré notre attention
Le centre de promotion des exportations (CEPEX) a organisé, vendredi 6 novembre 2015, sa neuvième « matinale de l’export » sur le thème « Le secteur bancaire à l’écoute des exportateurs » au siège de la maison de l’exportateur à Tunis.
Cette matinée, destinée aux PME, PMI et tous les opérateurs du commerce international a été animée par un panel d’intervenants et de professionnels du secteur. Plusieurs PDG de banques étaient présents et sont intervenus sur les problématiques que rencontrent les exportateurs en Tunisie, ainsi que des professionnels du secteur bancaire et financiers et des chefs d’entreprises qui ont interagi avec les experts pour leur faire part des difficultés qu’ils rencontrent en vue d’identifier les pistes d’amélioration de la relation banque/entreprise dans le cadre de la stratégie nationale de promotion des exportations.
A cette occasion, la présidente directrice générale du CEPEX, Aziza Htira, a rappelé que le commerce extérieur constitue en Tunisie l’un des principaux moteurs de la croissance économique et qu’il a besoin de stratégie, de positionnement, de soutien, de plan d’action, de relais et de suivi. Elle a précisé que le CEPEX croit fort en son rôle positif et constructif et appelle à une meilleure coordination avec le monde des entreprises et les opérateurs économiques afin d’optimiser les stratégies d’exportation des produits et des services tunisiens. Aziza Htira a souligné la nécessité de mobiliser les acteurs de la vie économique et notamment les banques et les institutions de financement de l’économie nationale pour créer une dynamique de financement du commerce extérieur.
Intervenant à ce sujet, le PDG de Amen Bank, Ahmed Karam a indiqué que des éléments tels que la confiance, l’environnement des affaires et le climat social, entravent les opportunités offertes aux entrepreneurs et font que la croissance des exportations ne suit pas la cadence qu’elle devrait suivre. Il a ajouté qu’en temps de crise il y a d’autres opportunités qui se présentent et qu’il faudra repenser les choses autrement et rebondir. Pour ce faire, M. Karam a souligné l’importance de la conquête d’autres marchés, encore inexploités par la Tunisie, à l’instar de l’Europe de l’Est, de l’Asie et de l’Afrique. Il a ajouté que les difficultés des entrepreneurs qui désirent se lancer dans l’export résident plus dans les entraves sur le plan du change que pour trouver le financement appelant à une réforme bancaire en la matière afin de supprimer ces obstacles, quelque soit leur nature, qui rendent difficile les manœuvres des entreprises exportatrices. Ahmed Karam a affirmé, par ailleurs, que la récente acquisition par Amen Bank de la société «Alios Finance S.A», holding, détenant des participations majoritaires dans plusieurs sociétés de leasing opérant dans 9 pays d’Afrique Subsaharienne, permettra d’appuyer et d’aider les entrepreneurs dans leurs projets en Afrique.
L’expert en économie, Moez Joudi, a indiqué, pour sa part, que jusqu’au 30 septembre 2015, les exportations ont atteint une valeur de 20.333 millions de dinars contre 29.601 MD pour les importations ce qui a engendré un déficit de la balance commerciale de 9.268 MD.
Le représentant de la Banque Nationale Agricole (BNA), Ridha Tekaya, a exposé quelques ajustements qui devraient être appliqués afin de mieux servir les entreprises exportatrices et les soutenir. Il a appelé à améliorer la règlementation liée à la gestion du compte en devises, à allonger les délais de paiement pour les exportateurs et à instaurer une base de données qui recense les sociétés exportatrices pour pouvoir gérer les dossiers de manière optimale. Wadi Mzid, directeur corporate du développement à l'international de la banque Zitouna a indiqué, pour sa part, que les initiatives isolées, et notamment du CEPEX et de l’UTICA doivent être groupées en une vision globale qui devrait se traduire par une stratégie et un plan d’action. Il a ajouté que les entrepreneurs doivent être renseignés pour présenter aux banques des dossiers recevables, que la connaissance du système bancaire en Afrique et le renforcement des circuits de distribution ainsi que l’implantation d’une cellule « SOS exportateur », qui puisse répondre aux différentes questions des entrepreneurs, pourraient aider à faciliter le processus et à soutenir les exportateurs.
Présente aussi lors de cette matinée dédiée à l’export, Namia Ayadi Berrayana, directrice du développement à l’international à Attijari Bank, a indiqué que la banque ambitionne de créer une plateforme entre le partenaire classique qu’est l’Europe et le partenaire d’avenir qu’est l’Afrique. Elle a précisé qu’Attijari accompagne les exportateurs et les investisseurs tunisiens en Afrique, offrant des services gratuits aux clients dont la mise en relation dans le cas d’un intérêt pour un marché particulier, le sponsoring par Attijari et par ses filiales des missions des hommes d’affaires et les renseignements relatifs aux cadres règlementaires des pays vers lesquels les entrepreneurs souhaitent exporter ou dans lesquels ils veulent investir. Les filiales Attijari sur place prodiguent conseils et financement aux entrepreneurs qui le souhaitent.
Chadi Abbassi, représentant de l’Union Internationale de Banques (UIB), filiale du groupe Société Générale, a précisé, pour sa part, que la banque via ses 950 agences et ses filiales présentes dans 17 pays en Afrique, est un partenaire de choix pour les exportateurs tunisiens. Il a indiqué que l’UIB travaille à promouvoir l’export offrant à ses clients entrepreneurs un service intelligent et un accompagnement efficace à l’échelle internationale.
Le représentant de la banque Al Baraka, Radhouane Khelia, a souligné pour sa part, qu’étant une banque islamique et appliquant la finance participative, Al Baraka dispose de mécanismes dont les banques conventionnelles ne disposent pas. Il a ajouté qu’Al Baraka est présente dans 16 pays et est implantée à l’international pour accompagner les exportateurs tunisiens, parfois dans des marchés pas très classiques, à l’instar de l’Afrique du Sud et du Pakistan, ainsi qu’au Moyen-Orient.
M.B.Z
Le centre de promotion des exportations (CEPEX) a organisé, vendredi 6 novembre 2015, sa neuvième « matinale de l’export » sur le thème « Le secteur bancaire à l’écoute des exportateurs » au siège de la maison de l’exportateur à Tunis.
Cette matinée, destinée aux PME, PMI et tous les opérateurs du commerce international a été animée par un panel d’intervenants et de professionnels du secteur. Plusieurs PDG de banques étaient présents et sont intervenus sur les problématiques que rencontrent les exportateurs en Tunisie, ainsi que des professionnels du secteur bancaire et financiers et des chefs d’entreprises qui ont interagi avec les experts pour leur faire part des difficultés qu’ils rencontrent en vue d’identifier les pistes d’amélioration de la relation banque/entreprise dans le cadre de la stratégie nationale de promotion des exportations.
A cette occasion, la présidente directrice générale du CEPEX, Aziza Htira, a rappelé que le commerce extérieur constitue en Tunisie l’un des principaux moteurs de la croissance économique et qu’il a besoin de stratégie, de positionnement, de soutien, de plan d’action, de relais et de suivi. Elle a précisé que le CEPEX croit fort en son rôle positif et constructif et appelle à une meilleure coordination avec le monde des entreprises et les opérateurs économiques afin d’optimiser les stratégies d’exportation des produits et des services tunisiens. Aziza Htira a souligné la nécessité de mobiliser les acteurs de la vie économique et notamment les banques et les institutions de financement de l’économie nationale pour créer une dynamique de financement du commerce extérieur.
Intervenant à ce sujet, le PDG de Amen Bank, Ahmed Karam a indiqué que des éléments tels que la confiance, l’environnement des affaires et le climat social, entravent les opportunités offertes aux entrepreneurs et font que la croissance des exportations ne suit pas la cadence qu’elle devrait suivre. Il a ajouté qu’en temps de crise il y a d’autres opportunités qui se présentent et qu’il faudra repenser les choses autrement et rebondir. Pour ce faire, M. Karam a souligné l’importance de la conquête d’autres marchés, encore inexploités par la Tunisie, à l’instar de l’Europe de l’Est, de l’Asie et de l’Afrique. Il a ajouté que les difficultés des entrepreneurs qui désirent se lancer dans l’export résident plus dans les entraves sur le plan du change que pour trouver le financement appelant à une réforme bancaire en la matière afin de supprimer ces obstacles, quelque soit leur nature, qui rendent difficile les manœuvres des entreprises exportatrices. Ahmed Karam a affirmé, par ailleurs, que la récente acquisition par Amen Bank de la société «Alios Finance S.A», holding, détenant des participations majoritaires dans plusieurs sociétés de leasing opérant dans 9 pays d’Afrique Subsaharienne, permettra d’appuyer et d’aider les entrepreneurs dans leurs projets en Afrique.
L’expert en économie, Moez Joudi, a indiqué, pour sa part, que jusqu’au 30 septembre 2015, les exportations ont atteint une valeur de 20.333 millions de dinars contre 29.601 MD pour les importations ce qui a engendré un déficit de la balance commerciale de 9.268 MD.
Le représentant de la Banque Nationale Agricole (BNA), Ridha Tekaya, a exposé quelques ajustements qui devraient être appliqués afin de mieux servir les entreprises exportatrices et les soutenir. Il a appelé à améliorer la règlementation liée à la gestion du compte en devises, à allonger les délais de paiement pour les exportateurs et à instaurer une base de données qui recense les sociétés exportatrices pour pouvoir gérer les dossiers de manière optimale. Wadi Mzid, directeur corporate du développement à l'international de la banque Zitouna a indiqué, pour sa part, que les initiatives isolées, et notamment du CEPEX et de l’UTICA doivent être groupées en une vision globale qui devrait se traduire par une stratégie et un plan d’action. Il a ajouté que les entrepreneurs doivent être renseignés pour présenter aux banques des dossiers recevables, que la connaissance du système bancaire en Afrique et le renforcement des circuits de distribution ainsi que l’implantation d’une cellule « SOS exportateur », qui puisse répondre aux différentes questions des entrepreneurs, pourraient aider à faciliter le processus et à soutenir les exportateurs.
Présente aussi lors de cette matinée dédiée à l’export, Namia Ayadi Berrayana, directrice du développement à l’international à Attijari Bank, a indiqué que la banque ambitionne de créer une plateforme entre le partenaire classique qu’est l’Europe et le partenaire d’avenir qu’est l’Afrique. Elle a précisé qu’Attijari accompagne les exportateurs et les investisseurs tunisiens en Afrique, offrant des services gratuits aux clients dont la mise en relation dans le cas d’un intérêt pour un marché particulier, le sponsoring par Attijari et par ses filiales des missions des hommes d’affaires et les renseignements relatifs aux cadres règlementaires des pays vers lesquels les entrepreneurs souhaitent exporter ou dans lesquels ils veulent investir. Les filiales Attijari sur place prodiguent conseils et financement aux entrepreneurs qui le souhaitent.
Chadi Abbassi, représentant de l’Union Internationale de Banques (UIB), filiale du groupe Société Générale, a précisé, pour sa part, que la banque via ses 950 agences et ses filiales présentes dans 17 pays en Afrique, est un partenaire de choix pour les exportateurs tunisiens. Il a indiqué que l’UIB travaille à promouvoir l’export offrant à ses clients entrepreneurs un service intelligent et un accompagnement efficace à l’échelle internationale.
Le représentant de la banque Al Baraka, Radhouane Khelia, a souligné pour sa part, qu’étant une banque islamique et appliquant la finance participative, Al Baraka dispose de mécanismes dont les banques conventionnelles ne disposent pas. Il a ajouté qu’Al Baraka est présente dans 16 pays et est implantée à l’international pour accompagner les exportateurs tunisiens, parfois dans des marchés pas très classiques, à l’instar de l’Afrique du Sud et du Pakistan, ainsi qu’au Moyen-Orient.
M.B.Z