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Abir Moussi : je ne me sens pas concernée par le dialogue du président
11/04/2022 | 09:37
7 min
Abir Moussi : je ne me sens pas concernée par le dialogue du président


La présidente du Parti destourien libre (PDL)Abir Moussi, a exprimé son étonnement quant à l’interdiction d’accès au mausolée des martyrs à Sijoumi à la date du 9 avril 2022. « Nous avions informé le gouverneur, le ministre de l’Intérieur, le ministre de la Défense et le district de la police de cette visite… A mon arrivée, on a commencé à me parler d’autorisation et de je ne sais pas quoi », a-t-elle ajouté.

Invitée le 11 avril 2022 par Myriam Belkadhi sur les ondes de la radio Shems FM, Abir Moussi a expliqué qu’elle s’était rendue au mausolée après la visite du président et qu’elle n’avait toujours pas reçu de réponse au sujet de l’interdiction d’accès. « On aurait pu m’interdire de visiter le mausolée dès le départ en m’expliquant qu’il s’agissait d’une question d’ordre sécuritaire ou protocolaire… Au lieu de cela, l’Etat a opté pour la politique de la sourde oreille », a-t-elle critiqué.


Abir Moussi a affirmé que le mausolée représentait non seulement l’histoire commune de la Tunisie, mais aussi celle de son parti. « Les dirigeants du parti ont mené les grandes batailles du mouvement nationaliste tunisien dans le passé… Ceux qui ont un complexe par rapport à cela doivent s’y adapter et l’accepter ! », s’est-elle exclamée.

La présidente du PDL a considéré qu’elle n’était pas concernée par le dialogue national, car il n’y avait pas d’éléments clairs relatifs à la structure et au déroulement de ce dialogue. Elle a, aussi, considéré qu’un dialogue n’aura aucune valeur juridique. Elle a, également, rejeté l’appel à participation à l’initiative de Ahmed Néjib Chebbi. Elle a affirmé que ce dernier servait les intérêts du mouvement Ennahdha.




La présidente du PDL n’a pas nié la possibilité de faire face à la même approche à l’occasion de la manifestation qui se déroulera à la date du 15 mai. Celle-ci prendra pour cible le palais de Carthage. « Nous n’avons pas reçu de réponse au sujet de la déclaration de la tenue de cette manifestation… Cette manifestation résulte de la situation dans laquelle se trouve le pays… Nous estimons que le pouvoir en place ne priorisait pas l’intérêt supérieur du pays… Nous ne sommes plus des sujets. Nous sommes devenus des esclaves… Le pouvoir en place agit comme bon lui semble… Il n’y a pas de respect de la loi ou des procédures… Malheureusement, la classe politique n’est pas en train de mettre le doigt sur le véritable problème », a-t-elle déclaré.

La présidente du PDL a estimé que la gouvernance de l’Etat se déroulait en dehors de la loi. « Le PDL tiendra demain une conférence de presse afin d’annoncer plusieurs décisions. Ceux qui signent la paperasse et gouvernent le pays doivent comprendre qu’ils sont en train de commettre un crime… Le président gouverne à travers des décrets. Or, ce type de textes de loi ne peut pas porter sur le système électoral… Kaïs Saïed agit comme s’il était le fondateur de la République et qu’il était derrière l’indépendance du pays… Pourquoi est-ce que les professeurs de droit ne parlent pas de cela ? Pourquoi évitent-ils de mettre l’accent sur cela ? », a-t-elle critiqué.


Au sujet d’Ennahdha et de ses alliés, Abir Moussi a considéré que les agissements de ces derniers poussaient la Tunisie vers un conflit de légitimité. Elle s’est interrogée sur le secret de l’excès de confiance du président d’Ennahdha Rached Ghannouchi. Elle a considéré qu’il représentait un danger pour la sécurité nationale.

« La dissolution de l’Assemblée des représentants du peuple doit concorder avec la levée de la situation d’exception. De plus, l’état d’exception ne permet pas l’adoption d’une nouvelle constitution, le changement du régime politique ou l’adoption de réformes structurelles… Nous ne pouvons pas réformer en dehors de la loi… S’il compte entamer d’ici demain le dialogue national, le président de la République n’aura que quarante jours pour apporter l’ensemble des révisions de la loi afin de promulguer le décret portant convocation des électeurs… Ceci montre que son programme était déjà prêt avant l’entame du dialogue et que les textes ont été rédigés… Il use de manœuvre… Il a annoncé l’entame du dialogue national. L’UGTT a, par la suite, nié cela ! », a-t-elle déploré.

Abir Moussi a, également, expliqué que la modification du régime politique ou du mode de scrutin n’apportera pas de réels changements au niveau de la scène politique. « Le président compte tout changer en l’espace de quarante jours et sans consulter personne… Il se base sur une consultation dont les résultats ont été falsifiés… Seulement 19% des 534 mille participants ont répondu aux questions portant sur le volet politique… La purification de la scène politique ne peut avoir lieu sans faire barrage à ceux faussant les résultats et exploitant les élections. Il s’agit des sociétés de sondage… Les 90% qu’ils lui avaient accordés ont conduit aux conflits entre les partisans de Kaïs Saïed Les médias sont, également, responsables de la situation », a-t-elle poursuivi.


Abir Moussi a affirmé qu’elle n’avait pas confiance en les prochaines nominations du président au niveau de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie). « Nous devons, aussi, réaliser un audit au niveau de l’appareil exécutif de l’instance afin d’identifier les employés affiliés aux islamistes… Nous devons, également, étudier la composition des bureaux de vote », a-t-elle expliqué.

La présidente du PDL a, aussi, affirmé que les islamistes détenaient une base de données relative à la composition de la société tunisienne. Elle a appelé à revoir le financement des associations et composantes de la société civile.  


S.G

11/04/2022 | 09:37
7 min
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Commentaires
Ben's
'?a tombe bien
a posté le 12-04-2022 à 07:30
Nous autres ne voulons pas que vous soyez concerner.
Nous ne voulons ni des margoulins voleurs du rcd ni des islamistes sanguinaires.
Les complices de zaba et les complices des frérots doivent etre sanctionnés, se sera les urnes et enfin nous tirerons la chasse d'eau sur vous.
Mozart
KaÏs Saied réussira-t-il à siphonner les symboles nationaux?
a posté le 11-04-2022 à 14:28
25 juillet
20 mars
9 avril
Saied instrumentalise les dates symboliques.
Abir Moussi risque de voir son réservoir de symboles nationaux siphonné.
Il ne lui resterait alors plus qu'à se rabattre sur feu le 7 novembre !
Welles
'? tous ces commentaires
a posté le 11-04-2022 à 13:37
Tous ces crétins qui débitent ici des stupidités et des âneries accompagnées de mensonges et de falsification de l'histoire je leur dis que leurs propos est un aveu de faiblesse devant le discours rationnel et argumenté de cette dame patriote que tous les sondages depuis des mois la donne largement gagnante
aux législatives.Votre aveuglement est pire que la cécité.
Ben's
Hahahaa
a posté le à 07:25
Nous avons tous remarqué son grand patriotisme sous l'ère de ben ali, en gros soutenir Alizaba et la famille de voleurs.
Votre patriotisme n'est pas celui des ambitions tunisienne. Les ex kafefa ne peuvent pas devenir des leaders ils doivent rester dans leur rang de kafef.
Jamais elle ne pourra effacé son historique ! Et nous resterons là pour le rappeler.
Lenet
#WELLES LE BOUFFON
a posté le à 20:56
Depuis quand cette fourbe incompétente, déchet du rcd est crédible...elle et son parti le rcd ainsi que la secte sont les ennemis du peuple tunisien...
Arrête de nous pomper l'air avec cette énergumène......elle ne dépassera jamais les 5%.....
Agatacriztiz
C'est bon, le film est grillé...
a posté le 11-04-2022 à 12:18
Tu ferais mieux de la fermer Abir, tu étais déjà nulle, là, tu deviens foncièrement antipathique...
Bientôt tu tomberas dans l'oubli et sera le prix à payer pour tout le vacarme et les gesticulations que tu nous fais....
jilani
Les dirigeants de son parti ont combattu les colons !!!
a posté le 11-04-2022 à 11:52
C'est la dernière, quand est que son parti a été créé, les combattants de l'indépendance sont au ciel. Cette femme se dit qu'elle est destourienne alors qu'elle est une pure rcdiste qui a profité des privilèges de benali et elle était un indicateur du rcd qui dévoilait ses collègues avocats. En plus elle veut être seule à gouverner avec ses mêmes 100 moutons.
'?migré Tunisino
Nivellement par le bas
a posté le 11-04-2022 à 11:36
Abir au pays des merveilles, ou il est devenu possible qu'un tel Pinocchio puisse exister.
Naim
'?a déconne grave.
a posté le 11-04-2022 à 11:36
Si, au moins, elle dit ce qu'elle pense, ce qu'est son but enfin de compte. Bien sûr, le dégagement du khwamji ghanouchi l'incorporer et la perturbe fortement.
Daoudaou
Mais ?!
a posté le 11-04-2022 à 11:05
S'il écarté nahdha, quoique c'est fait ! Que diriez-vous ?
Il semblerait que certains seraient d'accord.
BOUSS KHOUK
Business news
a posté le 11-04-2022 à 11:02
Possible de lire sur votre journal de lire la toute dernière déclaration d'ABOU BARNOUS el marzouki . Question de mettre un peu d'aambiance !
Bouba
Usurpatrice
a posté le 11-04-2022 à 10:45
De quel droit Abir Moussi parle de Bourguiba, elle s'approprie un destin qui ne lui appartient pas, c'est une usurpatrice, d'ailleurs "Abdessatar" va porter plainte contre Moussi pour contrefaçon
SBL
Abir l'envoyée de Dieu pour sauver le pays
a posté le 11-04-2022 à 09:50
De toutes façons, elle n'est concernée par rien, sauf par ses déclarations intempestives et irréfléchies, ne laissant la place à aucun dialogue constructif.
Abir pense être au dessus de tout, elle pense pour elle même, et tout le reste n'est que poussière, dixit Bourguiba.
Abir pense être l'envoyée de Dieu, nantie de la mission salvatrice.
Abir est aussi négative de Hamma Hammami.