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Amnesty International évoque une vague répressive et appelle à la libération des prisonniers
31/03/2023 | 09:29
4 min
Amnesty International évoque une vague répressive et appelle à la libération des prisonniers


Amnesty International a considéré que les autorités tunisiennes devaient mettre fin à l'enquête criminelle prenant pour cible plus de 17 personnes, dont des opposants politiques au président de la République, Kaïs Saïed. L'ONG a indiqué que les accusations évoquées dans le cadre de l'affaire de complot contre la sécurité de l'État étaient infondées.

Dans une publication du 31 mars 2023, Amnesty International a considéré qur l'affaire en question était l'une des attaques les plus agressives contre l'opposition depuis la prise du pouvoir par Kaïs Saïed en 2021. Les cibles sont des membres de partis politiques, des activistes politiques, des avocats et le directeur de la radio Mosaïque FM. La radio serait persécutée par le système en place pour avoir donné une tribune aux critiques à Kaïs Saïed. Amnesty International a rappelé que le président de la République avait publiquement accusé les personnes interpellées dans le cadre de cette enquête de terrorisme et de complot contre l'État.


La directrice de la zone Mena au sein d'Amnesty International, Heba Morayef a estimé que la Tunisie était de retour aux anciennes pratiques répressives. Elle a affirmé que les individus concernés par cette affaire ont été interpellés à la suite de vagues accusations. Elle a conclu que personne ne pouvait s'exprimer librement en Tunisie sans craindre des atteintes aux droits de l'Homme, des détentions et des arrestations arbitraires. Elle a estimé que les autorités tunisiennes utilisaient de plus en plus le système judiciaire pour cibler les opposants du président. Ce dernier cherche à mettre les tribunaux sous son influence. Heba Morayef a appelé les autorités tunisiennes à immédiatement libérer toutes les personnes détenues pour lesquelles elles ne peuvent pas présenter de preuves crédibles d'un comportement criminel tel que reconnu par le droit international et de clore les enquêtes à leur encontre.


Amnesty International a rappelé que plus de vingt personnes ont été interpellées depuis le 11 février 2023. Elles sont accusées de complot contre l'État. La même source est revenue sur les déclarations de Kaïs Saïed accusant tout individu cherchant à les innocenter de complicité. Pour l'ONG, cette déclaration, en plus de la révocation par décret présidentiel de 57 magistrats, reflète un climat d'intimidation visant le système judiciaire.

L'ONG a, également, précisé que les détenus ont été interrogés sur des rencontres et des échanges avec des diplomates étrangers ou sur des déclarations médiatiques. « Les preuves présentées contre les détenus jusqu'à maintenant incluent des messages de leurs téléphones montrant des conversations avec des diplomates étrangers, ainsi qu'entre eux mentionnant une possible mobilisation de l'opposition contre ce qu'ils ont qualifié de coup d'État de Kaïs Saïed », a ajouté la même source.

Amnesty International a précisé que Khayam Turki avait été interrogé au sujet d'une carte de visite d'un diplomate étranger trouvée dans son domicile. Il a refusé de répondre aux questions de la police en l'absence de son avocat. M. Turki et les autres détenus tels que Abdelhamid Jelassi, ancien membre d'Ennahdha et Chaima Issa, membre du Front du salut national ont été interrogés au sujet d'une réunion avec des diplomates américains. L'avocat Lazhar Akremi, le secrétaire général du parti Al Jomhouri, Issam Chebbi ont été interrogés sur leurs relations avec Khayam Turki. Le directeur de Mosaïque FM, Noureddine Boutar a été arrêté pour complot contre l'État. Il a été interrogé sur la situation financière de la radio et de sa ligne éditoriale. Amnesty International a rappelé que le président Kaïs Saïed avait critiqué l'attitude de la radio. Il a reproché à un journaliste travaillant au sien de cette institution de fournir une tribune aux critiques et aux accusations d'autoritarisme le visant.


Par la suite, les avocats Ridha Belhadj et Ghazi Chaouachi ont, eux aussi, été interpellés dans le cadre de la même affaire. Ridha Belhaj est l'avocat des accusés, mais aussi membre du Front de salut national. Ghazi Chaouachi est l'ancien secrétaire général du parti d'opposition Attayar.


S.G

31/03/2023 | 09:29
4 min
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Commentaires
URMAX
@ Amnesty, vous etes amnésiques : Vous vous occupez de notre Nation, ou des prisonniers sont incarcérés apres avoir enfreint NOTRE juridiction, ...
a posté le 31-03-2023 à 11:28
... mais vous vous en foutez des States, ou des prisonniers attendent leur condamnation a mort.
Pourquoi ne leur dites-vous rien ?
... ah, oui ... j'oubliais ... Ce sont eux qui vous financent et vous soutiennent ...
Houcine
Une cpagbe pour Assange.
a posté le 31-03-2023 à 10:52
Allez, encore un effort pour être crédible, Amnesty international.
Qui n'a d'international qu'une partie du nom.
Julien Assange est maltraité, poursuivi par les agents de l'Empire pour avoir révèle tous les crimes. Il croupit en tôle.
C'est un citoyen du monde, au sens noble de cette notion.
J'attends pour demander mon adhésion.
SALIM
QUI EST PETER SOLOMON FONDATEUR D'AMNESTY INTERNATIONAL .
a posté le 31-03-2023 à 09:39
Voici ce qu'on trouve sur GOOGLE:

Peter Benenson, de son vrai nom Peter James Henry Solomon, né le 31 juillet 1921 à Londres et mort le 25 février 2005 à Oxford, est un avocat britannique, connu pour avoir fondé l'organisation Amnesty International en 1961.

Biographie
Fils unique d'Harold Solomon et Flora Benenson, Peter Benenson est né à Londres dans une famille juive.
Je me demande à quoi elle se mele. A T elle pris une seule position pour les Palestiniens.