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Nidaa – UPL : le mariage éclair !

Nidaa – UPL : le mariage éclair !

 

Les démissions du bloc parlementaires de Nidaa Tounes sont devenues une chose banale et ordinaire. D’ailleurs, l’annonce récente de la démission de six députés n’avait rien de choquant pour les observateurs de la scène politique et partisane. Le plus remarquable c’est qu’ils soient tous issus de l’ancien UPL. Retour sur le branle-bas qui secoue de nouveau le parti.

 

Six députés de l’UPL ont présenté, récemment, leurs démissions du bloc parlementaire de Nidaa Tounes. Il s’agit de Mahmoud Kahri, Tarek Fetiti, Ali Belakhoua, Ridha Zghondi, Olfa Jouini et Dorra Yaâcoubi. Bien que la majorité de ces démissionnaires n’a pas révélé les raisons du départ et s’est contentée d’une simple annonce à travers les réseaux sociaux, le député Mahmoud Kahri a affirmé que sa décision revient au fait que des programmes convenus avant la fusion de l’UPL au sein de Nidaa Tounes n’ont pas été mis en œuvre ainsi qu’au manque de visibilité sur plusieurs points.

Certains bruits de couloirs indiquent que ces députés étaient contre la fusion entre Nidaa Tounes et l’UPL dès le départ. D’autres versions avancent que les six députés en question ont quitté le navire sur ordre du président du parti, Slim Riahi.

 

Il va sans dire que la fusion entre Nidaa Tounes et l’UPL était une alliance contre-nature qui était déjà vouée à l’échec. Cependant, il s’agissait d’une démarche stratégique, qui arrangeait les deux parties. Une sorte de partenariat gagnant-gagnant où chacun pouvait trouver son compte. Nidaa Tounes a réussi, grâce à cette manœuvre, à consolider sa présence parlementaire pour dépasser, en terme de nombre, le bloc de la Coalition nationale et se repositionner en tant que deuxième parti derrière Ennahdha. Slim Riahi a pu, pour sa part, satisfaire son égo en s’octroyant le titre de secrétaire général de Nidaa Tounes, après tout, parti vainqueur aux législatives et fondé par le président de la République, Béji Caïd Essebsi.

Sauf que cette histoire, n’était pas faite pour s’inscrire dans la durée. La fusion a commencé à se détériorer depuis le départ de Slim Riahi à l’étranger et toute la polémique qu’il a créée sur la scène nationale concernant le présumé coup d’Etat préparé par le chef du gouvernement, Youssef Chahed et d’autres personnalités. La justice militaire avait classé sa plainte sans suite puisqu’il ne s’est pas présenté aux deux convocations qui lui ont été adressées.

On dit que Slim Riahi avait pris la fuite. Lui, il assure qu’il va rentrer au plutôt. Depuis sa résidence à l’étranger, il commente l’actualité nationale. Il accuse, il fait des propositions, il menace. Le chef du bloc parlementaire de Nidaa Tounes, Sofiène Toubel assure, même, que Slim Riahi, encore secrétaire général du parti, coordonne avec les dirigeants du parti les préparatifs du prochain Congrès électif du parti.

 

Force est de constater que ces départs, n’arrangent pas les choses pour Nidaa Tounes qui s’apprête à tenir son congrès dans quelques semaines, plus précisément, les 2 et 3 mars 2019. Un congrès tant attendu depuis la création de Nidaa Tounes, encore plus depuis la crise à la tête de la direction du parti et l’entêtement du directeur exécutif autoproclamé, Hafedh Caïd Essebsi, dont l’unique mérite était d’être le fils du fondateur du parti, Béji Caïd Essebsi.

La tenue de ce congrès, si elle aura lieu, ne semble pas être de tout repos, puisque les commérages ont commencé dès le congrès des commissions régionales pour les préparatifs du congrès électif D’ailleurs, le clash entre Hafedh Caïd Essebsi et Boujemâa Remili, dirigeant connu pour sa sagesse, en est le parfait exemple, sans oublier l’intervention incendiaire du chef du bloc parlementaire Sofiène Toubel contre le dirigeant Ridha Belhaj. Tous ces troubles ont jeté leurs dévolus sur la composition du bloc parlementaire, et se sont soldés par la démissions, au bout de quelques heures, de six députés du bloc parlementaire du parti.

 

En tout état de cause, la fusion stratégique entre Nidaa Tounes et l’UPL n’a pas réussi à tenir très longtemps. La fragilité de cette alliance est apparue dès les premières épreuves qui se sont présentées. Nidaa Tounes, bien qu’il se présente en tant que l’unique parti capable de rétablir l’équilibre sur la scène nationale devant le mouvement islamiste Ennahdha, se doit de se ressaisir et d’apprendre de ses anciennes erreurs. Cependant, ce n’est pas l’attitude de Hafedh Caïd Essebsi qui arrangera les choses. Une véritable prise de conscience est indispensable pour que le parti créé par Béji Caïd Essebsi puisse entamer les prochaines élections en réunissant le maximum de la famille démocrate autour de lui.

 

Sarra HLAOUI

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Commentaires (4)

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Winou
| 11-01-2019 15:12
Oui c'était un mariage Orfi avec paiement de dote. Allez chercher qui est la mariée et qui est le mari ?

HatemC
| 10-01-2019 20:01
C'est un mariage qui lui a permis de recouvrer son passeport et foutre le camp '?'. HC

Mansour Lahyani
| 10-01-2019 13:13
Il ne faut pas vous frapper ainsi : les mariages-éclair, ça existe bien, et ils donnent même parfois de beaux bambins ! Ce n'est pas systématique, je le sais, et celui-ci ne fera pas exception à la règle : on murmure, déjà, que les bans n'ayant pas été publiés - alors que le beau-père est un grand avocat de la place ! - l'union n'a aucune existence légale !
Donc, il convient de ravaler votre salive : vous ne pourrez pas en faire profiter aucun de ces mariés étourdis!

Microbio
| 09-01-2019 22:43
Le meilleur endroit pour les politiciens est l'affiche électorale, où elle est portable, silencieuse et facile à enlever!

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