Tunisie - Une marche pour la liberté et un « Dégage » pour Al Jazeera

Businessnews.com.tn | publié le 22/07/2011 18:46
« Le peuple veut un régime démocratique ! Liberté politique, non au terrorisme non au fascisme !... » C’étaient, entre autres, ce que scandaient les manifestants, membres de dix différents partis politiques, jeudi 21 juillet 2011 à 13h à la place du Passage à Tunis.
Les dix partis, à savoir le FDTL (Ettakatol), le Parti Démocratique Progressiste, Ettajdid, Afek Tounès, Al Wifak Al Joumhouri, le Parti Socialiste de Gauche, La voie du centre, le Mouvement de la Citoyenneté et de la Justice, le Pôle démocratique moderniste et le Parti du Travail Tunisien, ont appelé, à cette marche pour la démocratie et le succès de la transition démocratique.
L’objectif étant de conduire le pays, calmement, jusqu’à la date fixée pour les élections, le 23 octobre, sans bavures ni chaos.
La marche, à laquelle ont pris un part un millier de personnes, s’est déroulée normalement, comme dans un pays démocratique et civilisé, sans accrochages avec les forces de l’ordre et sans gros mots.

Entourée d’un bon nombre d’agents de l’ordre, la marche avait pour destination la Place Pasteur. C'est-à-dire quelque 2-3 kilomètres en tout. La foule grandissait au fur et à mesure qu’elle avançait sur l’avenue de la Liberté, parcours choisi pour symboliser les demandes, légitimes et actuelles, des manifestants.
Des citoyens, sans appartenance précise aux partis organisateurs, rejoignaient les premières lignes de la marche en répétant les slogans des manifestants et en chantant, en une seule voix, l’hymne national.
« Le peuple veut élire ! Les élections c’est la solution, l’intérêt de le Tunisie prévaut sur tout ! », entend-on plus loin, dans les derniers rangs de la marche.



Cette marche, lancée à l’initiative du Parti démocrate progressiste (PDP), a été mise sur pied dans le but de répliquer aux tentatives de semer le chaos dans le pays et de renverser les institutions nées d'un consensus national. Il s’agit, également, d’une réponse au discours prononcé le 19 juillet par Béji Caïd Essebsi, Premier ministre, où il a déclaré que les semeurs de troubles sont des partis ayant peur d’affronter l’opération électorale susceptible de révéler leur vrai poids.
« Seul le peuple est souverain et il choisira, le 23 octobre, ses représentants dans l’assemblée constituante » insiste Ryadh Ben Fadhl, de l’Initiative citoyenne. « Tout ce qu’on veut c’est guider le pays, dans un climat de sécurité et de calme absolus, jusqu’aux élections », ajoute-t-il.
Le secrétaire général du PDP, Ahmed Nejib Chebbi, nous a déclaré, pour sa part, que cette initiative ne s’oppose, en aucun cas, au gouvernement provisoire et n’a pas pour objectif de demander sa démission. Elle est, par ailleurs, contre toute forme de violence, quelle qu’en soit la provenance, et appelle à un accord, dans le respect mutuel, entre les différents partis tunisiens, afin de garantir, sans tarder, des élections libres, dans un contexte de démocratie totale.
La première ligne de la marche, réservée aux secrétaires généraux des partis organisateurs de la manifestation, avançaient petit à petit vers la Place Pasteur, entourée d’un bouclier humain, franchissable uniquement par les journalistes, pour préserver la sécurité de ces derniers. On y trouve, entre autres, Ahmed Ibrahim (Mouvement Ettajdid), Ahmed Nejib Chebbi et Maya Jribi (PDP), Mustapha Ben Jaâfar (FDTL), Yacine Ibrahim (Afek Tounes)…

Les participants s’accorderont tous à dire qu’aucune bavure ni grabuge n’ont été signalés tout au long de la marche, sauf vers 14h, à mi-chemin, quand l’équipe de la chaîne télévisée qatarie Al Jazeera, a essayé de tourner et d’interroger les manifestants et qu’elle a été fermement, refoulée.
La foule, s’opposant à la ligne éditoriale de la chaîne et à ses « détournements des informations pour ses propres intérêts », a crié « Jazeera dégage ! Jazeera dégage ! », pendant quelques minutes avant que d’autres participants à la manifestation n’interviennent pour calmer, rapidement, l’atmosphère et éviter tout débordement qui aurait pu entraîner des violences envers l’équipe des journalistes de cette chaîne.



Et on reprend rapidement notre chemin, escorté par les voitures de police, avant même que les derniers rangs de la marche ne s’aperçoivent de ce qui s’est passé.
Une police qui retrouve, avec plaisir si l’on voit la tête des agents, son rôle premier : celui d’assurer la sécurité des citoyens. Y compris dans les manifestations. Il suffit que celles-ci soient autorisées et organisées par des entités reconnues et non des anonymes. C'est-à-dire dans les règles de l’art et conformément à la loi.
Le déroulement de cette manifestation, sans accrocs, donne une preuve vivante qu’en Tunisie, on est capable d’organiser une manifestation pacifique au vrai sens du terme, à grande échelle, mobilisant plus d’un millier de personnes, sans qu’elle ne tourne au vinaigre et sans violence, sans bombes lacrymogènes, sans matraques, sans pierres et sans gros mots.

Tunisie - Une marche pour la liberté et un « Dégage » pour Al Jazeera

publié le 22/07/2011 18:46
« Le peuple veut un régime démocratique ! Liberté politique, non au terrorisme non au fascisme !... » C’étaient, entre autres, ce que scandaient les manifestants, membres de dix différents partis politiques, jeudi 21 juillet 2011 à 13h à la place du Passage à Tunis.
Les dix partis, à savoir le FDTL (Ettakatol), le Parti Démocratique Progressiste, Ettajdid, Afek Tounès, Al Wifak Al Joumhouri, le Parti Socialiste de Gauche, La voie du centre, le Mouvement de la Citoyenneté et de la Justice, le Pôle démocratique moderniste et le Parti du Travail Tunisien, ont appelé, à cette marche pour la démocratie et le succès de la transition démocratique.
L’objectif étant de conduire le pays, calmement, jusqu’à la date fixée pour les élections, le 23 octobre, sans bavures ni chaos.
La marche, à laquelle ont pris un part un millier de personnes, s’est déroulée normalement, comme dans un pays démocratique et civilisé, sans accrochages avec les forces de l’ordre et sans gros mots.

Entourée d’un bon nombre d’agents de l’ordre, la marche avait pour destination la Place Pasteur. C'est-à-dire quelque 2-3 kilomètres en tout. La foule grandissait au fur et à mesure qu’elle avançait sur l’avenue de la Liberté, parcours choisi pour symboliser les demandes, légitimes et actuelles, des manifestants.
Des citoyens, sans appartenance précise aux partis organisateurs, rejoignaient les premières lignes de la marche en répétant les slogans des manifestants et en chantant, en une seule voix, l’hymne national.
« Le peuple veut élire ! Les élections c’est la solution, l’intérêt de le Tunisie prévaut sur tout ! », entend-on plus loin, dans les derniers rangs de la marche.



Cette marche, lancée à l’initiative du Parti démocrate progressiste (PDP), a été mise sur pied dans le but de répliquer aux tentatives de semer le chaos dans le pays et de renverser les institutions nées d'un consensus national. Il s’agit, également, d’une réponse au discours prononcé le 19 juillet par Béji Caïd Essebsi, Premier ministre, où il a déclaré que les semeurs de troubles sont des partis ayant peur d’affronter l’opération électorale susceptible de révéler leur vrai poids.
« Seul le peuple est souverain et il choisira, le 23 octobre, ses représentants dans l’assemblée constituante » insiste Ryadh Ben Fadhl, de l’Initiative citoyenne. « Tout ce qu’on veut c’est guider le pays, dans un climat de sécurité et de calme absolus, jusqu’aux élections », ajoute-t-il.
Le secrétaire général du PDP, Ahmed Nejib Chebbi, nous a déclaré, pour sa part, que cette initiative ne s’oppose, en aucun cas, au gouvernement provisoire et n’a pas pour objectif de demander sa démission. Elle est, par ailleurs, contre toute forme de violence, quelle qu’en soit la provenance, et appelle à un accord, dans le respect mutuel, entre les différents partis tunisiens, afin de garantir, sans tarder, des élections libres, dans un contexte de démocratie totale.
La première ligne de la marche, réservée aux secrétaires généraux des partis organisateurs de la manifestation, avançaient petit à petit vers la Place Pasteur, entourée d’un bouclier humain, franchissable uniquement par les journalistes, pour préserver la sécurité de ces derniers. On y trouve, entre autres, Ahmed Ibrahim (Mouvement Ettajdid), Ahmed Nejib Chebbi et Maya Jribi (PDP), Mustapha Ben Jaâfar (FDTL), Yacine Ibrahim (Afek Tounes)…

Les participants s’accorderont tous à dire qu’aucune bavure ni grabuge n’ont été signalés tout au long de la marche, sauf vers 14h, à mi-chemin, quand l’équipe de la chaîne télévisée qatarie Al Jazeera, a essayé de tourner et d’interroger les manifestants et qu’elle a été fermement, refoulée.
La foule, s’opposant à la ligne éditoriale de la chaîne et à ses « détournements des informations pour ses propres intérêts », a crié « Jazeera dégage ! Jazeera dégage ! », pendant quelques minutes avant que d’autres participants à la manifestation n’interviennent pour calmer, rapidement, l’atmosphère et éviter tout débordement qui aurait pu entraîner des violences envers l’équipe des journalistes de cette chaîne.



Et on reprend rapidement notre chemin, escorté par les voitures de police, avant même que les derniers rangs de la marche ne s’aperçoivent de ce qui s’est passé.
Une police qui retrouve, avec plaisir si l’on voit la tête des agents, son rôle premier : celui d’assurer la sécurité des citoyens. Y compris dans les manifestations. Il suffit que celles-ci soient autorisées et organisées par des entités reconnues et non des anonymes. C'est-à-dire dans les règles de l’art et conformément à la loi.
Le déroulement de cette manifestation, sans accrocs, donne une preuve vivante qu’en Tunisie, on est capable d’organiser une manifestation pacifique au vrai sens du terme, à grande échelle, mobilisant plus d’un millier de personnes, sans qu’elle ne tourne au vinaigre et sans violence, sans bombes lacrymogènes, sans matraques, sans pierres et sans gros mots.
Zeyneb Dridi
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