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Hassouna Nasfi : Taper sur Kaïs Saïed, c’est pilonner l’Etat
04/05/2021 | 15:14
3 min
Hassouna Nasfi : Taper sur Kaïs Saïed, c’est pilonner l’Etat

Le président du bloc parlementaire de la Réforme nationale, Hassouna Nasfi, est revenu, mardi 4 mai 2021, sur le litige qui oppose le Parlement et la présidence de la République autour de la loi portant création de la Cour constitutionnelle. 

Invité de Boubaker Ben Akecha dans l’émission Midi Show sur les ondes de Mosaïque FM, il a avancé que même si cette loi passait au Parlement, le président de la République ne la signerait pas. 

Sur un ton pessimiste, il a ajouté que même Kaïs Saïed venait à signer ladite loi, il serait quasi-impossible d’installer la Cour constitutionnelle compte tenu de la composition actuelle et des conflits qui opposent les différents blocs parlementaires. 

 

Précisant que la loi sur la Cour constitutionnelle a – cette fois-ci – besoin de collecter 131 voix pour au Parlement pour être adoptée, il a imputé la responsabilité de la situation actuelle à l’Assemblée qui, à son sens, devrait assumer les conséquences de retards accusés dans la création de ladite institution. 

« Certes il eût un revirement de position de la part de Kaïs Saïed au sujet de la Cour constitutionnelle mais cela est, à mon avis, dû au fait qu’il s’est engagé dans la guerre. Il ne fait qu’utiliser les armes que la Constitution lui confère, notamment son interprétation même si cela n’est guère son rôle, mais celui de la Cour constitutionnelle qui n’existe pas », a indiqué le président du bloc de la Réforme soulignant que le chef de l’Etat a peur du discours menaçant qu’il entend au Parlement. 

« Je ne peux tolérer sa position (Kaïs Saïed, ndlr). Cependant, il faut faire preuve d’un minimum de respect. Taper sur Kaïs Saïed, c’est pilonner l’Etat », a lancé Hassouna Nasfi, notant qu’une grande majorité au Parlement a transformé de simples divergences en conflits dont il ne peut percevoir l’intérêt. 

 

Hassouna Nasfi a rappelé, dans ce sens, le propos du chef du bloc Al Karama, Seif Eddine Makhlouf. Lors de son intervention à la plénière de mardi, celui-ci s’est adressé, au président de la République, sur un ton menaçant l’exhortant à ratifier la loi sur la Cour constitutionnelle que cela lui plaise ou pas. 

Le politicien a précisé, par ailleurs, qu’il restait convaincu des amendements proposés et qu’il allait voter en faveur de cette loi en sa version actuelle, en dépit du désaccord avec le président de la République en termes de vision. 

 

Début avril, le locataire de Carthage a renvoyé au Parlement l’amendement de la loi organique 50-2015 relative à la Cour constitutionnelle, pour une deuxième lecture, et ce après son adoption le 24 mars 2021.

Kaïs Saïed avait, alors, expliqué que sa décision était motivée par deux arguments. Le premier concernait les délais et le second une infraction de la Constitution. 

 

N.J. 

 

04/05/2021 | 15:14
3 min
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Commentaires
PRO
Il n´est pas democrate et travaille contre le pays.
a posté le 04-05-2021 à 17:21
Il faut le chasser car il ne reconnait pas notre parlement (ARP) et notre constitution. Et en plus il a bien dit lui meme qu´il vient d´un autre planète.

Par exemple, en Allemagne, quand un politicien ou un parti, ne respecte pas les principes de la république et la Constitution, il sera automatiquement observé par la protection de la constitution (Verfassungsschutz) et pris sous la loupe.

Il defend l'indefendable ce Hassouna Nasfi !
Lol
Morpion
a posté le 04-05-2021 à 16:47
Une girouette qui change d'avis en fonction de ses intérêts personnels.
Ils font quoi ces soit disant progressistes dans le micros partis de 3 députés et moins? Ils préparent comment leur retour ?
Bah ils ne foutent rien. Ils profitent de leur quart d'heure de célébrité, de leurs avantages et salaires de députés.
J'espère que le prochain dictateur vous coûtera en prison
aldo
==== SI NASFI ! ====
a posté le 04-05-2021 à 15:30
Ou en êtes vous pour le retrait de confiance du ghanouchien , WELLA BOUSS KHOUK