Tunisie - Les magistrats entre démission collective et grève ouverte, si l'article 103 est adopté

Businessnews.com.tn | publié le 14/01/2014 00:05



Le chapitre du pouvoir judiciaire discuté à l’ANC suscite des remous. Alors qu’à l’Assemblée nationale constituante (ANC), les discordes sont à l’ordre du jour à cause de l’article 103 et face à l’entêtement d’Ennahdha qui veut empêcher l’indépendance de la magistrature, c’est au tour des magistrats eux-mêmes de clamer leur colère et mécontentement.

Ainsi, l’ancienne présidente de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), Kalthoum Kannou a, appelé, sur son profil Facebook, les magistrats intègres à démissionner collectivement dans le cas où passent des articles consacrant la dépendance du pouvoir judicaire à l’exécutif pour des intérêts partiaux limités.

Pour sa part, la présidente du Syndicat des magistrats tunisiens Raoudha Laâbidi a appelé à une grève ouverte à partir du 15 janvier, une grève qui devait être entamée ce lundi 13 janvier 2014 mais qui a été retardée à cause des 2 jours fériés du Mouled et de la Fête de la révolution. Pour elle, ce qui se passe est une farce que les magistrats vont contrer fermement, et dont l’objectif est la soumission des magistrats au pouvoir en place.

La présidente de l'AMT, Raoudha Karafi, a, quant à elle, espéré, sur les ondes de Mosaïque Fm, que les députés soient conscients de la gravité de l’article 103, qui consacre la dépendance du pouvoir judicaire au pouvoir législatif, et que cet article soit révisé par la commission des consensus.

On note qu’un rassemblement de protestation est prévu demain 14 janvier a 11 h devant l'ANC.

Tunisie - Les magistrats entre démission collective et grève ouverte, si l'article 103 est adopté

publié le 14/01/2014 00:05



Le chapitre du pouvoir judiciaire discuté à l’ANC suscite des remous. Alors qu’à l’Assemblée nationale constituante (ANC), les discordes sont à l’ordre du jour à cause de l’article 103 et face à l’entêtement d’Ennahdha qui veut empêcher l’indépendance de la magistrature, c’est au tour des magistrats eux-mêmes de clamer leur colère et mécontentement.

Ainsi, l’ancienne présidente de l’Association des magistrats tunisiens (AMT), Kalthoum Kannou a, appelé, sur son profil Facebook, les magistrats intègres à démissionner collectivement dans le cas où passent des articles consacrant la dépendance du pouvoir judicaire à l’exécutif pour des intérêts partiaux limités.

Pour sa part, la présidente du Syndicat des magistrats tunisiens Raoudha Laâbidi a appelé à une grève ouverte à partir du 15 janvier, une grève qui devait être entamée ce lundi 13 janvier 2014 mais qui a été retardée à cause des 2 jours fériés du Mouled et de la Fête de la révolution. Pour elle, ce qui se passe est une farce que les magistrats vont contrer fermement, et dont l’objectif est la soumission des magistrats au pouvoir en place.

La présidente de l'AMT, Raoudha Karafi, a, quant à elle, espéré, sur les ondes de Mosaïque Fm, que les députés soient conscients de la gravité de l’article 103, qui consacre la dépendance du pouvoir judicaire au pouvoir législatif, et que cet article soit révisé par la commission des consensus.

On note qu’un rassemblement de protestation est prévu demain 14 janvier a 11 h devant l'ANC.

I.N
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